Fabrice Epelboin

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Fabrice Epelboin
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Fabrice Epelboin en 2009.
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Fabrice Epelboin, né le à Paris, est un entrepreneur français, spécialiste des médias sociaux et du web social.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une enfance passée entre la France et les États-Unis, il commence comme éditeur au début des années 1990 et participe à la réalisation de l'un des premiers cédéroms français, pour le compte de la Réunion des musées nationaux (Milia d'Or en 94). Il fait ses premiers pas sur Internet en 1994.

Il est planeur stratégique pour la web agency Babel@Stal à partir de 1995 et travaille notamment sur des sites d’eCommerce, d’eTrading et d’eBanking ainsi que sur les sites web de différents ministères. Durant cette période, il participe à des projets d'art contemporain (Net Art) comme Keo.org (prix Ars Electronica 1999[1]) pour lequel il reçoit la mention spéciale du jury aux Clics d'Or en 1999[2].

Il rejoint la web agency Owendo en 1999 et participe activement à l'introduction en bourse de la société.

Il cofonde par la suite le site Prizzo.com, un site de commerce électronique consacré à la vente de produits touristiques en price-fixing, qui ne survit pas à l’éclatement de la bulle financière. Il rejoint alors, Zebank devenu Egg, pour lequel il crée les campagnes online, s'occupe d'e-branding et conçoit, en 2004, l'un des premiers blogs de marque en France.

Il fonde ensuite Yades, un cabinet de consultants spécialisés dans le design et la gestion de marque sur internet lance l'un des premier réseaux d'influenceurs sur les médias sociaux[3]. En 2005 il développe Agorami, une technologie de réseautage social destinée aux médias[4].

En 2008, il devient l'auteur principal puis l’éditeur de la version française du blog ReadWriteWeb. En un an, le blog se classe parmi les 5 blogs high tech les plus influents de France. En 2009 il est distingué parmi les meilleurs blogueurs de l'année[5] par un jury présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet pour le magazine Challenges[6]. Il cofonde par la suite le site OWNI[7] avec Nicolas Voisin, et travaille avec Techtoc.tv, une WebTV dédiée aux nouvelles technologies.

Il fait partie des mentors[8] du 'Camping', l'incubateur de startup de la région Île-de-France.

En 2011, il cofonde le média en ligne Tunisien Fhimt.com[9] ainsi que l'Association Tunisienne des Libertés Numériques[10], une ONG consacrée à la mise au point de solutions d'eDemocratie et d'Open Gouvernance qui réalise et produit de nombreuses initiatives en ligne ainsi que des évènements liés à la démocratie et au numérique.

Il a été enseignant dans la section Masters de l'université de la Sorbonne CELSA avant de rejoindre Sciences Po où il enseigne la guerre informationelle, les usages politiques des réseaux sociaux, la surveillance de masse et l'astroturfing[11]. Parallèlement, il exerce une activité de conseil stratégique auprès d'investisseurs, de politiques et de grands annonceurs.

Engagements[modifier | modifier le code]

Il fait régulièrement la promotion des Creative Commons[12] et défend l’idée d’une limitation du copyright dans des évènements comme les rencontres d’Autrans[13].

Il a lancé et participé à plusieurs campagnes de buzz civique comme celle portant sur Frédéric Lefebvre et le Web 2.0[14],[15] et celle qui a fait suite à l'affirmation par Nicolas Sarkozy sur Facebook de sa présence à Berlin le jour de la chute du mur[16]. Il a également écrit de nombreux articles sur cette nouvelle forme d'expression citoyenne face aux responsables politiques et sur les impacts qu'Internet a sur la politique en général.

Impliqué dans la lutte contre la loi Hadopi, Il a également participé à l'écriture d'un livre destiné à dénoncer les dangers de la mise en place du filtrage d'Internet instauré par la loi Loppsi[17]. Il a également écrit de nombreux articles afin de défendre la neutralité d'Internet et les atteintes à celle-ci en France et à l'étranger, mettant en avant aussi bien les arguments d'ordre économiques que démocratiques.

Il fait partie des cofondateurs du Réseau des Pirates[18],[19] et intervient régulièrement dans des conférences, des tables rondes ou des émissions de télévision sur des thèmes tels que les libertés numériques, la neutralité des réseaux, les Creative Commons, l’eDemocratie[20], l'activisme en ligne[21], les nouveaux média[22],[23],[24], les lois régulant internet[25] ou les mouvements sociaux issus d'internet[26]. Ses prises de positions[27] lui ont valu d’être consulté sur l’avenir d’Internet par des organisations telle que la Fing[28], mais également par le ministère de la défense ou celui de l’économie et des finances, ainsi que par de nombreuses personnalités et partis[29] politiques de droite comme de gauche.

