Félix Pardon

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Félix Pardon
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Félix Pardon (Saint-Josse-ten-Noode, 1851 - Lombardsijde, 1921) est un compositeur, pianiste, chef d'orchestre, pédagogue et critique musical belge.

Son épouse est également une artiste lyrique, mezzo-soprano.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie au conservatoire de Bruxelles, élève de François-Auguste Gevaert et François-Joseph Fétis. Il y reçoit le premier prix de composition en 1868[1]. En 1869, il obtient le deuxième prix du grand concours de composition musicale, prix dit "de Rome"[2], pour la cantate, écrite en flamand, Fausts laatste nacht (La dernière nuit de Faust)[3]. Trois ans plus tard , il fait ses débuts à La Monnaie avec l'opéra comique Les Jeunesses de Grétry[3].

En 1873, il s'installe à Paris[4]. Il travaille à l'Opéra de Paris, comme répétiteur-accompagnateur dans la classe de Gustave-Hippolyte Roger, à l'Opéra-Comique comme chef de chant, en 1879 et comme chef d'orchestre de l'Eden-Théâtre en 1883[5], de l'orchestre du Grand-Hôtel de Paris, administrateur du théâtre et du casino de Cabourg en 1884, chef d'orchestre du théâtre des Pantomimes et des concerts du Jardin de Paris en 1886.

En 1883, il collabore à la revue La Vie artistique d'Émile Delarue.

En octobre 1890, Félix Pardon achète L'Alhambra de l'avenue de Clichy[6] et le transforme en théâtre. La salle remise en état, ouvre sous le nom d'Athénée-Comique[7], le 22 novembre 1890 avec Le Sang des Gélinard, comédie-bouffe de Louis Jacolliot, Paul Cosseret et Maxime Guy[8] mais ne plaît pas beaucoup. Le 6 décembre, Les Femmes du voisin, comédie-bouffe de Jean Michelot, pièce inédite est encore moins heureuse que la précédente. On la joue fort peu, selon Louis-Henry Lecomte[9], l'Athénée-Comique verse comme droits d'auteurs une somme totale de 370 francs pour ces deux pièces. Pardon ferme la salle, qui ne rouvre que le 3 octobre 1891, sous le nom de Théâtre Moncey[10].

il retourne à Bruxelles. D’après Le Véloce-sport, il aurait formé Le Vélo Fanfare de Bruxelles en 1896[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Ménestrel, 30 août 1868 disponible sur Gallica.
  2. En 1840, Le gouvernement belge institue des grands concours de composition musicale, en faveur du théâtre et de tout ce qui s'y rattache, ce prix dit "de Rome", est destiné, comme en France, aux jeunes gens désirant embrasser la carrière en allant se perfectionner à l'étranger.
  3. a et b Frédéric Faber, Histoire du théâtre français en Belgique, depuis son origine jusqu'à nos jours., Bruxelles, F.-J. Olivier, 1878-1880 (lire en ligne), p. 55 et 248.
  4. Le Ménestrel, 28 juin 1873 disponible sur Gallica.
  5. Le Ménestrel, 14 janvier 1883 disponible sur Gallica.
  6. Le Radical, 8 octobre 1890 disponible sur Gallica.
  7. Le Petit journal, 13 octobre 1890 disponible sur Gallica.
  8. Maxime Guy sur data.bnf.fr
  9. Louis-Henry Lecomte sur data.bnf.fr.
  10. Louis-Henry Lecomte, Histoire des théâtres de Paris, Paris, H. Daragon, 1905-1908, 256 p. (lire en ligne), p. 193.
  11. Le Véloce-sport, 8 octobre 1896 disponible sur Gallica.
  12. Le Ménestrel, 6 août 1876 disponible sur Gallica.
  13. Le Figaro, 28 avril 1883 disponible sur Gallica.
  14. "L'Orchestre", octobre 1887 disponible sur Gallica.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]