Fadl Shaker

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Fadl Shaker
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Fadl Shaker

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Fadl Shaker فضل شاكر (né Fadl Abderrahmane Shamandar), né le à Sidon (Saïda) au Liban, est un chanteur libanais de pop music et militant islamiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Shaker est né d'une mère palestinienne et d'un père libanais dans le misérable camp palestinien d'Ain Héloué, à Saïda.

Fadel Shamandar commence sa carrière en chantant dans des mariages du camp palestinien. Il change son nom en Shaker plus tard.

Son premier album est commercialisé au milieu des années 1990 et au temps de sa gloire, toutes ses chansons connaissent l'engouement du public, jusqu'à ce qu'il mette fin à sa carrière en 2011, pour s'engager dans l'activisme islamiste (courant salafiste).

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Son premier album Wallah zaman sorti en 1998 le fit connaitre du grand public. Parmi les compositeurs et écrivains on trouvait Salah Sharnouby et Ahmed Sheta, deux noms reconnus de la scène musicale arabe.

Radicalisme[modifier | modifier le code]

La révolte en Syrie en 2011 contre Bachar al-Assad conduit Fadel Shaker à se radicaliser[1]. En mars 2012, le chanteur s'affiche aux côtés d'Ahmad al-Assir, un imam radical lié à des activités terroristes lors d'une manifestation salafiste contre le régime syrien. Lors du siège de la mosquée d’Ahmad al-Assir par l’armée libanaise en 2013, il prend les armes aux côtés des partisans de l’imam al-Assir et se vante sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux d’avoir tué deux soldats et blessé quatre autres. Après cela, la justice libanaise délivre un mandat d’arrêt à son encontre[2]. Il s'enfuit et est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire pour « acte terroriste »[3],[4].

En 2016, Fadhel Shaker est condamné par contumace à cinq ans de prison ferme pour offense à un pays ami et incitation à la haine[5]. Il est de nouveau condamné, par contumace, à 15 ans de prison en septembre 2017 pour son rôle dans la bataille de Saïda en 2013[6].

Albums[modifier | modifier le code]

  • 1998: Walah Zaman [Al Khouyoul Records]
  • 1999: Baya' El Oolob [Al Khouyoul Records] : Le second album fut un succès après que la chanson éponyme Baya’ al qouloub prit la tête des hit parade pendant la première semaine de sa sortie.
  • 2000: El Hob El Adeem [Al Khouyoul Records]
  • 2000: Sahrat Tarab {Master Melody]
  • 2001: Hobak Khayal [Al Khouyoul Records]
  • 2003: Layali Beirut [Rotana Records]
  • 2003: Sa'at Taram maa Fadl Shaker [Rotana Records]
  • 2003: Sidi Rouhy [Rotana Records]
  • 2004: Saharney El Shook [Rotana Records]
  • 2006: Allah Aalam [Rotana Records]
  • 2009: Baada Aal Bal [Rotana Records]
  • 2010: Rawae3 [Rotana Records]: Cet album contient les meilleures chansons chantées dans toute sa carrière.

Clips[modifier | modifier le code]

  • Law Ala Albi
  • Weftara'na
  • El Alam El Gedeed
  • Akhedny Maak
  • Ya Msahirni El Leil
  • Ma Assadak

Dernières chansons[modifier | modifier le code]

Avant de quitter le chant, Fadel Shaker a chanté 2 chansons qui sont :

  • Nesitha
  • Yahoun El Omr Li Habibi

Ces chansons devraient être dans un album qui devait le descendre mais il n'y a pas vraiment eu lieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fadel Chaker, un crooner libanais devenu fugitif islamiste », sur www.dhnet.be (consulté le 25 avril 2016)
  2. http://observers.france24.com/fr/20130625-fadhl-shaker-l%E2%80%99art-chanson-guerre-liban-saida-syrie-asl-salafiste-chiite
  3. Laure Curien, « Liban: Fadel Chaker, le crooner néo-salafiste », sur Le Journal International (consulté le 25 avril 2016)
  4. ridha, « Société : L'ex-chanteur libanais Fadhel Chaker condamné à mort pour acte terroriste (vidéo) », sur Kapitalis, le portail d'informations sur la Tunisie et le Maghreb Arabe (consulté le 25 avril 2016)
  5. « Fadel Chaker condamné par contumace à cinq ans de prison », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 25 avril 2016)
  6. (en) « Lebanon sentences Islamist cleric to death », AFP,

Liens externes[modifier | modifier le code]