Fabrice Fries

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Fabrice Fries
Fabrice Fries - 2019 (cropped).jpg
Fabrice Fries en juin 2019 lors d'une rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et les dirigeants des principales agences de presse du monde.
Fonction
Président-directeur général
Agence France-Presse
depuis
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Charles Fries (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Fabrice Fries est un haut fonctionnaire et dirigeant d’entreprise français, né le à Lyon.

Il a occupé différents postes de direction au sein des groupes Vivendi, Havas et Publicis avant de devenir, en avril 2018, le président-directeur général de l’Agence France-Presse.


Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Fabrice Fries est ancien élève de l’École normale supérieure (rue d’Ulm, lettres), titulaire d'une maîtrise d'histoire, diplômé de l'IEP Paris et de l’École nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986)[1],[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

À la sortie de l’ENA, Fabrice Fries intègre la Cour des comptes, comme auditeur, avant de rejoindre en 1990 le cabinet du Président de la Commission européenne, Jacques Delors.

En 1995, il intègre la Compagnie Générale des Eaux (ex-Vivendi), en tant que chargé de mission auprès du président-directeur général, Jean-Marie Messier.

Nommé directeur de la stratégie et du développement d’Havas en 1997, il conduit le recentrage des activités du groupe sur les métiers de l’édition et de la presse et participe activement au rapprochement avec la Compagnie Générale des Eaux qui prend le contrôle de l’entreprise média en 1998. Havas est rebaptisé Vivendi Universal Publishing[3] et Fabrice Fries en devient le directeur général adjoint, chargé des divisions presse et informations professionnelles, avec des marques comme L'Express, L'Expansion, Courrier international, Dalloz, Masson, Vidal, Le Moniteur, L'Usine nouvelle, L'Etudiant, Exposium, 01 Informatique, le Quotidien du Médecin, ainsi que de nombreuses marques d'information santé dans le monde.

En 2001, Vivendi décide de se concentrer sur l’édition grand public et se sépare de sa branche presse spécialisée dirigée par Fabrice Fries, qui œuvre alors à sa prise d’indépendance. Dans le cadre du LBO engagé, il est nommé président-directeur général de Medimedia et Aprovia, deux sociétés issues de la cession des activités de presse professionnelle de Vivendi (le Moniteur, l'Usine nouvelle, LSA, le Quotidien du Médecin, etc.) à des fonds d’investissement[1].

En 2004, Fabrice rejoint Atos Origin comme Groupe Senior Vice President, chargé des grands comptes et de la stratégie marchés[1].

Il est nommé, en septembre 2006, secrétaire général - et membre du comité exécutif – de Publicis, troisième groupe de communication mondial, avant de prendre la tête de Publicis Consultants, agence spécialisée en communication corporate, communication de crise et relations presse en juin 2009.

Le 12 avril 2018, il devient président-directeur général de l'Agence France-Presse (AFP) après avoir obtenu la majorité qualifiée au vote de son conseil d’administration (13 voix sur 18) lors d’un troisième tour de scrutin[4].

Depuis son arrivée à la tête de l'AFP en 2018, Fabrice Fries a contribué à la croissance financière de l'AFP avec un plan de transformation qui met particulièrement l'accent sur les services vidéo et photo de l'Agence[5],[6]. Par ailleurs, l'AFP a continué à diversifier ses revenus sous la direction de Fabrice Fries avec son service de fact-checking leader mondial, qui a connu une augmentation spectaculaire de la demande pendant la pandémie de COVID-19 avec la poussée de désinformation autour de la pandémie[7]. Fabrice Fries poursuit le combat fondamental de la rémunération des droits voisins de la presse face à Google, un « combat juste », et même « un cheval de bataille, car il n’est pas normal que celui qui ne fait que relayer l’info en capte la valeur[8] ».

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fabrice Fries est le frère de Charles Fries, diplomate français[4]. Il est marié à Fabrizia Benini, fonctionnaire à la Commission européenne (DG Connect), père de deux enfants, et réside avec sa famille en Belgique[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Fabrice Fries Un ex-« Messier Boy » à la tête de Publicis Consultants - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le ).
  2. « Fabrice Fries élu PDG de l’Agence France-Presse », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Havas devient Vivendi Universal Publishing - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le )
  4. a et b « Ambassadeur de France en Turquie, M. Charles FRIES », sur La France en Turquie (consulté le )
  5. « Retour à la croissance pour l'AFP, grâce à la vidéo - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).
  6. « Fabrice Fries : « L'AFP est un petit miracle français mais elle est fragilisée » - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).
  7. « « L'AFP reste confiante même s'il y aura des lendemains difficiles », dit son PDG - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mai 2021).
  8. « « Les plates-formes du Web ne produisent rien mais s’approprient l’essentiel des revenus » - Le Monde », sur www.lemonde.fr (consulté le 25 mai 2021).
  9. Denis Souchon, « La soumission de Fabrice Fries (AFP) à Facebook et à l'ordre marchand », sur Acrimed (consulté le )
  10. « Fabrice Fries - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]