Eva Jospin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Eva Jospin
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance

Paris
Nationalité
française
Activité
Formation
Père
Mère
Élisabeth Dannenmuller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Hugo Jospin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Pierre Torreton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
En 2019, rue de la Tour d'Auvergne à Nantes

Eva Jospin, née en 1975 à Paris, est une artiste plasticienne française. Elle vit et travaille à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

En 2002, Eva Jospin obtient le DNSEP à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris[1].

En 2016-2017, elle est pensionnaire de l'académie de France à Rome-Villa Médicis[2]. Elle reçoit en 2017 une commande de la Chalcographie du Louvre, pour laquelle elle réalise une eau-forte, Grotto, qui est présentée à la FIAC de la même année[3] sur le stand de la Rmn - Grand Palais.

Elle est représentée en France par la galerie Suzanne Tarasiève (Paris)[4].

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Eva Jospin est la fille de l'ancien Premier ministre français Lionel Jospin[5],[6] et de sa première épouse, Élisabeth Dannenmuller.

En juillet 2000, elle épouse le sculpteur Pierre Torreton[7] qu'elle a rencontré aux Beaux-Arts de Paris ; ils ont deux enfants, un garçon et une fille. Elle vit à présent avec le réalisateur italien Adriano Valerio, avec lequel elle a un fils[8].

Pratique artistique[modifier | modifier le code]

L'œuvre d’Eva Jospin se caractérise par la récurrence du motif unique de la forêt et du paysage. De cette obsession naissent des installations et des sculptures en carton qu'elle travaille à la manière d'une orfèvre. Toutes les propriétés du carton sont exploitées, tant économiques que matérielles. L'usage de ce matériau, peu coûteux et disponible en masse, fut d'abord une occasion pour l'artiste de répondre aux contraintes économiques imposées par la production de toutes œuvres d'art[9].

Dans un long travail d'assemblage, elle superpose et colle les différents morceaux de carton préalablement coupés pour construire, dans un jeu de volumes, des portions de forêts extrêmement denses. Elle profite de la composition même du carton, composé de plusieurs couches et permettant un travail de découpe infini.

Ses Forêts, présentées en haut-relief, évoquent des lieux de quête et de connaissance, comme celles des contes et des récits traditionnels qui ont façonné l'imaginaire collectif et les croyances. La forêt incarne non seulement la nature sauvage, mais aussi l'espace de l'épreuve[10]. Eva Jospin cherche ainsi à provoquer la contemplation mais également un retour à la propre intériorité du spectateur, à la stimulation de son imaginaire. Ses œuvres, frontales et immersives, se font les supports des projections mentales de celui-ci.

« Ma forêt est totalement mentale. Elle n’est pas figurative. Elle reflète des préoccupations humaines : l’idée de se perdre ou de se retrouver, notre rapport à l’enfance aux contes, comme Bambi ou Hansel et Gretel, aux peurs archaïques... Mes forêts sont propices à l’échappée mentale[1]. »

Expositions[modifier | modifier le code]

La liste des expositions est référencée sur le site de la galerie de Suzanne Tarasieve[4].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

