Pau Football Club

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Pau FC
Logo du Pau FC
Généralités
Nom complet Pau Football Club
Surnoms Les Capbourruts
Les Béarnais
Les Pionniers
Noms précédents Bleuets Notre-Dame de Pau (1920-1959)
FC Pau (1959-1995)
Fondation 1920
Statut professionnel Jamais
Couleurs Jaune et bleu roi
Stade Nouste Camp
(1 200 places)
Siège Boulevard de l'Aviation
64000 Pau
Championnat actuel National
Président Drapeau : France Bernard Laporte-Fray
Entraîneur Drapeau : Italie Raffaele Novelli
Palmarès principal
National[1] Championnat de France de National 2 (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de football National 2018-2019
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Le Pau Football Club (souvent abrégé en Pau FC) est un club de football français fondé en 1920 et basé à Pau, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine, et capitale de l'ancien État souverain du Béarn depuis 1464.

Le Pau FC tire ses origines du patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau, qui hissa le football béarnais et du Sud-Ouest au plus haut niveau amateur, avant de donner naissance au FC Pau en 1959.

Depuis cette date, la devise du club est « Vaincre ou sourire ».

Le Pau FC évolue de nouveau en Championnat de France de football National depuis la saison 2016-2017, après avoir passé huit saisons en National 2 entre 2008 et 2016.

Le club est présidé par Bernard Laporte-Fray et est entraîné par Raffaele Novelli depuis mai 2018.

Le Pau FC a inauguré son nouveau stade - nom provisoire Nouste Camp[2] - destiné au football au début de la saison de Championnat de France de football National 2018-2019.

Le stade est situé à proximité immédiate de son stade historique du stade du Hameau que le Pau FC a longtemps partagé avec la Section paloise.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse du club[modifier | modifier le code]

Football à Pau[modifier | modifier le code]

Le football a toujours eu le statut de troisième sport à Pau, derrière le basket-ball et surtout le rugby. La popularité de la Section paloise et de l’Élan béarnais est encore supérieure à celle du Pau FC.

Historiquement et culturellement, le rugby était sans doute plus proche des valeurs de la région, remplaçant les épreuves de force basque et les jeux béarnais - voire de la soule et de la Barrette aquitaine - dans le cœur des Béarnais et des Gascons.

De plus, l'antagonisme entre les patronages laïcs, largement représentés dans le Sud-Ouest et les patronages catholiques a certainement contribué à favoriser la pratique du rugby, sport que l'Église catholique voyait d'un mauvais œil, du fait notamment des fréquents contacts entre les joueurs, lui préférant ainsi le football ou le basket-ball. Les catholiques, par l’action de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), font du football leur sport phare, le rugby étant jugé trop élitiste.

Après 1905, en opposition, les républicains et anticléricaux se rangent derrière le ballon ovale. Le rugby représentait donc peut-être une certaine forme de résistance face à l'Église et à « l'esprit français » dans une terre longtemps indépendante, conservant une forte identité régionale et dans laquelle la tradition républicaine est fortement implantée.

Ainsi, en dépit de la très forte présence historique anglaise et britannique à Pau, notamment à la Belle Époque puisque les troupes du général Wellington restent postées à Pau après sa défaite lors de la Bataille d'Orthez (1814), le football s'implante tardivement.

À cette époque, les riches Anglais affluent à Pau pour profiter des vertus curatives du climat palois et des eaux pyrénéennes, attirés par le docteur Alexander Taylor et son traité de médecine, « On the Curative Influence of the Climate of Pau, and the Mineral Waters of the Pyrenees On Diseases »[3], qui connait un énorme succès en Angleterre.

Ces expatriés, dont faisait partie le père d'Henry Russell lancent la mode du Pyrénéisme et fréquentent aussi assidûment le parcours de golf de Billère. Ainsi, en novembre 1856, le major Pontifex, les colonels Anstruther et Hutchinson, l’Archidiacre Sapte et Lord Hamilton fondent officiellement à Pau le premier golf de France et d’Europe, en dehors de ceux des îles britanniques, le Pau Golf Club.

Patrice O'Quin, d'origine irlandaise devient maire de Pau en 1860.

Dans la région au XIXe siècle, l'Écossais J. J. Shearer contribue à l’implantation du rugby à Bordeaux et le Gallois Owen Roe à celui de l'aviron et du rugby à Bayonne.

Au début du XXe siècle, des équipes formelles apparaissent toutefois en Béarn et Pays basque français sous l'égide des patronages issus des paroisses de quartiers des villes et villages. Un premier championnat est organisé par l'Union Pyrénéenne, organe local de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Dix patronages participent à cette édition originale: sept situés aux alentours de Bayonne et trois patronages de la région de Pau : Alerte de Ségure (patronage du lycée qui sera rebaptisé Louis-Barthou Pau), FA Bourbaki de Pau et l'Avenir salisien.

Le football n'est officiellement pratiqué à Pau que depuis 1902 et la première saison de Football de la JAB de Pau. Ce club, issu du patronage Saint Martin, a formé de nombreux joueurs professionnels comme Jean-Michel Larqué, Jean-François Larios ou Dominique Vésir.

À l'instar de nombreux autres clubs de football du Sud-Ouest et du Béarn, ce club est à l'origine un patronage catholique.

En 1904 a lieu la première saison du Football-Association Bourbaki[4], dont les couleurs sont le gris et le violet. Ce patronage est fondé en 1888 par l'abbé Lafourcade, de la paroisse Saint-Jacques de Pau. Le patronage prend le nom de Charles-Denis Bourbaki, général français né à Pau en 1816 et connu pour avoir commandé l'armée de l'Est lors de la guerre de 1870.

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Le club est basé à Pau.

En 1919, avec la création de la Ligue du Sud-Ouest est formé le district des Landes et Pyrénées. En découle en octobre 1920, l'élection de l'Abbé Julien comme premier président, assisté de Mr Rives (US Dax) comme secrétaire. Le sous-district siégeait au Café Dumas, place Thiers à Dax.

Le , les membres du bureau décident la création d'un premier championnat officiel sous l'égide de la FFF. L'US Mugron, l'Arin SC luzien, le RC montois, l'ES montoise, l'US Dax et les Voltigeurs tarusates sont les premiers clubs affiliés. Jadis, les limites du département s’étendaient aux clubs des villes et villages limitrophes qui désiraient jouer en compétition officielle. Ainsi les clubs des Hautes-Pyrénées tels que la Jeunesse sportive tarbaise[5], au cours de la saison 1931-1932, et dès la première saison, la Fraternelle baroussienne de Saléchan en 1921-22 et 1922-23, ont été conviés a participer au championnat du District Landes-Pyrénées.

Toutefois, de nombreux clubs ne participeront pas a ce championnat, ne souhaitant pas effectuer de longues distances lors des déplacements, préférant plutôt disputer des matches amicaux ou des compétitions de patronages. Le , les dirigeants adoptèrent à l’unanimité la subdivision du district en zones : les sous-districts des Landes et Basses-Pyrénées.

Cette mesure visant à réduire les distances kilométriques de manière à encourager les clubs à s’affilier au district[6].

Bleuets de Notre-Dame de Pau (1920-1959)[modifier | modifier le code]

Le patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau est officiellement fondé en 1920[7] - les premières mentions du patronage remontent toutefois à 1904 - par le curé Jean-Paul Ramonguilhem, avec Gaston Santé, un entrepreneur de transports et un facteur Louis Delnaz [8],[7]. Les Bleuets Notre Dame de Pau, fondés après la Première Guerre Mondiale, sont ainsi nommés car les bleuets sont les premières fleurs à repousser après un bombardement sur les champs de bataille. Un symbole de renaissance et de reconstruction. Il s'agit du patronage de la paroisse Notre-Dame de Pau, fréquenté par toute la jeunesse du quartier Mayolis, qui était alors un quartier populaire de la ville de Pau. Ce quartier est appelé de nos jours le Triangle[8], réputé pour ses nuits festives. À cette époque, le patronage permettait la pratique de nombreuses activités sportives comme le football, mais également de la musique, du théâtre, de la gymnastique, de l'athlétisme, ou du patin à roulettes.

La pratique du football date de 1923, même si la première vraie saison d'une équipe de football des Bleuets n'aura cependant lieu qu'en 1935-1936 [7], à la création du District des Pyrénées en 1936[5].

Le Pau Football Club est issu de la scission avec le club des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1959.

Montée en puissance (1950 à 1956)[modifier | modifier le code]

Albert Lille (1899 - 1979), surnommé « Le sorcier » est pompier et secrétaire général adjoint de la ville de Pau. Il devient le vice-président de la section football des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1945 et le restera jusqu'en 1958[9]. Il avait auparavant quitté en 1932 le Football-Association Bourbaki pour rejoindre le patronage du stade de la route de Buros. Le patronage des Bleuets avait acquis en 1941 ce terrain de 12 000 m2, situé chemin de Buros, afin d'y construire son Stade des Bleuets, équipés de deux tribunes latérales. C'était à l'origine un pré à vaches doté d’une ferme, la ferme Bernès, où les joueurs allaient se laver après les matches[10].

Albert Lille a joué un rôle capital pour le club palois et le football en Béarn. Sous sa direction, le patro se structure et progresse. Ainsi, il est notamment responsable de la constitution d'une équipe de Minimes avec des joueurs du quartier qui permet aux Bleuets de connaitre neuf montées en dix ans et d'atteindre la plus haute division amateur, à une époque où les ligues étaient fermées.

« Si vous n'avez pas tout donné, vous n'avez rien donné. »

— Albert Lille[9]

S'occupant de l'entraînement, Albert Lille se consacra plus spécialement aux équipes de jeunes[11]. Ainsi, il conduit son groupe, aux titres de champions de l'Union Pyrénéenne dans plusieurs catégories d'age. Cette équipe confirmera en devenant champions de la Ligue cadets et champions de France F.S.C.F. juniors en avril 1950 face à la « Vigilante de Saint-Étienne » à Montpellier sur le score de 4 à 1, sur le terrain du SOM. Les Bleuets succèdent donc aux voisins du FA Bourbaki au palmarès[12].

Les Bleuets connaissent ainsi neuf montées en dix saisons[13]! Partis du District des Pyrénées en 1950-51, les Bleuets, sept ans après en 1958, atteignaient donc le C.F.A. avec une équipe composée de joueurs issus en grande partie du quartier Mayolis. C'est à cette époque que les Bleuets prennent l’ascendant sur la JAB de Pau, le FA Bourbaki et lUnion Jurançonnaise.

Le groupe était constitué du capitaine Pierre Lille - dont le père était président.

Le 31 mai 1951, les Bleuets battent le Gallia-Club de Bordeaux sur le score de 3-1 en finale de la Ligue du Sud-Ouest 4éme série, accédant ainsi à la 3éme série la saison suivante[14].

