Fédération nationale de protection civile

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Fédération nationale de protection civile
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
But Poste de secours
Formation aux premiers secours
Aide humanitaire et sociale
Zone d’influence Drapeau de la France France
Monde Monde
Fondation
Fondation
Origine Directive du de Georges Pompidou
Identité
Siège Asnières-sur-Seine, Drapeau de la France France
Personnages clés Louis Lareng
Président Paul Francheterre
Vice-président Françoise Nicol-Roy
Line-Rose Arrouvel
François Richez
Secrétaire général Hervé Bidault de L'Isle
Trésorier Stéphane Albinet
Membres 32 000
Site web www.protection-civile.org

La fédération nationale de protection civile (abrégé FNPC) est une association française de secouristes bénévoles.

Historique[modifier | modifier le code]

L’idée d’une « fédération des associations départementales de protection civile » date du . La notion de « protection civile » était alors peu répandue, ces associations avaient pour but de donner au public une culture de protection civile (on dirait maintenant sécurité civile).

La toute première association est créée en 1958 dans les Côtes-du-Nord par l’administrateur civil Léon Robine au service national de protection civile (ancêtre de la direction des défense et sécurité civiles).

En 1965, on dénombre vingt-six associations. Sous l’impulsion de la directive du Premier ministre Georges Pompidou, celles-ci décident de créer la fédération nationale de protection civile en organisant une assemblée générale à Paris le . Cette assemblée comprend également quelques groupements non-associatifs mais actifs dans le domaine de la protection civile, notamment les anciens de Nainville-les-Roches et les secouristes français de la Croix-Blanche. Le premier président en est le docteur Lepestre.

En 1968, la fédération compte cinquante-quatre associations départementales, représentant un effectif de 31 701 adhérents.

La fédération signe en 1969 une convention avec l’institut national de recherche et de sécurité : la fédération participe aux formations dans les entreprises au titre du 1 % de la formation continue. La fédération est reconnue d’utilité publique le par décret du ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin (journal officiel du ). L’association nationale des moniteurs et instructeurs de secourisme rejoint la fédération. La tenue de poste des secouristes est alors de couleur bleue Bugatti[Laquelle ?].

L’union nationale des associations de secouristes et sauveteurs PTT et le comité national routier français adhèrent à la fédération en .

En 1975, c’est au tour de la fédération nationale des radioamateurs au service de la sécurité civile de rejoindre la fédération puis, en 1978, la fédération française des maîtres nageurs sauveteurs.

La fédération dénombre en 1979 100 000 secouristes actifs qui participent à 3 139 postes de secours et effectuent 2 436 interventions ; elle forme 4 800 réanimateurs (brevet national de secourisme avec la mention « réanimation »), 1 222 secouristes obtiennent la mention « secours routier » du brevet, 543 exercices ou compétitions de secourisme sont organisés.

La fédération crée en 1984 les groupes polyvalents d’intervention, des équipes de bénévoles formés et équipés pour venir en aide aux sinistrés de catastrophes naturelle ou industrielles en France. Ce sont les ancêtres des équipes d’intervention spécialisées.

La fédération choisit en 1986 des tenues orange à épaules bleues, couleurs internationales de la protection civile, et les véhicules doivent être de couleur jaune.

En 1998, la fédération, en collaboration avec la RATP, crée un nouveau diplôme, l’AFCPSSR, une adaptation des gestes de premiers secours aux accidents de la route ; ce diplôme devient un diplôme officiel.

Présidents[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

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Présentation[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

La fédération fut créée en 1965 et reconnue d’utilité publique en 1969. Elle est forte de 32 000 bénévoles, couvre 92 départements, collectivités territoriales et 367 représentations sur le territoire. Elle est la première grande structure française agréée de sécurité civile[1]. Elle fut présidée durant 18 ans par le professeur Louis Lareng, fondateur des SAMU. Elle est présidée depuis 2012 par Christian Wax, avec un comité directeur de 24 administrateurs.

La fédération a créé, en partenariat avec la RATP, une formation spécifique aux secours sur la route : l’attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route, qui est devenue une formation nationale par arrêté ministériel[2]. Cette formation n’existe plus aujourd’hui[3].

Organisation[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fédération.
Drapeau de la fédération.

La fédération nationale de protection civile est l’organisme qui gère au niveau national les différentes associations au niveau départemental que ce soit en métropole ou en outre-mer. Son siège est situé à Asnières-sur-Seine dans le département des Hauts-de-Seine.

