Ewe (peuple)

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Ewe
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Musiciens ewe du Togo

Populations significatives par région
Autres
Langues Ewe
Ethnies liées Minas

Les Ewe ou Éwé sont une population d'Afrique de l'Ouest, vivant principalement au sud-est du Ghana et au sud du Togo – où ils sont majoritaires –, également au sud-ouest du Bénin. Au Togo, la ville de Notsé est considérée comme la "capitale" ou berceau du peuple Éwé. Ils parlent l'ewe.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources et le contexte, on observe de multiples formes : Bayikpe, Bubutubi, Éhoué, Éhvé, Ehwe, Eibe, Éoué, Éphé, Évé, Évhé, Éwés, Krepe, Krepi, Vhe, Wegbe[1].

Implantation[modifier | modifier le code]

Région de langue ewe (en jaune).

Le peuple des Ewes est implanté principalement dans les régions côtières de l'Afrique de l'Ouest, dans la région située à l'est de la Volta (pour la partie de ce fleuve située vers l'embouchure dans le golfe de Guinée) jusqu'aux environs du fleuve Mono, à la frontière du Togo et du Bénin[2]. On les trouve en particulier dans la région de la Volta au sud-est du Ghana (anciennement le Togoland britannique), au sud du Togo (anciennement le Togoland français) et dans le sud-ouest du Bénin[3]. La région des Ewes est parfois appelée la nation des Ewes ou la région Eʋedukɔ́[4].

Ils se composent de plusieurs groupes selon leur dialecte et leur concentration géographique : les Anlo Ewe, les Mina, Anechɔ, Ʋedome(Danyi), Tongu ou Tɔŋu[2]. Tous ses différents groupes sont des Ewes, ils ont tous émigrés depuis l'Afrique de l'Est passant par le nigeria (oyo) puis ils s'installèrent a Tado avant que certaines ne se regroupent à Notsè Capitale des Ewes sous le roi Agokoli[5]. Ainsi nous distinguons les Adja-Ewes des Ewes, cependant ils ont tous pris les mêmes traces depuis l'Afrique de l'Est. En quittant l'Afrique de l'Est certains ce sont installés par petit clan, ce qui signifie que la race Ewe s'est éparpillée tout au long de l' océan atlantique jusqu'au Ghana (volta Region) et de ses environs [6]. Les Ewes du Ghana, du Togo, et du Benin tous familiarisés avec les peuples Kotafon, et Xlwa. La rédaction de la lange Ewe a été faite en 1891 par les allemands comme J. knùsli , Chlegel , Westermann et bien d'autres; eux tous des révérends évangélistes qui étaient en mission d'évangélisation en Afrique. Ainsi ces Allemands en collaboration avec les ewes de Kéta (Anlo) ont pu rédiger la langue Ewe et ont traduit la bible en Ewe. Au Togo des anciens professeurs comme ANIKA Kodzo et Gbekobu kofi écrivirent des livres pour l' éducation de la langue Ewe en Afrique et dans le monde.

L'histoire des Ewes explique l'itinéraire des Ewes depuis l'Afrique de l'est que eux même appelle l'Exode des Ewes et ils l'assimile à l'Exode de Moïse à cause de leur brassage de race avec le Roi Salomon par la reine de midi de l'Éthiopie car toute l'Afrique noire descend de l'Éthiopie. Ainsi rédiger dans des ouvrages comme document culturel les Ewes se divisent en plusieurs ethnies dont leur racine demeure toujours Ewe[7].

Les activités des Ewes depuis leur marche étaient l'agriculture ou les travaux champêtre et l'élevage. Ils cultivent des céréales comme le maïs nourriture de base en plus du haricots et du mil. Le palmier à huile est une culture fondamentale car à travers cette plante les femmes produisent des balais, de l'huile rouge, de l'huile de noix de palme, des paniers et des claies. Chaque tribu ou clans dans l'immense peuple des Ewes étaient identifiés par des signes au visage ou sur leur corps  : les guerriers ont leur signes aux visages ainsi que des boucles d'oreilles spéciales à leur oreilles, certains ont des cicatrices faites par leur prêtres vaudous ( idolâtrie) pour les identifier, enfin des cicatrices sur la joue gauche ou droite servant d'identité au peuple Ewes aussi car ce style d'identification est propre à presque toute l'Afrique noire depuis la nuit des temps pour encadrer leur descendants et se connaître en eux. De nos jours par la mondialisation et le christianisme ses cicatrices et ses signes d'identification ont presque disparu des visages.

Langues[modifier | modifier le code]

Leur langue est l'ewe, une langue gbe dont le nombre total de locuteurs est estimé à plus de trois millions. Environ 225 000 étaient dénombrés au Ghana en 2003 et 862 000 au Togo en 1991[8].

Culture[modifier | modifier le code]

Les Ewes produisent des pagnes traditionnels réputés, les kente[9].

Les Ewes fabriques des instruments authentiques de musique comme le Gon; le sistre et les tam-tam.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. a et b (en) John A. Shoup III, Ethnic Groups of Africa and the Middle East : An Encyclopedia, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-59884-363-7, lire en ligne), p. 89–90
  3. (en) Anthony Appiah et Henry Louis Gates, Encyclopedia of Africa, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-533770-9, lire en ligne), p. 454–455
  4. (en) James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations : Ethnic and National Groups Around the World A-Z, ABC-CLIO, (ISBN 978-0-313-07696-1, lire en ligne), p. 589–590
  5. « Origines des Ewes », sur www.24heureinfo.com,
  6. Jacques MAQUET, « EWE ou EVHE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  7. « L'histoire du peuple Ewe revisité dans un ouvrage baptisé "le Royaume de notsè" », sur www.togoenlive.info,
  8. (en) Fiche langue[ewe]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  9. (en) Ahiagble Bob Dennis, The pride of Ewe Kente, Sub-Saharan Publishers, Accra, (ISBN 9789988550714)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. M. Aduayom, Nicoue Lodjou Gayibor et A. Amegbleame, Éléments d'une bibliographie ewe, Université du Benin, Centre d'études et de recherches sur les traditions orales, 1981, 336 p.
  • Nicoué Lodjou Gayibor, Recueil des sources orales du pays Aja-Ewe, Université du Benin, École des lettres, 1977, 206 p.
  • Svetlana Roubailo-Koudolo, Quelques aspects de la socialisation traditionnelle des enfants chez les Ewe dans la vie moderne, DI.FO.P, 1987, 49 p.
  • Agathe Latre Lawson, Image du corps et représentations du handicap dans les sociétés africaines : cas des Ewes du Togo, Université de Paris 5, 1988 (thèse)
  • Hovanna Yao Tossou, La mort Ewe, Université de Paris 5, 1987, 319 p. (thèse de 3e cycle)
  • N'Sougan Agblemagnon, Rôle du matériel oral dans les sociétés Africaines: Cas des Ewés du Togo

Discographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Music of the Ewe of Ghana (enreg. Seth Kobla Ladzekpo), Smithsonian Folkways recordings, Washington, D.C., 1969

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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