Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes

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Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes
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Cadre
Forme juridique loi de 1901
Fondation
Fondation octobre 1945
Fondateur Henri Manhès
Marcel Paul
Identité
Président Walter Bassan
Secrétaire général Anita Baudouin
Publication Le Patriote Résistant

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) créée en 1945 rassemble tous les déportés (politiques, résistants, raciaux, raflés, otages) et les familles de disparus, dans la continuité des valeurs de la Résistance française et du Comité national de la Résistance.

Historique[modifier | modifier le code]

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes est une association loi de 1901, fondée en octobre 1945, cinq mois après la victoire sur le nazisme, par le colonel Henri Manhès et Marcel Paul. Elle porte l'héritage de ceux qui, au cœur même des camps nazis, ont fait le serment de témoigner au nom de tous ceux qui n'en reviendraient pas ; l'héritage des internés dans les prisons de la France occupée, des combattants qui se regroupaient pour accueillir les rescapés. Elle plonge donc ses racines dans les crimes sans précédent du nazisme. Un serment, fait sur les lieux mêmes de leur souffrance, lie les survivants des camps : témoigner, au nom des morts, pour veiller sur l'avenir de l'homme et sur sa dignité. La FNDIRP se porte partie civile dans les trois procès pour crime contre l'humanité conduits en France : ceux de Klaus Barbie, de Paul Touvier et de Maurice Papon.

Activités[modifier | modifier le code]

La FNDIRP développe depuis 1945 de multiples activités, parmi lesquelles :

  • des activités de mémoire : éditions, témoignages, présence commémorative, soutien aux musées, participation au Concours national de la résistance et de la déportation, remise d'un prix universitaire (Marcel Paul), préservation des sites, lutte contre les négationnistes ;
  • des activités judiciaires et juridiques : constitution de partie civile dans les procès intentés pour crimes contre l'humanité, ou contre les tentatives négationnistes, droit à réparation sans discrimination pour les victimes, pour les conjoints et orphelins ;
  • des activités internationales : contribution aux efforts de paix, de désarmement et de développement, notamment par la campagne « L'eau c'est la vie, moins pour l'armement, plus pour le développement » (financement de puits, d'un barrage, d'une maternité au Burkina Faso), financement de prothèses destinées aux petites victimes angolaises des mines anti-personnel (350 000 F remis en 1996 à la Croix-Rouge internationale) ;
  • des activités sociales : entraide et solidarité, création d'un centre médical, d'un centre de réadaptation professionnelle, d'une maison de retraite médicalisée, d'un centre hospitalier ;
  • des activités médicales : mieux connaître la pathologie spécifique et les séquelles de la déportation et de l'internement pour mieux soigner.

Membres[modifier | modifier le code]

Dans la continuité des valeurs de la Résistance et du Comité national de la Résistance (CNR), elle rassemble toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices collaborationnistes : combattants de l'ombre, hommes et femmes persécutés au nom d'une idéologie raciste, exilés, patriotes résistants à l'occupation (PRO), familles de disparus, de fusillés et de massacrés.

Direction[modifier | modifier le code]

En 2014, la composition du comité d'honneur et de la présidence collégiale de la FNDIRP — dont les cofondateurs sont Marcel Paul ministre du général de Gaulle et le colonel Henri Manhès adjoint de Jean Moulin — illustre la pratique pluraliste quotidienne[1]. Le comité d'honneur comprend Roland Dumas, Juliette Gréco, Serge Wourgaft ; le président est Walter Bassan et la secrétaire générale est Anita Baudouin.

Actions[modifier | modifier le code]

La FNDIRP, une association ouverte vers l'extérieur :

  • par le champ d'action de ses commissions qui conduisent de multiples initiatives dans de nombreux domaines : affaires internationales, mémoire, communication, vie de la fédération, juridique et médico-sociale ;
  • par une activité éditoriale régulière : Le Patriote Résistant, mensuel dont le lectorat s'élargit au-delà des victimes, édition de livres ou de documents fondamentaux ;
  • par son site Internet : actualités de la FNDIRP, choix d'articles du Patriote Résistant, dossiers et témoignages, la carte des camps et des notices informatives sur ces camps ;
  • par de nombreuses actions avec les enseignants et les historiens, les jeunes, les journalistes, les collectivités territoriales et d'autres associations ;
  • par ses organisations locales et départementales, par les divers services de son siège social : secrétariat général, rédaction et abonnement au journal, édition, librairie, caisse de solidarité-décès, service juridique et médico-social, documentation ouverte aux chercheurs.

La FNDIRP est un réseau associatif de bénévoles, assistés d'une équipe de salariés motivés au service de la mémoire et de la vigilance, dont les ressources sont constituées de cotisations, de dons, de legs et de différents produits d'édition (livres, calendriers, etc.).

Publications[modifier | modifier le code]

La FNDIRP publie un journal national, Le Patriote Résistant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes 2013, p. 4

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, « congrès extraordinaire de la fndirp », Le Patriote résistant, no 881,‎

Lien externe[modifier | modifier le code]