Au niveau départemental[modifier | modifier le code]

Les associations départementales de protection civile[modifier | modifier le code]

Chaque département en France comporte une seule association loi de 1901 affiliée à la fédération. Ce sont les « associations départementales de protection civile ». Néanmoins, il existe des exceptions. En France métropolitaine, à Paris où, pour des raisons historiques, l’association départementale porte le nom de « protection civile de Paris ». En France d’outre-mer, les collectivités possèdent, quant à elles, des noms particuliers comme la « protection civile de la collectivité de Saint-Martin » pour Saint-Martin (anciennement détenu par la Guadeloupe) ou la « fédération polynésienne de protection civile » pour la Polynésie française. Seuls les départements des Ardennes, de la Corse-du-Sud, de la Haute-Corse, de la Haute-Loire, de la Lozère et de Mayotte, les collectivités de Saint-Barthélemy, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Wallis-et-Futuna ainsi que certains territoires à statut spécifique (île de Clipperton, terres australes et antarctiques françaises) ne possèdent pas d’association.

La Protection Civile de Paris[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1998, la préfecture de police employait des secouristes bénévoles ainsi que des vacataires au sein d’un système appelé « service interdépartemental de protection civile ». À l’instar des sapeurs-pompiers volontaires — notion n’existant pas à Paris et dans la petite couronne, le service d’incendie et de secours étant assuré par un corps militaire, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris — ces vacataires effectuaient des gardes le week-end. Le service était rattaché au secrétariat général de la zone de défense de Paris depuis .

Sur injonction de la cour des comptes faisant suite à un rapport de l’inspection générale de l'administration, la préfecture de police a dissous ce dispositif et les secouristes se sont répartis entre les associations de secourisme ; la plupart se sont regroupés dans une association fondée en 1997 dans le 5e arrondissement et appelée « secourisme et protection civile de Paris », puis rebaptisée « protection civile de Paris », et rattachée à la fédération.

Aujourd’hui, la protection civile de Paris est l'une des premières association de secourisme de la ville. Elle est composée d’antennes qui se trouvent dans quinze arrondissements de la capitale française (1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 17e, 18e, 19e, 20e). Elle est agréée de sécurité civile par arrêté du ministère de l'Intérieur pour les missions de secours, agréée par le préfet de police pour la réalisation de formations aux premiers secours, reconnue en tant qu'organisme de formation professionnelle, conventionnée avec la mairie de Paris, la préfecture de police, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, le SAMU de Paris, les aéroports de Paris et agréée par la CRAM Île-de-France pour la formation de sauveteur-secouriste du travail.

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Chaque association peut avoir en son sein une ou plusieurs antennes locales situées dans une ville afin de regrouper les membres de l’association dans une zone géographique. Ses missions restent les mêmes que l’association à laquelle elle est rattachée. La Protection Civile compte environ cinq cents antennes locales sur le territoire métropolitain.

Confusion[modifier | modifier le code]

Symbole de la protection et de la sécurité civile.
Symbole de la protection et de la sécurité civile.

Le terme de « protection civile » est un terme générique signifiant la « protection des populations civiles en temps de paix et de guerre », il se retrouve de fait dans des noms d’administrations (comme le service interministériel de défense et de protection civile dans les préfectures) ou d’autres associations (comme l’union nationale de protection civile), sans qu’il y ait de rapport direct avec la fédération.

Par ailleurs, le terme « protection civile » est très proche du terme « sécurité civile » mais n’en est pas un synonyme. Il ne faut pas confondre cette association de loi 1901 et des services de l’État. Les secouristes et moniteurs de la fédération sont des bénévoles pour la plupart, comme ceux des autres associations.

Domaines d’action[modifier | modifier le code]

La fédération nationale de protection civile se regroupe autour de trois domaines d’action :

  • les postes de secours ;
  • la formation aux premiers secours ;
  • l’aide humanitaire et sociale.

Secourisme[modifier | modifier le code]

Les postes de secours préventifs, ou « dispositifs prévisionnels de secours », sont destinés à être mis en place lors des manifestations sportives, culturelles, festives, etc. Suivant la manifestation, différents configurations de postes de secours peuvent avoir lieu[4] :

  1. point d’alerte et de premiers secours, composé de deux secouristes ;
  2. dispositifs prévisionnels de secours de petite envergure, composé de quatre à douze secouristes et dirigé par un chef de poste ;
  3. dispositifs prévisionnels de secours de moyenne envergure, composé de treize à trente-six secouristes et dirigé par un chef de secteur ;
  4. dispositifs prévisionnels de secours de grande envergure, composé de trente-sept secouristes et plus et dirigé par un chef de dispositif.

