Évian-les-Bains

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Évian-les-Bains
Vue d'Évian-les-Bains.
Vue d'Évian-les-Bains.
Blason de Évian-les-Bains
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Marc Francina
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74119
Démographie
Gentilé Évianais
Population
municipale
8 822 hab. (2014)
Densité 2 052 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 00″ nord, 6° 35′ 00″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 772 m
Superficie 4,3 km2
Localisation

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Évian-les-Bains
Liens
Site web ville-evian.fr

Évian-les-Bains est une commune française de Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, chef-lieu du canton d'Évian-les-Bains et ville centre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance, située sur les bords du lac Léman. Évian est surtout connue comme ville thermale et son eau minérale Évian, exploitée par la Société anonyme des eaux minérales d’Évian, filiale du groupe Danone.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville d’Évian-les-Bains se situe sur les bords du lac Léman, au nord-nord-est de Genève. Les communes limitrophes d’Évian-les-Bains sont Neuvecelle, Larringes et Publier.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 429 hectares ; son altitude varie de 372 à 772 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard} en raison de la présence du massif alpin.[réf. nécessaire]

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Évian-les-Bains ... h/an ... mm/an ... j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l’année 2007.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source : Météo France et Météociel[2]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le port d'Évian-les-Bains.

Transport par voie routière[modifier | modifier le code]

La route départementale 1005 est un ancien tronçon de la route nationale 5, déclassé le 1er janvier 2007.

La Société des transports de l'agglomération thononaise (STAT) gère huit lignes de bus desservant les villes de Thonon et Évian-les-Bains.

Voies navigables[modifier | modifier le code]

Le port d’Évian, sur le lac Léman, accueille notamment :

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF est desservie quotidiennement par des TER Rhône-Alpes (qui la relient via la ligne de Longeray-Léaz au Bouveret à Lyon et Genève), et plus rarement par des TGV et train de nuit jusqu’à Paris. En période universitaire, un train direct circule tous les dimanches soir entre Évian-les-Bains et Grenoble via Annemasse, Annecy et Chambéry, pour les étudiants de l'académie de Grenoble (avec retour les vendredis soirs) avec desserte de la gare de Grenoble-Universités-Gières.

La ligne du Tonkin, qui circulait entre les communes suisses de Saint-Maurice et Genève via la France, n’est plus en service depuis 1998 sur le tronçon français entre Évian-les-Bains et le village-frontière de Saint-Gingolph. Un projet de réouverture est en cours.

Évian a une ligne de funiculaire surnommée le petit métro éviannais, il est le seul funiculaire en France à avoir six stations.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune d'Évian-les-Bains comprend plusieurs villages et petits hameaux, entouré de communes de l'agglomération de Thonon.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 4 814[4]. Parmi ces logements, 67,5 % sont des résidences principales, 22,5 % sont des résidences secondaires et 10 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 22,1 % des maisons individuelles, 74,7 % sont des appartements et enfin seulement 3,2 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 38 %[4]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 56,4 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[4]. On peut noter également que 5,5 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 6 % sont des studios, 20,5 % sont des logements de deux pièces, 29,4 % en ont trois, 25,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 18,4 % des logements ont cinq pièces ou plus[4].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Évian-les-Bains est composé du toponyme Évian  et du déterminant complémentaire -les-Bains, qui fait référence à une ville station thermale. Le nom de la commune devient officiellement Évian-les-Bains par décret du 28 janvier 1865[5].

La première mention de la paroisse remonte à 1150 sous la forme latinisée Aquianum[6]. Vingt ans plus tard, un document donne Eviano[6]. Vers 1344, on trouve la forme Aquiano dans Cura de Aquiano[6]. Ensuite, la forme Evian reste en usage jusqu'en 1865[6].

Selon les toponymistes, Évian remonte à une forme bas latine *Aquianu, c'est-à-dire aqua « eau » + suffixe -ianu(m)[7] ou franco-provençal Evi-an (< *Eve-an), cas régime de eve « eau »[6] et désignant un « lieu où il y a de l'eau »[8]. Aqua a régulièrement donné le mot eau en français par l'intermédiaire des formes eve, ewe en ancien français[9] et eve en franco-provençal. En toponymie, il se superpose à son homonyme celtique (gaulois) ava, eva ou eve[6], en fait *aba (cf. vieil irlandais ab, aub, génitif abae « rivière »; il s'agit sans doute du radical indo-européen *ab-, *ap- de genre animé désignant « les eaux »). Tandis qu’évier est issu d'*AQUARIU (*aquarium pour aquarius)[10].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Évyan (graphie de Conflans) ou Èvian / L’Èvian (ORB)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Située sur le trajet de pèlerinages en direction de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune, Évian aurait été tout d'abord une halte, notamment grâce à son port. Elle fut une des cités de l'ancien duché de Savoie et de la province du Chablais. Elle fut notamment une des résidences des ducs de Savoie.

