Ezéchiel Saad

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Ezéchiel Saad
Ezechiel Saad, Lecture about I Ching.jpg
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Ezéchiel Saad (29 août 1943, Argentine), est un écrivain, artiste-peintre; infographiste et conférencier argentin, naturalisé français en 1990. Spécialisé dans l’étude du Yi King (Yi Jing ou I Ching), le Livre des transformations, il est l’auteur de quatre livres sur ce thème publiés à partir de 1989.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ezéchiel Saad est né à Buenos Aires dans une famille ayant émigré de Syrie et d’Ukraine. Très tôt, il est attiré par l’humanisme, l’altruisme et encouragé dans la poésie par ses contemporains, le peintre Pérez Celis[1] et la poétesse Alejandra Pizarnik.

Depuis sa jeunesse il voyage, parcourant l’Amérique, l'Europe et l’Extrême-Orient. Pendant sont périple en Amérique latine il collabore avec les intellectuels qui animent la vie culturelle de l'époque: Ulises Estrella[2] et les Tzánzicos à Quito; les Nadaistas à Cali; Sergio Mondragón au Mexique[3]. Il a écrit "Hablar con propiedad" (Parler avec pertinence), illustré par le peintre catalan Josep María Berenguer et publié aux éditions du groupe littéraire et artistique "Le toit de la baleine"qui depuis le Venezuela a fait rayonner les mouvements de contre-culture des années 1960[4].

Il devient un dialecticien du mouvement pictural Nueva Presencia[5], avec Arnold Belkin et anime un espace sur les ondes de la Radio de l'Université du Mexique avec l'appui de son directeur, l’écrivain Max Aub[6].

Aux États-Unis, sa rencontre avec les poètes Allen Ginsberg et Lawrence Ferlinghetti vont accroître aussi son intérêt envers la vie spirituelle : le yoga et le zen[7].

Après un retour forcé en Argentine pour accomplir le service militaire, il s’embarque vers l'Europe où il découvre le Yi King (Yi Jing) en 1964 et commence une étude comparative des religions ayant comme objectif l’approfondissement du taoïsme. En 1969, il s’initie à la pratique du zazen, en tant que disciple du maître japonais Taisen Deshimaru, premier divulgateur du Zen en Europe[8]. Ordonné moine zen en 1979 à Paris, il développe sa vie spirituelle à travers des voyages d'étude au Japon, en Chine et aux États-Unis, où il pratique le zazen avec d'autres maîtres, Philip Kapleau et Taizan Maezumi Roshi ; une trajectoire qui lui vaudra d’être invité aux rencontres de la Fondation Eranos[9], en 1991 par le traducteur du Yi King, Rudolph Ritsema.

E. Saad Tobis avec J. Needham, Cambridge 1988.

Entre 1967 et 1974, il occupe un atelier à La Ruche[10], la résidence pour artistes conçue par Gustave Eiffel, se dédiant en même temps à la création artistique[11] et à l’étude du zen dispensée à l’Association zen internationale[12], à Paris.

En 1978, il entame aussi une carrière de conférencier, donnant des exposés à l’université de Paris, Sorbonne[13] et au Centre Georges Pompidou[14], à l'Institut belge des Hautes Études chinoises de Bruxelles[15], et dans divers instituts de Psychologie Gestalt[16], dont celui de Norberto Levy, en Amérique du Sud.

Ezechiel Saad Tobis, Tokyo 1970

Menant de front sa recherche sur les philosophies, la spiritualité et l’art, c’est à partir de 1984 qu’il commence à faire connaître ses investigations sur le Yi King (Yi Jing), en publiant divers essais en français, castillan et portugais. Ses écrits traitent des mythes et de l'histoire de l'Extrême-Orient, des notions de hasard et de déterminisme, de la santé et du bien-être. Il y met en rapport son expérience contemplative du zen et du bouddhisme tibétain avec la connaissance scientifique et les philosophies occidentales, suivant en cela la démarche du Dr Joseph Needham, qu’il rencontrera deux fois à Cambridge en 1986 et 1987, lorsqu’il était le directeur du Needham Institut[17].

À partir de 1989, il s’initie à l’informatique dont il utilise les logiciels de retouches de photos pour créer des tableaux virtuels dans lesquels on retrouve son style sur toile. En tant qu’artiste numérique précurseur, il expose ses créations dans des salons : Art 3000[18], Studio Graphique d'Apple France[19], Apple Expo (C.N.I.T et Lyon), l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (E.N.S.B.A.)[20], Futurys et Traphot (Epinal et Paris)[21].

