Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes

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Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique loi de 1901
Fondation
Fondation octobre 1945
Fondateur Henri Manhès
Marcel Paul
Identité
Présidents Frania Haverland
Léon Humpich
Robert Klein
Jean Villeret
Vice-présidents Mireille Jourdan
Léonie Konieczka
Roger Montagner
Alexandra Rollet
Secrétaire général Anita Baudouin
Publication Le Patriote Résistant
Site web http://www.fndirp.fr/

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (Fndirp) créée en 1945, rassemble toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices de la collaboration : déportés, Internés, combattants de la résistance, persécutés au nom d’une idéologie raciste, exilés, patriotes résistants à l’occupation (PRO), et leurs descendants, familles de disparus, de fusillés, de massacrés. Elle représente la principale association de déportés[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes est une association loi de 1901, fondée en octobre 1945, cinq mois après la victoire sur le nazisme, par le colonel Henri Manhès, déporté à Buchenwald, et Marcel Paul , déporté à Auschwitz et Buchenwald. Elle porte l’héritage des déportés qui ont fait le serment, sur les lieux de leur souffrance, de témoigner au nom de tous ceux qui ne reviendraient pas, les internés, dans les camps et les prisons de la France occupée, les résistants et les patriotes qui ont lutté pour combattre l’occupant. La FNDIRP a aidé au rapatriement et aux soins médicaux des déportés. Huit mille dentistes dont trois mille à Paris sont mobilisés. C’est ensuite au dispensaire de la rue Leroux, siège de la FNDIRP, que sont accueillis les rescapés des camps. L’équipe médicale composée d’anciens déportés s’avère plus compétente pour soigner les pathologies liées à la déportation. La FNDIRP s’est portée partie civile dans les trois grands procès pour crime contre l’humanité instruits en France, ceux de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon.

Activités[modifier | modifier le code]

La FNDIRP développe depuis 1945 de multiples activités, parmi lesquelles :

Des activités de mémoire : témoignages, commémorations, éditions, participation au Concours national de la résistance et de la déportation, remise d'un prix universitaire (Marcel Paul), préservation des sites, lutte contre les négationnistes ;

Des activités judiciaires et juridiques : constitution de partie civile dans les procès intentés pour crimes contre l'humanité, ou contre les tentatives négationnistes, droit à réparation sans discrimination pour les victimes, pour les conjoints et les orphelins ;

Des activités internationales : contribution aux efforts de paix, de désarmement et de développement, notamment par la campagne « L'eau c'est la vie, moins pour l'armement, plus pour le développement » financement de puits, d'un barrage, d'une maternité au Burkina Faso, financement de prothèses destinées aux petites victimes angolaises des mines anti-personnel, 350 000 F remis en 1996 à la Croix-Rouge internationale ;

Des activités sociales : entraide et solidarité, création d'un centre médical, d'un centre de réadaptation professionnelle, d'une maison de retraite médicalisée, d'un centre hospitalier ; Le centre Jean Moulin, créé par la Fndirp, est inauguré en 1948. Ce centre accueille les anciens déportés atteints de séquelles de la déportation et de l’internement. Il a pour objectif la réadaptation professionnelle en postcure sanatoriale. Le centre est installé dans un parc de dix-huit hectares à Fleury Mérogis, regroupant le château, les ateliers et les dépendances. Le château abrite les services médicaux et le logement des pensionnaires. Les ateliers proposent une formation professionnelle variée. La clinique Frédéric-Henri Manhès dans la propriété de Fleury Mérogis, est inaugurée le 30 octobre 1965 dans le cadre du 20ème anniversaire de la libération des camps, et prend le nom du co-président fondateur de la Fédération, décédé en 1959. La spécificité de cette clinique provient des travaux de l’équipe du Dr Fichez, membre du bureau national de la Fndirp, qui rappelle que la longévité moyenne des déportés est de dix ans inférieure à celle du reste de la population. La Fndirp entend permettre « aux survivants de survivre » et présente la clinique comme le « centre national de santé des Dif. La maison de retraite Marcel Paul, continuité de l’esprit d’entraide et de solidarité, est inaugurée le 10 avril 1985 pour le 40ème anniversaire de la libération des camps, et porte le nom de Marcel Paul, co-président fondateur de la Fédération, décédé en 1982. La propriété de la Fndirp à Fleury Mérogis réunit ainsi dans un même lieu, trois établissements qui témoignent de l’action médico-sociale de la Fédération, et qui portent les noms de trois personnalités de la résistance et de la déportation : Jean Moulin, Frédéric-Henri Manhès et Marcel Paul.

Des activités médicales : mieux connaître la pathologie spécifique et les séquelles de la déportation et de l'internement pour mieux soigner les déportés et les internés.

Membres[modifier | modifier le code]

Dans la continuité des valeurs de la Résistance et du Conseil national de la Résistance (Cnr), elle rassemble toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices collaborationnistes : combattants de l'ombre, résistants, internés, déportés, hommes et femmes persécutés au nom d'une idéologie raciste, exilés, patriotes résistants à l'occupation (Pro), familles de disparus, de fusillés, de massacrés ainsi que les descendants, les familles et amis des victimes nazis.

