Fahrenheit 451 (film, 1966)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fahrenheit 451 (homonymie).
Fahrenheit 451
Titre original Fahrenheit 451
Réalisation François Truffaut
Scénario François Truffaut
Jean-Louis Richard
adapté du roman éponyme de Ray Bradbury
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Science-fiction
Durée 112 minutes
Sortie 1966

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fahrenheit 451 est un film britannique de science-fiction réalisé par le cinéaste français François Truffaut, sorti en 1966. Adaptation du roman éponyme de Ray Bradbury, il s'agit du seul film de Truffaut tourné uniquement en anglais.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans une société dystopique où la connaissance est considérée comme un danger, les livres sont interdits. Le métier de Guy Montag consiste à les repérer et à les détruire par le feu. Mais un jour, sa rencontre avec Clarisse le pousse à remettre son activité en question.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Autodafé de livres (Allemagne en 1933)

Le film présente un avenir proche. Il s'agit d'une société où la tâche des pompiers n’est plus d’éteindre des incendies mais de brûler des livres, car, selon leur gouvernement, la lecture empêche d'être heureux parce que pleine d'angoisse. En lisant, les hommes commencent à réfléchir, à analyser et à remettre en question leur vie et la réalité qui les entoure. L’objectif du gouvernement est donc d’empêcher les citoyens d’avoir accès aux livres, dans la mesure où il garantit leur bonheur, qu’ils ne remettent pas en question leurs actes.

Dans ce contexte, le pompier Guy Montag, un homme dont la profession est de faire respecter cette loi, rencontre une jeune fille, Clarisse qui lui explique qu'elle et sa famille sont étiquetées comme antisociales parce qu'elles réfléchissent par elles-mêmes. Cette jeune femme qui commence à générer en lui le doute de savoir s'il est vraiment heureux, en plus d'éveiller sa curiosité pour les livres qu'il brûle (notamment David Copperfield de Charles Dickens). Montag commence dés lors à lire, ce qui implique non seulement de contredire les lois qu'il est censé respecter, mais aussi de prendre conscience de la réalité qui l'entoure. Cette situation l'entraîne dans un conflit avec sa femme, Linda, qui participe à une émission interactive dénommée « The Family » et dont elle est fan inconditionnelle.

Clarisse est obligée d'entrer dans la clandestinité après avoir été repérée par les pompiers. Elle se réunit une nouvelle fois avec lundi et annonce son intention de s’échapper auprès du peuple du livre qui vit dans une forêt, à l’écart de la société, et mémorise son livre préféré pour qu’il ne soit pas oublié.

Pendant ce temps là, Montag décide de quitter son travail mais son épouse dénonce son mari aux pompiers. La dernière mission de lundi le conduit à son domicile, où il est obligé de brûler ses livres. Il met le feu à l'ameublement, tue le capitaine avec le lance-flammes et s'enfuit. Montag parvient ensuite à retrouver les lecteurs de livres dans lesquels Clarisse est venue entre-temps. Les deux d'entre eux commencent maintenant à mémoriser un livre pour le conserver pour la postérité. le livre de Montag sera « Tales of Mystery & Imagination » d'Edgar Allan Poe.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

François Truffaut en 1967

Distribution[modifier | modifier le code]

Les hommes-livres[modifier | modifier le code]

Seul Alex Scott est crédité au générique

Livres visibles ou nommés dans le film[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux livres qui figurent pour les besoins du film, un certain nombre sont visibles ou nommés, dont quelques classiques. Le tournage ayant eu lieu en Angleterre, les titres des livres sont souvent en anglais.

Musique du film[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le prototype de monorail SAFEGE, visible dans le film
  • Le film n'a pas de générique écrit, puisque dans cette société écrire est interdit : la liste des intervenants est dite en voix off, par une voix féminine, au début du film[1],[2].
  • Les écrans de télévision y sont omniprésents. Il sont en couleurs, interactifs et incrustés dans les murs[3].
  • Le monorail qu'on voit à plusieurs reprises est le prototype SAFEGE, qui a fonctionné dans les années 1960 à Châteauneuf-sur-Loire[4].
  • Le titre du film (qui est aussi celui du livre) vient de la température du point d'auto-inflammation du papier exprimé en degré Fahrenheit, ce qui correspond à 232,78 degrés Celsius.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fahrenheit 451 », Signes du temps,‎
  2. Site allociné, article de Gauthier Jurgensen "Fahrenheit 451 : un premier teaser tout feu tout flammes pour le téléfilm HBO", consulté le 18 janvier 2019
  3. Site du LEMA, article "Fahrenheit 451 : le monde à l’envers ?"], consulté le 18 janvier 2019
  4. Shaun Finnie, The Disneylands That Never Were, Lulu.com, , 247 p. (lire en ligne), p.74.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Monthly Film Bulletin, no 396
  • (en) Sight and Sound, hiver 1966-67 (article p. 42 + notule p. 54)
  • (fr) Cahiers du cinéma, no 175 (février 1966) ; no 176 (mars 1966) ; no 177 (avril 1966) ; no 178 (mai 1966) ; no 179 (juin 1966) ; no 180 (juillet 1966) ; no 183 (octobre 1966) ; no 184 (novembre 1966)

Liens externes[modifier | modifier le code]