Entre 1991 et 1994, il réalise l’illustration de couvertures et d’articles de revues : Le Courrier de l'Unesco[22], Macworld[23], Graphic Studio[24], Génération Tao[25], Sino Santé[26], Nouvelles Clés[27] et New York Open Center[28], et expose ses créations dans des galeries d’art en Europe, dont en 2002, au Wipple Museum, à Cambridge, Angleterre pour “DNA - Representations of the Double Helix”, ainsi qu’au Japon[29].

En 1996, il crée l'École Internationale du Yi King à Paris[30]. En 2003, il s’établit à Barcelone, où il continue sa tâche de créatif culturel, de conférencier et de consultant, en particulier à Casa Asia (Barcelone et Madrid)[31] et à l’A.C.E.C., Association Collégiale d’Écrivains de Catalogne[32]. Il applique ses connaissances du Yi King et du zen dans l’étude des problèmes concrets et diffuse ses recherches et réflexions avec le support des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Yi King, Mythe et Histoire, frontispice de Henri Michaux, couverture de Zao Wou-Ki, Édition Sophora, Paris 1989. (ISBN 2-907927-00-0). Disponible en versions espagnole et portugaise
  • Hasard et Intuition, Préface de Jacques Brosse, Ed. Dervy, Paris, 1991 (ISBN 2-85076-438-8)
  • Deviner l'inconscient / Adivinar el inconscient, Bilingue français ~ castillan, Éditions Punto, Barcelone 2009
  • L’écriture chinoise, Édition École Internationale de Yi King, Barcelone 2011.
  • Hablar con propiedad, Ediciones del Techo de la Ballena, Caracas, 1968. https://books.google.es/books/about/Hablar_con_propiedad.html
  • Nirvāna, suma de arte y meditación, illustré de 58 dessins et kakemonos. Éditions AYN, Barcelona 2018. ISBN 9788409035267.

Références[modifier | modifier le code]