A l'issue de la saison 1954-1955, les Bleuets de Notre-Dame de Pau obtiennent une cinquième promotion consécutive avec l'accessoion en Promotion Honneur, validant leur ticket grâce à une victoire sur Hagetmau par 2 buts à 1 le [15].

Au début de la saison 1955 - 1956, Edouard Lassus, membre du club de longue date est promu entraîneur.

Les Bleuets de Notre-Dame de Pau accèdent pour la première fois en Division d'Honneur du Sud-Ouest en 1956. À la suite de cette promotion de 1956, les Bleuets se maintiennent deux saisons à ce niveau.

Effectif de l’épopée des Bleuets.
Poste En italique, le nom des huit joueurs du quartier Mayolis.
Gardiens de but André Braneyre Yvon Machetou
Défenseurs Jean-Jacques Rollin, Jacques Berth, Marcel Isabel, Pierre Lanusse, Pierre Lille, Joseph Nougué, Daniel Marrouat, André Lamarque.
Inters et demis ailes Jean Saubat, Henri Escartin, Gérard Delmas, Elie Ruiz, Henri Lapique
Attaquants René Lanusse, Angel Uriarte, Jean Schleider, Jean-Louis Jamboué, Antoine Cazaubon, René Biarge, René Tardan [16].

L’entraîneur Bela Herczeg, ancien joueur du MTK Hungaria FC et de clubs « pro » en France comme Montpellier, Sochaux, Grenoble, arrive en provenance de Hyères afin de succéder à Edouard Lassus au début de la saison 1957 - 1958[17] .

Âge d'or des Bleuets en Division nationale (1956 à 1958)[modifier | modifier le code]

Les Bleuets sont donc promus en Division Nationale, obtenant une honorable 6e place dans le groupe Sud-Ouest pour leur première saison à ce niveau, confirmant ainsi leur statut de « Pionniers » du football dans le Sud-Ouest.

En 2002, une plaque en l'honneur d'Albert Lille a été apposée au Stade des Bleuets[18].

En 1958, le patronage du vice-président Lille et de l’entraîneur Herczecg obtient le titre de Champion de Division Honneur du Sud-Ouest en 1958, grâce à une victoire sur le 3 à 2 remportée face au Stade macaudais[19]. Les Bleuets Notre-Dame de Pau proposent alors un football « à l'anglaise », physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville où le rugby règne en maître[20].

Cette année-là, la division comprenait les clubs suivants: Jeunesse villenavaise, Stade macaudais, Elan béarnais Orthez, Stade camblanais, AS Facture, FA Bourbaki Pau, Stade pessacais UC, Arin luzien et AS Saint André de Cubzac[21].

La saison 1958-59 de la Division nationale est la 11e édition disputée sous forme de championnat annuel, qui constitue alors le premier niveau de la hiérarchie du football français amateur. La compétition est remportée cette saison-là par l'AS Saint-Étienne.

L'engouement populaire est fort, et le match des Bleuets face à Brive en ouverture de la saison le 30 août 1958 attire même davantage de spectateurs que la Section paloise pour son derby face à l'Aviron bayonnais. Les derbys palois en Coupe du Sud-Ouest face au FA Bourbaki et à l'Union jurançonnaise suscitent également beaucoup d'engouement au niveau local[22].

Le 14 décembre 1958, les Bleuets disputent un 64e de finale de Coupe de France 1958-1959 face aux Girondins de Bordeaux, qui évoluent à l'époque en deuxième division professionnelle, terminant à la 4éme place et accédant à la Division 1.

Ce match, perdu 4-1 après prolongation[23] devant 6 000 spectateurs au Stade Des Bleuets, aménagé en un temps record pour cette grande occasion[24], restera l'un des plus grands moments de gloire du club[7],[25]. Le gardien Braneyre s'illustre particulièrement lors de ce match[26]. Les Bleuets, proposent un football « à l'anglaise », physique et engagé avec huit joueurs issus du quartier Mayolis[20]

64e de finale de Coupe de France 1958-1959
Bleuets de Pau
Gardien de but André Braneyre
Défenseurs Marcel Isabel, Pierre Lanusse et Jacky Bert
Milieux Jean Saubat, Henri Escartin
Attaquants Jean-Louis Jamboué, Angel Iriarte, René Lanusse, Gérard Delmas Roland Schleider.
Girondins de Bordeaux
Gardien de but Jacques Cazebonne
Défenseurs Gilbert Moevi, Xercès Louis, Michel Cartau
Milieux Jean-Claude Casties, Guy Calléja
Attaquants Georges Gardes, Gabriel Abossolo, Gunnar Andersson, Lucien Bonnet, Alphonse Le Gall

Les Girondins de Bordeaux battent les Bleuets de Pau sur le score de 4-1 après prolongations. Les buts girondins sont inscrits par Gabriel Abossolo 44e et 119e, Xercès Louis 109e, Lucien Bonnet 112e. Pour les Bleuets : Pierre Lanusse, 40e.

Le football est désormais implanté à Pau, et dépasse le cadre des patronages.

Vers la création d'un club de football[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison prometteuse en Championnat de France amateur de football 1958-1959 et de ce match face aux Girondins, le patro béarnais est tiraillé entre la nécessité de se structurer davantage pour atteindre le haut niveau et l'orientation sociale du patronage catholique originel.

Le 19 mai 1959, l’Évêché laisse les joueurs libres de leurs choix: quitter le patronage ou renoncer à leurs indemnités.

C'est la raison pour laquelle le FC Pau sera constitué par scission au début de la saison 1959-1960 autour de l'équipe fanion, les équipes de jeunes restant dans le giron des Bleuets de Notre Dame de Pau. Les Bleuets n'ont plus connu de division nationale depuis cette date.

Au début des années 1970, afin de concurrencer le FC Pau, club nouvellement créé et désormais ennemi juré, les Bleuets tentent une fusion éphémère de 1969 à 1972 avec le Football-Association Bourbaki dans l'espoir de mutualiser les ressources et de reprendre l'ascendant sur la nouvelle entité dominante du football palois et béarnais.

Cette fusion fera long feu, et les deux clubs reprendront leurs existences propres dans les ligues régionales du Sud-Ouest.

Les Bleuets de Notre Dame de Pau remportent toutefois le Championnat de France de football des patronages en 1976-1977.

De nos jours, les Bleuets Notre-Dame de Pau continuent à exister au niveau régional et sont toujours résolument tournés vers la formation de jeunes joueurs. Le patronage a été le trait d'union entre un quartier populaire d'artisans au Sud du boulevard Alsace-Lorraine et un secteur d'habitats denses au Nord de l'axe.

À la suite de la naissance du FC Pau, Les Bleuets de Notre Dame de Pau conservent néanmoins les bénévoles et les équipes de jeunes[7].

Les Bleuets de Notre-Dame de Pau fêteront leur 100 ans en 2020, même si le club est miné par des affaires de violence dans le quartier et des problèmes financiers[27].

Football Club de Pau (1959-1995)[modifier | modifier le code]

Création du club - Ère José Bidegain (1959 à 1965)[modifier | modifier le code]

Conséquence immédiate de l'épopée des Bleuets en 1958 et de ce match mémorable face aux Girondins, la demande pour un football de haut-niveau à Pau, en Béarn et dans le Sud-Ouest se fait ressentir.

Ainsi, l’évêché, responsable du patronage des Bleuets de Notre Dame de Pau souhaite passer la main à un nouveau groupe de dirigeants capables de gérer une équipe senior à même de représenter la ville de Pau au niveau national. En effet, le Championnat de France de football amateur réclame la mise en œuvre de moyens qui dépassent les possibilités et la compétence de l'organisation normale d'un patronage, dont l'œuvre est essentiellement éducative.

L'équipe première des Bleuets Notre-Dame de Pau fait scission et donne naissance au Football Club de Pau le 19 mai 1959[28] avec pour devise « Vaincre ou Sourire », à l'initiative du jeune et dynamique industriel palois José Bidegain[29], dans le but de doter Pau, en pleine expansion économique grâce à l’exploitation du gisement de gaz de Lacq depuis 1956, d'une équipe amateur digne de sa réputation de Cité « Reine des Sports ».

La création est annoncée lors d'une conférence de presse tenue au Café Majestic, lieu emblématique de la ville situé sur la Place Royale et le Numéro d'Affiliation à la Fédération française de football du club est le 501681[30] et conserve les couleurs Bleu et Blanc[31],[32] du patro des Bleuets. Le club a dès ses débuts le soucis de limiter au maximum le nombre de rencontres se chevauchant avec la Section paloise.

Le siège est établi à l'Hôtel Beauséjour[33], et le club dispute ses matches à domicile au Stade Des Bleuets ou au Stade du Hameau à partir du 13 février 1960[33].

« Le FC Pau veut offrir un cadre digne au football et à ses supporters. »

— José Bidegain[33]

Industriel de gauche emblématique, José Bidegain fût le PDG de Bidegain SA, société créée en 1936 et connue pour les Babybottes, puis de Saint-Gobain[34]. Il incarne l'aile moderniste du Conseil national du Patronat français dont il est vice-président, et milite pour un meilleur dialogue avec les syndicats et crée l'association « Entreprise en progrès ». Figure du christianisme social, proche de Jacques Delors, il deviendra par la suite notamment président d'Action contre la faim[35] de 1991 à sa mort et intégrera le ministère de l'Industrie, sous le second gouvernement Rocard, afin d'inventer de nouveaux modèles d'insertion et de création d'entreprises. À sa mort en 1999 des suites d'un accident de voiture, Serge July lui consacrera dans Libération une nécro émouvante[36]. Spéléologue émérite, Bidegain fut l'un des sauveteurs lors du drame du 14 août 1952 du Gouffre de La Pierre Saint-MartinMarcel Loubens décède au cours d'une expédition de grande ampleur à laquelle participe Haroun Tazieff. Il est également le père du scénariste Thomas Bidegain[37]. Bidegain était déjà président de la section rugby de l'ASOP (l’Amitié sportive ouvrière paloise) depuis 1956 et le restera jusqu’en 1963.

Le Football Club de Pau se positionne d'emblée comme la résultante du travail de formation des Bleuets et des autres patronages de l'agglomération qui permet à la ville de Pau de se mesurer avec des équipes de réputation nationales. Le recrutement de l'équipe est axé sur les bases de l'équipe des Bleuets ayant obtenu l'accession en Division Nationale, autour du capitaine Gégé Delmas, de Pierre Lanusse, de Bidegarray et du gardien André Braneyre, tandis que l’entraîneur en chef reste Bela Herczeg. Guy Rabstejnek rejoint également le club en provenance de Monaco. Seul Jean-Louis Jamboué ne rejoint pas l'aventure et rejoint les Girondins de Bordeaux.

