Fédération des conseils de parents d'élèves

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Fédération des conseils de parents d'élèves
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901, reconnue d'utilité publique, mouvement d'éducation populaire
Zone d’influence Drapeau de la France France
Europe
Fondation
Fondation 23 avril 1947
Fondateur André Chauvet
Identité
Siège 108 - 110, avenue Ledru-Rollin
75011 Paris
Président Liliana Moyano
Financement cotisations des membres, vente de la Revue des Parents, subventions publiques
Membres 315 000 revendiqués
Slogan Les enfants d'abord !
Site web http://www.fcpe.asso.fr/

La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) est, avec la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), l'une des deux principales fédérations de parents d'élèves des écoles publiques de France quant au nombre d'adhérents et la première quant au nombre de voix obtenues aux élections des représentants des parents d'élèves.

Lors des élections de l'année scolaire 2012-2013, elle a obtenu 48,08 % des sièges aux conseils d'administration des lycées et collèges, contre 10,46 % à la PEEP[1] et 17,12 % des sièges dans les conseils d'écoles de l'enseignement primaire, contre 2,43 % à la PEEP, selon les chiffres du ministère.

Au Conseil supérieur de l'éducation, elle détient 8 sièges sur les 9 réservés aux représentants des parents d'élèves de l'enseignement public[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Peu après la Libération, sont apparus des « conseils de parents d'élèves » auprès des écoles primaires. Ces associations réunissaient en fait enseignants et parents adhérents en partant du principe que le but poursuivi par les uns et les autres était le même : l'épanouissement des élèves et la défense de l'école laïque, malmenée par le régime de Vichy.

Sous l'influence d'Henri Aigueperse, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs et d'Albert Bayet, président de la Ligue française de l'enseignement a ensuite été créée la « Fédération des conseils départementaux de parents d'élèves »[3], datée officiellement du 23 avril 1947 puis reconnue d'utilité publique en 1951[4]et mouvement d'éducation populaire en 1982.

Après le vote de la loi Debré en 1959, qui accordait d'importants moyens financiers publics aux écoles privées, la fédération décide de s'implanter aussi dans le second degré où existaient déjà quatre ou cinq fédérations dont la Fédération des lycées et collèges qui deviendra par la suite la PEEP. La FCPE y devient rapidement majoritaire[réf. souhaitée].

Issue d'un syndicat d'enseignants et liée à la galaxie d'organisations apparentées, le FCPE tente de s'en détacher, au moins sur le plan formel. À partir de 1971, la Fédération de l'Éducation nationale et ses syndicats ainsi que les organisations comme le Comité national d'action laïque, dont elle est membre, n'ont plus voix délibérative au conseil d'administration. Depuis 1980, ils n'en sont plus membres en eux-mêmes[5].

En mai 2015, fait exceptionnel depuis vingt ans, le rapport d'activité de la FCPE n'est pas adopté. Paul Raoult, le président sortant n'est pas réélu. Cette situation est analysée par la presse comme le résultat du soutien affiché de l'équipe dirigeante « à la controversée réforme du collège » portée par la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle regroupe des associations départementales, les conseils départementaux de parents d'élèves ainsi que des sections implantées dans les établissements scolaires français à l'étranger. La structure de base est le conseil local de parents d'élèves qui réunit les adhérents d'un établissement ou d'un groupe d'établissements proches.

La FCPE revendique :

  • 315 000 adhérents ;
  • 65 000 parents d'élèves élus aux conseils d'école et aux conseils d'administration ;
  • 10 000 conseils locaux ;
  • 102 associations départementales et extra-métropolitaines et des représentants dans les établissements français à l'étranger.

La FCPE est dotée d'un conseil d'administration de 24 membres et d'un bureau de 8 membres[7].

Dans le système représentatif français, elle envoie ses représentants et est régulièrement consultée dans toutes les instances où les parents ont voix au chapitre (conseil d'école, d'administration, conseil de classe, conseil départemental de l'Éducation nationale, Conseil supérieur de l'éducation, commissions spécialisées et groupes de travail, etc.) et ses mandataires dialoguent avec les chefs d'établissement, les recteurs d'académie, le ministère de l'éducation nationale, les élus, les syndicats, etc.

Valeurs[modifier | modifier le code]

Bien que non engagée politiquement et revendiquant son indépendance partisane, la FCPE est fréquemment catégorisée comme proche des idées de gauche[8] ou encore proche du Parti socialiste[9]. Elle se considère apolitique. Les valeurs de la FCPE sont précisées dans son projet éducatif adopté en 2011[10] : L’enfant, l’École, la société.

En particulier, ce projet contient ces trois engagements collectifs :

  • Agir en faveur d’un service public d’éducation fondé sur les valeurs de liberté, égalité, fraternité et laïcité ; pour une école qui respecte l’enfant dans sa globalité et forme des citoyens libres et éclairés pour une société toujours plus juste et solidaire.
  • Exercer vigilance, droit d’alerte, et être toujours plus une force de proposition et de rassemblement au service de la réussite de tous.
  • Respecter et promouvoir ces valeurs et principes[11].

