Parti chrétien-démocrate (France)

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Parti chrétien-démocrate
Image illustrative de l'article Parti chrétien-démocrate (France)
Logo officiel
Présentation
Président Jean-Frédéric Poisson
Fondation
Siège 38, rue de Berri
75008 Paris
Fondatrice Christine Boutin
Vice-présidents Franck Margain
Xavier Lemoine
Positionnement Centre droit à droite
Mouvement de jeunesse Jeunes chrétiens-démocrates
Idéologie Démocratie chrétienne
Conservatisme
Conservatisme social
Gaullisme
Libéral-conservatisme
Pro-vie
Christianisme social
Adhérents 20 000 (novembre 2013)[1]
Couleurs Bleu
Site web http://lepcd.fr/
Présidents de groupe
Assemblée Christian Jacob
Représentation
Députés
1 / 577

Le Parti chrétien-démocrate (PCD) est un parti politique français se définissant de droite[2] fondé en juin 2009 par Christine Boutin, ancienne ministre du Logement. Successeur du Forum des républicains sociaux (FRS), parti fondateur de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est officiellement lancé lors du conseil national du FRS du [3]. Il était membre du Comité de liaison de la majorité présidentielle.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Forum des républicains sociaux (FRS) est fondé en mars 2001 par Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville de mai 2007 à juin 2009. Il s'agissait d'un parti fondateur et associé à l'Union pour un mouvement populaire (UMP). En 2010, il comptait deux députés : Jean-François Chossy et Dino Cinieri[4]. En mai 2011, Jean-François Chossy cède son siège à son suppléant. Le , le PCD annonce qu'il présentera une centaine de candidats aux élections législatives de juin[5]. Lors des élections législatives de 2012, Dino Cinieri est réélu et Jean-Frédéric Poisson retrouve son siège de député.

Le mouvement jeune s'appelle les Jeunes chrétiens-démocrates.

Le , Christine Boutin annonce sur son compte twitter qu'elle présente sa démission de la présidence[6]. Celle-ci est acceptée à l'unanimité. Charles-Henri Jamin assure alors l'intérim à la tête du parti jusqu'à l'élection de Jean-Frédéric Poisson lors de Convention nationale du .

Convention nationale de 2005[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le Forum des républicains sociaux a décidé de rejeter le Traité établissant une Constitution pour l'Europe à une majorité de 75,88 % des voix.

Christine Boutin invoque notamment trois raisons pour expliquer sa position :

  • l'absence de reconnaissance des racines judéo-chrétiennes de l'Europe ;
  • le caractère selon elle « excessivement libéral » du traité, qui ne prendrait pas « en compte la personne humaine, une erreur qui a amené en France la fracture sociale » ;
  • le fait que le traité permette le clonage thérapeutique et « ouvre la porte aux mariages homosexuels et à la possibilité pour ceux-ci d'adopter des enfants ».

Convention nationale de 2009[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le parti a changé d'appellation pour devenir le FRS - La démocratie chrétienne sociale[7].

Changement de dénomination[modifier | modifier le code]

Le , les adhérents du FRS ont adopté un nouveau nom, Parti chrétien-démocrate, proposé par Christine Boutin : « Il nous permet d'avoir une identité plus forte et plus explicite. Il sera proposé aux adhérents le 20 juin lors de notre conseil national. À droite, beaucoup ont abandonné les valeurs chrétiennes. (...) [Pour] intégrer cet électorat au sein de la majorité présidentielle, il faut porter haut et fort ces valeurs chrétiennes. Il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs ! »[8].

Convention nationale de 2013[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le parti a proclamé les résultats du vote qui a eu lieu du 9 au 15 novembre pour élire un nouveau président à la suite de la démission de Christine Boutin. Deux candidats étaient en lice, Frédéric Delaitre cadre du parti et Jean-Frédéric Poisson déjà député et vice-président du parti. C'est Jean-Frédéric Poisson qui a été élu par 73,28% des voix[9], Frédéric Delaitre ayant obtenu 25,43 % des voix. Le pourcentage de voix restant (0,79 %) correspond au vote blanc que le parti a choisi de comptabiliser dans les suffrages exprimés.

Logos[modifier | modifier le code]

Objectifs[modifier | modifier le code]

Faire lever une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques qui ont en commun de :

  • respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire de la défense du plus faible ;
  • maintenir l'ordre public et assurer la sécurité des personnes ;
  • promouvoir l'initiative et la liberté personnelles ;
  • favoriser l'exercice effectif de la solidarité et soutenir la famille ;
  • sauvegarder l'identité de la France et favoriser son rayonnement en Europe et dans le monde ;
  • mettre en avant un développement durable au service des personnes ;

Ce parti se rattache au courant démocrate-chrétien, et met un accent important sur le conservatisme social. Christine Boutin s'était opposée à l'établissement du PACS en 1999. En 2013, le parti a pris position contre le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe. Le PCD revendique environ 10 000 adhérents et 60 000 sympathisants au début de l'année 2013[10], et plus de 20 000 adhérents fin 2013[1].

Chronologie des présidents[modifier | modifier le code]

Élus et autres personnalités[modifier | modifier le code]

Le Parti chrétien-démocrate compte actuellement[Quand ?] un député, six conseillers régionaux, six conseillers départementaux et environ 250 élus locaux (maires et conseillers municipaux).

Député[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henrik Lindell, « Le Parti chrétien-démocrate a-t-il un avenir ? », sur La Vie.fr,‎ (consulté le 4 janvier 2014).
  2. http://lepcd.fr/le-pcd/
  3. Boutin crée le parti chrétien-démocrate, Le Figaro, .
  4. Noms dévoilés sur le site France Politique, le et confirmés par Christine Boutin lors d'une conférence de presse le . Cf. [1]. On note que Jean-Frédéric Poisson, alors député, a été battu lors d'une législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, le .
  5. 100 candidats pour le parti de Boutin, Le Figaro, .
  6. http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Parti-Chretien-democrate.-Christine-Boutin-demissionne-de-la-presidence_55257-2211012_actu.Htm
  7. Dépêche AFP du . Cf
  8. Site officiel du FRS, reprise d'un article paru dans Le Figaro. Site consulté le .
  9. a et b le Monde, AFP, « Jean-Frédéric Poisson succède à Christine Boutin à la tête du Parti chrétien-démocrate », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 16 novembre 2013)
  10. Christine Boutin, « La Manif pour tous : Le PCD appelle à une large mobilisation dimanche », sur Le PCD.fr,‎ (consulté le 4 janvier 2014).
  11. À la suite de la démission de Christine Boutin le

Liens externes[modifier | modifier le code]