Le FC Pau devient de fait le seul club du Sud-Ouest, à l'exception de Toulouse et Bordeaux, à évoluer dans les divisions nationales.

La presse locale évoque souvent le club sous le nom de FC palois[38].

Le club est ambitieux, disputant des matches amicaux face à la Real Sociedad et au Club de Fútbol Jacetano en 1959 afin de se rendre plus compétitifs avant le début de saison[39],[40].

Les Palois s'inclinent face aux "pros" de la Real Sociedad de Andoni Elizondo sur le score de 6-2[41] .

Pour sa première saison, le FC Pau termine 7éme de son groupe de Championnat de France amateur de football Groupe Sud-Ouest . Le début de saison du nouveau club est en effet difficile, mais les Palois finissent par se ressaisir lors de la seconde partir de la saison[42]. Ils entament la saison par une défaite inaugurale[43] au stade de la Route de Buros face au champion sortant Brive le 26 août 1959, puis se ressaisissent face à Limoges la semaine suivante, s'imposant sur le score de 2 à 1.

La saison suivante,, les anciens joueurs emblématiques de l'épopée des Bleuets Notre-Dame de Pau sont toujours présents au club. L’entraîneur est toujours Bela Herceg, le capitaine est « Gégé » Delmas, et Pierre Lanusse a raccroché les crampons pour occuper une fonction de secrétaire du club.

Le club se consolide et attire des joueurs confirmés, comme le milieu de terrain Joseph Brotons qui évoluera par la suite en Division 1 à l'OM. Par ailleurs, le jeune André Altuzarra se construit une solide réputation[44] et devient international junior en 1960[45] avant de partir tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux.

Ainsi, le club termine à la troisième place de son groupe en 1960-1961[46], à une époque où les ligues étaient fermées, sans promotion / relégation.

Les Palois s'établissent au stade du Hameau le [45], remportant le match inaugural face au Sport athlétique rochefortais sur le score de 5 à 1[47], grâce à un schéma tactique en 2-3-5 et à la confirmation de la forme d'Altuzarra[45]. Toutefois, les problèmes des infrastructures et du stade, qui allait marquer l'histoire de ce jeune club de football apparaissent dès 1963[48]. En effet, le club se voit obliger de migrer vers différents stades: le stade de Bourbaki, le stade des Bleuets et le stade du Hameau, en attendant la construction du stade de l'Ousse-des-Bois annoncé pour 1968.

Aucun de ces deux stades ne donne pleinement satisfaction.

En 1963, l'entraineur Bela Herceg quitte le club pour tenter l'aventure professionnelle avec l'AS aixoise qu'il conduira jusqu'en Division 1, lors de la saison 1967-1968.

Dès décembre 1963, le maire Sallenave avait annoncé aux dirigeants du club que le stade du Hameau serait mis à leur disposition durant 27 dimanches pour la saison 64-65, en attendant l'aménagement de terrains municipaux. De plus, le stade du Hameau est à cette époque en grand besoin de rénovation[49].

José Bidegain, quitte ses fonctions de Président du club, ses occupations professionnelles ne lui permettant plus d'assurer la gestion du club au quotidien.

Continuité avec James Chambaud (1964 à 1975 )[modifier | modifier le code]

James Chambaud est élu à la présidence du club le , José Bidegain conservant une fontion de président d'honneur[50]. Lors de l'assemblée générale de fin de saison 1964, la sonnette d'alarme est tirée car le club, sans infrastructures et avec des moyens limités, le club lutte — déjà — pour sa survie[51].

Le maire Louis Sallenave évoque la mise à disposition des terrains situés chemin Micoulau (renommé depuis Avenue du Président Pierre Angot), sans que cela n'aboutisse. Le FC Pau rentre donc dans le rang, miné par les problèmes financiers et structurels en étant relégué dans les divisions régionales de la Ligue du Sud-Ouest en 1965, puis de nouveau 1969. Le problème du manque de stade destiné au FC Pau et à la pratique du football devient réellement préoccupant[52]. Les recettes sont par conséquent faibles et le club peine à pérenniser sa position. En 1965, les recettes ne sont que de 600 000 anciens francs, alors que les dépenses se montent à 5 millions[53].

Le Dr James Chambaud est réélu à la présidence du club en 1966[54] et le club, faute d’infrastructures adéquates reste « un club nomade »[55].

Dès 1966, le jeune Paul Escudé se fait remarquer dans les équipes de jeunes et lance sa carrière au club[56] . Escudé confirme les espoirs placés en luii au poste de demi-aile, et parvient à intégrer l'équipe de France Juniors[57].

En 1968, le FC Pau remporte le titre de Champion de la Ligue du Sud-Ouest 1967-1968[58], titre qui lui permet de remonter en Championnat de France Amateur la saison suivante.

Le FC Pau accède ainsi au Championnat de France amateur de football 1968-1969, saison qui voit le départ de l'enfant prodigue Paul Escudé, qui poursuit sa carrière en rejoignant les Girondins de Bordeaux de 1969 à 1971.

Malheureusement, lors d'une tournée internationale en Afrique du Nord, il se blesse gravement au genou. Cette blessure marque un tournant dans sa carrière et freinera considérablement sa progression, et le joueur ne sera finalement pas conservé par les Girondins[59].

Le FC Pau inaugure finalement en grandes pompes le stade de l'Ousse-des-Bois qui devait durablement résoudre ses problèmes d'infrastructures, le face au Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966.

Ce match, disputé face à l'une des équipes les plus en forme d'Europe à l'époque, fut perdu sur le score de 11 à 2.

Il était écrit que le bail du FC Pau au stade de l'Ousse-des-Bois serait décevant[60].

Le club, relégué en Promotion Honneur, est mal en point financièrement et le nouveau stade de L'Ousse des Bois déjà dépassé.

Construction sous la direction de Pierre Clède (1975 à 1981)[modifier | modifier le code]

Pierre Clède reprend le club en septembre 1975[61] dans une situation sportive et comptable peu enviable. Le club évolue alors en Promotion de la Ligue du Sud Ouest pour deux saisons en 1975-1976 et 1976-1977.

Symbole du déclin du club, l'élimination du Stade montois, alors leader de Division Honneur est alors considérée par la presse locale comme un exploit[62].

Le club reste toutefois ambitieux, puisque le nouveau président Clède, supporter du club de longue date déclare viser l'accession en deuxième division en moins de cinq saisons[63]. Arguant du fait que par le passé le public palois s'est mobilisé pour de belles rencontres et la nécessité de créer une locomotive pour le football dans une terre de rugby, Clède informe les présidents Fernand Sastre de la FFF et Leclerc de la Ligue du Sud-Ouest de ses intentions[64].

Pour ce faire, il compte sur le soutien financier de la municipalité et nomme Jean-Pierre Altuzarra, frère du regretté André Altuzarra, au club depuis vingt-deux ans au poste d’entraîneur.

Tout le monde à Pau veut renouer avec le lustre d'autan, cette époque par exemple où le FC Pau glanait les succès et les spectateurs applaudissaient aux exploits des Delmas, Fornané, des frères René et Pierre Lanusse, Escartin, Braneyre, Jamboué ou Angel et du capitaine Lille.

Le Pau FC retrouve finalement la Nationale IV au début de la saison 1978–1979, terminant à la neuvième place du groupe sous les ordres d' « Altu », Jean-Pierre Altuzarra.

La saison suivante, en 1980-1981 la légende montoise Jacques Foix[65] est nommée au poste d’entraîneur, et le club termine néanmoins dans le ventre mou en championnat. C'est à cette époque que Foix lance dans le grand bain Bernard Laporte-Fray, Joel Lopez, Richard Allenda, produits de l'école locale qui portent haut les couleurs de la vile de Pau[66]. Joël Lopez deviendra professionnel sous les couleurs de Bordeaux, Mulhouse et Thonon les-Bains.

L'affluence moyenne au stade l'Ousse des Bois cette saison-là est de 2 401 spectateurs payants[67].

Paul Escudé, joueur formé au club et ancien international espoir parti tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux, en provenance du Vélo Sport chartrain (football)[68] revient à la maison.

Escudé commence dès cette époque-là à s'occuper de la formation des équipes de jeunes et marquera de son empreinte le club[59]. Paul Escudé, a eu deux fils Julien, né le 17 août 1979 à Chartres, qui deviendra international par la suite et le premier joueur français a évoluer à l'Ajax Amsterdam, afin d'honorer la mémoire de son père[69]. Il est le frère cadet du tennisman Nicolas Escudé qui apportera le point décisif lors de la victoire en Coupe Davis en 2001.

« Joueur remarquable, d'une correction exemplaire, gentleman sur et en dehors du terrain, Paul Escudé honore le sport. »

— A. Bouscarel, La République des Pyrénées[59]

Lors de la saison 1981-1982, le Football club de Pau confie à Paul Escudé la responsabilité de l'équipe première[70] et lui-ci impose sa patte dès la reprise, avec « sérieux, discipline, rigueur »[71]

Mais les problèmes financiers s'amoncellent, entraînant avec eux une baisse des résultats et de la fréquentation du stade de l'Ousse-des-Bois.

Ère Paul Escudé & lutte pour la Deuxième division (1981 à 1991)[modifier | modifier le code]

Les Capbourruts de Paul Escudé, jeune entraîneur trentenaire terminent à la deuxième place dans leur Groupe de 4e division en 1983 et accèdent au championnat de France de Division 3 au début de la saison 1983-1984. Bernard Laporte-Fray et Joel Lopez brillent dans cette équipe sous les ordres de de celui qui allait devenir l’entraîneur emblématique du club. Jacques Lavoignat revient au club en provenance de RC Fontainebleau.

Paul Escudé, dont les valeurs sont « Sérieux, disponibilité et valeur » est à la tête du club depuis 4 saisons et rage contre le manque de moyens du club, qui doit se résigner à laisser Angoulême et Bourges se disputer la montée en deuxième division, après avoir fait la course en tête durant l'essentiel de la saison.

Plus de 8 000 personnes assistent à la stade de la Croix du Prince à la défaite des amateurs palois 1-0 en match aller de 32e de finale aller de la Coupe de France 1983-1984, face aux pros du Racing Club franc-comtois de Besançon où est prêté un jeune Bernard Lama. Les Palois arrachent un résultat nul sur la pelouse des pros lors du match retour le 23 février 1984, mais sont néanmoins éliminés[72].

Pour l'anecdote, ce fut Annie Cordy qui tira au sort la rencontre entre le FC Pau et Besançon[73].