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Nom Mandat Commentaire
André Chauvet 1947-1949
Roger Labrusse 1949-1954
Maurice Malbos 1954-1956
Jean Cornec 1956-1980 L'exceptionnelle durée de cette présidence a longtemps fait nommer la FCPE Fédération Cornec[12].
Jean Andrieu 1980-1986 Instituteur, puis conseiller pédagogique, membre du CES de 1984 à 1994[13].
Jean-Pierre Mailles 1986-1992 Militant UNSA éducation (ex-FEN), maître de conférence à Paris I[14].
Jacques Dufresne 1992-1994
Bernard Borecki 1994-1996 Magistrat.
Georges Dupon-Lahitte 1996-2006 Enseignant-chercheur, membre du CESR d'Aquitaine [15].
Faride Hamana 2006-2008 Professeur de sciences économiques et sociales dans l'enseignement agricole[16].
Jean-Jacques Hazan 2008-2013 Directeur de la restauration scolaire du XIIe arrondissement de Paris[17],[18].


Paul Raoult 2013 - 2015 Paul Raoult est éconduit de ses fonctions le 25 mai. Son renvoi est perçu comme un « cinglant désaveu » liée à son soutien actif à la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem. Celui-ci dément cette interprétation[19].
Liliana Moyano Depuis 2015

Subventions[modifier | modifier le code]

En 2012, la FCPE reçoit une subvention de 333 000 euros du ministère de l'Éducation nationale. En 2013, cette subvention est portée à 480 000 euros. Selon le ministre Vincent Peillon, cette augmentation de subvention correspond à un « rattrapage » par rapport au précédent quinquennat[20]. Valeurs actuelles fait le lien entre le changement d'attitude de la FCPE vis-à-vis de la réforme des rythmes scolaires et la subvention supplémentaire accordée par Vincent Peillon[21].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Projet éducatif de la FCPE adopté au 65e congrès national à Nancy-Vandœuvre, 11, 12 et 13 juin 2011. 
  • L’enfant, la vraie question de l’école, Georges Dupon-Lahitte (présentation), Hubert Montagner (dir.), Odile jacob, Paris, 2002. Ouvrage issu d’un colloque organisé par la FCPE en octobre 2001. 
  • La création de la Fédération des conseils de parents d’élèves, article de Clément Durand paru dans les cahiers du centre fédéral de la FEN, février 1995. Parents d'élèves en marche - 40 ans d'histoire de la FCPE (1947-1987), Michel Vernus - Éditions Martinsart.  1987. 
  • La fédération des conseils de « Parents d'élèves », Jean Cornec, Epi, Paris, 1972.
  • Jean Cornec, La Fédération des conseils de parents d'élèves : Pour l'enfant, vers l'homme, éd. Épi, coll. « Carte blanche », Paris, 1972

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.education.gouv.fr/cid66348/resultats-des-elections-des-representants-des-parents-d-eleves-pour-l-annee-2012-2013.html.
  2. http://cache.media.education.gouv.fr/file/03_Mars/44/3/Formation_pleniere_CSE_243443.pdf.
  3. historique de la FCPE par elle-même
  4. Décret du 5 août 1951
  5. Dépêche AFP du 15/09/2008 - Bac/médailles : "inutile" pour la Peep
    Nouvelobs.com - 23/06/2008 - Les écoliers du primaire n'iraientplus en classe le samedi
    Libération - 24/09/2008 - Darcos sonne la fin de l’école le samedi
  6. Le président de la FCPE victime de son soutien affiché à la réforme du collège, news.yahoo.com, 24 mai 2015
  7. http://www.fcpe.asso.fr/index.php/qui-sommes-nous-2/lorganisation-et-les-elus-nationaux-de-la-fcpe
  8. V.V., « La fin des grandes vacances ? », le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  9. Réforme du collège : qu’en pensent les parents d’élèves?, causeur.fr, 15 mai 2015
  10. [PDF]http://www.fcpe.asso.fr/images/stories/fcpe/projet_educatif.pdf.
  11. Projet éducatif sur le site de la FCPE
  12. Archives de l'INA sur la Fédération Cornec et
    Site d'un Conseil local - Biographie de Jean Cornec
  13. Histoire et archives orales de l'enseignement
  14. [1] et [2]
  15. [3]
  16. Faride Hamana réélu à la tête de la FCPE, site du Nouvel Obs, 11/6/2007
  17. AFP, « Jean-Jacques Hazan, nouveau président de la FCPE », sur Vousnousils.fr, (consulté le 18 mai 2008)
  18. http://fcpecormeillesenparisis.over-blog.com/
  19. Crise à la FCPE et cinglant désaveu de son président, lemonde.fr, 25 mai 2015
  20. Rythmes scolaires: une subvention qui tombe à pic, Marie Caroline Missir, lexpress.fr, publié le 13 novembre 2013
  21. Quand le gouvernement achète la paix sociale à coups d’enveloppes, valeursactuelles.com, 11 décembre 2013


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]