Facteur de croissance transformant

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Le facteur de croissance transformant (TGF de l'anglais transforming growth factor) est une cytokine polypeptidique qui est classé en deux groupes : le TGFα, produit par les macrophages, les astrocytes et les kératinocytes, est un facteur de développement cellulaire et le TGFβ qui agit comme élément anti-rejet, présent sous trois formes : TGF-bêta 1, 2 et 3. Il intervient dans de nombreux processus physiologiques (tumeurs, grossesse, fécondation) et participe à la formation de sites immuno-privilégiés (site sans intervention du système immunitaire )

TGF-β[modifier | modifier le code]

La cytokine TGF-β joue un rôle intégral dans la régulation des réponses immunitaires. Le TGF-β a des effets pléiotropiques sur l'immunité adaptative, et en particulier dans la régulation des réponses lymphocytaires T CD4+ effectrices et régulatrices. De nombreuses cellules appartenant ou non au système immunitaire peuvent produire du TGF-β, mais ce dernier est toujours produit au sein d'un complexe inactif qui doit être activé pour être fonctionnel. Ainsi, l'activation du TGF-β latent passe par le franchissement d'une couche de régulation.

Chez les mammifères, la famille du TGF-β comprend 3 membres :

  • Le TGF bêta 1 - TGFB1 190180 (en), est impliqué en hématopoïèse et dans la différenciation endothéliale.
  • Le TGF bêta 2 - TGFB2 190220 (en), affecte le développement cardiaque, cranio-facial, du poumon, du membre, des yeux, des oreilles, et du système uro-génital.
  • Le TGF bêta 3 - TGFB3 190230 (en), influence la palatogenèse et le développement pulmonaire.

Les facteurs de croissance transformant bêta sont tous synthétisés comme précurseurs contenant un peptide signal qui dirige les différents TGF-βs vers le réticulum endoplasmique. Le peptide signal constitue la large partie N-terminale de la protéine, est appelé peptide associé à la latence (LAP, latency-associated peptide). Le fragment C-terminal, beaucoup plus court, constitue la cytokine mature[1],[2].

TGF-bêta 1[modifier | modifier le code]

L’ADN complémentaire du TGF-bêta 1 humain code pour un de précurseur de 390 aa contenant un peptite signal de 29 aa et une pro-protéine de 361 aa[3]. Une convertase furine transforme cette pro-protéine en un précurseur contenant une partie LAP de 249 aa (N-terminal) et la TGF-bêta mature de 112 aa ( C-terminale) [4]. Transformation et clivage de cette protéine entre les aa 278 et 279 résulte à la formation d’homodimères disulfides LAP et d’homodimères disulfides TGF-bêta1. Après sécrétion, ces homodimères restent liés de façon non-covalente et forment le petit complexe latent TGF-bêta[5].

La famille des TGF-bêta 1 comportent plusieurs groupes dont les GDF (« Growth differentiation factor ») composées de 15 molécules numérotées de 1 à 15 (dont la myostatine ou GDF 8, la GDF15).

TGF-bêta 2[modifier | modifier le code]

L’ADN cyclique du TGF-bêta 2 humain code pour un de précurseur de 414 aa contenant un peptite signal de 19 aa et une pro-protéine de 395 aa[6]. Une convertase furine transforme cette pro-protéine en un précurseur contenant une partie LAP de 232 aa (N-terminal) et la TGF-bêta mature de 112 aa (C-terminale)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) P.-E. Gleizes, J.S. Munger, I. Nunes, J.G. Harpel, R. Mazzieri, I. Noguera et D.B. Rifkin, « TGF-β Latency: Biological Significance and Mechanisms of Activation », Stem Cells, AlphaMed Press, vol. 15, no 3,‎ , p. 190-197 (DOI 10.1002/stem.150190)
  2. (en) J.S. Munger, J.G. Harpel, P.-E.- Gleizes, R. Mazzieri, I. Nunes et D.B. Rifkin, « Latent transforming growth factor-bold beta: Structural features and mechanisms of activation », Kidney International, vol. 51,‎ , p. 1376-1382 (DOI 10.1038/ki.1997.188)
  3. Derynck, R. et al. (1985) Nature 316:701.
  4. a et b Miyazono, K. et al. (1988) J. Biol. Chem. 263:6407.
  5. Oklu, R. and R. Hesketh (2000) Biochem. J. 352:601.
  6. deMartin, R. et al. (1987) EMBO J. 6:3673.

Liens externes[modifier | modifier le code]