« Avec les moyens des autres, on ne peut pas lutter de bout en bout. Nos performances à ce niveau relèvent quasiment de l'exploit. »

— Paul Escudé

Le Pau FC manque de peu la montée en 1984-1985 malgré le retour au bercail de Dominique Vésir, nommé capitaine de l'équipe[74]. Le FC Pau avait cependant effectué la course en tête de son groupe pendant l'essentiel de la saison. Le club est éliminé en 16éme de finale de la Coupe de France face à l'AS Nancy d'Arsène Wenger, attirant 10 000 personnes au stade de la Croix du Prince pour une rencontre perdue 1-0[75],[76]. Joël Lopez dispute 30 matchs et marque 23 buts cette saison là.

« C'est vrai qu'un match nul n'aurait pas été volé pour les Palois. Ils se sont créés les occasions les plus nettes. »

— Arsène Wenger

Ce bâtisseur, réfractaire au marquage individuel, remodèle le club à son image et pousse pour la création d'un nouveau stade et d'un centre de formation, lui qui est passé à côté d'une grande carrière par la faute d'une blessure[77].

En tant qu’entraîneur, Paul Escudé était réputé pour son football offensif et exigeant tactiquement et physiquement[77].

Pierre Clède milite pour la fusion des différents clubs de football palois à cette époque, solution qui permettrait selon lui de répondre au manque de structure du FC Pau. Mais il avait sous-estimé la résistance des clubs locaux à ce projet, qu'il accuse de lui rendre la tâche difficile[78]. En effet, le club formant le plus de joueurs de football à fort potentiel est sans conteste toujours la JAB de Pau, club de Jean Larqué, père de Jean-Miche Larqué et fervent opposant à toute tentative de fusion. Des joueurs tels que Dominique Vésir, Jean-François Larios ou Joël Lopez furent formés à la JAB de Pau par Jean Larqué et profitèrent de ses réseaux dans le football français[79].

Joël Lopez, après avoir quitté le club en 1984 pour les Girondins, revient au bercail en 1987.

Lors de la saison 1988, le FC Pau investit de nouveau le stade de la Croix du Prince le temps d'un match de Coupe de France, perdu face au Sporting Club bastiais[80].

En 1989, le FC Pau de Paul Escudé emmené par un jeune Xavier Gravelaine et Hemann Kingue, international camerounais vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations de football en 1984[81], atteint les 32e de finale de la Coupe de France[82], éliminé 4-0 par l'Olympique de Marseille de Papin, Huard, Sauzée et Allofs.

10 000 spectateurs assistent à ce match délocalisé à Biarritz, au Parc des sports d'Aguiléra[83] disputé sous des trombes d'eau[84].

32e de finale de la Coupe de France 1988 - 1989
Pau FC (4-4-2)
Gardien de but Carlos Martins
Défenseurs Hermann Kingue - Gilles Gruel - Hervé Commenay - Ahmed Zaidi
Milieux Georges Marques - Kader Zahi - Joël Lopez - Philippe Auge
Attaquants Xavier Gravelaine - Hervé Loustaunau
Olympique de Marseille (3-5-2)
Gardien de but Gaétan Huard
Défenseurs Philippe Thys - Karlheinz Forster - Yvon Le Roux
Milieux Patrice Eyraud - Franck Sauzée - Philippe Vercruysse - Pascal Gastien - Bruno Germain
Attaquants Jean-Pierre Papin - Klaus Allofs

Cette saison-là, les problèmes financiers du club se font à nouveau ressentir[85], et le maire André Labarrère doit de nouveau combler les déficits du club[86].

Paul Escudé, le légendaire entraîneur palois est lâché par ses joueurs et démis de ses fonctions à la fin de la saison 1989-1990 après 8 saisons aux commandes du club[87], qu'il aura contribué à structurer avec sa rigueur inégalable[88] malgré les problèmes financiers récurrents et le manque d’infrastructures adéquates. Sa rigueur et son professionnalisme étant parfois mal perçus par certains joueurs.

Il a laissé une trace indélébile, ses équipes produisant toujours un football porté sur l'offensive[89].

Il est remplacé par l'ancien capitaine Robert Péré-Escamps[90], au club de puis 1975 et son arrivée de la Vaillante de Gelos et par Marc Lévy dans un rôle d’entraîneur/joueur.

Enfin, ce sera au tour de Jean Gallice de reprendre les rênes de l'équipe première lors de la saison 1990-1991. Hervé Loustaunau, un des meilleurs buteurs de l'histoire du club, tire sa révérence en fin de saison[91].

Le Pau FC n'évitera toutefois la descente en fin de saison que grâce à un penalty de dernière minute.

L'affluence la plus basse est enregistrée à cette période (88 spectateurs payants), signe de l’extrême mauvaise réputation du déjà vétuste stade de l'Ousse-des-Bois[92].

Le club a grand besoin d'un nouveau souffle[93].

Âge d'or sous la présidence Pitoun (1991 à 1993)[modifier | modifier le code]

Le , le promoteur Alain Pitoun reprend les rênes du FC Pau, succédant à Pierre Clède[94] et fait immédiatement revenir la légende du club Paul Escudé au poste d’entraîneur[95].

Le contexte économique est morose, Gilbert Pontacq, président de la Section paloise, fait part de son scepticisme quant à la capacité de la ville à supporter plus de deux clubs professionnels[96]. Pitoun, en homme d'affaires avisé, joue l'apaisment et tend la main à la Section[97].

Pitoun, assisté d'un ex joueur du club Richard Allenda comme directeur sportif, offre un recrutement quatre étoiles en recrutant des anciens joueurs professionnels comme Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Jean-Jacques Nono ou encore Pascal Plancque, Dominique Deplagne et l'international américain Billy Thompson[98] en provenance du Los Angeles Heat[99].

Billy Thompson devient rapidement le chouchou du Hameau[100].

Issu d’un milieu modeste et natif d’Oloron, Alain Pitoun était un véritable « self-made man ». Il se lance en 1973 dans le négoce immobilier et créé en 1977 son entreprise de promotion immobilière, la société Promo Sud Alain Pitoun. Elle connaît un développement faramineux et vaut à son créateur le surnom de « Rastignac de la pierre ». Les projets immobiliers poussent comme des champignons à Pau et sur la Côte basque. Le siège de l’entreprise est installé dans d’anciens locaux de l’hôtel Continental, avec sol en marbre et dorures au plafond.

Alain Pitoun est l’un des hommes d’affaires les plus puissants de la cité royale. Il sponsorise l’Élan Béarnais, le Grand Prix de Pau et surtout devient président du FC Pau, en 1991.

L'ambition affichée du club est une nouvelle fois d'accéder en deuxième division, et le slogan du club devient « FC Pau, le foot avec passion ».

L'arrivée de ce promoteur immobilier, très vite comparé à Bernard Tapie pour son gout du luxe, puisqu'il effectue certains déplacements en Ferrari.

Le club palois troque alors ses couleurs traditionnelles jaune et bleu pour les couleurs originelles des Bleuets de Notre-Dame de Pau : le ciel et blanc.

Maillot du FC Pau pour la saison 1990-1991

Le club quitte le désormais vétuste stade de l’Ousse-des-Bois, afin de d'investir de nouveau le stade du Hameau, devenu entre-temps l'antre de la Section paloise en lieu et place du Twickenham béarnais, le vénérable stade de la Croix-du-Prince et ses tribunes en bois.

Les Capbourruts parviennent à atteindre les huitièmes de finale de Coupe de France lors la saison 1991-1992, éliminés par le SM Caen aux tirs aux buts.

Le club est ambitieux et fait parler de lui, grâce notamment à un public nombreux et fidèle, chose rare en France pour un club de troisième division.

Sur le plan des affluences au Hameau, la saison en division 3 1991-1992 est brillante, avec 6 000 à 7 000 personnes en moyenne, prenant régulièrement place dans les travées du stade du Hameau, dans un Béarn fortement attaché au rugby à XV, pour assister à des matchs de troisième division.

Le match face au favori pour la montée Niort le en ouverture de la saison attire ainsi plus de 6 000 personnes au stade du Hameau[101].

Alain Pitoun, ce promoteur connu pour son gout du luxe, est ciblé par l'organisation séparatiste basque Iparretarrak à partir de l’année 1991. Ainsi, un incendie détruisit son yacht de 14 mètres, le « Shogun », qui prit feu au mouillage dans le port de plaisance de Larraldenia à Ciboure. Cet incendie criminel sera alors attribué au groupe indépendantiste basque Iparretarrak. Dans la nuit du 25 au , l’agence immobilière paloise d’Alain Pitoun, Promosud avait été dévastée par un attentat.

En parallèle, le promoteur et président du Pau FC connait d'importants déboires avec la justice et de graves ennuis financiers [102].

Toutefois, les résultats en championnat ne sont toutefois pas à la hauteur puisque le club termine à une modeste 8e place en Division 3 1991-1992, et brille en Coupe de France en atteignant pour la première fois de son histoire les 8es de finale en avril 1992, éliminé aux tirs au but contre le Stade Malherbe de Caen, à la suite d'un penalty manqué de Didier Rabat[103].

Les palois avaient précédemment sorti le Nîmes Olympique en 16éme, également aux tirs au but.

Au début de la 1992-1993, Alain Pitoun nomme donc Slavo Muslin[104], en remplacement du très estimé Paul Escudé sur le banc en 1992. La pré-saison est bonne, l'équipe s’imposant face aux espagnols de l'Unió Esportiva Lleida et face à Tarbes[105].

Ainsi, le groupe est revanchard et prétend plus que jamais à accéder à la montée tant désirée[106].

Grâce à ses réseaux, Muslin fait venir de nombreux joueurs prometteurs comme Aleksandar Jankovic, Franck Rolling ou Samuel Boutal.

Le FC Pau termine premier de son groupe de Championnat de France de football de Division 3 1992-1993. Or cette année-là, contrairement aux éditions précédentes, le vainqueur du groupe n’accède plus automatiquement à la Deuxième Division, des barrages étant instaurés.

Le président Pitoun se retrouve cerné par les problèmes financiers, même si celui-ci les nient avec véhémence[107].

Les Palois ratent cependant la montée en deuxième division lors de la dernière marche à Lyon-Duchère (2-1 après prolongation, but de Hervé Musquère) le , lors d'une défaite aussi suspecte qu'amère disputée devant 200 spectateurs seulement[108]. Le FC Pau accèdent néanmoins au Championnat de France de football National nouvellement créé.

La DNCG ayant refusé la demande de statut professionnel de La Duchère, le club a été reversé en National 1 et le FC Gueugnon a été repêché en D2[109].

Cette saison-là, les Palois échouent de nouveau huitièmes de la Coupe de France de football 1992-1993 éliminés par l'AS Saint-Étienne de Joseph-Antoine Bell et Lubomir Moravcik.

Décadence et liquidation judiciaire (1993 à 1995)[modifier | modifier le code]

Le Pau FC découvre néanmois la saison initiale du championnat national.

