Evariste Richer

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Evariste Richer
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Biographie
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Evariste Richer est un artiste plasticien né à Montpellier en 1969, vivant à Paris.

Evariste Richer est représenté par les galeries Meessen De Clercq (en) (Bruxelles) et Schleicher+Lange (Paris).

Biographie[modifier | modifier le code]

Evariste Richer est diplômé de l'école nationale des Beaux-arts de Grenoble en 1992 puis de l’École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise en 1994. Il réalise sa première exposition personnelle au Centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec en 2007[1]. À l'occasion d'un partenariat culturel entre la France et l'Allemagne, il expose en 2010 au Kunstverein Braunschweig (de)[2]. En 2013 se tient son exposition Le grand élastique au Palais de Tokyo[3],[4]. Slow Snow, un catalogue monographique et commenté de ses œuvres paraît en 2009[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son travail s'organise autour des « outils de mesure du monde » et à leur distorsion, allant de l'infiniment grand à l'infiniment petit (notamment Orange, 2013). Il travaille dans ses œuvres plastiques sur les modes de représentations de phénomènes naturels de manière à susciter la réflexion et à mettre en scène leur caractère énigmatique et violent[5]. Ses travaux reposent souvent sur la science (géologie, technologie, perception, astronomie...)[6] qu'il érige en méthode de travail : il y a une certaine forme de « scientificité » dans sa production plastique[7]. Ainsi, il tente d'exploiter les éléments esthétiques de la science et de la nature pour « transformer les perceptions du monde »[8] et ainsi « interroge[r] la nature profonde des éléments et des choses »[9].

Lison Noël et Frédéric Bonnet remarquent dans La Rétine « une exposition qui récuse la tradition de la contemplation », imposant au spectateur d'aller au fond du sens de son travail[10],[11]. Moïra Dalant note dans L'Hypocentre que l'artiste « semble ne prélever dans ces œuvres que des matrices, des formes structurelles et ainsi conceptuelles, comme en quête d'un hypocentre des choses et des phénomènes »[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Evariste Richer », sur Evene.fr
  2. Manou Farine, Claire Le Restif et Evariste Richer, « Thermostat franco-allemand », L'Œil, no 629,‎ , p. 82-87
  3. « Evariste Richer Le grand élastique », Palais de Tokyo,
  4. « Evariste Richer », France Culture
  5. a et b « La (dé)mesure d'Evariste Richer en 226 pages », Fluctuat.net, Première,
  6. Fabrice Reymond, « La vengeance du réel », Beaux Arts magazine, no 294,‎ , p. 144
  7. « Evariste Richer », Institut d'art contemporain de Villeurbanne
  8. Mathilde Sauzet, « Evariste Richer », La Belle Revue,‎ (lire en ligne)
  9. « Evariste Richer », Architectural Digest France
  10. Lison Noël, « Evariste Richer, La Rétine », sur paris-art.com,
  11. Frédéric Bonnet, « Paroles d’artiste, Evariste Richer », Le Journal des arts, no 266,‎
  12. Moïra Dalant, « Evariste Richer, L’Hypocentre », sur paris-art.com,

Liens externes[modifier | modifier le code]