Impliqué aux côtés des cyber-activistes Tunisiens[30],[31] à la suite d'un accrochage avec la police de l'internet Tunisienne en mai 2010[32],[33], il a révélé les exactions sur Facebook[34] du régime de Ben Ali et publié des blogueurs Tunisiens comme Slim Amamou ou ByLasko dans ReadWriteWeb. Durant la révolution tunisienne de 2010-2011 il a joué un rôle actif à leurs côtés et a publié de nombreux articles destinés à alerter les médias. À la suite de l'arrestation de Slim Amamou[35], sa lettre ouverte[36] au ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand a déclenché un scandale dans les médias[37].

Le 17 mars 2011, il annonce la fin de l'édition francophone de ReadWriteWeb[38] qu'il dirige, laissant entendre qu'il y aurait eu des pressions sur la maison mère afin de mettre fin au contrat de licence qui lie les éditions francophone et américaines, avant de révéler le lendemain, dans Rue89[39], les preuves de la complicité de Microsoft avec le régime du président Ben Ali qui a permis à ce dernier d'usurper les identités Facebook des citoyens Tunisiens et de lire leur correspondance. Il renouvellera ses accusations dans Reflets.info[40] à la suite de la publication le 30 août 2011 par Wikileaks d'un câble où l'ambassadeur américain fait part des mêmes accusations envers Microsoft[41].

Le 30 avril 2012 il organise avec l'ATLN et le Hackerspace de Tunis un happening destiné à dénoncer la surveillance sur internet avec Richard Stallman dans les locaux de Bull à Tunis[42].

Il écrit régulièrement dans le Reflets.info, un journal spécialisé dans le hack-journalisme et les libertés numériques[43]. Il a participé avec Telecomix à l'opération OpSyria[44] qui a mis au jour l'industrie de la surveillance numérique et de la répression numérique en exposant le rôle d'entreprises telles que Bluecoat en Syrie et Amesys/Bull en Libye, ce qui lui a valu d'être menacé de mort[45] en tant que membre de la rédaction de Reflets.info. Un mois après ces menaces, qui ont attiré l'attention de le presse internationale, le département d'État Américain prenait une position très ferme[46] face aux marchands du secteur de l'armement numérique, marquant la première opposition formelle du gouvernement américain sur le sujet.

Il fait partie du collectif de hackers Telecomix et a participé à ce titre à de nombreuses opérations de lutte contre la censure et la surveillance de l'Internet.[47]

Travaux d'édition[modifier | modifier le code]

Fabrice Epelboin est également éditeur d'ouvrages, tous publiés en Creative Commons et disponibles sous forme d’eBook.

Publications[modifier | modifier le code]