Laurent Peyrelade meilleur buteur du groupe Centre Ouest avec 19 buts rejoint le club en 1993 en provenance de Étoile sportive aiglons briviste et Slavo Muslin reste l'entraineur. Le club enchaine néanmoins les matchs amicaux de pré-saison face à des adversaires prestigieux comme le RCD Espanyol de Barcelone, afin de créer une cohésion d'équipe entre les nouveaux arrivants Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et le reste du groupe[110]

Les problèmes financiers s'accumulent et le 30 octobre 1993, les Palois battent le Sporting Club de Toulon 4-0 et dès la fin du match, les joueurs se mettent en grève pour protester contre le non-paiement des salaires[111].

Le FC Pau n'atteindra jamais la Ligue 2, et c'est le début de la fin pour le président Pitoun, qui démissionne le criblé par les accusations judiciaires et contraint de quitter le club ciel et blanc à cause d'un passif de 220 millions de francs. 1993 sera l'année noire du golden boy. Le 6 avril, le tribunal de commerce de Pau prononce la mise en redressement judiciaire de quatorze sociétés puis, le 23 novembre, leur liquidation. Le placement en liquidation judiciaire est inévitable, prononcé le [112], puisque les joueurs professionnels ne sont plus payés et que le club afficherait un déficit comptable de quatre millions de francs[113].

Slavo Muslin quitte le club avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux à la fin de la saison 1994-1995, lassé des problèmes financiers du club et déçu de n'avoir pu obtenir la promotion tant désirée en Ligue 2.

Des voix s’élèvent à Pau pour questionner la viabilité du Football de haut-niveau dans la cité béarnaise, et de la survie de trois clubs professionnels: Élan Béarnais, Section paloise et FC Pau.

Gilbert Pontacq, président de la Section paloise, déclarait dès 1991 que la ville ne pouvait uniquement supporter que deux clubs professionnels[96].

Le football palois n’a ce jour pas encore retrouvé le faste des années Pitoun.

Pau Football Club (depuis 1995)[modifier | modifier le code]

Refondation du club (1995)[modifier | modifier le code]

Le club est refondé sous le nom de Pau Football Club lors de la saison 1995 - 1996 à la suite de la liquidation judiciaire du FC Pau[114] et reprend les couleurs Jaune et Bleu de la ville de Pau. Deux projets sont alors en concurrence pour la reprise: celui d'un ancien joueur en la personne de Bernard Laporte-Fray[115] et celui de l'ancien président du FC Pau de 1975 à 1991: Pierre Clède.

La maire André Labarrère estime, quant à lui que la ville de Pau peut accueillir trois clubs professionnelles « Il y a de la place pour trois clubs de haut niveau à Pau. À la condition qu'ils soient bien gérés. » La décision est finalement prise de sauver le football de haut-niveau à Pau sous l'appellation « Pau Football Club » et non « Pau-Pyrénées Football Club », nom porté par l'équipe Clède.

« Monsieur Cléde est un homme dé qualité qui a fait ce qu'il fallait pour le football à Pau, mais il fait partie du passé. »

— André Labarrère

Bernard Laporte-Fray, le gardien de but de 1983 devient, douze ans après, président du Pau Football Club. Il ne reste plus qu à obtenir l'agrément du liquidateur et celui de la FFF. Laporte-Fray était en effet le gardien lors de la saison de Division 4 1982-1983 où le FC Pau gagna sa place en Division 3 1983-1984, et était titulaire pour le premier match à ce niveau à Blois.

Désormais, l'accent est clairement mis sur la formation de jeunes joueurs et la fin du vedettariat. L'ex capitaine des années 1980, Robert Péré-Escamps, joueur du club pendant treize saisons est nommé au poste d’entraîneur avec pour mission de maintenir le club en National 2 pour la saison 1995-1996, le club ayant été relégué administrativement la saison précédente.

« Mais attention, nous ne sommes pas des dirigeants en costumes trois pièces. Notre volonté c'est de sauver le club, pas de nous montrer ou nous faire valoir. Alors nous travaillons dès maintenant en équipe. Nous sommes une équipe de copains, et nous voulons retrouver les valeurs de notre sport. »

— Bernard Laporte-Fray

La masse salariale est divisée par 2, passant de 375 000 francs à 175 000. Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et Pascal Plancque quittent le club.

La politique sportive du club est revue. C'est la fin des gros salaires et l'accent est mis sur le travail sur les jeunes afin de ne pas hésiter à les lancer en équipe première à dix-huit ans, s'ils en ont la qualité.

Le Pau FC écrit la première page de sa nouvelle histoire au stade du Hameau face au Dijon FCO, s'imposant sur le score de 1 à 0.

En 1997, le Pau FC offre sa première opportunité d'entraineur à René Girard, dont la mission est de d'obtenir la promotion en National, et à terme, en Ligue 2.

Stabilisation, développement et échec René Girard (1997 à 2001)[modifier | modifier le code]

Le Pau FC accède au championnat national nouvellement créé au début de la saison 1998-1999 sous la houlette de René Girard, après avoir obtenu la promotion depuis le CFA.

« Quand je suis arrivé au Pau FC, alors en CFA, je pensais que malgré la concurrence du basket et du rugby, la ville méritait un club de Ligue 1. »

— René Girard

Malheureusement, les résultats ne suivent pas au niveau National et Girard démis de ses fonctions en décembre 1997, se plaignant alors de l'influence en coulisses de Richard Allenda et de ne pas avoir eu la main sur le recrutement, afin de conserver le buteur vedette du club Michel Sanchez[116]. Il poursuit le club en justice[117].

Richard Allenda assure l'intérim et offre aux Capbourruts une victoire face à l'Association sportive de Saint-Étienne au huitième tour de la Coupe de France[118].

Pascal Plancque, ex-joueur du club qui avait terminé sa carrière chez les basques de l'Arin luzien en DH, succède à Allenda en janvier 1998.

Durant cette même saison 1997-1998, Pascal Plancque guide le club jusqu'aux 8e de finale Coupe de France, éliminé par le Paris Saint-Germain.

Joël Bats avait auparavant mis en garde ses troupes, pas au mieux à ce moment-là, contre le « tempérament du Sud-Ouest », estimant que c'était « un match piège »[119].

Certains spectateurs avaient effectués jusqu'à 4 heures de queue pour obtenir des places[120].

Ce match face au PSG fut disputé dans un stade du Hameau en fusion devant 15 000 spectateurs[121], et l'unique but de la rencontre dut inscrit par le capitaine de la Seleçao Raí[122]. L'enfant du club Edouard Cissé entre en jeu, remplaçant Laurent Fournier. Le match est haché et se termine sur une bagarre qui se poursuit dans les vestiaires, mais les Palois ont su faire preuve de "grinta" pour contrecarrer les plans des entraîneurs du PSG, Ricardo Gomes et Joël Bats (originaire de Mont-de-Marsan)[123]. Deux occasion de Girardot et Baylac aurait même pu lui permettre de l'emporter.

Les Capbourruts ont trois joueurs expulsés ce jour-là: Jacques Rémy, 73e ; Xavier Bécas, 113e et Laurent Vacher, 119e et estiment que l'arbitre ne fut pas à la hauteur de l’événement[124].

Le PSG aligne ce jour-là une équipe expérimentée face à des amateurs (seuls Vacher et Rémy bénéficient de contrats fédéraux[125]) mais ne parvient à s'imposer que sur la plus petite des marges après prolongation:

8e de finale Coupe de France 1997-1998
Pau FC (4-4-2)
Gardien de but Christophe Baiocco
Défenseurs Laurent Bédani - Laurent Vacher (Cap) - Arthur Demirdjian - David Jauréguiberry
Milieux Eddy Bathie (Richard Goyet, 117e) Normand (Jean-Jacques Bécas, 66e), Alexandre Sallabery, Jacques Rémy
Attaquants Raphaël Girardot (Gilles Guerri, 86e) - Denis Baylac
Paris SG (4-4-2)
Gardien de but Vincent Fernandez
Défenseurs Jimmy Algérino, Bruno Ngotty, Alain Roche, Paul Le Guen
Milieux Laurent Fournier (Édouard Cissé, 68e), Pierre Ducrocq, Raí Jérôme Leroy
Attaquants Marco Simone, James Debbah (Patrice Loko, 80e).

En 1998, le Pau Football Club est endeuillé par la disparition soudaine de Paul Escudé[126]. Un stade porte désormais son nom à Pau, inauguré par ses deux fils[127]. Au début de la saison 1999-2000, le Pau FC dispose désormais d'un budget de 6,5 Millions de Francs, permettant au club de rivaliser avec les grosses cylindrées de National et suscite un engouement croissant. Bernard Laporte Fray, est alors un jeune président, qui après les frasques passées, fait partie de cette nouvelle équipe de dirigeants qui a redonné une crédibilité à un club qui en manquait singulièrement. Mais en retrouvant la rigueur, les Palois n'ont pas perdu leurs ambitions pour autant. Le club est aux portes de la Division 2 et du monde professionnel jamais connu ici.

« Nous visons la D2 à moyen terme, mais si elle se présente cette saison, nous la saisirons. Car la D2, donc le professionnalisme, c'est le seul moyen pour nous d'asseoir nos bases et de renforcer nos structures de formation. Nous avons un gros potentiel en jeunes joueurs de talent que nous ne pourrons conserver que grâce à un centre de formation. On en a marre de se faire piquer tous les ans quatre à cinq jeunes joueurs ! »

— Bernard Laporte Fray

Le club lutte avec ses moyens, mais manque de structure puisque les Capbourruts ne peuvent effectivement pas proposer aux jeunes locaux un centre de formation, chasse gardée des structures professionnelles. De plus, le partenariat avec les Girondins de Bordeaux est peu productif, et le Pau FC se tourne à cette époque vers le Toulouse Football Club, avec les arrivées de Avezac.

Le béarnais Julien Poueys, passé par le centre de formation de Montpellier, vient relancer sa carrière au club en 1999[128].

Nouveaux remous, démission de Laporte-Fray et relégation en CFA (2001 à 2008)[modifier | modifier le code]

En 2001, le club traverse une nouvelle période trouble à la suite de la condamnation de son président Bernard Laporte-Fray et de son directeur sportif Richard Allenda à de la prison avec sursis pour possession de cocaïne[129],[111]. La présidence est un temps assurée par Jacques le Coadou, avant qu'un ancien joueur, Joel Lopez ne reprenne la main[130].

Durant la saison 2005-2006, le Pau FC, dirigé par Marc Lévy, de retour au club dans un rôle d’entraîneur, se fait prêter par Lorient FC un jeune joueur du nom d'André-Pierre Gignac. Âgé alors de 21 ans, « Dédé Gignac » avait marqué huit buts en vingt matchs sous les couleurs des Capbourruts. Le club béarnais avait terminé 15e et s’était maintenu. Fidèle à sa réputation de bon-vivant, il s’intègre vite à l'équipe et propose notamment du saucisson dans le bus[131].

