Fédération des ateliers de psychanalyse

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Fédération des ateliers de psychanalyse
Histoire
Fondation
1982
Cadre
Type
Domaine d'activité
Psychanalyse
Siège social
Paris
Pays
Langue
Français
Organisation
Président
Jean-Pierre Bouleau
Publication
Epistolettre
Site web

La Fédération des ateliers de psychanalyse est une association française de psychanalystes praticiens.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1980, à la dissolution de l'École freudienne de Paris, un groupe de psychanalystes majoritairement signataires du référé contre la dissolution de l'EFP fondent une association provisoire appelée "Entre-Temps". Les signataires du référé n'étaient pas contre la dissolution en elle-même. Ils voulaient introduire, par le biais du juridique, un temps de discussion, afin de faire réfléchir la horde des psychanalystes prise dans un transfert aveugle à Lacan et prête à s'engouffrer sans aucune réflexion sur les motifs politiques de cette dissolution. Entre-Temps s'est autodissout après deux ans de fonctionnement, ayant eu à sa présidence d'abord Marianne Monet, puis Suzanne Ginestet et Michel Tort.

En 1982, huit psychanalystes, Pierre Delaunay, Michel Guibal, Francis Hofstein, Phjilippe Lévy, Lucien Mélèse, Dora Yankélevich, Hector Yankélevich et Radmila Zygouris, décident de créer la "Fédération des ateliers de psychanalyse" après la dissolution d'Entre-Temps.

Ce groupe fondateur est rejoint par d'autres psychanalystes issus d'autres formations. Des plus jeunes s'y attèlent ; ainsi Georg Garner issu de la génération suivante y prendra une place importante par son travail et son implication. « Le psychanalyste ne peut être qu’un Heimatloser, quelqu’un pour toujours expatrié de son espace et de sa langue maternelle. Sur le plan politique, c’est bien le métèque qui est l’analyseur de la cité, c’est-à-dire du lien social. Sur le plan psychique, dans aucun cas le psychanalyste ne peut être le tenant lieu ou le représentant d’une chapelle, d’une pensée, d’un dogme, d’une institution ou d’une ethnie. »" Georg R. Garner.

Orientation[modifier | modifier le code]

La Fédération des Ateliers de Psychanalyse se caractérise par une préoccupation particulière pour la clinique et la thérapeutique, autant que par une ouverture multiréférentielle : Sigmund Freud, Sandor Ferenczi, Jacques Lacan, Françoise Dolto, Donald Winnicott, Harold Searles, Octave Mannoni, etc.

Une psychanalyse laïque[modifier | modifier le code]

« À sa création, la position singulière prise par la Fédération des ateliers de psychanalyse était avant tout réactive, liée à l’histoire des écoles et opposée à leur système de gradus. Fidèle à ses premiers engagements, la Fédération des ateliers défend une conception laïque de la psychanalyse et refuse tout effet d’habilitation, pour se baser sur un système de reconnaissance mutuelle. Pour ce faire, la Fédération des ateliers de psychanalyse s’organise autour de différents lieux de rencontre, où les membres échangent et travaillent en permanence leurs questions cliniques et théoriques. »

Ce projet prévoit qu’aucun membre ne puisse prendre le pouvoir sur les autres à quelque titre que ce soit. Au service de chacun, l'exercice de l'autorité est régulé par le partage actif de la pluralité des positions et des discours.

« Cette expérience, tout à fait singulière dans le paysage polémique des écoles freudiennes ou lacaniennes, met radicalement en question les formes de pouvoir et de dogmatisme qui s'y exercent », écrit Jean-Claude Polack dans la revue Chimères, en novembre 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anna Angelopoulos, Contes judéo-espagnols des Balkans (collectés par Cynthia Crews), Corti, 2009.
  • Pierre Babin, Freud, un tragique à l'âge de la science, Gallimard, 1990 ; SDF, la part maudite de l'humanité, Erès, 2004.
  • Marie Balmary, L'homme aux statues, Grasset, 1979 (1997).
  • Véronique Berger, Les dépendances affectives, aimer et être soi, Eyrolles, 2007.
  • Pierre Delaunay, Les quatre transferts, FAP, 2011.
  • Sylvette Gendre-Dusuzeau, Oscar Wilde. Père, j'ai mal à l'oreille, Cesura, Lyon, 1995.
  • Georg R. Garner, Le psychanalyste infidèle, Erès, 2007 ; L'étoffe du Réel, FAP, 2013.
  • Lucien Mélèse, La psychanalyse au risque de l’épilepsie, Toulouse, Erès, 2000.
  • Catherine Podguszer, Saverio Tomasella, Personne n'est parfait, Eyrolles, 2005.
  • Philippe Réfabert, De Freud à Kafka, Calmann-Lévy, 2001.
  • Loup Verlet, La malle de Newton, Gallimard, 1997 ; Chimères et paradoxes, Cerf, 2007.
  • Radmila Zygouris, Corps de souffrance, corps de savoir, Lausanne, L’âge d’homme, 1976 ; « Sortilèges de la scène traumatique », Les traumatismes psychiques, Bloc-notes de la psychanalyse n° 12, Genève, Georg, 1993 ; "L'Ordinaire,symptôme", octobre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]