FK Dnipro

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FK Dnipro
Logo du FK Dnipro

Généralités
Fondation 1918
Disparition 2019
Couleurs bleu et blanc
Stade Dnipro Arena
(33 993 places)
Siège Dnipro
Site web fcdnipro.ua
Palmarès principal
National[1] Championnat d'URSS (2)
Coupe d'URSS (1)
Supercoupe d'URSS (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Le FK Dnipro (en ukrainien : футбольний клуб Дніпро) est un club de football ukrainien basé à Dnipro ayant existé de 1918 à 2019.

Acteur régulier de la première division soviétique, il remporte notamment le championnat en 1983 puis en 1988, gagnant également la coupe nationale en 1989. Après l'indépendance de l'Ukraine au début des années 1990, le Dnipro s'impose comme un habitué des premières places, bien que ne pouvant jamais faire mieux qu'une deuxième position en 2014, tandis qu'il atteint la finale de la Coupe d'Ukraine à trois reprises en 1995, 1997 et 2004. Des troubles financiers à partir du milieu des années 2010 amènent à sa relégation dans les divisions inférieures puis à sa disparition à l'été 2019, ce qu'il reste alors du club fusionnant avec le SK Dnipro-1.

Sur le plan européen, le Dnipro atteint notamment les quarts de finale de la Coupe des clubs champions en 1985 puis en 1990. Son parcours le plus notable prend cependant place lors de la saison 2014-2015, qui le voit atteindre la finale de la Ligue Europa où il est finalement vaincu par le Séville FC.

Anciens noms[modifier | modifier le code]

  • 1918-1925 : BRIT (Брянский рабочий индустриальный техникум - Collège industriel des ouvriers de Briansk).
  • 1925-1936 : Petrovets (Петровец - du nom du propriétaire Petrovsky de l'usine).
  • 1936-1949 : Stal (Сталь - « acier » en russe).
  • 1949-1961 : Metallurg (Металлург - « métallurgiste » en russe).
  • Depuis 1961 : Dnipro (Днепр en russe ou Днiпрo en ukrainien - du fleuve Dniepr).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le BRIT, l'ancêtre du Dnipro (1918-1923)[modifier | modifier le code]

Le club est fondé en 1918 sous le nom de BRIT (Брянский рабочий индустриальный техникум - Collège industriel des ouvriers de Briansk). Le collège technique d'où l'équipe tire son premier nom se trouvait dans les environs de l'usine de Briansk. L'équipe évoluait alors dans le championnat régional de Iekaterinoslav. Rapidement, la guerre civile remet l'existence du club en question et il est contraint de cesser toute activité jusqu'en 1923, date à laquelle la moitié de l'équipe est mise sous tutelle de l'usine permettant une renaissance de club.

Le Petrovets Dniepropetrovsk (1925-1936)[modifier | modifier le code]

En 1925, représentant l'usine métallurgique de Dnipropetrovsk appartenant à un M. Petrovsky, le club est renommé Petrovets. Il prend alors part aux championnats locaux de la ville qui se tenaient deux fois par an (en automne et au printemps). C'est en 1927 qu'il connait son premier succès en remportant le championnat de printemps. Les victoires sont en revanche rares à partir de la saison suivante et ce durant de nombreuses années.

Le Stal Dniepropetrovsk (1936-1949)[modifier | modifier le code]

En 1936, le club est renommé Stal.

Le Metalurg Dniepropetrovsk (1949-1961)[modifier | modifier le code]

L'ascension du Dniepr Dniepropetrovsk (1961-1972)[modifier | modifier le code]

Le haut niveau soviétique (1972-1978)[modifier | modifier le code]

Premiers sacres dans l'élite et participations européennes (1979-1991)[modifier | modifier le code]

Toujours bien placé mais jamais gagnant (1991-2011)[modifier | modifier le code]

Vers une finale continentale historique (2012-2015)[modifier | modifier le code]