« Je n’oublie pas mes années de National et de L2. Aujourd’hui, c’est une force supplémentaire, dit-il. Ce n’était pas facile de redescendre même si humainement j’ai passé des moments incroyables à Pau. Je n’ai pas eu que des hauts dans ma carrière et ça fait partie de moi. »

— André-Pierre Gignac

En 2002, le club continue de se structurer et nomme Jean-Marc Ferratge à la tête de la cellule de formation du club[132], avant de prendre les rênes de l'équipe première en 2003.

L'affluence moyenne se situe aux alentours des 1 500 spectateurs cette saison-là[132].

En coulisses, Jacques Le Coadou céde la présidence du club, fonction qu'il occupait depuis 2001 à Joël Lopez. Le club est en piteux état au niveau de la formation et n’intègre plus beaucoup de joueurs régionaux[133].

Le Pau Football Club s'est maintenu au niveau National jusqu'à la saison 2007-2008, lorsqu’il termine premier relégable à la 17e place et est relégué en Groupe C du Championnat de France amateur de football 2008-2009, terminant troisième et manquant de peu la remontée immédiate. Cette saison-là, David Vignes est nommé entraîneur le 8 octobre 2007, à la place de Jean-Luc Girard dont il était l’adjoint, il s’en fallut d’un rien qu’il contribuât à sauver la place du club en National.

Le Pau Football Club (de 1998-1999 à 2007-2008) et l'AS Cannes (de 2001-2002 à 2010-2011) co-détiennent le record de longévité en National, avec 10 saisons jouées consécutivement[134].

Rechute & championnat de France amateur (2008 à 2016)[modifier | modifier le code]

Relégué en 2008-2009, le Pau FC évoluera 8 saisons durant en CFA, perturbé par des problèmes financiers et un manque d'infrastructures. Un personnage marquant de l'histoire du club post liquidation judiciaire est Joël Lopez, ancien joueur du FC Pau qui sera entraîneur de 2000 à 2001, puis devient directeur sportif avant d'être nommé président du club jusqu'en 2010 lorsque le club évolue en CFA.

Malgré la descente en CFA, David Vignes conserve son poste durant plus de deux ans. Jusqu’au 15 novembre 2010, où l’élimination en Coupe de France à Sarlat (Division Honneur), puis la défaite à domicile contre Hyères qui plombait le classement, lui furent fatales.

Le club stagne et végète en CFA durant cette période. En 2010, la désaffection du public palois est marquée, cela se traduisant par des recettes au stade (entrées, buvette) et de sponsoring historiquement basse. Joël Lopez quitte la présidence du club pour rejoindre Evian, dont il deviendra président alors que le club est 16e de Ligue 1, en remplacement de Patrick Trotignon, révoqué[135].

Bernard Laporte-Fray reprend la présidence du Pau FC en 2010, 9 ans après l'avoir quittée en raison de procédures judiciaires, même s'il est toujours resté actionnaire principal.

Lors de sa prise de fonction il déclare: «Tout est à changer»[136]. Le budget est revu à la hausse, passant de 1 à 1,2 million d'euros pour aborder «un vaste chantier», destiné à faire remonter le club en Championnat National et viser la Ligue 2. Le Président Laporte-Fray entre en contact avec Edouard Cissé, qui ne "pas fermé à aider le club de son cœur. On s'est donné la saison pour entrer plus activement la saison prochaine"[136]. Cela ne se concertisera pas, l'ancien joueur du Pau FC Edouard Cissé confirmant avoir voulu s'investir au sein du club: « Avant, je voulais investir dans une autre entreprise, le Pau FC. J'ai tenté deux fois, mais ça n'a pas marché pour diverses raisons... »[137]

David Vignes est limogé début décembre 2010 après 3 saisons[138], après avoir pourtant été soutenu par son président[139]. On évoque alors un retour de Pascal Plancque, avant que le choix ne se porte sur Didier Christophe[140]. Celui-ci quitte ses fonctions pour des «raisons personnelles» un mois plus tard, Jacques-Olivier Paviot assurant l'intérim[141].

Finalement, Robert Buigues est nommé, devenant le quatrième entraîneur du Pau FC cette saison-là[142]. Le club termine 3e de son groupe de CFA.

En 2012, le Pau FC frôle le dépôt de bilan une nouvelle fois, la mairie confirmant sa volonté de baisser sa subvention de 120 000 euros[143]. Jean-Michel Larqué, comme son père dans les années 80, se prononce contre le rapprochement des différents clubs palois sous une seule et même entité[144].

Dans une terre de rugby, il a toujours été difficile pour les Capbourruts d'occuper les premiers rôles[145],[146].

Au début de la saison 2012-2013, le Pau FC réoriente sa politique de recrutement vers des joueurs locaux avec Labat, Cami, H. et J. M'Laab, Cazenave, Liade, Ourch, El Assikri, Mandir (Pau), Leglib (Oloron), Bécas, Aigouy (Tarbes), Laplace-Palette, Mendivé, Lacrampe (St-Palais)[147].

Les Capbourruts assurent le maintien lors de la dernière journée, grâce à une victoire 5-4 à Béziers, après avoir été menés 4-1 à la 51e[148].

En 2014, lors d'un match à Grenoble, le président Laporte-Fray est sur le banc, l’entraîneur Laurent Strzelczak et l'adjoint Brahim Naimi étant tous deux suspendus[149]. Cette saison-là, Laurent Strzelczak est limogé et le club rappelle David Vignes[150].

Lors de la saison 2015/ 2016, le Pau FC réalise le meilleur début de saison de son histoire avec 7 victoires d'affilée et obtient la promotion en National[151]. Les affluences repartent à la hausse avec notamment 3 500 spectateurs pour le match face à l'OM (B)[152].

Ambitions retrouvées et retour en National (2016-)[modifier | modifier le code]

Néanmoins, le Pau FC retrouve finalement le National six ans plus tard, lors de la saison 2016-2017, avec David Vignes aux commandes terminant à la 14e place du classement, premiers non relégables[153]. Le club se structure avec l'arrivée d'un « manager général et directeur sportif » en la personne de l'ancien gardien de but Teddy Herard, ancien directeur sportif de l'AS Vitré.

Le Pau FC obtient son maintien miraculeusement lors de la dernière journée, grâce à un succès 3-0 sur le terrain de l'Union sportive concarnoise, bénéficiant du même coup des défaites du Club sportif Sedan Ardennes et du CA Bastia pour la saison de son retour en National[154].

Pour sa deuxième saison à ce niveau, le Pau FC débute la saison 2017-2018 avec pour ambition une nouvelle fois d'assurer le maintien le plus rapidement possible[155] dans un stade du Hameau rénové à l'intersaison[156] avant de prendre possession de son nouveau stade, entièrement destiné à la pratique du football. Les manquements en termes d'infrastructures sont toujours criants[157].

Quelque 2 500 spectateurs ont assisté à cette dernière du Pau FC face au champion du Red Star FC — auquel le public effectua une haie d’honneur — au stade du Hameau avant d'intégrer son nouveau stade destiné au football[158].

L'entraineur David Vignes, malgré le maintien obtenu une année de plus en National, n'est pas reconduit[159]. La saison du Pau FC en National 2017-2018 marque l'émergence d'Aaron Boupendza, prêté par les Girondins de Bordeaux, qui termine la saison en position de 3e meilleur buteur, sans avoir tiré de penaltys[160].

Cette saison est marquée par deux sorties du président Laporte-Fray, déclarant que « Aaron Boupendza doit être suivi mentalement » et « on a prévenu les Girondins que s'ils veulent en faire un grand joueur il doit être suivi mentalement. »[161]

Enfin, à l'issue de la saison, le président Laporte-Fray fustige David Vignes, déclarant dans un communiqué :

« J’ai offert à deux reprises un contrat de travail ainsi que la possibilité à David Vignes - pourtant non-diplômé - de devenir l’entraîneur d’un club de National. Il n’y aura pas de troisième fois. Son choix de faire part à nos joueurs de ses états d’âme et de sa situation contractuelle alors que le maintien du Pau FC en National était loin d’être acquis est une preuve, s’il en fallait, d’un amateurisme certain. Je n’en dirai pas plus car mon intention n’est pas de nuire à la suite de sa carrière. Je lui souhaite d’ailleurs de poursuivre, cette fois-ci, au moins au même niveau. Le Pau FC va changer d’ère avec la livraison de son nouveau stade et d’un lieu de vie fédérateur. Il me faudra apporter un souffle nouveau et un patron dans le domaine sportif avec des méthodes de travail et de management qui, je l’espère, permettront à nos joueurs et au Pau FC dans son ensemble de progresser. »

— Bernard Laporte Fray

Cette décision et ce communiqué sont accueillis froidement par les supporters. Vignes de son coté, affirme qu'il aurait aimé continuer sa mission[162].

Enfin, avec neuf saisons à la tête du club, David Vignes établit un record de longévité[163], surpassant le règne de Paul Escudé[164].

Ainsi, le Pau FC entame sa troisième saison de Championnat de France de football National 1 2018 - 2019 en tant que seul représentant du football du Sud-Ouest de la France, avec un entraîneur italien aux commandes: Raffaele Novelli.

Identité du club[modifier | modifier le code]

Évolution du Blason[modifier | modifier le code]

Le blason traditionnel du club, révélé en 1959 lors d'une conférence de presse tenue au Café Majestic, après la scission avec les Bleuets s'inspire de celui de la ville de Pau avec le slogan « Vaincre ou Sourire ». À part une malheureuse aventure dans les années 90, les Palois sont restés fidèles au logo d'origine[165].

Ce blason fait référence à la couronne d'Henri IV et au Bèth Cèu de Pau (Beau ciel de Pau en béarnais).

En effet, Pau est surnommée La « Cité Royale » car la ville vit naître Henri IV, ou Nouste Henric pour les béarnais. La ville fut la capitale du Béarn, ancien État souverain, puis ancienne province française à la suite de son rattachement au royaume de France en 1920 après que Louis XIII, son fils, imposera l'union des deux Couronnes en organisant une expédition militaire en Béarn.

Par ailleurs, Henri IV après son couronnement aurait déclaré : « Je donne la France au Béarn, et non le Béarn à la France ».

Le blason met en avant la chaîne des Pyrénées, et plus particulièrement le Pic du Midi d'Ossau tel que vu depuis le Boulevard des Pyrénées.

Ce panorama unique a fait dire à Lamartine : « Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer. »

Couleurs[modifier | modifier le code]

Le Pau FC arbore les couleurs jaune, couleur des armoires du Béarn et le bleu présent sur les armoires de la ville de Pau et rappelant le Bèth Cèu de Pau.

Les couleurs originelles des Bleuets Notre-Dame de Pau et du FC Pau étaient le bleu et le blanc.

