Fédération nationale de protection civile

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Fédération nationale de protection civile

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
But Poste de secours
Formation aux premiers secours
Aide humanitaire et sociale
Zone d’influence Drapeau de la France France
Monde Monde
Fondation
Fondation
Origine Directive du de Georges Pompidou
Identité
Siège Asnières-sur-Seine, Drapeau de la France France
Personnages clés Louis Lareng
Président Christian Wax
Vice-président Françoise Nicol-Roy
Line-Rose Arrouvel
François Richez
Secrétaire général Hervé Bidault de L'Isle
Trésorier Stéphane Albinet
Membres 32 000
Site web www.protection-civile.org

La fédération nationale de protection civile (FNPC) est une association française de secouristes bénévoles, qui a pour but :

Certaines associations départementales, par exemple celles de l’Île-de-France et du Bas-Rhin, participent au réseau de secours public. En accord avec la préfecture, le Samu et les pompiers du département, ils effectuent des interventions de secours à personne à domicile ou sur la voie publique.

Présentation[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La FNPC fut créée en en 1965 et reconnue d’utilité publique en 1969. Elle est forte de 32 000 bénévoles, couvre 92 départements, collectivités territoriales et 367 représentations sur le territoire. Elle est la première grande structure française agréée de sécurité civile. Elle fut présidée durant 18 ans par le professeur Louis Lareng, fondateur des SAMU. Elle est présidée depuis 2012 par Christian Wax, avec un comité directeur de 24 administrateurs. Elle forme tous les ans 100 000 citoyens aux gestes qui sauvent.[réf. nécessaire]

La FNPC a créé, en partenariat avec la RATP, une formation spécifique aux secours sur la route : l’attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route (AFCPSSR), qui est devenue une formation nationale par arrêté ministériel (arrêté du , Journal officiel du ). Cette formation n’existe plus aujourd’hui[1].

Présidents[modifier | modifier le code]

Confusion[modifier | modifier le code]

Le terme « protection civile » est un terme générique signifiant « protection des populations civiles en temps de paix et de guerre », il se retrouve de fait dans des noms d’administrations (service inter-ministériel de protection civile dans les préfectures) et d’autres associations (comme le CFSPC, centre français de secourisme et de protection civile), sans qu’il y ait de rapport direct avec la FNPC.

Par ailleurs, le terme « protection civile » est très proche du terme « sécurité civile ». Il ne faut cependant pas confondre cette association de loi 1901 et des services de l’État. Les secouristes et moniteurs de la FNPC sont des bénévoles pour la plupart, comme ceux des autres associations.

Chaque département comporte une seule association affiliée à la FNPC. Ce sont les « associations départementales de protection civile » (ADPC), à l’exception de Paris où, pour des raisons historiques, l’association départementale est la « protection civile de Paris » (PCP). Seuls les Ardennes, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, la Haute-Loire, la Lozère, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte et Wallis-et-Futuna ne possèdent pas d’ADPC.

Protection civile de Paris[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1998, la préfecture de police (PP) employait des secouristes bénévoles ainsi que des vacataires au sein d’un système appelé « Service interdépartemental de protection civile » (SIPC). À l’instar des sapeurs-pompiers volontaires — notion n’existant pas à Paris et dans la petite couronne, le service d’incendie et de secours étant assuré par un corps militaire, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) — ces vacataires effectuaient des gardes le week-end. Le SIPC était rattaché au secrétariat général de la zone de défense de Paris depuis .

Sur injonction de la cour des comptes faisant suite à un rapport de l’inspection générale de l'administration (IGA), la préfecture de police a dissous ce dispositif et les secouristes se sont répartis entre les associations de secourisme ; la plupart se sont regroupés dans une association fondée en 1997 dans le 5e arrondissement et appelée « Secourisme et protection civile de Paris » (SPC Paris), puis rebaptisée « Protection civile de Paris »«  » (PCP), et rattachée à la FNPC.

Aujourd’hui, la protection civile de Paris est l'une des premières association de secourisme de la ville. Elle est composée d’antennes qui se trouvent dans 15 arrondissements de la capitale française (1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 20e). Elle est agréée de sécurité civile par arrêté du ministère de l'Intérieur pour les missions de secours, agréée par le préfet de police pour la réalisation de formations aux premiers secours, reconnue en tant qu'organisme de formation professionnelle, conventionnée avec la mairie de Paris, la préfecture de police, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, le SAMU de Paris, les aéroports de Paris et agréée par la CRAM Île-de-France pour la formation de sauveteur-secouriste du travail.

Associations départementales de protection civile[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’association

L’idée d’une « Fédération des associations départementales de protection civile » date du . La notion de « protection civile » était alors peu répandue, ces associations avaient pour but de donner au public une culture de protection civile (on dirait maintenant sécurité civile).