  • ReadWriteBook[51], collectif d’auteurs, Édition Électronique en Science Humaines et Sociales du CNRS.
  • L'impossible Filtrage[17], collectif d'auteurs, Éditions In Libro Veritas.
  • Chroniques de l'Infowar[52], Fabrice Epelboin.
  • Le manifeste du crapaud fou[53], collectif d'auteurs, sous la direction de Thanh Nghiem et Cédric Villani, Massot Editions.
  • Web 2.0 15 ans déjà et après ?[54], collectif d’auteurs, Édition Kawa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ars Electronica, « Palmarès Grand Prix 1999 », Ars Electronica,
  2. Seti, « Archives Newsletter Aout 1999 », SETI,
  3. « Yades offre un réseau de blogueurs à ses clients », sur www.journaldunet.com (consulté le 5 avril 2020)
  4. Jérôme Bouteiller, « Tribune de Fabrice Epelboin : "Après le web social, voici le web local" », sur Clubic.com, (consulté le 5 avril 2020)
  5. Challenges, « Prix Challenges, Nos Star de la Bloggosphère 2009, [PDF] p. 64 », Challenges,
  6. Challenges, « Site du magazine Challenges, Lauréats du prix 2009 », Challenges,
  7. Fabrice Epelboin, « Pourquoi Owni ? », OWNI,
  8. Le Camping, « Le Camping - Les mentors », Silicon Sentier,
  9. « Fhimt.com », Fhimt.com,
  10. « ATLN.info », ATLN,
  11. « “Mon cours vise à faire comprendre la face cachée d’internet” », sur Sciences Po (consulté le 9 juillet 2019)
  12. Rue89, « Un e-book essentiel sur le copyright et le numérique », Rue89,
  13. Les Rencontres d’Autrans, « Interview : Fabrice Epelboin, le copyright et la culture au XXIe siècle », Les Rencontres d’Autrans,
  14. Arrêt sur Images, « Lefebvre / web 2.0 : l'origine du buzz », @si,
  15. Fabrice Epelboin, « Mise à disposition du public des données brutes du buzz Frédéric Lefebvre et le web 2.0 », ReadWriteWeb,
  16. Dana Oshiro, « Portrait : Fabrice Epelboin, le pouvoir politique et le web temps réel », ReadWriteStart,
  17. a et b Fabrice Epelboin, « Confession d'un pédophile, l'impossible filtrage », In Libro Veritas,
  18. Techcrunch, « Sommes-nous tous des Pirates ? », Techcrunch,
  19. Rue89, « L’Appel des Pirates », Rue89,
  20. TF1/LCI, « LCI Les politiques jouent avec le feu sur Twitter », Le Buzz,
  21. TF1/LCI, « La guerre Nestlé Greenpeace sur Facebook », Le Buzz,
  22. RTBF, « Interview Fabrice Epelboin “La fin du mythe du web 2.0” », RTBF,
  23. RTBF, « Interview Fabrice Epelboin “L’économie des blogs” », RTBF,
  24. La Tribune de Genève, « Les webTV en Italie, c'est fini », La Tribune de Genève,
  25. France 5, « Revu et corrigé : l’Hadopi et le grand projet de censure du net sur France 5 », France 5,
  26. « Le mouvement des "Gilets jaunes" est-il une ubérisation de la contestation ? », sur France Culture (consulté le 22 juillet 2019)
  27. Marianne2, « Interview Fabrice Epelboin “Nos politiques sont anti Internet” », Marianne2,
  28. InternetActu, « Réponse de la Fing à la consultation publique sur l’Internet du futur »,
  29. Groupe de travail Ethique et Numérique, « À quoi doit ressembler une loi 2.0 », Assemblée Nationale,
  30. Fabrice Epelboin, « Revolution 2.0 : rebooting Tunisia »,
  31. « 14 mai 2010 : Fabrice Epelboin découvre une intervention masquée d'un Etat sur les réseaux sociaux », sur www.franceinter.fr (consulté le 5 avril 2020)
  32. « 14 mai 2010 : Fabrice Epelboin découvre une intervention masquée d'un Etat sur les réseaux sociaux », sur www.franceinter.fr (consulté le 22 juillet 2019)
  33. Fabrice Epelboin, « Guerre civile sur Facebook »,
  34. Fabrice Epelboin, « Le gouvernement Tunisien passe à l’offensive »,
  35. Nawaat.org, « Le blogueur Slim Amamou, auteur sur ReadWriteWeb, arrêté en Tunisie »,
  36. Fabrice Epelboin, « Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, ministre de la communication »,
  37. Fabrice Epelboin, « EOT pour ReadWriteWeb France : Francophonie, the final frontier »,
  38. Fabrice Epelboin, « ReadWriteWeb met fin à ses éditions Européennes »,
  39. Fabrice Epelboin, « Tunisie : Microsoft complice de la censure numérique par Ben Ali »,
  40. Reflets.info, « Microsoft et Ben Ali : Wikileaks confirme les soupçons d’une aide pour la surveillance des citoyens Tunisiens »,
  41. Embassy Tunis, « Wikileaks cable 06TUNIS2424, MICROSOFT INKS AGREEMENT WITH GOT »,
  42. Telecomix, « #rms #OpBull Richard Stallman à Tunis »,
  43. « Mentions légales | Reflets.info », sur reflets.info (consulté le 5 juillet 2020)
  44. Reflets.info, « Archives de l'opération OpSyria sur Fhimt.com »,
  45. Reflets.info, « Reflets.info, french leading hack-journlism media, receives death threats »,
  46. Forbes, « State Dept Official Calls Out Surveillance Gear Marketer On Human Rights »,
  47. Reflets, « Telecomix, le militantisme sur Internet et la Syrie sur les ondes »,
  48. Lawrence Lessig, « Culture Libre, Comment les médias utilisent la technologie et la loi pour confisquer la culture et contrôler la créativité (eBook, pdf) »,
  49. Pierre Bellanger, « La Radio IP, une vision de la radio à l’âge d’Internet (eBook, pdf) »,
  50. Pierre Bellanger, « La jeunesse, un mythe dépassé (eBook, pdf) »,
  51. CNRS, « ReadWriteBook, l’avenir du livre au XXIe siècle », Cleo, Edition Electronique en Science Humaines et Sociales,
  52. Fabrice Epelboin, « Chroniques de l'infowar 2010 », ReadWriteWeb,
  53. « Comment les « crapauds fous » veulent sauver le monde », sur usbeketrica.com (consulté le 5 avril 2020)
  54. « WEB 2.0 15 ans déjà et après ? 7 pistes pour réenchanter Internet ! - Editions Kawa - L'Éditeur différent ! », sur Editions Kawa - L'Éditeur différent ! (consulté le 5 avril 2020)