Style de Jeu[modifier | modifier le code]

Le football pratiqué par les équipes paloises, depuis la création du patronage des Bleuets Notre Dame de Pau, a souvent été réputé pour être engagé, à l'image du football anglais, physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville et d'une région où le rugby règne en maître[20].

Face au PSG en Coupe de France 1998, Les Capbourruts ont ainsi trois joueurs expulsés lors de la rencontre [166].

Toutefois, le légendaire Paul Escudé a profondément changé l'ADN du club, en prônant un football de possession lors de de son retour au club en 1980-1981, d'abord en tant qu’entraîneur / joueur [59] , avant de prendre définitivement la tête de l'équipe première et de marquer l'histoire du club au cours des 9 années suivantes.

Raffaele Novelli, nommé lors de la saison 2018-2019 bâtit son équipe pour proposer également un football de possession.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Championnats nationnaux[modifier | modifier le code]

Coupes[modifier | modifier le code]

Le club n'a jamais eu le statut professionnel et par conséquent, n'a pour le moment jamais pris part à la Coupe de la Ligue.

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Période Nom
1932 - 1958 Drapeau : France Albert Lille
1959 - 1964 Drapeau : France José Bidegain
1964 - 1975 Drapeau : France James Chambaud
1975 - 1991 Drapeau : France Pierre Clède
1991 - 1993 Drapeau : France Alain Pitoun[167]
1993 - 1994 Drapeau : France Albert Sadoun
1995 - 2001 Drapeau : France Bernard Laporte-Fray[168]
2001 - 2004 Drapeau : France Jacques Le Coadou
2005 - 2010 Drapeau : France Joël Lopez
Depuis 2010 Drapeau : France Bernard Laporte-Fray [169]

Historique des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous dresse la liste non exhaustive des différents entraîneurs du club palois au cours de son histoire.

Entraîneurs du FC Pau
Rang Période Nom
1 1959-1961 Drapeau : Hongrie Bela Herczeg[170]
2 1962-1963 Drapeau : France Guy Paternotte
3 1963-1969 Drapeau : France Jo Lopez
4 1970-1973 Drapeau : France M.Verbruges
5 1973-1975 Drapeau : France René Lanusse
6 1976-1980 Drapeau : France Jean-Pierre Altuzarra
7 1980-1981 Drapeau : France Jacques Foix
8 1981-1990 Drapeau : France Paul Escudé
9 1990-1991 Drapeau : France Robert Péré-Escamps / Marc Lévy
10 1990-1991 Drapeau : France Jean Gallice
11 1991-1992 Drapeau : France Paul Escudé
12 1992-1995 Drapeau : Serbie Slavoljub Muslin
Entraîneurs du Pau FC
Rang Période Nom
13 1995-1996 Drapeau : France Robert Péré-Escamps
12 1996-1997 Drapeau : France René Girard
13 jan. 1998 - déc. 1999 Drapeau : France Pascal Plancque
14 déc. 1999 - oct. 2002 Drapeau : France Joël Lopez
15 oct. 2002 - nov. 2003 Drapeau : France William Dymant
16 2003-2004 Drapeau : France Jean-Marc Ferratge
17 2004-2006 Drapeau : France Marc Lévy[171]
18 2006-2007 Drapeau : France Jean-Luc Girard[171]
19 2007-2010 Drapeau : France David Vignes
20 2010-2010 Drapeau : France Jacques-Olivier Paviot
22 2010-2011 Drapeau : France Didier Christophe
23 2010-2010 Drapeau : France Jacques-Olivier Paviot
24 2011-2012 Drapeau : France Robert Buigues
25 2012-2014 Drapeau : France Laurent Strzelczak
26 2014-2018 Drapeau : France David Vignes
27 2018- Drapeau : Italie Raffaele Novelli
Nombre de saisons au club
Rang Saisons Nom
1er 9 Drapeau : France Paul Escudé
1er 9 Drapeau : France David Vignes
2 6 Drapeau : France Jo Lopez
3 4 Drapeau : France Jean-Pierre Altuzarra

Joueurs emblématiques et records du club[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés[172]
Rang Nom Matchs Carrière au club
1 Drapeau : France Jacques Leglib 260 1995 - 1998
2000 - 2013
2 Drapeau : France Nicolas Cami 239 2002 - 2005
2009 - 2013
3 Drapeau : France Julien Labat 227 1998 - 1999
2012 - 2013
4 Drapeau : France Vincent Di Bartolomeo 137 2003 - 2007
5 Drapeau : France Christophe Baïocco 86 1997 - 2000
Meilleurs buteurs[172]
Rang Nom Buts Matchs Carrière au club
1 Drapeau : France Denis Baylac[173] 59 1996 - 2001
2002 - 2003
2 Drapeau : France Michel Sanchez 54 1994-1995
1996- 1997
3 Drapeau : France Pierre Aristouy 29 83 2006 - 2009
4 Drapeau : Côte d'Ivoire Seydou Koné 22 30 2010 - 2011
5 Drapeau : France Xavier Gravelaine 20 34 1988 - 1989
6 Drapeau : France Patrick Cubaynes 15 24 1991 - 1992

Paul Escudé, en tant que joueur puis entraîneur, est incontestablement une des figures majeures du club, un gentleman qui inspirait à ceux qui le côtoyèrent [174]. Père de Julien et Nicolas, la ville de Pau a inauguré un stade portant son nom après son décès en 1998[127].

Dominique Vésir a terminé sa carrière au club, en tant que capitaine, sous la houlette de Paul Escudé[175].

L'ex portier palois et désormais entraîneur des gardiens Jacques Leglib est le joueur le plus capé sous le maillot du Pau FC avec 260 apparitions suivi de près par Nicolas Cami avec 239 matchs. Le meilleur buteur de l'histoire du club est l'attaquant français Denis Baylac avec 59 buts. Le second est Pierre Aristouy avec 29 réalisations, suivi de l'attaquant ivoirien Seydou Koné auteur de 22 réalisations.

Plusieurs joueurs majeurs ont également porté le maillot des Capbourruts comme le milieu international sénégalais Édouard Cissé, le milieu américain Billy Thompson, l'attaquant français Xavier Gravelaine, l'ivoirien Sékana Diaby, le défenseur international français Julien Escudé, l'attaquant international André-Pierre Gignac, le milieu argentin Tino Costa ou plus récemment l'international camerounais Dany Nounkeu.

Par ailleurs Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Pascal Plancque, Aleksandar Jankovic, Frank Rolling ou bien Samuel Boutal ont tous évolué sous le maillot palois.

Pascal Plancque a par ailleurs lancé sa carrière d’entraîneur au club.

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur du Pau Football Club.

Joueurs formés au club[modifier | modifier le code]

Adrien Rabiot a évolué avec les équipes de jeunes du Pau FC[176] avant de partir pour le PSG. André Altuzarra et Paul Escudé, internationaux juniors, ont été formés au club.

Julien Escudé, Julien Cardy, Gaëtan Belaud et Vincent Laban ont également évolué en jeunes au Pau FC.

Le club a également formé des joueurs pros comme Michel Bensoussan ou David Jaureguiberry.

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste l'effectif du Pau FC pour la saison 2018-2019.

Effectif du Pau FC de la saison 2017-2018 au 20 janvier 2018[177]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 1] Nom Date de naissance Sélection[note 2] Club précédent
30 G Drapeau de la Côte d'Ivoire Koné, IbrahimIbrahim Koné 05/12/1989 (29 ans) Tarbes PF
16 G Drapeau de la France Rabyi, FawziFawzi Rabyi 10/05/2000 (18 ans) Toulouse FC
1 G Drapeau de la France flèche vers la droite Guendouz, AlexisAlexis Guendouz 26/01/1996 (22 ans) AS Saint-Étienne
20 D Drapeau de la France Bury, LouisLouis Bury 10/07/1995 (23 ans) Formé au club
25 D Drapeau de la France Mendy, ElydjahElydjah Mendy 14/03/2000 (18 ans) Formé au club
25 D Drapeau du Sénégal Beye, MoustaphaMoustapha Beye 06/08/1995 (23 ans) Novare Calcio
22 D Drapeau de la France Arbaoui, LarbiLarbi Arbaoui 05/10/1998 (20 ans) Formé au club
24 D Drapeau de la France flèche vers la droite Vallier, LennyLenny Vallier 24/04/1999 (19 ans) Stade de Reims rés.
3 D Drapeau du Sénégal Sylla, AlphaAlpha Sylla 05/03/1999 (19 ans) Génération Foot
17 D Drapeau de la France Batisse, AntoineAntoine Batisse 13/01/1995 (23 ans) Chamois niortais
4 D Drapeau de la France Bansais, DamonDamon Bansais 08/01/1994 (24 ans) Stade lavallois rés.
6 M Drapeau de la France Daubin, QuentinQuentin Daubin 03/07/1995 (23 ans) Chamois niortais
21 M Drapeau de la France Maisonneuve, PaulPaul Maisonneuve Capitaine 22/12/1986 (31 ans) FC Martigues
27 M Drapeau de la France Laplace-Palette, LucasLucas Laplace-Palette 09/02/1996 (22 ans) Formé au club
10 M Drapeau du Luxembourg flèche vers la droite Thill, VincentVincent Thill 04/02/2000 (18 ans) FC Metz rés.
26 M Drapeau de la France flèche vers la droite Boisgard, QuentinQuentin Boisgard 17/03/1997 (21 ans) Toulouse FC
13 M Drapeau du Sénégal NDiaye, AbdourahmaneAbdourahmane NDiaye 31/12/1996 (21 ans) Génération Foot
5 M Drapeau du Sénégal Name, MustaphaMustapha Name 05/05/1995 (23 ans) Association sportive des Douanes
9 A Drapeau du Mali Guilavogui, MohamedMohamed Guilavogui 14/11/1996 (22 ans) Mali -20 ans Clermont Foot rés.
11 A Drapeau de la Guinée-Bissau Có, KenedyKenedy Có 30/11/1998 (20 ans) Guinée-Bissau -20 ans Sporting Clube de Portugal rés.
19 A Drapeau de la France Pellure, JordiJordi Pellure 07/09/1995 (23 ans) Formé au club
18 A Drapeau de la France Tressens, AxelAxel Tressens 02/08/1999 (19 ans) Formé au club
15 A Drapeau de la France Reppert, AlainAlain Reppert 20/03/1995 (23 ans) RC Strasbourg rés.
14 A Drapeau de la Gambie Jarju, YankubaYankuba Jarju 20/08/1996 (22 ans) Gambie -20 ans Génération Foot
7 A Drapeau du Sénégal Gueye, Mamadou LamineMamadou Lamine Gueye 13/03/1998 (20 ans) Sénégal -20 ans Génération Foot
Entraîneur(s)
  • Drapeau : Italie Raffaele Novelli
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Pierre Lamugue
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France Jacques Leglib
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Florian Pannetier

Légende

Consultez la documentation du modèle

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stade actuel[modifier | modifier le code]

Nouveau stade / stade de la plaine du Hameau[modifier | modifier le code]

Le Pau FC dispose de son propre stade d'une capacité de 1 200 places à partir de la saison 2018/2019, qui vient régler des problèmes chroniques infrastructures pour le club et l’ensemble du football palois[178].

