Aller au contenu

Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal

Article soupçonné de non-pertinence. Cliquez pour suivre ou participer au débat.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal
Logo de l'organisation
Situation
Création
Type Association étudiante
Siège Montréal Quebec, Canada
Organisation
Membres 40 000 membres
Secrétaire général Yasmeen Lazaar

Site web faecum.qc.ca

Fondée en 1976, la FAÉCUM (Fédération des associations de campus des étudiants de l'Université de Montréal, prononcé / /fe.kum/[1]) a pour but de défendre les divers intérêts des étudiants de l'Université de Montréal. Elle représente plus de 40 000 étudiants à travers ses 85 associations membres.

Elle intervient dans plusieurs domaines :

  • Au plan académique : la FAÉCUM fait pression sur l'administration de l'Université de Montréal pour promouvoir un enseignement accessible et de qualité. Elle soutient également les étudiants dans leurs démarches auprès des autorités universitaires.
  • Au plan socio-politique : la fédération s'occupe de toutes les questions sociales liées à la vie des étudiants universitaires (financement de l'éducation, politiques gouvernementales, etc.)
  • Au plan de la vie étudiante : la FAÉCUM organise un grand nombre d'activités visant à améliorer la vie sur le campus de l'Université de Montréal. Elle offre également un certain nombre de services à ses membres.

La FAÉCUM fonctionne selon une structure fédérative. Elle représente tous ses membres par l'intermédiaire des associations étudiantes.

La FAÉCUM compte deux types de membres : les membres individuels et les associations membres. Les membres individuels, en vertu de la formule Rand, sont obligés d'être membres de la fédération et de payer une cotisation[2]. En revanche, les associations membres peuvent se retirer de la fédération. Leurs membres continuent à payer la cotisation à la FAÉCUM, mais l'association étudiante ne peut plus bénéficier des avantages (droit de vote dans les organes de décision, services et conseils à l'association, etc.) En raison du caractère symbolique de la radiation, seules quelques associations étudiantes ne sont pas membres de la FAÉCUM[3].

Il s'agit de l'organe suprême de la Fédération, où siègent tous les délégués représentant les associations d'étudiants. Chaque association étudiante membre peut envoyer un certain nombre de délégués au prorata du nombre de membres de l'association. Le Congrès a autorité sur tous les organes de la FAÉCUM.

Le Congrès doit ratifier les positions prises par le Conseil Central et les politiques votées par le Conseil d'Administration. Il est responsable de l'élection des membres du Comité exécutif et du Conseil d'administration, ainsi que de la nomination du président et du vice-président du Conseil central.

Le congrès annuel se tient à la fin du mois de mars de chaque année. Les délégués des associations étudiantes se réunissent pour faire le bilan des activités de l'année écoulée, adopter les lignes directrices de travail pour l'année à venir et élire les personnes mentionnées ci-dessus. En outre, les questions importantes de la FAÉCUM sont souvent discutées lors du congrès.

Conseil central

[modifier | modifier le code]

Le Conseil central (CC) est l'organe de décision chargé de discuter et de planifier les actions politiques de la FAÉCUM[4]. Il est composé d'un représentant de chaque association membre. Il se réunit généralement une fois toutes les trois semaines et c'est là que se déroulent les principaux débats politiques entre les congrès de la FAÉCUM. Auparavant, les différents conseils discutent des documents et des débats qui se tiendront lors du conseil central.

Conseil d'administration

[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration supervise la gestion et administre les affaires de la FAÉCUM[5]. Il agit dans trois domaines : la gestion des ressources humaines, le contrôle financier et la gestion des services.

Le conseil d'administration est composé de huit administrateurs élus par le congrès et de trois membres du comité exécutif (élus aux postes de secrétariat général, de coordination aux affaires universitaires et de coordination aux finances et services). Parmi les huit administrateurs élus par le Congrès, au moins trois doivent être des étudiants membres de la FAÉCUM et trois doivent être des étudiants en cycles supérieurs.

Sous-instances

[modifier | modifier le code]

La FAÉCUM compte quatre conseils consultatifs : le Conseil des affaires sociales et politiques (CASP), le Conseil des affaires académiques (CAA), le Conseil de la vie étudiante (CVE) et le Conseil des études supérieures (CES).

Ces conseils discutent de questions entre les réunions du Conseil central. Ils sont chargés de recommander des avis, des mémoires et des positions au Conseil central. Les quatre conseils réunissent également des délégués d'associations d'étudiants travaillant dans des domaines spécifiques.

Bureau exécutif

[modifier | modifier le code]

Le Conseil exécutif est chargé de la gestion quotidienne de la Fédération et de l'exécution des mandats qu'il reçoit des différents organes de la Fédération[6]. Il est responsable de tous les domaines d'activités de la Fédération (académique, sociopolitique, services aux étudiants, socioculturel, etc. Il est composé de neuf personnes élues par le Congrès. Les officiers travaillent à temps plein pour la FAÉCUM et sont élus du 1er mai au 30 avril de chaque année.

* A démissionné avant la fin de son mandat.

Comités participatifs

[modifier | modifier le code]

Il existe aussi deux comités participatifs à la FAÉCUM, soit la COALICAF et le comité responsabilités sociales et environnementales. Ces comités sont chargés, avec un budget alloué par la Fédération, d'œuvrer dans leur domaine respectif.