Certaines associations départementales, par exemple celles de l’Île-de-France et du Bas-Rhin, participent au réseau de secours public. En accord avec la préfecture, le SAMU et les pompiers du département, ils effectuent des interventions de secours à personne à domicile ou sur la voie publique.

Formation[modifier | modifier le code]

La formation de base aux premiers secours est destinée pour le grand public ainsi que pour les membres internes de l’association. Suivant les départements, différentes formations peuvent être enseignées : prévention et secours civiques de niveau 1, initiation aux premiers secours, premiers secours en équipe de niveau 1 et de niveau 2, sauveteur-secouriste du travail, prévention des risques liés à l’activité physique, équipier de première intervention, brevet national de sécurité et de sauvetage aquatiqueetc., ainsi que la sensibilisation du grand public aux problèmes de sécurité civile en France, notamment en relayant les campagnes d’information nationales.

Humanitaire[modifier | modifier le code]

L’aide humanitaire et l’aide sociale permet d’aider les populations sinistrées lors des innombrables catastrophes naturelles et technologiques en France comme à l’étranger, mais également les sans-abri.

Durant l’été 1999, la fédération participe à sa première opération internationale en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, avec la mission « Balkans », pour l’aide des réfugiés de la guerre du Kosovo avec la participation à la logistique à Rinas, à l’aéroport international de Tirana, et la gestion du camp de réfugiés de Stenkovec en Macédoine[5].

Des équipes sont intervenues, par exemple, pour l’attentat du RER B à Saint-Michel, l’explosion de l’usine AZF de Toulouse[6], les inondations, la marée noire de l’Erika[7], le soutien aux populations, la prise en charge de rescapés de feux d’immeubles, etc. Mais également à l’étranger, suite au séisme du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien, des équipes de la fédération sont parties au Sri Lanka et en Thaïlande pour venir en aide aux sinistrés du tsunami.

Équipement[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Les véhicules sont de couleur blanche marqués d’une large bande orange encadrée de deux petites bandes bleues. La bande orange porte la mention de « PROTECTION CIVILE » en lettres capitales ainsi que le logo de la fédération. Néanmoins, il existe une particularité sérigraphique à Paris où la bande orange n’est pas encadrée des deux bandes bleues. Selon les agréments départementaux, ils peuvent également disposer de feux bleus tournants ou à éclats ainsi que de sirènes de type « deux-tons ». Les véhicules des associations de sécurité civile rentrent dans les catégories des véhicules d’intérêts généraux bénéficiant d’une priorité de passage lorsqu’ils sont munis de feux bleus tournants et de deux-tons sur agrément préfectoral en les intégrant de ce fait dans des missions de service public.

Suivant les missions dans lesquelles la Protection Civile est engagée, elle dispose de plusieurs type de véhicules suivant les besoins : canot pneumatique, gyropode, moto, quad, poste de commandement mobile, véhicule de liaison tout-terrain, véhicule de premiers secours, véhicule de secours routier, véhicule léger, véhicule tout usage, véhicule transport de personnel, véloetc.

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Tenues[modifier | modifier le code]

Avant 2006, les pantalons sont de couleur bleu et le haut du corps est de la même couleur avec une bande orange horizontale sur la poitrine et les bras. L’inscription « PROTECTION CIVILE » figure dans la bande orange avec le symbole de la fédération au-dessus. Le logo de la fédération figure dans le dos[8].

À partir de 2006, les tenues sont devenues de couleur bleu Pantone[Laquelle ?]. Les pantalons ont une bande orange verticale de 2 cm de large sur les côtés, deux poches italiennes sur chaque côté et des bandes réfléchissantes pour les missions d’intervention sur la voie publique. Pour le haut du corps, les vêtements sont bleu, blanc et orange avec le logo de la fédération et le marquage « PROTECTION CIVILE » dans le dos et sur l’épaule droite[9].

En 2012, les vêtements se conforment à la norme européenne NF EN 471 pour devenir des vêtements à haute visibilité.

Selon la nature de la mission, les secouristes peuvent être munis de bottes à lacet de type rangers, d’un ceinturon de feu, voire d’un casque F2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]