Félicité Herzog

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Félicité Herzog
Description de l'image Félicité Herzog.jpg.
Naissance (49 ans)
Drapeau : France Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
banquier-conseil
Formation
Famille

Serge Weinberg (époux)

3 enfants

Félicité Herzog, née le à Boulogne-Billancourt, est banquier-conseil à Paris. Elle est également écrivain. Elle est la fille de l'alpiniste et homme politique Maurice Herzog.

Biographie[modifier | modifier le code]

Félicité Herzog est la fille de Maurice Herzog[a] et de Marie-Pierre de Cossé-Brissac, philosophe, écrivain, elle-même fille du douzième duc de Brissac et de May Schneider, de la famille des Aciéries du Creusot[1].

Félicité Herzog est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (SP 1991) et de l'Institut européen d'administration des affaires (MBA )[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1991, elle devient l'assistante au Figaro d'Alain Peyrefitte, maire de Provins et président du comité éditorial du Figaro. Elle participe notamment à l'élaboration d'un essai, La France en désarroi (éditions Fallois, 1992).

En 1992, Félicité Herzog entre dans la banque d'affaires Lazard frères[3]. D’ à [3], elle travaille d'abord pour le département chargé du conseil aux gouvernements au sein d'une équipe chargée de conseiller la Russie et le Gabon[3]. Puis, elle travaille à New York[3] dans le département des fusions-acquisitions de cette même banque pendant trois ans[3].

|De à , elle rejoint l'équipe spécialisée dans les fusions-acquisitions dans les télécommunications chez J.P. Morgan à Londres[3].

Elle s'oriente vers le capital-investissement en rejoignant Apax Ventures & Coen[3] dans son secteur télécommunications en , un fonds d'investissement basé à Londres.

Après avoir obtenu un MBA à l'INSEAD en 2000, elle devient associée de Madison Dearborn Partners, LLC, un fonds d'investissement américain.

De 2002 à 2006, Félicité Herzog revient en France et rejoint Publicis en tant que directrice des fusions et acquisitions du groupe. À ce moment, elle est désignée comme l'un des « 50 jeunes loups du capitalisme français » par L'Expansion[4].

En , elle est nommée directrice du développement d’Areva[5]. Elle est chargée du programme « Bridge the Gap », un projet de destiné à permettre à Areva de répondre à la demande alors croissante d'énergie nucléaire[3]. En , Félicité Herzog devient directrice générale adjointe de Technicatome, une filiale d'Areva[6], spécialisée dans les réacteurs de recherche. Elle quitte le groupe en 2013.

Depuis, Félicité Herzog est associée d'Ondra Partners et dirige Apremont Conseil[7]. En décembre 2015, elle devient membre du conseil d’administration de Telecom Italia[3].

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Le , elle épouse Jacob Grierson avec lequel elle a un garçon. En 2013, elle se remarie avec Serge Weinberg avec qui elle a deux garçons[8].

Écrivain[modifier | modifier le code]

En 2012, en mémoire de son frère mort treize ans plus tôt, Félicité Herzog écrit un roman autobiographique intitulé « Un héros », où elle dresse un portrait féroce de sa famille issue de la grande bourgeoisie, « enracinée dans la noblesse, la gloire et l’argent »[9]. Elle y raconte son histoire et celle de son frère aîné, Laurent, mort à l’âge de trente-quatre ans, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle tente d’analyser la naissance de sa maladie, la schizophrénie, son diagnostic et sa prise en charge très tardive[10]. Félicité Herzog présente l’ouvrage comme un « roman », travaillant une matière « très vraie » mais s’autorisant une « construction romanesque, dramatique, comme dans une peinture réaliste où [elle] aurai[t] laissé [s]a sensibilité s'exprimer[11] ». Plus que pour régler des comptes avec son père, Félicité Herzog écrit ce roman pour régler une dette qu'elle pense avoir vis-à-vis de son frère aîné mort trop tôt et dont la famille n'a pas su voir les difficultés[12]. Elle cherche dans ce « roman » les raisons qui ont amené son frère Laurent à finir sa vie dans l’escalier du château de La Celle et se pose la question « Jusqu’où faut-il remonter pour trouver la source d’une tragédie personnelle[13] ? »

Elle est également l'auteure d'un second roman, Gratis, publié en 2015[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notamment, Maurice Herzog a fait partie de l’expédition française qui, en , a « vaincu » pour la première fois le sommet himalayen Annapurna.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chute de père.
  2. Alexandre Fillon, in Le Journal du dimanche Son père et sa mère.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Isabelle Chaperon , « Félicité Herzog, banquière et écrivain, dans la cordée de Vincent Bolloré », Le Monde du , cahier éco&entreprise p. 7.
  4. « Les 50 jeunes loups du capitalisme français », lexpansion.lexpress.fr.
  5. Site www.areva.com.
  6. Site www.areva.com.
  7. (it) CV de Félicité Herzog sur le site de Telecom Italia
  8. The Peerage [1].
  9. A 44 ans, la fille de l’alpiniste icône Maurice Herzog déboulonne la statue paternelle. En mémoire de son frère schizophrène. Pascal Nivelle pour Libération du .
  10. [2], YouTube, .
  11. [3], Marianne, .
  12. Josyane Savigneau Le Monde des livres du .
  13. Félicité Herzog 2013, 4e de couverture.
  14. Site www.amazon.fr.
  15. Cf. par exemple cette page d’un libraire en ligne.

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