Félix Régamey

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Félix Régamey
Félix Régamey (photograph).jpg

Portrait de Félix Régamey par Jose Maria Mora

Naissance
Décès
(à 62 ans)
Juan-les-Pins
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Œuvres principales
Portraits de Verlaine et de Rimbaud, aquarelles orientales

Félix-Élie Régamey, né à Paris le et mort célibataire le à Juan-les-Pins[1], est un peintre, dessinateur et caricaturiste français.

Il est le fils du peintre Louis Pierre Guillaume Régamey et le frère des peintres et dessinateurs Frédéric et Guillaume Régamey.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pastel de Félix Régamey figurant la cérémonie bouddhique tibétaine au musée Guimet présidée par Agvan Dorjiev à laquelle assistent Georges Clemenceau (au premier plan à droite) et Alexandra David-Néel le 27 juin 1898.

Il commence sa carrière en publiant des caricatures et des dessins satiriques ou humoristiques dans de nombreux journaux tels que le Journal amusant, Le Boulevard, L'Indépendance parisienne, La Vie parisienne, Les Faits-Divers illustrés. En septembre 1870, il fonde le Salut Public, puis s'implique dans la Commune de Paris et doit s'exiler plusieurs années à Londres après l'échec de l'insurrection. Ami de Rimbaud et Verlaine, il les aide financièrement lorsqu'ils arrivent en Angleterre en 1872.

Il part ensuite aux États-Unis et collabore au Graphic et au Harper's Weekly. En 1876, à Philadelphie, durant l'exposition universelle, il retrouve Émile Guimet qu’il avait rencontré à Londres quatre ans plus tôt. Tous deux entament alors un long périple qui va les conduire au Japon, en Chine, en Asie du Sud-Est puis en Inde avant de retrouver l’Europe. Lors de ces différentes étapes, Guimet se renseigne auprès des érudits dans le cadre de son travail de création d’un musée des religions pour lequel il acquiert de nombreux objets. Pendant ce temps, Régamey dessine des esquisses, un long travail qui lui permettra, de retour en France, la réalisation de nombreuses œuvres à sujet asiatique : dix mois de périple qui éclaireront tout le reste de leurs vies.

Les aquarelles et les dessins presque ethnographiques de Régamey sont présentés à l'exposition universelle de 1878 et publiés la même année dans les Promenades japonaises de Guimet.

Guimet et Régamey ont contribué à nourrir en France le japonismpe[2] : ils ont fait connaître des objets rituels, des estampes, le théâtre japonais,...

Fouriériste[3].

En 1881, Félix Régamey est nommé inspecteur de dessin des écoles de la ville de Paris.

Il est inhumé au cimetière communal de Clamart.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Pour distinguer le travail de Félix de celui de son frère Frédéric, le premier signe sous la forme d'un monogramme « F. Fx », comme on peut le constater sur certaine de ces images :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Okoma, roman japonais illustré par Félix Régamey d'après le texte de Bakin Takizawa (1883)[4]
  • À Gambetta, 1838-1882 (1884)
  • Le Cahier rose de Mme Chrysanthème (1894)
  • Verlaine dessinateur (1896)
  • D'Aix en Aix, promenade pittoresque, sentimentale et documentaire. Savoie, Suisse, Allemagne, Belgique, réface d'Ernest d'Hervilly (1897)
  • Le Japon pratique (1891)
  • Le Dessin et son enseignement dans les écoles de Tokio (1902)
  • Les Yeux clos, pièce en 1 acte en vers, par Michel Carré, d'après la légende japonaise de Félix Régamey, Paris, Théâtre de l'Odéon, 26 novembre 1896
  • Le Japon en images. Dessins d'après nature et documents originaux (ca.1900)
  • Japon (1903)
  • Horace Lecoq de Boisbaudran et ses élèves, notes et souvenirs. Avec la reproduction d'un portrait du maître par lui-même (1903)
Illustrations d'ouvrages

Sources[modifier | modifier le code]

  • John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Librairie Illustrée, Paris, 1888.
  • Archives municipales d'Antibes arr de Grasse, décès 1907, 4E14, n°105.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, p. 681
  2. Christophe CORBIER, Les débuts du japonisme en France, Histoire par l'image [en ligne], consulté le 12 Mai 2018. URL : http://www.histoire-image.org/fr/etudes/debuts-japonisme-france
  3. « Dictionnaire biographique du fouriérisme », sur www.charlesfourier.fr/
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1055848p

Liens externes[modifier | modifier le code]