Un historien, M. de Valois, mentionne des sources selon lesquelles la cité d'Épaone, rendue célèbre en 517, aurait été la même qu'Évian. Il indique dans son ouvrage que lorsque Sigismond accède au trône après s’être converti au catholicisme, les évêques se réunissent en concile d'Épaone, sur les bords du lac Léman, en Chablais, là où se trouve aujourd’hui Évian[12].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1265, le comte Pierre II de Savoie concède à la cité une charte de franchises : concedimus hominibus de Aquiano, qui modo, sunt in dicta villa et pro tempore erunt, libertates et franchesias infrascriptas[13]. L'acte de 1265 mentionne un marché qui était déjà établi dans la ville et crée à l'occasion une foire[13]. En 1279, son successeur et frère Philippe Ier complète la charte en accordant le « droit d'élire quatre prud'hommes »[13]. En 1285, leur neveu, le comte Amédée V, donne des bois auxquels ils associent des droits d'exploitation, puis trois ans plus tard des droits relatifs au commerce de la pêche[13].

De 1536 à 1569, la ville, chef-lieu du bailliage d'Evian, est sous domination valaisanne. Elle est rendue à la Savoie par le traité de Thonon.

La ville va se développer entre le XIe et le XIVe siècle avant de rentrer en sommeil et de connaître un nouvel âge d'or aux XIXe et XXe siècles, grâce au développement du thermalisme.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Les quelques sources qui font surface à Évian sont encore très peu connues à l'époque de la Révolution française. Analysée en 1807 et en 1808, l'eau d'Évian démontre des qualités pour le traitement des voies urinaires. L'accès à Évian est facilité par la création de son port, puis le passage de la route nationale 5 qui relie Paris à Milan (1809).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Un Genevois, M. Fauconnet, fonde la Société des eaux minérales d'Évian en 1823. Il acquiert les deux sources dont la plus connue, la source dénommée Cachat, du nom de la famille qui les cède, le . La société de M. Fauconnet, après avoir fait faillite, est reprise en 1859 et l'on construit l'Hôtel des Bains. Viennent s'ajouter plusieurs autres établissements, l'hôtel des Quatre Saisons, l'hôtel de France, l'hôtel des Alpesetc. Le cadre offert par la proximité du lac permet diverses attractions (promenades en canots, balades, etc.).

La Société anonyme des Eaux minérales de Cachat, créée le par des investisseurs parisiens, assure la vente de l'eau d'Évian. Dès l'année suivante la société Cachat inaugure l'Hôtel des Bains, le premier établissement de luxe d'Évian, renommé le Grand Hôtel des Bains.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 280 dans le village[16],[17]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[18].

Le , la petite ville des bords du lac Léman (2 200 habitants) affiche sa nouvelle vocation en devenant Évian-les-Bains. Plusieurs sources suivent la principale, la source Cachat, et offrent leurs services : Guillot, Bonnevie, Corporau. Les expériences et l'utilisation de l'eau permettent de confirmer ses propriétés et de préciser les modes d'administration. En même temps que la Troisième République s'installe, les voies de communication, route et voie ferrée, permettent le développement du tourisme et l'accès à la station thermale.

Agrandi entre 1897 et 1898 d'un étage, d'une aile et de trois coupoles, par l'architecte Ernest Brunnarius, le Grand Hôtel des Bains est renommé le Splendide Hôtel, et propose désormais 200 chambres accessibles par ascenseur. Un tramway le dessert depuis la gare ferroviaire pendant 10 ans jusqu'à l'ouverture du funiculaire. Le Splendide est l'un des 20 hôtels construits pour permettre d'accroître la capacité d'accueil de la ville.

L'hôtel Royal vu du lac.

L'architecte Hébrard dessine pour la société des Eaux minérales un des plus remarquables hôtels de l'époque, l'hôtel Royal ouvert en (1907). De nombreuses villas sont également construites et bordent le lac. Un théâtre et le casino (dessiné également par Hébrard) occupent les curistes et les écrivains de l'époque (Anna de Noailles, Frédéric Mistral, Marcel Proust). La ville gagne du terrain en aménageant un quai sur le lac. L'établissement thermal, enfin, est construit à proximité de la résidence des frères Lumière (1902), laquelle fut transformée en Hôtel de ville.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Une population touristique internationale fréquente Évian entre les deux guerres. De nombreuses têtes couronnées, des écrivains et personnes mondaines sont aperçues dans la ville (l’Aga Khan III, le maharadjah de Kapurthala, le président français Albert Lebrun…). Le Tour de France cycliste y fait également halte à plusieurs reprises, le premier départ en province de la Grande Boucle est donné à Évian (1926).

