Félix-Jacques Moulin

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Félix-Jacques Moulin
Félix-Jacques Moulin 057.jpg
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Félix-Jacques Moulin (Montreuil-sur-mer [1]- Paris [2]) est un photographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1849, Moulin ouvre un studio photographique 31 bis rue du Faubourg-Montmartre à Paris et commence à réaliser des daguerréotypes de nus et de scènes licencieuses. En 1851, il est condamné à un mois de prison pour outrage aux bonnes mœurs, ses travaux étant considérés comme « tellement obscènes que même l'énonciation des titres serait un délit d'outrage à la morale publique[3] ».

En 1852, il s'installe 23 Rue Richer, non loin de la rue du Faubourg Montmartre, et y commence une carrière plus convenable. Il participe à l'Exposition universelle de 1855 à Paris où il obtient une mention honorable pour des reproductions d'après les œuvres de Pradier. La même année, il achète les droits de reproduction de la série d'épreuves sur la guerre de Crimée de M. Roger Fenton.

En 1856, Moulin entreprend un voyage photographique en Algérie, avec une tonne d'équipements et une lettre d'introduction du ministre de la Guerre qui va lui permettre de circuler plus facilement dans les régions contrôlées par l'armée. Malgré des difficultés techniques liées aux variations d'humidité, au travail en extérieur et à la qualité de l'eau, il parvient à réaliser une riche documentation sur l'Algérie et l'armée d'Afrique. Il rentre en Europe en 1858 avec une moisson de centaines d'images, représentant des paysages, des villes, des sites archéologiques ainsi que des portraits d'officiers des bureaux arabes et des chefs arabes qui y collaboraient. Il publie plus de 400 de ses cliches dans une série d'albums In-folio intitulés L'Algérie photographiée qu'il dédicacera à Napoléon III et lui permettront de devenir un photographe quasi-officiel qui suivra Napoléon III lors de l'inauguration du port de Cherbourg en 1858.

Il participe à l'Exposition universelle de 1867 avec des vues d'Algérie et de Cherbourg. Son nom ne figure plus dans la rubrique Photographie du Bottin après 1870. Il décède à Paris dans le 17e arrondissement le 1er octobre 1879.

Collections[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Pas de Calais, registre des naissances de la ville de Montreuil
  2. Archives départementales de Paris , registre des décès du 17e arrondissement.
  3. Gazette des tribunaux, juillet 1851

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fredet (Estelle) — L'Algérie photographiée. In Ultramarines N°12-13 (décembre 1996).
  • Photographes en Algérie au XIXe siècle. Paris, Musée-Galerie de la SEITA, 1999.
  • Zaragozi (Pierre) — Félix Moulin (1802-1879) & L'Algérie photographiée. Paris, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]