Comité responsabilités sociales et environnementales

[modifier | modifier le code]

Le Comité de responsabilité sociale et environnementale est né en mars 2012 de la fusion des comités UniVertCité, SCRUTÉ (Surveillance pour la consommation responsable universitaire et les transactions éthiques) et le Projet Campus Durable. Le comité environnemental étudiant d'UniVertCité a rassemblé des étudiants membres de la FAÉCUM désireux de promouvoir le respect de l'environnement et les principes du développement durable.. Le comité SCRUTÉ avait pour mission de développer la consommation responsable et de militer pour l'investissement éthique à l'Université de Montréal. Le Projet Campus Durable (PCD) de l'Université de Montréal s'inscrivait dans un mouvement pancanadien visant à intégrer les principes du développement durable dans toutes les activités universitaires.

Ainsi, l'objectif du Comité de responsabilité sociale et environnementale regroupe tous les objectifs des comités précédents. Le comité comporte trois volets : fédératif, associatif et institutionnel. Le volet fédératif consiste à conseiller le Conseil exécutif de FAÉCUM sur ses politiques et ses positions. Le volet associatif contribue au développement d'outils de viabilité pour les associations étudiantes et leurs membres. Le volet institutionnel concerne l'Université de Montréal et l'analyse de sa performance en matière de développement durable.

Comité de mobilisation

Suite à des demandes des associations étudiantes, un comité de mobilisation fut créé en septembre 2025. Celui-ci à pour but d'être un espaces où les associations peuvent directement discuter et collaborer par rapport à leurs actions de revendications. Ce comité invite aussi les regroupements étudiants à ses réunions.

Controverses

[modifier | modifier le code]

Démission du recteur Guy Breton

[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, les associations membres réunies en Congrès extraordinaire demandent la démission du recteur Guy Breton et mandatent l’exécutif de la Fédération de porter cette demande. Ce mandat n’ayant pas été respecté, lors du Conseil central du 29 janvier 2014, les associations membres proposent une motion de blâme contre le bureau exécutif, qui est battue[7]. Dans ce contexte, plusieurs associations étudiantes critiquent le fait que l’exécutif semble porter peu d’attention aux mandats qui lui sont donnés[8].

Transparence

[modifier | modifier le code]

La question de la transparence de la FAÉCUM envers ses membres est un sujet récurrent. En 2023, l’association de littérature comparée remet en question lors du Congrès annuel le huis-clos systématique entourant la présentation du budget aux membres et les réunions du conseil d’administration[9]. En 2013, l’association d’informatique demande que les documents de fonctionnement interne, tels que les règlements et politiques, soient rendus accessibles aux membres sur le site web de la FAÉCUM[10].

Affiliation à l’Union étudiante du Québec

[modifier | modifier le code]

En 2015, la FAÉCUM s’affilie à l'Union étudiante du Québec nouvellement formée par un vote en Congrès et sans référendum de la population étudiante. Ainsi, les associations non-membres de la Fédération et les programmes dont les membres ne sont pas représentés par une association ne sont pas consultés sur la question de l’affiliation, mais se voient tout de même contraints d’adhérer à la nouvelle association nationale[11].

Affaire Pepsi

[modifier | modifier le code]

En 1999, la FAÉCUM s’entend avec l’AGEEFEP et l’Université de Montréal pour signer une entente confidentielle avec la compagnie Pepsi lui conférant l’exclusivité de l’approvisionnement en boissons sur le campus. En raison de la confidentialité de cette entente, les questions amenées par les associations membres, concernant notamment l’éthique de l’accord, restent sans réponse[12]. Le contrat est rendu public après deux années de procédure auprès de la Commission d'accès à l'information[13]. À la suite de cette affaire, et citant des questions de représentativité, l’association de sociologie décide de se désaffilier de la FAÉCUM[14].

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Éric Bédard, Histoire de la FAÉCUM : 1976-1994, Montréal, Fédération des associations étudiantes du campus de l'université de Montréal, .
  • Denis Gravel, Histoire de la FAÉCUM (1976-2006) : Une fédération en marche, Montréal, Archiv-Histo, (ISBN 2-920480-95-2).

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Camille Chabot-Martin, « La FAÉCUM en bref », Quartier Libre, 13 janvier 2016
  2. En 2008, la cotisation était de 10,50 $ pour tous les étudiants inscrits aux sessions d'automne et d'hiver et 10,25 $ pour la session d'été
  3. Il s'agit de l'Association des cycles supérieurs de sociologie de l'Université de Montréal et de l'Association des étudiant-e-s diplômé-e-s du département d'histoire de l'Université de Montréal (AEDDHUM).
  4. FAÉCUM. 2006. Règlements généraux. FAÉCUM: Montréal, p. 26.
  5. FAÉCUM. 2006. Règlements généraux. FAÉCUM : Montréal, p. 35.
  6. FAÉCUM. 2006. Règlements généraux. FAÉCUM: Montréal, p. 86.
  7. Anne-Marie Provost, « Un Conseil central sous haute tension », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  8. « Lettre : L’impasse volontaire de la FAÉCUM », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  9. Philippe Morin-Aubut, « Les huis clos de la FAÉCUM remis en question », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  10. Coraline Mathon, « Congrès FAÉCUM : Vers une fédération plus transparente ? », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  11. Alice Mariette, « Le référendum en question », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  12. Mickaëlle Monfort, « Nos nébuleux amis de la FAÉCUM », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  13. Frédéric Legendre, « On FAÉCUM si de rien n’était », sur Quartier Libre, (consulté le ).
  14. Alexandre Benoit, « Le RÉÉSUM quitte la FAÉCUM », sur Quartier Libre, (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Lien externe

[modifier | modifier le code]