En juillet 1938, se tient une conférence initiée par le président américain Franklin Roosevelt pour traiter de la question de l'afflux de réfugiés, principalement juifs, fuyant le régime nazi en Allemagne et en Autriche récemment annexée. La conférence d'Évian réunit une trentaine de délégations internationales à l'hôtel Royal.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Splendide Hôtel est transformé en hôpital militaire par les Allemands.

Évian après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la guerre, l'activité hôtelière redevient florissante jusqu'en 1950, mais la Seconde Guerre mondiale a démodé le thermalisme et détourné de nombreux touristes vers d'autres destinations. Les hôtels sont transformés en résidences, la fréquentation baisse et la renommée s'estompe.

Le , les accords d'Évian, après des négociations dans ce lieu, ont été signés entre les représentants du Front de libération nationale algérien[19] et ceux du gouvernement français[20], préparant l'indépendance de l'Algérie. Cet événement permet à la station d'exister à nouveau, sous l'impulsion de Camille Blanc, maire de l'époque ; il est assassiné dans la nuit du 30 au 31 mars 1961, attentat attribué à l'OAS[21] qui faisait pression pour que les négociations entre les deux parties ne se déroulent pas à Évian.

Fin 1975, le Splendide Hôtel ferme définitivement ses portes après dix années de déficits. Squatté, le bâtiment dépérit et la Société des Eaux finit par le faire démolir en 1983. A sa place est aménagé un parc.

Évian-les-Bains a accueilli le sommet du G8, du 1er au .

Le , le ministre du Tourisme, Léon Bertrand, inaugure la partie congrès du palais Lumière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793   Philippe de Blonay   Baron[22]
1811   Joseph Bugniet    [22]
1814   Louis François de Blonay   Baron[22]
1860 1869 Gaspard Folliet    
1869 1879 Louis Joseph Ennemond de Blonay   Baron
1879 1881 Edouard Andrier   notaire
1882 1884 Eugène Briguet    
1884 1889 Albert Duplan    
1889 1892 Grivel François    
1892 1900 Charles Albert Besson    
1900 1908 Michel Richard    
1908 1910 Jean Giletto    
1910 1912 Grivel François    
1912 1916 Charles Clerc   notaire
1916 1919 Jacques Goy   faisant fonction
1919 1925 Jacques Goy    
1925 1929 Gustave Goy    
1929 1939 Paul Léger SFIO  
1939 1941 Jean Léger    
1941 1944 Pierre Baud    
1944 1945 Jean Léger    
1945 1961 Camille Blanc SFIO  
1961 1971 Jean Combet SFIO, PS, Divers Gauche  
1971 1977 Jacques Foch    
1977 1995 Henri Buet Divers Gauche  
1995 en cours
(au 30 avril 2015)
Marc Francina UMP Député de Haute-Savoie

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 août 2014, les différents jumelages ou coopérations décentralisés de la ville sont[23] :

La commune a par ailleurs signé en 2000 un contrat de partenariat dans le domaine de la santé avec la commune russe d'Irkoutsk.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Évianaises et les Évianais[5].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 8 822 habitants, en augmentation de 8,39 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 650 1 523 1 549 1 832 2 084 2 210 2 210 2 240 2 450
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 476 2 553 2 913 3 149 2 777 2 831 3 105 3 112 3 271
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 125 3 235 3 682 3 502 3 591 4 353 5 150 5 863 6 026
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
6 018 6 895 7 273 7 787 8 142 8 822 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Évolution de la pyramide des âges de la ville d’Évian-les-Bains, comparaison entre l’année 1999 et 1982[28] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
214 
75 à plus
467 
378 
60 à 74
532 
916 
40 à 59
941 
997 
20 à 39
1 043 
912 
0 à 19
878 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
138 
75 à plus
298 
328 
60 à 74
457 
634 
40 à 59
673 
970 
20 à 39
942 
818 
0 à 19
782 