Grâce à sa quatrième place derrière les indétrônables Chakhtar Donetsk, Dynamo Kiev et Metalist Kharkiv en 2012, le Dnipro obtient le droit de participer à la Ligue Europa 2012-2013. Après avoir calé deux fois au stade des qualifications, les Guerriers de la Lumière franchissent l'écueil pour la première fois face au Slovan Liberec après deux matchs riches en buts (4-2 ; 2-2). Tombés dans le groupe du PSV Eindhoven, du SSC Naples et de l'AIK Solna, les Dniepriens ne sont qu'outsiders du groupe. Pourtant, les Ukrainiens surprennent tous les observateurs. Ils terminent premiers du groupe à l'issue d'un quasi sans-faute avec une seule défaite sur le terrain de Naples (2-4). Les deux victoires contre le PSV (2-0 ; 2-1) et les Italiens (3-1) ont marqué les esprits. Opposés au FC Bâle en seizièmes de finale, le Dnipro déçoit, essuyant un revers en terre suisse (0-2). La qualification au tour suivant étant compromise, les Guerriers de la Lumière reçoivent au match retour. Le match accouche d'un score de parité et le Dnipro est éliminé de la compétition contre la future révélation suisse.

Sur la scène nationale, Dnipropetrovsk termine encore quatrième du championnat avec un bilan légèrement meilleur que la saison précédente. Il devra néanmoins disputer de nouveau les barrages la saison suivante.

En 2013-2014, le Dnipro écarte les Estoniens du Nomme Kalju pour retrouver la phase de groupe où il est versé par le tirage dans un groupe déséquilibré contenant l'ACF Fiorentina (1-2 ; 1-2), les Paços de Ferreira (2-0 ; 2-0) et le Pandurii Targu Jiu (4-1 ; 1-0). Malgré deux défaites sans démériter contre les favoris italiens, le Dniepr s'extrait du groupe avec facilité et doit affronter Tottenham Hotspur au tour suivant. Vainqueurs au match aller (1-0), les Ukrainiens ouvrent le score au retour mais sont éliminés en encaissant trois buts après avoir été victimes de l'expulsion, jugée injustifiée, de Roman Zozulya (1-3). C'est dans la polémique que le Dnipro quitte la compétition.

Sur le plan national, les Sinie Bielo-Golobuie franchissent un cap en terminant deuxièmes du championnat ukrainien. Au cours de la saison, ils défaits plusieurs poids lourds ukrainiens, en premier lieu un succès de prestige sur la pelouse du Chakhtar Donetsk (2-0). Ils se qualifient donc pour les qualifications à la prochaine Ligue des champions. C'est sur une bonne note que l'entraîneur Juande Ramos dit ses adieux au Dnipro qu'il a totalement relancé sur les dernières années.

Lors de la saison 2014-2015, c'est sous la houlette de l'Ukraine Myron Markevych que les Bleus-et-Blancs vont poursuivre l'aventure. Cet entraîneur est célèbre en Ukraine pour son coaching jugé particulièrement payant pendant des années au Metalist Kharkiv. En raison de la crise ukrainienne et de la Guerre du Donbass, le Dnipro voit ses rencontres européennes délocalisées à Kiev et ne jouera pas dans ses bases. Au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, le Dnipro Dnipropetrovsk est opposé au FC Copenhague, un adversaire a priori abordable, mais les Ukrainiens manquent de réalisme et concèdent le nul à l'aller (0-0) avant de s'incliner au retour (2-0). Le Dnipro devra donc se contenter une nouvelle fois de la Ligue Europa. Vainqueurs sans briller de l'Hajduk Split en barrages, les Guerriers de la Lumière connaissent un début de saison désastreux sur la scène européenne à l'inverse complet des saisons précédentes. Défaits à domicile par une équipe de l'Inter Milan loin d'être à son meilleur niveau (0-1) et surtout les modestes Azerbaïdjanais du Qarabağ Ağdam (0-1), les Ukrainiens n'ont remporté qu'un seul point sur la pelouse de l'AS Saint-Étienne (0-0). Le Dnipro remonte la pente sur le tard. Il s'impose en Azerbaïdjan, prenant sa revanche sur Qarabag et manque de peu de s'offrir l'Inter à Milan. Malgré l'ouverture du score précoce des Ukrainiens, Yevhen Konoplyanka manque un penalty et le Dnipro est puni immédiatement ensuite avec l'égalisation italienne. Les Italiens remportent finalement le match (1-2). Lors de la dernière journée, l'Inter Milan est assuré de terminer en première place, mais le Dnipro, Qarabag et Saint-Étienne se tiennent en un seul point. Une victoire du Dnipro contre l'ASSE et non-victoire de Qarabag enverrait les Ukrainiens au stade suivant. Le scénario se produit bien mais avec une grosse frayeur. Même si le Dnipro a battu Sainté (1-0), les Guerriers de la Lumière ont vu Qarabag se faire refuser de façon injustifiée un but en toute fin de match contre l'Inter Milan. Au terme d'une phase de groupe très difficile, le Dnipro est qualifié pour la phase finale.

