Fédération Gay-Lussac

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Fédération Gay-Lussac
Logo fede gay lussac 2016.png
Logo de la fédération Gay-Lussac.
Histoire et statut
Fondation
1989 (club Gay-Lussac)
1994 (fédération Gay-Lussac)
Type
Disciplines
Président
Frédéric Fotiadu
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
6000 élèves-ingénieurs
1000 doctorants
Divers
Site web
Ancien logo de la Fédération Gay-Lussac.

La Fédération Gay-Lussac (FGL) est un réseau d'enseignement supérieur regroupant 20 écoles d'ingénieurs de chimie et de génie chimique françaises, accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[1]. La fédération propose également un cycle préparatoire intégré de 2 ans permettant d'intégrer par la suite une de ces 20 écoles. Elle permet en outre à ses écoles de bénéficier d'une meilleure visibilité, et à ses étudiants un large panel de spécialisations grâce à un dispositif d'échanges inter-écoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fédération Gay-Lussac a été créée en 1989 sous le nom de club Gay-Lussac. Initialement il s'agit d'un club permettant à des directeurs d’écoles dont les préoccupations sont proches de se réunir. Le cycle préparatoire intégré est créé en 1993 afin d'intégrer dans les écoles de chimie de France des élèves excellemment préparés pour ce type d'écoles.

Le club change ensuite de nom en 1994 pour fédération Gay-Lussac

Direction[modifier | modifier le code]

Les présidents dans l'ordre chronologique sont[2] :

  • Club Gay-Lussac :
    • 1989 - 1991 : René Dabard (ENSCR) ;
    • 1991 - 1993 : Jean-Claude Bernier (ECPMS) ;
    • 1993 - 1994 :Jacques Gelas (ENSCCF) ;
  • Fédération Gay-Lussac :
    • 1994 - 1995 :Jacques Gelas (ENSCCF) ;
    • 1995 - 1997 : Henry Gasparoux (ENSCB) ;
    • 1997 - 1999 : Roland Morancho (ENSCT) ;
    • 1999 - 2001 : Henri Patin (ENSCR) ;
    • 2001 - 2002 : Jean-Pierre Bonnelle (ENSCL) ;
    • 2002 - 2004 : Danièle Olivier (ENSCP) ;
    • 2004 - 2006 : Jacques Lacoste (ENSCCF) ;
    • 2006 - 2008 : Daniel Plusquellec (ENSCR) ;
    • 2008 - 2010 : Joël Moreau (ENSCM) ;
    • 2010 - 2013 : Jean-Marc Le Lann (ENCIACET) ;
    • 2013 - 2015 : Jacques Mercadier (ENSGTI) ;
    • 2015 - 2017 : Pierre Le Cloirec (ENSCR) ;
    • 2017 - : Frédéric Fotiadu (ECM)[3].

Les écoles d'ingénieurs de la Fédération[modifier | modifier le code]

Avec un total de 20 écoles d'ingénieurs, la fédération Gay-Lussac représente presque 20% des écoles d'ingénieurs françaises accréditées par la commission des titres d'ingénieur (CTI). Ces écoles présentent une grande diversité de statuts : écoles internes, établissements publics à caractère administratif (EPA), établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP), écoles privées sous contrat, etc. Par ailleurs, différents réseaux sont présents : groupe INSA, groupe des Écoles centrales, INP, institut Mines-Télécom, ParisTech, etc. 13 des 20 écoles de la Fédération Gay-Lussac étaient des écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI) en chimie et en génie chimique [4].

Les ENSI chimie :

  • ECPM : École européenne de chimie, polymères et matériaux (Strasbourg) ;
  • Chimie ParisTech : École nationale supérieure de chimie de Paris ;
  • ENSCPB : École nationale supérieure de chimie et de physique de Bordeaux ;
  • ENSCL : École nationale supérieure de chimie de Lille[5] ;
  • ENSCM : École nationale supérieure de chimie de Montpellier ;
  • ENSCMu : École nationale supérieure de chimie de Mulhouse ;
  • ENSCR : École nationale supérieure de chimie de Rennes ;
  • ENSIACET : École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (Toulouse-Labège) ;
  • ENSICAEN : École nationale supérieure d'ingénieurs de Caen ;
  • ENSI Poitiers : École nationale supérieure d'ingénieurs de Poitiers.