  • Marie Berrurier, Journal Télévisé de la chaîne FR3, Île-de-France, 28/12/92.
  • Fred Jimenez, L'art prend possession de l'ordinateur, L'Est Républicain, juin 1992.
  • Alain Castets, Journal Télévisé de la chaîne FR3 Nancy, juin et septembre 1992.
  • Mari Carmen Ramirez, Inverted Utopias : Avant Garde Art in Latin America, 2004.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pérez Celis illustre l’ouvrage de Saad, Estado de Alerta, Edit. La Lengua del Dragón, Buenos Aires 1964. Pérez Celis / Sitio Oficial
  2. Ulises Estrella, Memoria incandescente, Edit. Noción, Quito, Ecuador, 2003 - 105 pages, (ISBN 9978429654).
  3. Sergio Mondragón, editor, El Corno Emplumado/The Plumed Horn, no 7. Mexico, julio 1963.
  4. Ce livre a fait partie de l'exposition MOMA (New York) "Le toit de la baleine ": Le toit de la baleine et l'avant- Garde vénézuélienne, 1961-1969" MOMA Exhibitions 2015.
  5. Arnold Belkin, Nueva Presencia no 5, août 1963. Shifra M. Goldman, théoricienne de l'art et militante des Droits de l’Homme, mentionne le mouvement artistique Nueva Presencia et l’un de ses jeunes membres, le poète Ezéchiel Saad, dans son livre Contemporary Mexican painting in a time of change, University of Texas Press, 1981, répertorié en Google books, pag.62.
  6. Poésie et musiques contemporaines, émission hebdomadaire, Radio Universidad de Mexico, 1963-1964.
  7. GINSBERG, mort on the beat.Le poète américain Allen Ginsberg, compagnon de route de Kerouac et Burroughs, apôtre de la beat generation, est mort samedi à 70 ans. - Libération
  8. De nombreuses références et une abondante bibliographie sur Maître Deshimaru ont été collectées par l’Union Bouddhiste de France, http://www.bouddhisme-france.org/mot/taisen-deshimaru
  9. Colloque Eranos, Rudolph Ritsema, directeur d’études, Fondation Eranos, Ascona, Suisse.
  10. Sylvie Buisson et Martine Fresia, La Ruche, Cité des artistes 1902-2009, Paris, Éditions Alternatives, coll. « Art en scène » (no 1), 2009, 206 p. (ISBN 978-2-86227-595-6)
  11. ABC, 30/06/1967, p. 80 : Galería Seiquer, Poemas objeto de Ezequiel Saad http://hemeroteca.abc.es/nav/Navigate.exe/hemeroteca/madrid/abc/1967/06/30/080.html Martine Pasquet mentionne le travail littéraire de Saad, dans l’article La descendencia de Jonás, Revista Zona Franca, febrero 1972, no 11, Caracas, Venezuela http://www.damaso-ogaz.com.ve/la_descendencia_de_jonas.html
  12. Zen et Yi King, 27 février 1987, Association Zen Internationale, Paris.
  13. Yi King, Mythe et histoire, Maison de l’Amérique Latine, Paris, octobre-novembre, 1989.
  14. Yi King, exploration du futur, Revue Parlée, Centre Georges Pompidou, Paris, février 1985.
  15. Leçon : Les structures spirituelles de la Chine, Institut Belge des hautes études chinoises, Musées royaux d’art et d’histoire, Bruxelles, 6 juin 1984.
  16. Aller vers le haut http://essence-euro.org/evenements/2002/psychiatrie/programme.html
  17. Needham Research Institute, East Asian Institute of Science Trust, Newsletter no 7 January 1990.
  18. Rencontre Internationale d’Art Infographique ; Co-directeur : Florent Aziosmanoff ; Catalogue préfacé par Jean-Claude Carrière, Palais de Tokyo, Paris, 12 nov. – 7 décembre 1992.
  19. Studio Graphique, Apple France, Les Ulis, 1991-1994.
  20. Festival Création et Infographie, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (E.N.S.B.A.), Paris, Première édition 21 mai -8 juin 1992 ; Deuxième édition, 15 janvier-21 juin 1993.
  21. Futurys, Le fonds d’un atelier numérique, exposition présentée par Jean-Christophe Courte : Une image peut en cacher une autre (http://about.me/jchriscourte) ; et par Florent Aziosmanoff : Ezéchiel Saad, Naissance d’un art ; du 9 au 26 juin 1994, Galerie du Bailli, Epinal. Futurys, Salon F.A.U.S.T., Forum des Arts de l’Univers Scientifique et Technique, Toulouse, 1992 et 1994.
  22. Le Courrier de l’Unesco, édition en 32 langues, décembre 1992 et 1994, Unesco Paris, France.
  23. Macworld, Yin et Yang, no 4, T 5528, Paris, 1997.
  24. Hélène Maugueret, Ezéchiel Saad, L’art par l’informatique, article, Graphic Studio no 33, M 3394, Paris.
  25. Génération Tao, no 1 février-mars 1997; no 2 avril-mai 1997 ; no 4 septembre-octobre, 1997 ; no 5 janvier/février, 1998 ; no 6, mars-avril, 1998 ; no 7 juin-juillet, 1998 ; no 8, 21 septembre-21 novembre, ISSN 1278-3803 (M 1935), Paris. http://www.generation-tao.com/auteur-fiche_220_Ezechiel-Saad
  26. Sino Santé, no 33, Paris, décembre 1999.
  27. Nouvelles Clés, Le point de non-retour, par Marc de Smedt, M 1905, Paris janvier-février 1990.
  28. New York Open Center, New York, Winter/Spring 1998.
  29. Jean-Claude Carrière, catalogue de la 2e Rencontre Internationale d'Art Infographique, Palais de Tokyo, Paris, du 12/11 au 14/12/92.
  30. Première association française de recherche sur le Yi King enregistrée au Journal Officiel le 21 mars 1997 sous le no 19970016. http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ctx=eJyLz2FIK2KIL8tjSCwuzk9miC9kqMxUyM7MS2eIz8gscSvNyWEwMmUAAPkoDBk_&page=2&WHAT=yi%20king
  31. Club Casa Asia, Ezéchiel Saad, « Les Juifs de Chine », Barcelona, 17 novembre 2008 http://www.casaasia.es/pdf/9300845532PM1222786532945.pdf. ; « Initiation au « Yi King et à son écriture », Barcelone 9 mars, 2009 ; « La santé et les 8 trigrammes », Barcelone 1ermars 2010 ; et Club Casa Asia, Madrid, 25 mars 2010; « Découverte du Yi King », Barcelone, 27 juin 2011.
  32. « Deviner l’inconscient », Table ronde avec Jorge Zentner et Carlos Bermejo, A.C.E.C., Barcelona, 14 février 2010. http://www.acec-web.org/acec2k9/spa/oo.asp?art=198 ; http://www1.alliancefr.com/conference--signature-deviner-l-inconscient-news80,177,6637.html