Fédération française d'équitation

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Fédération française d'équitation
Image illustrative de l'article Fédération française d'équitation

Sigle FFE
Sport(s) représenté(s) Disciplines équestres
Création 1987
Président Serge Lecomte
Siège parc Equestre Fédéral

41600 Lamotte-Beuvron

Licenciés 687 339 (2012)[1]
Site internet Site officiel

La Fédération française d'équitation (FFE) est une association loi de 1901 assurant la gestion, la promotion et le développement des disciplines équestres en France. Elle concourt également à la sélection des chevaux de sport et de loisir.

La FFE est membre de la Fédération équestre internationale (FEI) et du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

En 2008, la FFE compte 600 805 licenciés, elle est la 3e fédération sportive (unisport) française en nombre de licenciés[2] et la 2e fédération équestre mondiale[3]. Les femmes représentent 78,8 % des effectifs de la FFE et 26,67 % ont moins de dix ans. Un des défis de la fédération est d'inciter les jeunes qui grandissent à continuer l'équitation sportive. Entre 1984 et 2011, la Fédération française d'équitation a vu son nombre de licenciés augmenter de 374 %[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

1921 : création de la Fédération française des sports équestres.

1963 : création de l'Association nationale pour le tourisme équestre (ANTE) grâce au soutien des Haras nationaux. Dans les années 1970, cette association a pris de l'essor grâce au nouvel engouement populaire vers l'équitation de loisirs.

1971 : création du Poney Club de France, également grâce au soutien des Haras nationaux. Le Poney Club de France a récolté les fruits de la progression du poney auprès des enfants.

Pendant plus de 15 ans, le monde du cheval en France fut donc divisé en 3 entités indépendantes.

1987 : création de la Fédération française d'équitation (FFE) qui unifie et regroupe les 3 entités précédentes, avec la mise en place de délégations :

  • Délégation nationale aux sports équestres (DNSE) ;
  • Délégation nationale au tourisme équestre (DNTE) ;
  • Délégation nationale à l'équitation sur Poneys (DNEP).

14 décembre 1999, les statuts évoluent. À partir de cette date, les 3 délégations vont se dissoudre et s'incorporer à la FFE. Les spécialités des anciennes délégations restent cependant représentées au Comité directeur qui comprend un Comité Cheval, un Comité Poney, un Comité Tourisme et un Collège Compétition.

Le 2 décembre 2004, Serge Lecomte est réélu à la présidence de la FFE et son opposante Jacqueline Reverdy multiplie les recours aux tribunaux. Le ministre des sports Jean-François Lamour menace la FFE du retrait de son agrément ministériel si rien n'est fait pour entrer en conformité avec la loi de représentativité d'août 2003[5].

26 mai 2008 : modification des statuts et des règlements juridiques de la fédération. Le siège social est déplacé de Boulogne-Billancourt au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron.

Problèmes statutaires[modifier | modifier le code]

Loi de modernisation sur le sport en 2000[modifier | modifier le code]

La loi de modernisation sur le sport de 2000 oblige à créer de nouveaux statuts. Ceux-ci, portant création du CREIF, ont été approuvés par les centres équestres avec 94,24 % des suffrages exprimés. Les anciens organismes antérieurement indépendants : Comité régional de tourisme équestre, Délégation régionale à l'équitation sur poney (DREP) et Ligue régionale des sports équestres ont été regroupés au sein même du CREIF ; lequel garantissait la pérennisation de leur spécificité. Le CREIF a hérité par fusion-absorption des Ligues de Fontainebleau, Versailles, l'ARTE et la DREP Île-de-France. Cette restructuration administrative est mise en conformité avec les administrations régionales d'État et des organismes politiques.

Le CREIF se retrouve à la tête de 8 départements : Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d'Oise représentant plus de 600 associations et établissements équestres affiliés à la FFE et plus de 100 000 licenciés et a pour mission d'encourager, promouvoir, développer et organiser les activités équestres sous toutes les formes et pratiques.

Le CREIF est un des 23 organes déconcentrés de la FFE à la suite de la loi de modernisation sur le sport.

Loi "Lamour" 2005-2006[modifier | modifier le code]

Par arrêté du 2 et du 3 août 2005, la FFE perd l'agrément et la délégation du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. Il est reproché à la Fédération de ne pas avoir mis ses statuts en conformité avec la loi dite "Lamour" no 2003-708 du 1er août 2003. Le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche retire également son agrément par arrêté du 6 octobre 2005.

Le principal motif pour lequel la FFE n'a pas mis à jour ses statuts est que la loi Lamour impose de facto une sous-représentation en droit de votes des clubs équestres à vocation commerciale, majoritaires en nombre, au bénéfice des structures non commerciales.

Afin d'assurer la continuité du service public, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) exerce provisoirement les prérogatives perdues par la FFE à la suite des retraits d'agrément et de délégation. Il a en particulier autorité sur l'organisation des compétitions et le sport de haut niveau. Une Commission spécialisée équitation est mise en place. Différents accords entre la FFE et le CNOSF permettent un fonctionnement normal des activités, en particulier pour les concours et le sport de haut niveau.

Les nouveaux statuts de la FFE sont adoptés lors de l'assemblée générale extraordinaire du 19 juin 2006, ouvrant l'espoir d'une normalisation des relations entre l'État et la FFE. Ainsi, les pouvoirs publics ont accordé de nouveau l'agrément à la FFE en septembre 2006[6].

Par arrêté en date du 21 décembre 2006, le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a de nouveau accordé à la Fédération française d'équitation la délégation prévue à l'article 131-14 du Code du sport, mettant ainsi fin à plusieurs années de conflits entre l'association et les pouvoirs publics[7].

Licenciés[modifier | modifier le code]

Année Total Licenciés Femmes Hommes Commentaires
1984 145 071 - - -
1985 147 108 - - -
1986 160 235 - - -
1987 166 915 - - -
1988 166 952 - - -
1989 166 154 - - -
1990 214 007 - - -
1991 230 575 - - -
1992 239 282 - - -
1993 258 808 - - -
1994 274 873 - - -
1995 325 670 - - -
1996 345 882 - - -
1997 364 686 - - -
1998 391 624 - - -
1999 411 657 - - -
2000 434 980 - - -
2001 432 498 319 640 112 858 -
2002 447 139 332 798 114 341 -
2003 462 955 348 045 114 910 -
2004 484 760 368 699 116 061 -
2005 513 615 394 767 118 848 -
2006 523 696 406 241 117 455 -
2007 553 560 434 838 118 722 -
2008 600 805 477 172 123 633 -
2009 650 805 524 195 126 242 -
2010 687 334 558 932 128 398 -
2011 705 783 580 000 125 783 -
2012 687 207 567 317 119 890 En date du 06/06/2012

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]