Les ENSI génie chimique :

  • ENSGTI : École nationale supérieure en génie des technologies industrielles (Pau) ;
  • ENSIC : École nationale supérieure des industries chimiques (Nancy) ;
  • ENSIL-ENSCI : École nationale supérieure d'ingénieurs de Limoges — École nationale supérieure de céramique industrielle ;
  • ENSIACET : École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (Toulouse-Labège) ;
  • SIGMA Clermont (ex ENSCCF : École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand).

Toutes les ENSI recrutent à bac+2 leurs étudiants par le biais du concours communs polytechniques (CCP) pour les étudiants ayant effectué une classe préparatoire aux grandes écoles, ou par admission sur titre (cycle préparatoire intégré Gay-Lussac, DUT, BTS, Licence 2).

Les autres écoles membres :

Ces écoles recrutent à bac+2 leurs étudiants par le biais du cycle préparatoire intégré Gay-Lussac, du concours communs polytechniques (CCP), du concours Centrale-Supélec (Centrale Marseille), des concours FESIC (ESCOM), des concours e3a (ITECH), du concours de l'école polytechnique (ESPCI ParisTech), ou par admission sur titre (cycle préparatoire intégré Gay-Lussac, DUT, BTS, Licence 2). L'INSA Rouen recrute également une partie de ses élèves post-bac.

Le cycle préparatoire intégré[modifier | modifier le code]

Cinq écoles de la Fédération Gay-Lussac proposent un cycle préparatoire intégré (CPI) :

Cette formation post-bac est ouverte aux élèves titulaire d'un baccalauréat. Un cycle international, Chem.I.St (Chemistry international studies), permet aux élèves titulaires d’un diplôme étranger (de fin d’études secondaires) d’accéder aux classes de CPI[6].

À l'issue du CPI, les étudiants ont la possibilité d'intégrer une des 20 écoles de la fédération Gay-Lussac, grâce au contrôle continu et sans concours[7].

Admissions[modifier | modifier le code]

L'admission se fait au niveau bac sur dossier et avec entretien (mi-mai). Le dossier comprend les notes des classes de première et de terminale (mathématiques, physique-chimie, anglais, allemand ou espagnol) et les notes obtenues à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat. Les résultats des oraux sont affichés sur un site dédié (fin juin).

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le cycle préparatoire intégré dispense un enseignement très poussé en chimie et en physique, l'enseignement en mathématiques étant légèrement moins intense qu'en PC classique. Les élèves effectuent de nombreux travaux pratiques et dirigés. Ils sont également initiés à des matières moins scientifiques comme l'économie ou la communication. L'apprentissage des langues par niveaux reste poussé.

Les élèves sont interclassés en fin de cursus (bac+2) et peuvent alors intégrer une des écoles de la fédération Gay-Lussac en fonction de leurs vœux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Schapira, Les compétences initiales en génie des procédés des jeunes ingénieurs diplômés des Écoles de la Fédération Gay-Lussac, vol. Rapport 0105-05, Paris, Société de chimie industrielle, , 26 p. (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  2. Livre d'Or 25 ans, Fédération Gay-Lussac
  3. « Frédéric FOTIADU: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr (consulté le 22 octobre 2017)
  4. « Présentation de la Fédération », sur GayLussac.net (consulté le 25 juillet 2009)
  5. a et b L'École centrale de Marseille est la seule école du Groupe des Écoles centrales qui soit membre de la Fédération Gay-Lussac.
    L'option génie des procédés et catalyse de l'École centrale de Lille est en cohabilitation partagée avec l'École nationale supérieure de chimie de Lille dans le cadre d'un Master Recherche Catalyse et Procédés, où sont associées l'École centrale Paris et IFP School.
  6. « Les classes préparatoires intégrées », sur 20ecolesdechimie.com (consulté le 2 novembre 2018)
  7. « Le cycle préparatoire intégré chimie », sur sigma-clermont.fr (consulté le 2 novembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]