Félicité Herzog

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Herzog.
Félicité Herzog
Description de l'image Félicité Herzog.jpg.
Naissance (48 ans)
Drapeau : France Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
banquier-conseil
Formation
Famille

Serge Weinberg (époux)

3 enfants

Félicité Herzog, née le à Boulogne-Billancourt, est banquier-conseil à Paris. Elle est également écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Maurice Herzog et de Marie-Pierre de Cossé-Brissac, philosophe, écrivain, elle-même fille du douzième duc de Brissac et de May Schneider, de la famille des Aciéries du Creusot[1].

Félicité Herzog est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (SP 1991) et de l'Institut européen d'administration des affaires (MBA )[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1991, elle devient l'assistante au Figaro d'Alain Peyrefitte, maire de Provins et président du comité éditorial du Figaro. Elle participe notamment à l'élaboration d'un essai, La France en désarroi (éditions Fallois, 1992).

En 1992, Félicité Herzog entre dans la banque d'affaires Lazard frères[3]. D’ à [réf. souhaitée], elle travaille d'abord pour le département chargé du conseil aux gouvernements au sein d'une équipe chargée de conseiller la Russie et le Gabon[3]. Puis, elle travaille à New York[3] dans le département des fusions-acquisitions de cette même banque pendant trois ans[réf. souhaitée].

De à , elle rejoint l'équipe spécialisée dans les fusions-acquisitions dans les télécommunications[réf. souhaitée] chez J.P. Morgan à Londres[3].

Elle s'oriente vers le capital-investissement en rejoignant Apax Ventures & Coen[3] dans son secteur télécommunications en , un fonds d'investissement basé à Londres.

Après avoir obtenu un MBA à l'INSEAD en 2000, elle devient associée de Madison Dearborn Partners, LLC, un fonds d'investissement américain.

De 2002 à 2006, Félicité Herzog revient en France et rejoint Publicis en tant que directrice des fusions et acquisitions du groupe. À ce moment, elle est désignée comme l'un des « 50 jeunes loups du capitalisme français » par L'Expansion[4].

En , elle est nommée directrice du développement d’Areva[5]. Elle est chargée du programme « Bridge the Gap », un projet de destiné à permettre à Areva de répondre à la demande alors croissante d'énergie nucléaire[3]. En , Félicité Herzog devient directrice générale adjointe de Technicatome, une filiale d'Areva[6], spécialisée dans les réacteurs de recherche. Elle quitte le groupe en 2013.

Depuis, Félicité Herzog est associée d'Ondra Partners et dirige Apremont Conseil[7]. En décembre 2015, elle devient membre du conseil d’administration de Telecom Italia[3].

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Le , elle épouse Jacob Grierson avec lequel elle a un garçon. En 2013, elle se remarie avec Serge Weinberg avec qui elle a deux garçons[8],[9].

Écrivain[modifier | modifier le code]

En 2012, en mémoire de son frère mort treize ans plus tôt, Félicité Herzog écrit un roman autobiographique intitulé « Un héros », où elle dresse un portrait féroce de sa famille issue de la grande bourgeoisie, « enracinée dans la noblesse, la gloire et l’argent »[10]. Elle y raconte son histoire et celle de son frère aîné, Laurent, mort à l’âge de trente-quatre ans, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle tente d’analyser la naissance de sa maladie, la schizophrénie, son diagnostic et sa prise en charge très tardive[11]. Félicité Herzog présente l’ouvrage comme un « roman », travaillant une matière « très vraie » mais s’autorisant une « construction romanesque, dramatique, comme dans une peinture réaliste où [elle] aurai[t] laissé [s]a sensibilité s'exprimer[12] ». Plus que pour régler des comptes avec son père, Félicité Herzog écrit ce roman pour régler une dette qu'elle pense avoir vis-à-vis de son frère aîné mort trop tôt et dont la famille n'a pas su voir les difficultés[13]. Elle cherche dans ce « roman » les raisons qui ont amené son frère Laurent à finir sa vie dans l’escalier du château de La Celle et se pose la question « Jusqu’où faut-il remonter pour trouver la source d’une tragédie personnelle[14] ? »

Elle est également l'auteure d'un second roman, Gratis, publié en 2015[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chute de père.
  2. Alexandre Fillon, in Le Journal du dimanche Son père et sa mère.
  3. a, b, c, d, e, f et g Isabelle Chaperon , « Félicité Herzog, banquière et écrivain, dans la cordée de Vincent Bolloré », Le Monde du , cahier éco&entreprise p. 7.
  4. « Les 50 jeunes loups du capitalisme français », lexpansion.lexpress.fr.
  5. Site www.areva.com.
  6. Site www.areva.com.
  7. (it) CV de Félicité Herzog sur le site de Telecom Italia
  8. Filiation sur Wikifrat (fraternelle.org) Fraternelle.
  9. The Peerage [1].
  10. A 44 ans, la fille de l’alpiniste icône Maurice Herzog déboulonne la statue paternelle. En mémoire de son frère schizophrène. Pascal Nivelle pour Libération du .
  11. [2], YouTube, .
  12. [3], Marianne, .
  13. Josyane Savigneau Le Monde des livres du .
  14. Félicité Herzog 2013, 4e de couverture.
  15. Site www.amazon.fr.
  16. Cf. par exemple cette page d’un libraire en ligne.

Sur les autres projets Wikimedia :