Le nombre total de ménages à Évian-les-Bains est de 3 248. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d’individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d’autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Évian-les-Bains 37,7 % 30,1 % 14,9 % 12,6 % 3,5 % 1,3 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[29]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École de la Détanche.
  • École des Hauts-d’Évian.
  • École du Centre.
  • École du Mur-Blanc.
  • Établissement privé Saint-Bruno.
  • Collège public Les-Rives-du-Léman.
  • Collège privé Saint-Bruno.
  • Lycée polyvalent Anna-de-Noailles.
  • Le Jardin Expérimental et Culture de Sciences.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Jazz à La Grange , festival de jazz se tenant à La Grange au Lac en décembre ;
  • Festival des Musiques et Instruments rares ayant lieu tous les deux ans ;
  • Rencontres musicales d'Évian, festival international de musique classique, se tenant à La Grange au Lac en juillet ;
  • L'Académie musicale d'Évian et son Festival (juillet) ;
  • Feux d’artifice, le 14 juillet (fête nationale) et le 15 août (libération d’Évian) ;
  • Estivales Théâtrales (août) ;
  • Exposition temporaire au palais Lumière, toute l’année ;
  • Le Fabuleux Village ou La légende des flottins (manifestation hivernale de mise en scène de contes par des sculptures en bois).
  • Ensemble Hypermoderne
  • Marathon du piano, marathon des pianistes & des pâtissiers, de grands chefs pâtissiers réalisent une recette illustrée par des moments musicaux au piano[30].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, La Radio Plus et depuis 2015 la web radio Thonon Alpes Radio. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune. La commune possède aussi une chaîne en ligne Evian TV[32].

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 556 €[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 12,3 %[34], avec un nombre total de 423 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 86 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 47,4 % d'actifs contre 18,2 % de retraités dont le nombre est égal à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 22,5 % de jeunes scolarisés et 11,9 % de personnes sans activité[34].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Évian-les-Bains 0,5 % 7,2 % 10,3 % 18,5 % 37 % 26,5 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[35]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

  • L'usine d'embouteillage, située en réalité dans le village voisin d'Amphion-les-Bains, est la plus grande du monde avec 5 millions d'unités par jour. Elle peut être visitée, ce qui constitue pour la ville un tourisme industriel.
  • Le thermalisme : Évian, dont l'usine d'embouteillage a fait la renommée auprès du grand public, montre la double apparence d'une ville de cure traditionnelle (on y traite les problèmes d'urologie) et d'une station dynamique : elle joue la carte familiale avec un forfait « maman-bébé-équilibre » pour toutes les nouvelles mères de famille.
  • Évian (eau minérale)
  • Le casino d'Évian est classé 15e casino français en 2010[36].

Commerce[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est l'une des 48 du département à recevoir le label officiel de « commune touristique » mais aussi celui de « station classée de tourisme »[37].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 10 506 lits touristiques répartis dans 1 548 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 132 meublés ; 2 résidences de tourisme ; 14 hôtels ; 2 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse et trois chambres d'hôtes[38].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

En 1992 a été créée l’Association de protection de l’impluvium des eaux minérales d’Évian (APIEME), financée au tiers par les communes d’Évian-les-Bains, Publier, Neuvecelle et Maxilly, et aux deux tiers par la Société anonyme des eaux minérale d'Évian ; elle a pour objectif de protéger l’impluvium d’Évian (35 km2 de superficie), c’est-à-dire la partie du plateau de Gavot où tombent les eaux avant de se filtrer. Elle encourage notamment une agriculture biologique ou ne risquant pas de mettre en péril la qualité des eaux de ruissellement et d’alimentation du champ captant.

En octobre 2009, l’ensemble des 70 zones humides (de 1 à 24 hectares) du plateau de Gavot a été inscrit à la liste des zones humides d’importance internationale établie par la convention de Ramsar.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Promenades[modifier | modifier le code]

  • La promenade aménagée, et le port de plaisance.
  • La buvette de la source Cachat.

Livres et films[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Professeur Léon Binet, auteur d’Évian lieu de santé (éditions Plon, 1966).
  • Camille Blanc, maire d'Evian, ancien résistant, membre de la SFIO, pacifiste, victime d'un attentat commandité par l'OAS pour son engagement favorable à la paix et l'indépendance de l'Algérie (les accords d'Evian).
  • Bernard Cahier (né en 1927 à Marseille, mort le 10 juillet 2008 à Évian) était un journaliste et photographe français. Figure du paddock de la Formule 1 des années 1950, 1960 et 1970, ses clichés illustrent la plupart des ouvrages de référence sur l'histoire de la discipline.
  • Pierre Louis Dupas, né à Évian le 13 février 1761, général de division, comte de l'Empire, décédé le 6 mars 1823 à Ferney.
  • Johann Durand, gardien de but de l'E.T.G F.C.
  • Anna de Noailles, femme de lettres, poétesse.
  • André Simon, pilote de voiture de course français.
  • Jean Galland, acteur, y est décédé le .
  • Antoine Riboud, ancien PDG du groupe BSN-Danone.
  • Peggy Bouchet, née à Evian, première femme à traverser l'Atlantique à la rame, auteure de Ma victoire sur l'Atlantique (éditions le Cherche midi, 2000) et Oser toujours, Céder Parfois, Renoncer Jamais (éditions Chêne, 2015).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Évian-les-Bains

Les armes d'Évian-les-Bains se blasonnent ainsi : D'azur à une truite d'argent engoulant par le milieu du corps un vangeron du même, au chef cousu de Savoie (de gueules à la croix d'argent)[43] ou D’azur à la truite d’argent posée en fasce engoulant par le milieu un petit poisson du même ; au chef cousu de gueules à la croix d’argent[44].

