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Fédération française de tennis de table

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Fédération française de tennis de table
Image illustrative de l’article Fédération française de tennis de table

Sigle FFTT
Sport(s) représenté(s) Tennis de table
Création 1927
Président Gilles Erb
Siège 3 rue Dieudonné-Costes
75013 Paris
Affiliation Fédération internationale de tennis de table

Union européenne de tennis de table Comité national olympique et sportif français

Clubs 3 098 clubs (en 2024)[1]
Licenciés 182 499 (en 2024)[1]
Site web fftt.com

La Fédération Française de Tennis de Table (FFTT) est l'instance gérant le tennis de table en France. Elle a été fondée en mars 1927[2],[3]. Son siège se trouve rue Dieudonné-Costes à Paris dans le 13e arrondissement.

Elle a vu le jour en 1927 peu de temps après la création de l'ITTF, grâce à la mobilisation d'une dizaine de dirigeants sportifs pour la plupart issus du tennis[3]. Parmi eux, se trouve Jean Foucault (juge-arbitre de tennis) qui deviendra le premier président de la FFTT et Jean Hostein (directeur du Palais du Tennis) qui officiera comme secrétaire général de la FFTT. Ils ont pour objectif de fédérer le tennis de table pour donner un cadre propice à son développement. Les premiers championnats de France seront organisés dès 1928. En janvier 1929, la FFTT est affiliée à l'ITTF[3].

Le siège de la FFTT, 3 rue Dieudonné-Costes.

Depuis le 6 décembre 2020, le Président de la Fédération est Gilles Erb, réélu le 7 décembre 2024[4].

La fédération comptait en 2023-2024 183 143 licenciés (auxquels s'ajoutent 40 044 licences événementielles), répartis en plus de 3 000 clubs[5].

La FFTT organise chaque année de nombreuses compétitions individuelles et par équipes, parmi lesquelles le championnat de France individuel et par équipes, ainsi que le Critérium fédéral.

Elle est responsable de l'équipe de France de tennis de table, en sélectionnant et en préparant les joueurs pour les grandes compétitions internationales.






Liste des Présidents de la FFTT

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Robert Parent, Président de la Fédération, en 1940.
Christian Palierne lors de la conférence Mondial Ping en mai 2013
années nom
1927 à 1929 Jean Foucault
1929 à 1933 Comte Fernand Palmieri
1933 à 1935 Marcel Corbillon
1935 à 1937 Docteur Charles Guerin
1937 à 1942 Robert Parent
1942 (avril-novembre) Marcel Corbillon
1942 à 1944 Robert Foulon
1944 à 1959 Jean Prulière
1959 à 1966 Pierre Ceccaldi
1966 à 1978 Georges Duclos
1978 à 1982 Jean-Paul Courtier
1982 à 1991 Bernard Jeu
1991 à 1992 René Champdorge
1992 à 2000 Pierre Albertini
2000 à 2008 Gérard Velten
à Alain Dubois
avril à Jacques Helaine
à Christian Palierne[6]
depuis le Gilles Erb[7]

Compétitions par équipes

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Les compétitions par équipes font partie des manifestations organisées par la Fédération.

Les équipes des championnats adultes se répartissent dans 16 divisions :

  • L'échelle nationale comporte 5 niveaux: Pro A, Pro B, Nationale 1, Nationale 2 et Nationale 3.
  • L'échelle régionale comporte 5 niveaux: Pré-Nationale, Régionale 1, Régionale 2, Régionale 3 et Régionale 4 (dans certaines régions).
  • L'échelle départementale comporte jusqu'à 6 niveaux : Pré-Régionale, Départementale 1, Départementale 2, Départementale 3, Départementale 4 et Départementale 5 (dans certains départements).

Par le passé, était organisé la coupe de France de tennis de table.

Evolution du nombre de licenciés

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Saison Licenciés[5],[8] Remarques
2015-2016 180 573
2016-2017 179 273
2017-2018 176 557
2018-2019 172 912
2019-2020 175 910
2020-2021 126 175 Saison marquée par la Pandémie de COVID-19
2021-2022 158 625 Saison marquée par la Pandémie de COVID-19
2022-2023 177 420
2023-2024 183 143
2024-2025

Durant la saison 2023-2024, sur un total de 183 143 licenciés, 106 716 s’adonnaient à une pratique de compétition[5].

Les féminines représentent environ 15% du total des licenciés de la Fédération.

Polémiques

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Dans les années 90, la FFTT procède à la mise à l'écart progressive de Olivier Marmurek de l'équipe de France. Il est notamment expulsé de l'INSEP, sa bourse d'athlète de haut niveau lui est retiré, il n'est pas sélectionné à diverses compétitions internationales majeurs... Son expulsion est cependant jugé invalide par le CNSOF mais cette décision n'est pas appliquée. Toutes ces mesures sont prises alors qu'il est l'un des meilleurs joueurs français à cette époque et sans justifications. Ces décisions jugées injustes poussent même un cadre fédéral à démissionner[9].

En 2016, la non sélection de Stéphane Ouaiche, alors champion de France en titre, aux Jeux olympiques de Rio crée une polémique. Le coach du principal intéressé souligne une décision injuste du DTN de la FFTT qui aurait privilégié des joueurs (Tristan Flore et Benjamin Brossier) s'entraînant à l'INSEP[10]. Cette décision est critiquée par certains pour le manque de communication de la FFTT qui n'aurait prévenu ni le principal intéressé, ni les autres potentiels sélectionnés (Adrien Mattenet et Antoine Hachard)[11]. De nombreuses personnes s'insurgent de ce choix[12] et réclament sa réintégration dans une pétition[13].

Notes et références

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  1. a et b [PDF] Recensement des licences et clubs sportifs 2024.
  2. Site de la fédération
  3. a b et c « PING PONG MAG #24 JUILLET-AOÛT 2017 », sur calameo.com (consulté le )
  4. http://www.fftt.com/site/actualites/2024-12-07/gilles-erb-elu-president-de-la-federation
  5. a b et c http://www.fftt.com/site/scripts/kcfinder/upload/files/Stats%2023-24%20diapo.pdf
  6. « Christian Palierne, président de la Fédération française de tennis de table », sur jeunesse-sports.gouv.fr
  7. Gilles ERB, nouveau président de la FFTT pour 4 ans, sur fftt.com, 6 décembre 2020 (consulté le 7 décembre 2020).
  8. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2408252
  9. « Olivier Marmurek, tribune libre d'un sportif brisé par sa fédération | L'Humanité », sur www.humanite.fr, (consulté le )
  10. Bernard Tranier, « Tennis de table : le Villeneuvois Stéphane Ouaiche privé de Jeux olympiques », Sud Ouest,‎ (ISSN 1760-6454, lire en ligne, consulté le )
  11. « Gérard Giffard «Dans l'affaire Ouaiche, il y a eu un manque de communication..» », sur ladepeche.fr (consulté le )
  12. « Ouaiche victime d'une nouvelle injustice », sur ladepeche.fr (consulté le )
  13. « Signez la pétition », sur Change.org (consulté le )

Liens externes

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