Le nom de ce stade n'a toujours pas été révélé à ce jour. Le stade pourrait être nommé « stade des Pyrénées » ou « stade Jean-Michel Larqué »[179].

En plus de la tribune principale, les buttes de terre seront aussi dessinées façon gradins, sorte de pesage assis dans l’herbe pour 4 000 à 5 000 places. Le budget, porté par la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, est de 3,4 millions d'euros hors taxe[180]. La capacité du stade pourra être adaptée en cas de montée du Pau FC en Ligue 2.

Ce complexe comportera un terrain de football de 105 × 68 m avec une pelouse plantée sur de la pouzzolane, système offrant un drainage de haute qualité évitant la boue en cas de forte pluie ainsi que les épisodes de gel par grand froid. Un terrain annexe en synthétique et un club-house complète le complexe. Il était initialement question que le terrain d'honneur soit en synthétique, ce qui a été refusé par le président Laporte-Fray qui a milité pour un nouveau stade "avec un revêtement en herbe."[181]

Ainsi, l'ensemble des équipes du Pau FC évolueront sur ce complexe situé sur la plaine des jeux du Hameau[182],[183].

Le nouveau stade répondra aux exigences de catégorie 3 de la Fédération Française de Football (niveau National).

Toutefois, les deux premiers matchs prévus au stade ont du être annulés - le premier face à Chambly et le second délocalisé à Bayonne au stade Didier Deschamps pour affronter Dunkerque, en raison du mauvais état de la pelouse.

Le club a inauguré son nouveau stade au Football Club Villefranche Beaujolais le [184].

Anciens stades[modifier | modifier le code]

Stade de l'avenue de Buros ou stade des Bleuets[modifier | modifier le code]

Le club a utilisé le stade de l'avenue de Buros de 1959 à 1968.

Avant 1959, le Pau FC, alors connu sous le nom de Bleuets de Notre-Dame de Pau évoluait également au stade de l'avenue de Buros [7].

Le club avait acquis en 1941 ce terrain de 12 000 m2 situé chemin de Buros. Cet ancien pré à vaches était doté d’une ferme, la ferme Bernès, faisant office vestiaires.

Le stade possédait alors deux tribunes latérales.

Le FC Pau dispute ses premières saisons dans ce stade[185].

De nos jours, une stèle rend hommage à la légende Albert Lille.

Ce stade est vétuste et sera remis aux normes avec une pelouse artificielle[186] malgré les risques pour la santé que cela comporte[187].

Stade du Hameau[modifier | modifier le code]

Le stade du Hameau est aujourd'hui le stade principal de la ville de Pau, ayant succédé au stade de la Croix-du-Prince. Le FC Pau, puis le Pau FC ont partagé ce stade à de multiples reprises avec le club de rugby de la ville, la Section paloise. Le stade du Hameau a été inauguré en 1949 sous le nom de stade olympique du Hameau[188].

Le Pau FC est toutefois le premier de ces deux clubs à s'y établir dès 1960[45] et y restera jusqu'en 1968, date à laquelle le club s'établira au stade de l'Ousse des Bois[60].

À son retour en National, le Pau FC évolue au stade du Hameau, entièrement rénové lors de la saison 2017. La capacité du stade est de 18 852 places[189], dont 3 000 provisoires et 1 500 loges.

Les nouveaux vestiaires comptent 28 emplacements individuels et offrent un espace d’échauffement de 60 destinés à l'échauffement[190]. Les visiteurs au Hameau y disposent désormais d’un vaste vestiaire de 87 m2 avec un espace de soins doté de trois tables de massages.

Le dernier match du Pau FC dans ce stade a été disputé face au Red Star Football Club le [191]

Croix-du-Prince[modifier | modifier le code]

Le FC Pau a disputé quelques matchs dans le vénérable stade de la Croix-du-Prince, antre historique de la Section paloise. Bâti à l'anglaise avec des tribunes en bois situées très près du jeu, la Croix du Prince subira des rénovations importantes en 1913 et 1952 pour accueillir un public toujours plus nombreux. La particularité de ce stade est également de se situer au sein du tissu urbain de la ville. L'atmosphère singulière de ce stade, la proximité du public et sa ferveur feront de la Croix du Prince une enceinte particulière pour le rugby français.

Se dégradant lentement au fil des années, ne répondant plus aux exigences du rugby moderne et disposant de possibilités d'extensions très limitées, il ne répond plus aujourd'hui aux exigences de la pratique du sport de haut niveau.

Au début des années 2000, alors que le club se stabilise en Championnat de France de football National, le président Bernard Laporte-Fray exprime son souhait de voir le Pau FC devenir le nouveau club résident de ce stade chargé d'histoire[192]. Mais les coûts de rénovation et mise aux normes s'avèrent trop importants.

Stade de l'Ousse des Bois[modifier | modifier le code]

Stade construit spécialement pour le Pau FC dans les années 1960, il est rapidement devenu trop vétuste et inadapté à la pratique du football de haut-niveau. Son emplacement au milieu d'un grand ensemble d'immeuble construit dans les années 1960 en fait un stade peu apprécié des palois[60]. Les jeunes joueurs y ont parfois été caillassés et les incivilités y sont nombreuses[193].

C'est dans ce stade que le club a enregistré sa plus basse affluence jamais enregistrée: 88 spectateurs en 1990-1991[92].

« Il n’est pas normal de jouer à l’Ousse des Bois un match de CFA. » – Pierre Aristouy, entraineur du Stade montois[194]

Centre d'entrainement[modifier | modifier le code]

Seniors[modifier | modifier le code]

L’équipe première est basée au Camp Pissard Santarelli, qui est une ancienne caserne et camp militaire, qui recevait l’État-Major de la 11e division parachutiste jusqu’en 1996. Ce camp a été a été baptisé des noms de deux officiers, Jacques Pissard et Jacques Santarelli décédés lors d’un accident d’hélicoptère en février 1976 à Barèges. Le site se trouve en bordure de l’avenue Alfred Nobel, implanté en partie sur la ville de Pau, pour une surface de 18,30 hectares et sur la commune de Bizanos pour une surface de 3,23 hectares, soit un total de 21,53 hectares.

Jeunes[modifier | modifier le code]

Stade Paul Escudé[modifier | modifier le code]

Les équipes de jeunes s’entraînent au stade Paul Escudé, nommé en l'honneur d'une légende du football palois, Paul Escudé, père de Julien et Nicolas[127].

C'est un stade doté d'une pelouse artificielle.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et dénomination du club[modifier | modifier le code]

Le Pau Football Club est structuré en tant que SASP, dont l'adresse est Boulevard de l'aviation 64000 Pau.

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Chaque saison, le Pau FC publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui assure le contrôle administratif, juridique et financier des associations et sociétés sportives de football afin d'en garantir la pérennité. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du club palois saison après saison. Le budget du Pau FC pour la saison 2016-2017, validé par la DNCG, est de 1,9 million d'euros[195]. La subvention de la mairie de Pau se monte à 108 640 €, en baisse par rapport aux 155 000 € de la saison 2016-2017[196].

Historique du budget prévisionnel du Pau FC
Saison 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024
Budget (M€) 1,9 1,65 1,75[197]
Légende : M€ = millions d'euros.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Pour la saison 2018-2019, le club est équipé par Nike et ne possède pas de sponsor maillot.

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Plusieurs groupes de supporters se sont succédé au cours des dernières saisons.

En janvier 2006 a été créé un nouveau groupe de supporters du Pau F.C., la Brigada Biarnesa, qui succède aux Royals 64.

La STUP (Supporters de la Tribune Ultra paloise) prend le relais à l'occasion de la remontée du club en National[198],[199],[200]. Son logo reprend la tête du roi Henri IV.

Rivalités[modifier | modifier le code]

Fortes rivalités[modifier | modifier le code]

Aviron Bayonnais FC[modifier | modifier le code]

Il s'agit du derby basco-béarnais[201], inspiré des rivalités rugbystiques [202],[203],[204],[205] et de l'historique rivalité entre basques et béarnais [206]. Le premier match entre ces deux clubs a eu lieu en Coupe de France en 1960 au stade du Hameau[207].

Ces clubs se sont affrontés en championnat en National 2004-2005 et CFA 2015/2016[208].

Le match de National 2004-2005 perdu 0 - 1 dans les arrêts de jeu sur un but de la main de Patrick Vareilles, avait attirés plus de 5000 personnes au stade du Hameau[209].

De nombreux anciens joueurs palois ont évolué à l'ABFC au fil des années : Alexandre Sallaberry, Laurent Cassouret[210], Frédéric Bernaleau, Xabi Ipharraguerre ou encore Denis Stinat.

Tarbes Pyrénées Football[modifier | modifier le code]

Il s'agit du Derby des Pyrénées[211], disputé entre voisins béarnais et bigourdans [212],[213]. Les villes de Pau et Tarbes sont distantes de 45 km, donnant lieu à un derby régional[214] entre le Béarn et la Bigorre [215].

Peu de matches en compétition nationale ont été disputés au stade du Hameau entre le Pau FC et le TPR / Stadoceste tarbais, sans que Pau ne perde aucun de ces matchs à domicile [216].

De nombreux joueurs ont évolués dans les deux équipes au fil des années: Denis Baylac, Jean-Jacques Bécas et Xavier Bécas, Nicolas Delmas ou encore William Dymant[217].

Stade montois[modifier | modifier le code]

Une autre rivalité historique est avec le Stade montois pour le derby lando-béarnais[218], [219],[220],[221].

Le Stade montois est le club contre lequel les Palois ont disputé le plus de matchs de leur histoire, le premier ayant eu lieu en 1961 [222]. Les matchs sont souvent enflammés entre Palois et Montois[223].

Bleuets de Notre-Dame de Pau FC[modifier | modifier le code]

Derby palois[224] issu de la scission des deux clubs en 1959. Les matchs dans les années 1960 et 1970 étaient accrochés, avant que le FC Pau ne prenne définitivement le pas sur les Bleuets, en dépit de leur fusion avec le Loisir Populaire Palois [225] [226].

FA Bourbaki[modifier | modifier le code]

Derby palois courant depuis la création du club à nos jours[227][228].

Les Kroumirs de Bourbaki ont affronté le Pau FC à de nombreuses reprises en Championnat & Coupe de France.

Rivalités régionales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  2. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

A. Berdery Pau, ville sportive éd. Adichat (1988)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]