Félicité Herzog

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Félicité Herzog
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Félicité Herzog en juin 2015.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Marie-Pierre de Cossé-Brissac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Benjamin Grierson-Herzog (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Félicité Herzog, née le à Boulogne-Billancourt, est directrice de la stratégie et de l'innovation de Vivendi ainsi qu'administratrice de sociétés à Paris. Elle est également écrivaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Félicité Herzog est la fille de Maurice Herzog[a] et de Marie-Pierre de Cossé-Brissac, philosophe, écrivaine, elle-même fille du douzième duc de Brissac et de May Schneider, de la famille Schneider (Aciéries du Creusot)[1].

Félicité Herzog est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (SP 1991) et de l'Institut européen d'administration des affaires (MBA )[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1991, elle devient l'assistante au Figaro d'Alain Peyrefitte, maire de Provins et président du comité éditorial du Figaro. Elle participe notamment à l'élaboration d'un essai, La France en désarroi (éditions Fallois, 1992).

En 1992, Félicité Herzog entre dans la banque d'affaires Lazard frères[3]. D’ à [3], elle travaille d'abord pour le département chargé du conseil aux gouvernements au sein d'une équipe chargée de conseiller la Russie et le Gabon[3]. Puis, elle travaille à New York[3] dans le département des fusions-acquisitions de cette même banque pendant trois ans[3].

De à , elle rejoint l'équipe spécialisée dans les fusions-acquisitions dans les télécommunications chez J.P. Morgan à Londres[3].

Elle s'oriente vers le capital-investissement en rejoignant Apax Ventures & Co[3] dans son secteur télécommunications en , un fonds d'investissement basé à Londres.

Après avoir obtenu un MBA à l'INSEAD en 2000, elle devient associée de Madison Dearborn Partners, LLC, un fonds d'investissement américain.

De 2002 à 2006, Félicité Herzog revient en France et rejoint Publicis en tant que directrice des fusions et acquisitions du groupe. À ce moment, elle est désignée comme l'un des « 50 jeunes loups du capitalisme français » par L'Expansion[4].

En , elle est nommée directrice du développement d’Areva[5]. Elle est chargée du programme « Bridge the Gap », un projet destiné à permettre à Areva de répondre à la demande alors croissante d'énergie nucléaire[3]. En , Félicité Herzog devient directrice générale adjointe de Technicatome, une filiale d'Areva[6], spécialisée dans les réacteurs de recherche. Elle quitte le groupe en 2013.

En 2014, Félicité Herzog crée Apremont Conseil[7]. En décembre 2015, elle devient membre du conseil d’administration de Telecom Italia[3] ainsi que membre de son Comité de Contrôle des risques (CCR). Elle démissionne de ces deux instances le 24 avril 2018. En mai 2016, elle devient administratrice de Gaumont et, en mai 2017, rejoint son Comité d'Audit.

En septembre 2019, elle rejoint Vivendi en tant que Directrice de la stratégie et de l'innovation.

Écrivaine[modifier | modifier le code]

En 2012, en mémoire de son frère mort treize ans plus tôt, Félicité Herzog écrit un roman autobiographique intitulé « Un héros », où elle brosse un portrait de sa famille issue de la grande bourgeoisie, « enracinée dans la noblesse, la gloire et l’argent »[8]. Elle y raconte son histoire et celle de son frère aîné, Laurent, mort à l’âge de trente-quatre ans, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle tente d’analyser la naissance de sa maladie, la schizophrénie, son diagnostic et sa prise en charge très tardive[9]. Félicité Herzog présente l’ouvrage comme un « roman », travaillant une matière « très vraie » mais s’autorisant une « construction romanesque, dramatique, comme dans une peinture réaliste où [elle] aurai[t] laissé [s]a sensibilité s'exprimer[10] ». Plus que pour régler des comptes avec son père, Félicité Herzog écrit ce roman pour régler une dette qu'elle pense avoir vis-à-vis de son frère aîné mort trop tôt et dont la famille n'a pas su voir les difficultés[11]. Elle cherche dans ce « roman » les raisons qui ont amené son frère Laurent à finir sa vie dans l’escalier du château de La Celle, près de Rambouillet, et se pose la question « Jusqu’où faut-il remonter pour trouver la source d’une tragédie personnelle[12] ? »

Elle est également l'auteure d'un second roman, Gratis, publié en 2015.

En avril 2017, elle publie un essai, La France Retrouvée, dans la collection Café Voltaire de Flammarion.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Herzog a notamment fait partie de l’expédition française qui, en , a « vaincu » pour la première fois le sommet himalayen Annapurna.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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