Evelyn King

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Evelyn "Champagne" King est une chanteuse américaine de R&B et funk née le dans le Bronx. Très célèbre au début des années 1980 fin des années 1970, ses tubes les plus connus sont Shame, I'm In Love et Love Come Down et " If You Want My Lovin " .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans le Bronx en 1960, Evelyn King a été découverte selon la légende à dix-sept ans, alors qu'elle remplaçait sa sœur, femme de ménage aux studios Sigma Sound de Philadelphie. Elle y chantait «A change is gonna come» quand le chanteur T. Life l'a entendue.

T. Life devient son premier réalisateur artistique et lui réalise ses albums des années disco. King a explosé en 1978 avec le grand classique pop, disco et R'n'B «Shame» (nº8 disco, nº9 pop et nº7 R&B, paru fin 1977), qui a durablement impressionné les critiques et le public. Cet excellent simple d'or et un des premiers 12” singles du marché à être vendu en masse a été suivi d'un autre, moins brillant cependant, «I don't know if it's right», simple d'or lui aussi (nº25 disco, nº7 R&B, nº23 pop). Les deux titres sont extraits du disque d'or Smooth talk (nº* R&B et nº14 pop), où ils sont disponibles en versions courtes.

Début 1979 elle participe à Disco spectacular, un album sans intérêt des artistes RCA mettant Hair au goût du jour disco.

En 1979, King publie Music box, autre disque d'or, d'où sont tirées «Music box» (nº14 R&B, nº78 disco, nº75 pop) et «Out there» (nº34 R&B) remixés pour des maxis (le second avec une version longue de «Make up your mind» en face 2). Un autre titre assez bon est «Steppin' out», séparée en deux parties sur l’album. L’album se classe nº12 R&B et nº35 pop.

De cette époque des réalisations de T. Life, le meilleur reste «Shame» avec une mention spéciale pour les belles harmonies et les petits rugissements de la version intégrale de «Music box». Le reste est un R&B discoïsé daté et moyennement intéressant, tout comme son troisième album avec T. Life, intitulé Call on me (nº58 R&B et nº124 pop, 1980). Le simple qui en est tiré est «Let's get funky tonight» (nº12 disco, nº34 R&B). L’album était à l’origine sorti sous le nom de Sweet delight mais il avait été retiré du commerce et quatre chansons (dont la chanson-titre) avait été remplacées par quatre autres sur Call on me.

Au début des années 1980, elle abandonne son surnom de «Champagne» le temps de deux disques réalisés par la troïka Morrie Brown, Paul Laurence III et Kashif. Malgré le caractère très inégal de ces deux albums, on retiendra quelques réussites, parmi lesquels les fameux «I'm in love» et «Love come down», qui restent comme des références dans la discographie de Evelyn King, dans les productions de Kashif (par ailleurs producteur de Melba Moore), et pour la funk du début des années 1980 en général.

Le premier album, I'm in love, contient «I'm in love», nº1 dance et R&B (nº40 pop) et «If you want my lovin'» (classé nº1 dance avec le précédent). Quatre titres sont réalisés par Willie Lester et Rodney Brown. Cet album se vend mieux que le précédent et on peut même parler –déjà- d’un come-back : nº6 R&B et nº28 pop. La ballade «Don’t hide our love» se classe elle nº28 R&B et le simple «Spirit of the dancer» disponible en maxi nº54 dance.

En 1982 elle lance Get loose avec le nº1 dance et R&B (nº17 pop) «Love come down» et le nº2 R&B (nº49 pop) «Betcha she don't love you». Ce disque est un peu meilleur que le précédent avec en particulier «Get loose» (nº61 R&B) et «Back to love». Les réalisateurs artistiques ont cependant le défaut de ne pas exploiter la voix d'Evelyn King et de lui font ânonner des chansons à l'écriture passe-partout. L’album se classe nº1 R&B et nº27 pop. En 1982 elle chante aussi la balladette «Can we be friends» avec Michael Wycoff sur son album Love conquers all.

Pour 1983, elle redevient «Champagne» avec le moins bon album Face to face (nº24 R&B et nº91 pop). Il contient néanmoins l'excellent pompe à pétrole «Shake down» (nº12 R&B), remixé par Tony Humphries sur l'album. Sur le 12” single on trouve un remix de John Morales et Sergio Munzibai avec en face 2 un dub. Ce remix à la durée identique à la version lp consiste simplement en un rajout de petits bruits synthétiques non essentiels. Le reste de l'album est cependant bien pâle même l'autre simple, «Action», remixé par Nikki Martinelli sur le lp (nº13 dance, nº16 R&B et nº75 pop). Cinq chansons sont réalisées par Leon Sylvers III et les quatre restantes par le désastreux Andre Cymone, y compris la chanson-titre (en remix de Jonathan Fearing sur le lp) et le simple «Teenager».