La toute première ADPC est créée en 1958 dans les Côtes-du-Nord par l’administrateur civil au Service national de protection civile (SNPC, ancêtre de la direction des Défense et Sécurité civiles) M. Léon Robine.

En 1965, on dénombre 26 ADPC. Sous l’impulsion de la directive du Premier ministre Georges Pompidou, celles-ci décident de créer la Fédération nationale de protection civile en organisant une assemblée générale à Paris le . Cette assemblée comprend également quelques groupements non-ADPC mais actifs dans le domaine de la protection civile, notamment les Anciens de Nainville et les secouristes français de la Croix-Blanche. Le premier président en est le docteur Lepestre.

En 1968, la FNPC compte 54 associations départementales, représentant un effectif de 31 701 adhérents.

En 1969, la FNPC signe une convention avec l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) : la FNPC participe aux formations dans les entreprises au titre du 1 % de la formation continue. La FNPC est reconnue d’utilité publique le par décret du ministre de l’Intérieur M. Raymond Marcellin, (Journal officiel du . L’association nationale des moniteurs et instructeurs de secourisme (Anims) rejoint la FNPC.

La tenue de poste des secouristes est alors de couleur bleue Bugatti.

En mars 1973, l’union nationale des associations de secouristes et sauveteurs PTT (UNASSPTT) et le comité national routier français adhèrent à la fédération.

En 1975, c’est au tour de la fédération nationale des radiotransmetteurs au service de la sécurité civile (FNRASEC) de rejoindre la FNPC, puis en 1978, la fédération française des maîtres nageurs sauveteurs.

En 1979, la FNPC dénombre 100 000 secouristes actifs qui participent à 3 139 postes de secours et effectuent 2 436 interventions ; elle forme 4 800 réanimateurs (BNS mention réanimation, ancêtre du CFAPSE), 1 222 secouristes obtiennent la mention « secours routier » du BNS (ancêtre du CFAPSR), 543 exercices ou compétitions de secourisme sont organisés.

En 1984, la FNPC crée les groupes polyvalents d’intervention (GPI), des équipes de bénévoles formés et équipés pour venir en aide aux sinistrés de catastrophes naturelle ou industrielles en France. Ce sont les ancêtres des équipes d’intervention spécialisées (EIS).

En 1986, la FNPC choisit des tenues orange à épaules bleues, couleurs internationales de la protection civile, et les véhicules doivent être de couleur jaune.

En 1998, la FNPC, en collaboration avec la RATP, crée un nouveau diplôme, l’AFCPSSR, une adaptation des gestes de premiers secours aux accidents de la route ; ce diplôme devient un diplôme officiel.

Durant l’été 1999, la FNPC participe à sa première opération internationale en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, avec la mission Balkans, pour l’aide des réfugiés de la guerre du Kosovo : participation à la logistique à Rinas, l’aéroport de Tirana (Albanie), et gestion d’un camp de réfugiés en république de Macédoine (camp de Stenkovac).

Le 26 décembre 2004, des équipes de la fédération nationale de protection civile sont parties au Sri Lanka et en Thaïlande pour venir en aide aux sinistrés du tsunami.

Des équipes sont également intervenues lors des innombrables catastrophes naturelles et technologiques en France par exemple : attentat dans le RER parisien, explosion de l’usine AZF de Toulouse, inondations, marée noire de l’Erika, soutien aux populations, prise en charge de rescapés de feux d’immeubles à Paris…

Équipement[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, les véhicules sont blancs marqués d’une large bande orange encadrée de deux petites bandes bleues. La bande orange porte la mention « PROTECTION CIVILE » en lettres capitales ainsi que le logo de la fédération. Néanmoins il existe une particularité sérigraphique à Paris, la bande orange n’étant pas encadrée des deux bandes bleues. Selon les agréments départementaux, ils peuvent également disposer de gyrophares ou flash bleus ainsi que de sirènes type 2 tons à deux ou 3 temps. En l’état actuel de la législation, les véhicules des associations de sécurité civile rentrent dans les catégories des véhicules d’intérêts généraux bénéficiant d’une priorité de passage lorsqu’ils sont munis de gyrophares et de deux-tons sur agrément préfectoral en les intégrant de ce fait dans des missions de service public.

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Tenues[modifier | modifier le code]

En 2006, les tenues sont devenues bleu Pantone[Lequel ?] avec une bande orange de 2 cm sur les côtés du pantalon avec deux poches italiennes sur chaque côté et des bandes réfléchissantes pour les missions d’intervention sur la voie publique. Les polos sont bleu Pantone, blanc et orange avec le logo de la FNPC dans le dos, le marquage « Protection civile » sur le dos et sur l’épaule droite[2].

Selon la nature de la mission, les secouristes peuvent être munis de bottes à lacet type rangers, d’un ceinturon de feu, voire d’un casque F2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bien que la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie soient des territoires et non des départements, les associations sont considérées comme étant des associations départementales.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]