Evelyn O'Bomsawin

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Evelyn O'Bomsawin (1920-2008) est une militante féministe d'origine Abénaquise. Elle a grandi à Odanak.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1972, elle joint l'Alliance des Indiens et Inuits sans statut (métis). Cette autochtone énergique s'engage dans la défense des droits des amérindiens et devient présidente de l'Alliance pour une durée de six ans. Elle visite les réserves amérindiennes à travers tout le Canada et ceci avec peu de frais de subsistance pour convaincre des centaines de femmes autochtones de faire valoir leurs droits. De plus, Madame O'Bomsawin crée des liens entre les associations de groupes de femmes du Québec, afin de faire connaître la situation des Amérindiennes sans statut. Elle devient une des premières femmes autochtones à créer L'Association des femmes autochtones du Québec, qui à ce jour existe toujours avec de plus en plus de membres.

Ensuite, elle fait de nombreuses démarches pour trouver les ressources qui permettront la défense des causes qui lui tiennent à cœur. Parallèlement, elle débattra la problématique de la condition des femmes autochtones avec de nombreuses personnalités politiques dont M. Pierre Elliot Trudeau, M.René Lévesque, avec lesquelles elle a participé à des débats sur la loi sur les indiens. Elle était connue aussi de M. Michel Chartrand et son épouse Mme Simonne Monet-Chartrand, Madame Casgrain et M. Jean-Paul Nolett un ancien animateur de radio et de télévision qui a, lui aussi, grandit sur la réserve d'Odanak.

Elle fut aussi une Conseillère avertie au Conseil de bande d'Odanak pendant quelques années. Ses convictions, sa franchise, sa droiture, son ouverture d'esprit et ses rêves ont contribué a changer bien des lois injustes pour les amérindiens et amérindiennes. Jusqu'à son décès survenu en 2008, elle a continué sa lutte pour faire valoir les droits de la troisième génération d'Abénakis... et a gagné une fois de plus même après son décès. C'était une femme forte qui croyait à la providence et ceci sans jamais se décourager.

Le peuple Abénakis lui doit beaucoup en reconnaissance de l'aide immense qu'elle leur a apporté pour faire reconnaitre les femmes de son peuple qui avait tout comme elle, perdu leurs droits en épousant un non autochtone. Elle a travaillé avec toutes les nations pour améliorer leurs conditions de vie et de plus elle était en contact avec beaucoup de femmes qui n'étaient pas autochtones mais qui vivait des problématiques. Pour elle c'était : Plus nous serons, plus nous gagnerons. Elle avait raison. Elle fut une mère universelle pour bien des enfants autochtones dans leurs futurs droits et était une amie sincère pour la maman de Mme Michelle Audette, présidente des femmes autochtones du Canada. Avec à son côté lorsqu'elle était la présidente des femmes autochtones du Québec, Mme Pearl Jacobs, vice-présidente Mohawk. Était née une alliance et une amitié précieuse entre ces deux femmes de caractère différent mais qui comprenaient bien la problématique des femmes autochtones.

Mère de 7 enfants qu'elle a élevé seule : Claire, Micheline, Jean-Paul, Serge, Ronald, Danielle et Christine. Elle était aussi grand-mère et arrière grand-mère plusieurs fois. Elle fut un exemple pour bien des femmes et sa soif de vivre et d'apprendre n'avait pas de fin. Tout au long de sa vie elle a été une combattante car elle croyait en la justice et ses efforts furent récompensés.

    • Sa fille Christine, artiste, a fabriqué en son honneur une table parlante (elle fait parler sa mère par des poèmes ) qui parle du combat des femmes autochtones...Elle songe aussi à livrer sa biographie dans un livre qui contiendra aussi des poèmes. Elle est une créatrice et vend ses créations sur un site internet.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1985 : Médaille du gouverneur général du Canada (Madame Jeanne Sauvé) pour avoir travaillé à la promotion des femmes autochtones et pour avoir contribué à la suppression de dispositions discriminatoires incluses dans la Loi sur les Indiens. Plusieurs autres reconnaissances lui ont été accordées par des mouvements de femmes.

Webographie[modifier | modifier le code]