Félicia Thierret

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Félicia Thierret
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Félicia Thierret aux Bouffes-Parisiens
Nom de naissance Félicie Marie Thierret
Naissance v. 1814
Paris
Décès
Paris 2e arrondissement
Lieux de résidence Paris
Activité principale Actrice
Mezzo-soprano
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1832-1873
Collaborations Eugène Labiche
Jacques Offenbach
Formation Conservatoire de Paris

Félicie Marie[1] dite Félicia Thierret est une comédienne française, née vers 1814 à Paris[2] où elle est morte le [3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après un passage au Conservatoire de Paris, elle débute à la Comédie-Française dans le rôle de Suzanne du Mariage de Figaro de Beaumarchais[4]. Elle est reçue pensionnaire en 1832[5], mais quitte bientôt ce théâtre pour alterner entre scènes parisiennes et tournées en province. La liste de ses engagements à Paris est impressionnante : Comédie-Française (en 1832 et en 1841), Odéon (en 1839 et en 1857), Palais-Royal (en 1848 et en 1858), Bouffes-Parisiens (en 1867) et Menus-Plaisirs (en 1873).

Elle aurait pu poursuivre le répertoire classique, mais cela ne correspond sans doute pas à son tempérament fantaisiste. Lorsqu'elle joue Tartuffe à l'Odéon en particulier (rôle de Dorine), on remarque son jeu « direct, mâle, franc, mais sans finesse et un peu superficiel »[réf. nécessaire].

L'âge venant, elle prend de l'embonpoint ce qui l'incite à se tourner - avec succès - vers les rôles de duègne. Elle retourne en 1858 au Palais-Royal, où son côté comique put s’exprimer dans les comédies, vaudevilles et opérettes. Charles Legrand la décrit ainsi : « Massive, hommasse, un nez semi busqué, des petits yeux malicieux, un sourire demi-railleur, le pas troupier, le geste hâbleur[6] », cité par Henry Lyonnet.

Eugène Hugot dit d’elle : « On ne vit jamais, du côté du sexe faible, rien de plus cocasse et de figure plus complètement réjouie. Elle avait une façon d’articuler qui n’appartenait qu’à elle et elle soulignait les mots avec tant de drôlerie qu’elle en centuplait la valeur[7] ».

En 1873, elle joue au Menus-Plaisirs La Mariée de la rue Saint-Denis. Se sentant malade, elle s’alite pour ne plus se relever[8]. Elle meurt d'une pneumonie le . La presse salue largement une comédienne pleine d'originalité, de verve et de force comique[9],[10].

Elle était mariée à Jean-Baptiste Georgin[4],[8]. « À la ville, on citait Mme Thierret pour l'exceptionnelle régularité de ses mœurs et le dévouement exemplaire qu'elle témoignait à sa vieille mère[11] »

Carrière[modifier | modifier le code]

Parmi ses innombrables rôles, on peut citer :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. selon son acte de décès n° 423/1873 à la Mairie du 2e arrondissement.
  2. elle avait 58 ans selon son acte de décès.
  3. Notice d'autorité de la BNF
  4. a et b Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, Bibliothèque de la Revue internationale illustrée, Genève, 1902-1908, tome II, p. 681
  5. Eugène Labiche, Œuvres complètes, édition de Gilbert Sigaux, Au club de l'honnête homme, Paris, 1966-1968, tome III, p. 377
  6. Charles Legrand, Le théâtre en sonnets, Sepré, 1870
  7. Eugène Hugot, Histoire littéraire, critique et anecdotique du Théâtre du Palais-Royal, 1784-1884, Paris, Ollendorff, 1886, p. 233
  8. a et b Pierre Larousse, Grand Dictionnaire du XIXe siècle, tome 15, p. 124
  9. Le Temps du 5 mai 1873 (feuilleton de Francisque Sarcey)
  10. La Presse du 3 mai 1873
  11. Eugène Labiche, Théâtre, édition de Jacques Robichez, coll. Bouquins, Robert Laffont, 1991, tome I, p. CXC.

Liens externes[modifier | modifier le code]