Son album de 1984, So romantic, est sûrement un de ses meilleurs, avec un travail vocal enfin à la hauteur des espérances (nº38 R&B). Elle se fait magistralement réaliser par Hawk («Just for the night», nº16 R&B, «’Till midnight», nº57 R&B), The System («I'm so romantic»), Jimmy Douglass («Out of control» nº14 dance et nº54 R&B, «Talking in my sleep») et enfin Clif Magness et Glen Ballard (le bon «Give me one reason»). Elle se met aussi pour la première fois à l'écriture de chansons, ce qui donne la meilleure chanson de l'album, «Talking in my sleep», qu'elle a coécrite. Tout aussi réussie, «Just for the night» où sa voix fait montre de toute sa chaleur. «Out of control» donne lieu à un très bon remix de Jonathan Fearing avec en face 2 du 12” un excellent «vocal dub». En complément du disque, on peut acheter des coupes... à champagne bien sûr, avec le monogramme ECK.

Son disque de 1985, A long time coming (A change is gonna come), quoique globalement moins marquant, contient néanmoins quelques perles réalisées par Allen George et Fred McFairlane, comme le hit sympathique «Your personal touch» (nº5 dance deux semaines dans le classement «club play», nº48 dance dans le classement des ventes de maxis, nº9 R&B et nº86 pop). Elle y retrouve T. Life mais aussi Hawk qui lui réalise «A change is gonna come». Le moyen «High horse» est remixé par David Todd et Bruce Weeden pour le 12” single avec en face 2 un inédit agréable «Take a chance». «High horse» est nº19 R&B et son remix nº12 dance (club play) et nº49 en vente de maxis. «Slow down» est remixé de manière intéressante par Mark Berry avec en face 2 deux dubs, dont un vocal (nº81 R&B). L’album est nº38 R&B.

Après ce dernier album chez RCA et «Give it up» (extrait du film Fright night de 1985), elle passe chez EMI-Manhattan et sort Flirt en 1988 (nº20 R&B et nº192 pop). Le simple homonyme est nº3 R&B et son remix nº 38 dance au classement des ventes de maxis (sept remixes sans génie mais efficaces de Dave Ervin), suivi de «Kisses don't lie», nº17 R&B et de «Hold on to what you've got», nº8 R&B et nº24 dance (ventes de maxis) grâce à des remixes de Cole et Clivillés. Les meilleurs titres ne sont cependant pas les hits réalisés par Leon Sylvers ou Ron Kersey et Alex Brown (pour «Kisses don't lie»), mais le fait de réalisateurs artistiques quasi-inconnus : Teneen Ali pour «You can turn me on», puis Evan Rodgers et Carl Sturken pour «When your heart says yes». «You can turn me on» est un bon funk saccadé et pompe à pétrole, tout à fait dans la tradition de la chanteuse. «When your heart says yes», est par contre un titree dont le rythme entrechoqué contraste avec la mélodie, plus enveloppante.

1989 est l'année de The girl next door dont le hit est l'excellent «Day to day», perle néo-disco de 7:50, réalisée par Marshall Jefferson et Ten City. Le joli slow «Cross your mind», réalisé par David Cochrane et Diane Quander qui l'ont écrit, est aussi édité en simple, après une énième réalisation artistique de Leon Sylvers sans intérêt, «Footsteps in the dark». Il faut cependant rendre justice à ce réalisateur artistique d'avoir réalisé un des meilleurs titres de toute la carrière de King, le plombé «Do right», superbe de rythme et de tension. Et enfin elle retrouve son timbre naturellement grave come dans «Shame», sans aplanir le côté râpeux de sa voix comme elle l'avait trop souvent fait auparavant.

En 1992 «Shame» est remixé par Enzo Bertoni et le groupe Altern 8 sort sa propre version samplant King. En 1995, «Shame» est remixé par Tommy Faragher et est disponible sur l'album I'll keep a light on, un album d'où surnagent quelques très bons titres comme le simple «I think about you», «Sweet funky thing» (réalisé par Faragher et Lottie Golden) ou «Hold tight». Comme souvent les réalisateurs artistiques ne sont pas de grandes figures commerciales : Zach Harman et Christopher Troy pour «I think about you» et Laney Stewart et Tony Hanes pour «Hold tight». «I think about you» est accompagné de quatre remixes sur le simple -dont le très efficace «Rockstone dub»- et de deux remixes supplémentaires de «Shame» sur le vinyl promotionnel (un dub de David Morales et un remix lent dit «Low down»). Ce qui sauve l'album I'll keep a light en est la voix que King ne standardise plus et dont elle laisse épanouir toute la personnalité. En 1996 elle chante le bon «One more time» sorti sous le nom de Divas of color featuring Evelyn «Champagne» King. Des remixes sortent cette même année suivis d'autres en 1997.

Sa maison RCA a sorti une compilation de près de 70 minutes de ses hits de 1977 à 1985, The best of Evelyn «Champagne» King, contenant 16 titres : ce sont malheureusement souvent des versions courtes, à part «Shame», «I don't know if it's right» et «Shake down» (les deux premières en version longue). Elle se rachète partiellement en 1993 avec Love come down, the best of Evelyn «Champagne» King où «I'm in love» et «Love come down» sont dans leur version complète. Parmi les 15 titres on retrouve aussi «Give me one reason». Sur le volume 19 de Best of 12” gold on retrouve «Shame» dans sa version intégrale ainsi que sur une réédition «12” gold» comme face 2 de «Love come down». Un autre simple réunit le peu mémorable «I'm in love» et le meilleur car plus léger «Your personal touch».

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