Photo d'équipe lors de la finale de la Ligue Europa 2014-2015.

Durant la phase finale, le Dnipro va successivement éliminer des équipes considérées supérieures et se hisser jusqu'en finale de la Ligue Europa de façon inattendue sans jouer un seul match dans son stade. Contre l'Olympiakos en seizièmes, le Dnipro brille au match aller et assure au retour (2-0 ; 2-2) alors que les Grecs avaient battu des adversaires de prestiges comme la Juventus de Turin, future finaliste de la Ligue des champions. En huitièmes, les Ukrainiens éliminent l'Ajax Amsterdam en s'imposant au match aller (1-0) avant d'arracher après prolongations la qualification au match retour au bénéfice du but inscrit à l'extérieur malgré l'absence de nombreux cadres (1-2). En quarts, le Dnipro défait le FC Bruges encore en position d'outsider grâce à un but de Chakhov au match retour (1-0) après avoir été cherché le nul en Belgique (0-0). En demi-finale, les Ukrainiens retrouvent le SSC Naples qu'ils avaient surclassés lors de la saison 2012-2013. Réalistes en Italie, le Dnipro arrache le nul et se place en position favorable bien que le but égalisateur soit entaché d'un hors-jeu (1-1). Au match retour dans un Stade olympique de Kiev plein à craquer et dans une ambiance mémorable, Yevhen Seleznyov inscrit le but d'une victoire sensationnelle qui expédie le club en finale de la Ligue Europa, une grande première dans son histoire.

Le 27 mai 2015, Dnipro rencontre le FC Séville en finale de Ligue Europa. Malgré une entame de match réussie avec l'ouverture du score rapide de Nikola Kalinić puis l'égalisation de Ruslan Rotan, le club ukrainien ne parviendra pas à dompter les assauts fulgurants de l'équipe espagnole. Il s'inclinera finalement en ayant marqué les esprits au terme d'une finale spectaculaire et d'un parcours exemplaire (2-3). Malgré la défaite en finale, le Dnipro a été massivement louangé à travers le monde footballistique pour s'être hissé jusqu'en finale sans avoir joué un seul match dans son stade avec ses supporters et pour avoir offert une finale exceptionnellement spectaculaire.

Crise financière et disparition (2015-2019)[modifier | modifier le code]

Après la défaite en finale, le Dnipro va rencontrer une ère de difficultés. Le propriétaire du club Igor Kolomoisky est gravement atteint financièrement par la crise ukrainienne. En conséquence, il décide de ne plus investir dans le club. Yevhen Konoplyanka, le grand héros du parcours européen, s'en va pour rejoindre le FC Séville après un feuilleton rocambolesque et sans rapporter un seul sou au Dnipro. Jaba Kankava, envieux de découvrir « l'un des cinq grands championnats européens », choisit de rejoindre la Ligue 1 et de signer au Stade de Reims. Nikola Kalinic rejoint de son côté la Fiorentina pour un chèque de 5 millions d'euros. Ces départs ne sont pas remplacés, à cause de la décision de Kolomoisky et de sa situation financière. Les salaires resteront impayés pendant des mois et les premières performances du clubs seront non-convaincantes. La saison 2016-2017 est désastreuse pour le Dnipro qui reçoit douze points de pénalités avant le début du championnat, le club est contraint de vendre plus de la moitié de ses joueurs pour pourvoir renflouer les caisses du club, le Dnipro est rétrogradé en troisième division pour la première fois de son histoire.

Le club est finalement dissout à l'issue de la saison 2018-2019, ce qu'il en reste fusionnant avec le SK Dnipro-1, tout juste promu en première division[2].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Anciens joueurs[modifier | modifier le code]

Adversaires européens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. (ru) « Днепр умер? Да здравствует Днепр-1! », sur ua-football.com,‎ (consulté le 16 juillet 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]