On sait très peu de chose sur ce blason. L'ancien blason de la ville représentait, sous la couronne ducale, une croix de Savoie accompagnant un poisson portant en travers dans sa gueule un petit poisson perpendiculaire. Les armes sont déjà présentes dans l'Armorial de Vanhelmont (vers 1772)[44]. La présence du poisson doit être lié au lac « et l’importance de la pêche dans la vie économique aux époques médiévales et modernes »[44].

La devise de la ville était Deo et duci fidelis perpetuo (en français : « À Dieu et au duc fidélité perpétuelle »). Néanmoins, une devise populaire de la ville est inspirée des poissons présents sur le blason : « sur terre comme dans les eaux, les petits sont mangés par les gros ; mais à Évian, les petits se mettent en travers »[44]. L'emblème de la ville d'Évian a néanmoins été changé récemment[Quand ?].
Certains ont voulu voir un rémora dans le gros poisson et une représentation métaphorique en raison d'une ancienne devise UTINAM REMORA ! (Puissé-je être le rémora !). Or le rémora, poisson anciennement mal connu avait surtout la réputation d'obstacle (selon le sens également du latin remora) (cf la maxime de La Rochefoucauld concernant la paresse : « C'est la rémore qui force d'arrêter les plus grands vaisseaux ») et donc sur le blason, s'il y a rémora, ce n'est certainement pas ce gros qui ne freine rien, mais plutôt le petit qui lui fait obstacle, en accord avec la phrase citée ci-dessus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[14],[15].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[38].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  3. Ne pas confondre avec la Savoie de la CGN.
  4. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN - Évian-les-Bains
  5. a et b « Evian-les-Bains », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 11 octobre 2015), Ressources - Les communes.
  6. a, b, c, d, e et f Henry Suter, « Evian-les-Bains », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 278a
  8. ibidem
  9. Site du CNRTL : étymologie de eau [1]
  10. Site du CNRTL : étymologie de évier [2]
  11. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  12. Epaone serait l'ancienne cité d'Evian
  13. a, b, c et d Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2, lire en ligne), p. 128-131, « Évian-les-Bains ».
  14. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  15. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  16. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  17. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  18. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  19. Les accords du 18 mars 1962 sur le site de la présidence algérienne, consulté le 18 mars 2011
  20. Les accords au JORF du 20 mars 1962, sur le site Légifrance
  21. http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2011/03/30/il-y-a-50-ans-le-maire-d-evian-etait-victime-de-l-oas?image=6D087E75-060E-442C-8F9A-6FC1CC75E0F1
  22. a, b, c et d « Liste des maires depuis 1860 », sur le site citedevian.fr.
  23. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté en août 2014).
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. Recensement de l’Insee en 1999 - Population totale par sexe et âge
  29. Données démographiques cités par le l’JDN
  30. « Initiative : Festival de piano et de pâtisserie ! », La Toque Magazine,‎ (lire en ligne)
  31. Club subaquatique d'Évian
  32. Site d'Evian TV.
  33. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 24 mars 2017)
  34. a et b Données INSEE cités par le JDN - Emploi
  35. Données démographiques d'après l'INSEE citées par le JDN
  36. http://www.lescasinos.org/actualites.php?id=2744
  37. « Communes touristiques et stations classées de tourisme », Accueil du portail > Tourisme > Territoires, sur site de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services - site entreprises.gouv.fr (consulté le 27 septembre 2015). [PDF] « Liste des communes ou regroupement bénéficiant de la dénomination de commune touristique ou de groupement de communes touristiques » (2012) et « Liste des communes classées station de tourisme » (2009 à 2015).
  38. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  39. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 74-77.
  40. « Église », notice no PA00118394, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Rostropovitch à Évian », L'Express,‎ (Article en ligne, consultez en ligne le 11 septembre 2012).
  42. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  43. Armorial d'Évian-les-Bains sur armorialdefrance.fr.
  44. a, b, c et d Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°7, 2016.