Dassault Falcon 50

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Falcon 50)
Aller à : navigation, rechercher
Falcon 50
Falcon 50M Surmar (Aviation navale de la Marine française)
Falcon 50M Surmar (Aviation navale de la Marine française)

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Équipage 2
Premier vol
Dimensions
Longueur 18,52 m
Envergure 18,86 m
Hauteur 6,98 m
Aire alaire 46,83 m²
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 9,15 t
Max. au décollage 17,60 t
Passagers 8-9
Motorisation
Moteurs 3 turboréacteurs Garrett TFE731-3-1C de 16,5 kN chacun
ou 3 turboréacteurs Garrett TFE731-3D-1C
Poussée unitaire 16,5 kN
Poussée totale 49,5 kN
Performances
Vitesse de croisière maximale 888 km/h (Mach 0,82)
Vitesse maximale 915 km/h (Mach 0,85)
Autonomie 6480 km
Plafond 14935 m

Le Falcon 50, construit par Dassault Aviation à partir de 1976, est le troisième avion d'affaires, et premier tri-réacteur de la famille Falcon.

Historique[modifier | modifier le code]

Afin de répondre à la demande américaine d'un avion d'affaire à long rayon d’action, Dassault Aviation commence en 1974 l’étude du Falcon 50. L'avion devra parcourir 3 400 NM soit 6 300 km avec les réserves FAR 121, rendant possible la traversée de l’Atlantique Nord ou des États-Unis, sans escale. Le Dassault Falcon 50 fut le premier avion d’affaires pouvant franchir l’Atlantique sans escale en respectant les normes du transport public et le premier avion civil à être équipé d'une voilure supercritique [1].

Il est basé sur une extrapolation du Mystère 20 avec un troisième réacteur placé en pied de dérive, il porte brièvement au stade de prototype le nom de Falcon 20-3. Dassault Aviation ayant déjà lancé d'autres projets tel que le Falcon 30 et Falcon 40, la désignation Falcon 50 est finalement choisie. Le premier MSA 50, sorti d'usine le est le seul Falcon à avoir été équipé de sièges éjectables. Le premier vol a lieu le 7 novembre 1976 et la certification est obtenue le 27 février 1979.

Le modèle a été remplacé en par le 50EX (Extended range) motorisé par des moteurs Honeywell TFE731-40-1C (3 700 lb de poussée, identique à la première motorisation mais avec une consommation réduite et des potentiels d'inspection augmentés).

L'extrapolation du 50 est le Falcon 900 qui est doté d'un fuselage élargi. Le Falcon 50 est exploité par des compagnies d'affaires; la Marine nationale française l'utilise dans le cadre des missions de surveillance maritime dans une version modifiée (Falcon 50M Surmar : surveillance maritime) depuis des appareils existants livrés à un total de 8 unités en mai 2016[2].

Le dernier Falcon 50 est sorti de chaîne en 2007, il porte le no 352.

Spécifications (Falcon 50)[modifier | modifier le code]

Données de site Dassault Aviation[1]

Caractéristiques générales

Performances

Caractéristiques (Falcon 50M Surmar)[modifier | modifier le code]

Falcon 50 de la Flottille 24F.

Huit appareils en service dans l'Aviation navale en 2016 au sein de la flottille 24F basée à Lann-Bihoué[4]. Mêmes caractéristiques techniques que plus haut, mais des modifications :

  • Vitesse maximale : Mach 0.86 (915 km/h, 494 nœuds) à la masse la plus faible.
  • Vitesse : 685 km/h ou 370 nœuds
  • Distance franchissable : 2 700 nautiques
  • Rayon d'action : 1 300 nautiques
  • Autonomie : 6h30
  • Plafond : 45 000 pieds
  • Équipage : 5 personnes
  • Baies d'observation
  • Une trappe de plancher permettant le largage en vol de huit conteneurs SAR/SECMAR (ensemble de survie contenu dans un radeau gonflable)
  • Radar : THALES Ocean Master 100 (OM 100) incorporé
  • Caméra infrarouge et thermique  : FLIR Chlio (Thales Detexis)
  • Système de communication satellitaire : Inmarsat C

Opérateurs militaires[modifier | modifier le code]

Falcon 50 du gouvernement yougoslave à Bâle en 1984

Accidents et incidents[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b « Falcon 50 », sur dassault-aviation.com
  2. Emmanuel Huberdeau, « La Marine nationale réceptionne son 8e et dernier Falcon 50M », sur Air et cosmos,‎ (consulté le 21 mai 2016).
  3. (en) « Status Report Falcon 50EX » [PDF], sur compair.aviationresearch.com,‎
  4. « Et de 8! La 24F fait le plein de Falcon 50M », sur lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr (consulté le 29 mai 2016)
  5. « Dassault Falcon 50 », sur www.lw.admin.ch (consulté le 26 juin 2015)
  6. (en) « Accident description », sur aviation-safety.net (consulté le 23 octobre 2014)
  7. « Christophe de Margerie, PDG de Total, décède dans un accident d'avion », sur challenges.fr,‎
  8. (en) « Concerning the Runway Incursion Accident of October 20, 2014 », sur vnukovo.ru,‎ (consulté le 21 octobre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]