Fédération anarchiste-communiste d'Occitanie

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Fédération anarchiste-communiste d'Occitanie
Image illustrative de l’article Fédération anarchiste-communiste d'Occitanie
Logotype officiel.
Présentation
Fondateur Guy Malouvier
Fondation 1969
Disparition 1976
Idéologie Communisme libertaire

La Fédération anarchiste-communiste d'Occitanie ou Federacion anarquista-comunista d'Occitania (1969-1976) a été fondée par Guy Malouvier. Elle a publié, à partir de 1970, Occitania libertaria (Occitanie libertaire)[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Selon son fondateur, Guy Malouvier[3], c'est avec Joan-Pau Verdier, chanteur occitan, et Gérard Bodinier, journaliste au journal Le Provençal qu'a été créée la Fédération anarchiste communiste d’Occitanie (FACO), en parallèle de l’Organisation révolutionnaire anarchiste, l’après-Mai 68 ayant vu l’émergence de la question des nationalités[4].

La Fédération anarchiste-communiste d'Occitanie défend l’idée d’une fédération socialiste des régions, en rupture avec l’ordre jacobin.

La FACO a compté une quinzaine de groupes et jusqu’à une centaine de militantes et de militants. L’organisation essayait de lier le communisme libertaire à l’émancipation nationale et culturelle. Elle a animé des réunions publiques avec d’autres groupes occitanistes, de tendance marxiste ou simplement nationaliste comme le Partit de la Nacion Occitana (PNO).

Sur le plan linguistique, la FACO se distingue des nationalistes occitans par son refus d’unifier la langue, comme le promeut par exemple François Fontan. Dans Occitania libertaria[5], on retrouve donc différents idiomes : limousin, gascon, provençal, etc.

La FACO avait pour emblème le drapeau rouge et noir frappé de la croix de Toulouse. En manifestation, elle défilait avec les autres organisations anarchistes. Elle avait également de la sympathie pour ETA, en guerre contre l’État franquiste et avec une revue communiste libertaire basque, Askatasuna, qui fut à l’origine de la reconstruction de la Confédération nationale du travail (Espagne) en Euskadi sud à la fin de la dictature.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Manifest de Peirigus (Manifeste de Périgueux), Esquisse d'une plateforme politique pour la "Fédération Anarchiste-Communiste d'Occitanie"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. WorldCat - notice.
  2. Jean Maitron, Alain Droguet, La presse anarchiste française de ses origines à nos jours, texte intégral.
  3. Guy Malouvier en 1968, Dictionnaire international des militants anarchistes, photo
  4. Guy Malouvier, Luttes de libération nationale et révolution sociale, mentionné dans le Dictionnaire international des militants anarchistes, notice.
  5. Sommaire du n°1 en ligne ici et ici.

Liens externes[modifier | modifier le code]