Direction[modifier | modifier le code]

  • Présidence collégiale : Frania Haverland, Léon Humpich, Robert Klein, Jean Villeret
  • Vice-Présidents : Mireille Jourdan, Léonie Konieczka, Roger Montagner, Alexandra Rollet
  • Secrétaire Générale : Anita Baudouin
  • Comité d'Honneur : Serge Wourgaft

Actions[modifier | modifier le code]

La FNDIRP, une association ouverte vers l'extérieur :

Par le champ d'action de ses commissions qui conduisent de multiples initiatives dans de nombreux domaines : affaires internationales, actions mémorielles, communication, vie de la fédération, actions juridique et médico-sociale ;

Par une activité éditoriale régulière : Le Patriote Résistant, mensuel dont le lectorat s'élargit au-delà des victimes, édition de livres ou de documents fondamentaux ;

Par son exposition "La seconde guerre mondiale, de ses prémices au procès de Nüremberg" réalisée par Alexandra Rollet dans un but pédagogique placée dans tous les lieux éducatifs, scolaires,culturels et médiathèques.

Par son site Internet : actualités de la FNDIRP, du Patriote Résistant, témoignages, carte des camps nazis et dossiers d'informations sur ces camps, information CNRD, boutique, etc.. ;

Par de nombreuses actions avec les enseignants et les historiens, les jeunes, les journalistes, les collectivités territoriales et d'autres associations ;

Par ses organisations locales et départementales (ADIRP), par les divers services de son siège social : secrétariat général, rédaction et abonnement au Patriote Résistant, édition, caisse de solidarité-décès, service juridique et médico-social, documentation.

La Fndirp a créé la Fondation pour la mémoire de la Déportation : La Fndirp a créé en 1990, avec l’Union des Mutuelles d’Ile-de-France (Umif), la Fondation pour la mémoire de la Déportation, appelée à relayer les associations à leur disparition. Reconnue établissement d’utilité publique, elle a reçu le haut patronage du président de la République.

La Fndirp est un réseau associatif de bénévoles, assistés d'une équipe de salariés motivés au service de la mémoire et de la vigilance, dont les ressources sont constituées de cotisations, de dons, de legs et de différents produits d'édition (livres, calendriers, etc.). La Fndirp est un réseau associatif de bénévoles, assistés d'une équipe de salariés motivés au service de la mémoire et de la vigilance, dont les ressources sont constituées de cotisations, de dons, de legs et de différents produits d'édition (livres, calendriers, etc.).

Publications[modifier | modifier le code]

La FNDIRP publie un journal national, " Le Patriote Résistant ".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Axelle Brodiez, « Serge Wolikow, Les combats de la mémoire. La FNDIRP de 1945 à nos jours », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 100,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Détenu 20801 dans les bagnes nazis par Aimé Bonifas (1966) - Réédition (2005) - ISBN : 978-2-905697-31-8

La Déportation de André Leroy (1967)

Le Patriote Résistant numéro spécial 427 " trentième anniversaire de la libération des camps nazis " (1976)

La France torturée de Gérard Bouaziz (1979)

L'impossible oubli - la déportation dans les camps nazis (1980)

Le décret et la procédure Nacht und Nebel (Nuit et brouillard) par Joseph de La Martinière (1981)

Complots contre la démocratie de Marie-Josée Chombart de Lauwe (1981)

Marcel Paul ou la passion des autres (1983)

Les Patriotes Résistants à l'Occupation de Andréa Thibault (1986) - Edition Fndirp - ISBN-10 : 2905697040

Contribution aux droits de l'homme et à la paix / colloque organisé par la Fndirp le 4 octobre 1986 au Sénat (1987) - ISBN : 2-905697-01-6

Au détail près (1988)

Chronique d'un homme libre de Louis Martin-Chauffier (1989) - Edition Fndirp - ISBN-10 : 2905697059

Empreintes - poèmes et dessins des prisons et camps de concentration nazis (1990) - ISBN : 978-2905697080

Dossiers d'accusation de Bernard Lambert (1991)

Hommage à Charles Joineau (1996) - ISBN : 2-905687-21-0

Tout une vie de résistance de Marie-Josée Chombart de Lauwe (1998) - ISBN : 2-910764-13-3

Conservation et ouverture aux chercheurs des archives des camps de concentration et du génocide - Etude particulière du SIR d'Arolsen (1999) - ISBN : 2-905697-20-2

L'ère hitlérienne - chronologie 1889-1948 de Maurice Voutey (2000) - ISBN : 2-910764-29-X

A bâtons rompus avec... Le Patriote Résistant (2002) - ISBN : 2-905687-23-7

Le grand livre des témoins de Jean-Pierre Vittori (2005) - ISBN : 2-7082-3799-3

Déportations et Génocide l'impossible oubli de Thomas Fontaine (2009) - ISBN : 978 - 2 - 84734-618-3

Nom de code Alex (la seconde guerre mondiale par le parcours de Paul et Alexandre Drevet) de Alexandra Rollet (2014) - Edition Fndirp - 3760061170476

Lien externe[modifier | modifier le code]