« Panorama », Cour carrée du palais du Louvre, Paris.
  • 2001 : Opere recenti, Galleria 9 via della Vetrina contemporanea, Rome
  • 2004 : Centre culturel français, Jakarta
  • 2004 : Art Mobile », Galleria 9 via della Vetrina contemporanea, Rome
  • 2004 : Galleria Le pleiadi, Mola di Bari
  • 2010 : Forêt, église Saint-Merri, Paris[11]
  • 2011 : Détails dʼune forêt, galerie Pièce Unique, Paris ; Al blu di Prussia, Naples
  • 2013 : Carte blanche à Eva Jospin, manufacture des Gobelins, Paris[12]
  • 2015 : Galerie Suzanne Tarasieve, Paris
  • 2015 : Déjeuner sur lʼherbe, Hermès, 56e Biennale de Venise - Collateral Events, Venise
  • 2016 : Panorama, Cour carrée du palais du Louvre, Paris[13]
« Galleria » (détail), musée de la Chasse et de la Nature, Paris.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 2009 : « Eva Jospin – Olaf Metzel », galerie Pièce Unique, Paris
  • 2009 : « Objects in the mirror are closer then they appear, from walden to Vegas », Fondation des arts graphiques, Nogent-sur-Marne
  • 2010 : « Rehab », Fondation EDF, Paris
  • 2010 : Musée de la chasse et de la nature, Paris
  • 2011 : « Round the Clock », Arsenale Novissimo, Venise
  • 2012 : Nuit Blanche, Paris
  • 2012 : « Chambre à part », Paris
  • 2012 : « Eva Jospin – Pierre Pol Lecouturier », château de Ratilly, Treigny
  • 2013 : « Domaine de Chaumont », Chaumont-sur-Loire[20]
  • 2013 : « La dernière vague », la friche de la Belle de Mai, Marseille
« Inside », Palais de Tokyo, œuvre au fond de la photo.
  • 2014 : « Inside », Palais de Tokyo, Paris (commissaires : Jean de Loisy, Daria de Beauvais, Katell Jaffrès)
  • 2014 : « Des hommes et la forêt », musée historique du château de Nyon, Suisse
  • 2014 : « Le bas relief dans tous ses états », galerie Suzanne Tarasieve, Paris
  • 2015 : « L’arbre, le bois, la forêt : lieux du mythe, du fantasme, de la peur, supports de l’imaginaire », centre d’art contemporain, Meymac (commissaire : Jean-Paul Blanchet)
  • 2015 : « Miroir, ô mon Miroir », Pavillon Carré de Baudouin, Paris (A proposal by L’Extension)
  • 2015 : « The Forest Unbowed and Radovan Ivšić », Museum of Contemporary Art, Zagreb, Croatie (conception de l'exposition : Annie Le Brun, Snježana Pintarić)
  • 2016 : « Courbet et la nature. Regards croisés », centre d'art contemporain de l'abbaye d'Auberive, Auberive
  • 2017 : Biennale internationale de céramique de Châteauroux (avec Suzanne Ring[21]), couvent des Cordeliers, musée Bertrand, Châteauroux
  • 2017 : « De nature en sculpture », Villa Datris, L'Isle-sur-la-Sorgue (commissaires : Danièle Marcovici et Laure Dezeuze assistée de Jules Fourtine)
  • 2022 : « Vous êtes un arbre », Les Franciscaines, Deauville avec le soutien exceptionnel du musée d'Orsay (commissaire : Thierry Grillet, commissaires scientifiques : Alain Baraton, Sébastien Gokalp et Laurent Tillon)[22]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dalila Kerchouche, « “J'ai vu des hommes abattre des arbres millénaires” », sur Madame Figaro, (consulté le ).
  2. (it) « Villa medici », sur villamedici.it (consulté le ).
  3. « La Chalcographie - Eva Jospin : une création présentée à la FIAC 2017 », sur ateliersartmuseesnationaux.fr (consulté le ).
  4. a et b « Eva Jospin - Artists - Suzanne Tarasieve », sur Suzanne Tarasieve (consulté le ). Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « :0 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  5. Roxana Azimi, « Eva Jospin, l’artiste affranchie », sur Le Monde, (consulté le ).
  6. Anne Fulda, « Eva Jospin, "l'écorcée" vive », sur Le Figaro, (consulté le ).
  7. Auparavant le compagnon de Chiara Mastroianni.
  8. Voir sur gala.fr.
  9. artnet, « Entretien : Eva Jospin, 2011 (FR) », (consulté le ).
  10. Palaisdetokyo, « INSIDE Interview : Eva Jospin », (consulté le )
  11. Voir sur voir-et-dire.net.
  12. « Gros plan sur la mystérieuse exposition Carte blanche à Eva Jospin », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  13. « Eva Jospin - "Panorama" », sur cnap.fr (consulté le ).
  14. « Eva Jospin, pour Emerige, Paris 7e (Beaupassage) ».
  15. « Galleria », sur Musée de la Chasse et de la Nature (consulté le ).
  16. Emmanuelle Jardonnet, « A Paris, Eva Jospin transforme le Musée de la chasse en parc chimérique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. « Exposition Eva Jospin. "De Rome à Giverny" », sur Musée Giverny (consulté le ).
  18. « Eva Jospin Dessins pour un jardin », sur BA (consulté le ).
  19. Magali Grandet, « Près de Nantes, l’orfèvre du carton Eva Jospin investit le domaine de la Garenne-Lemot », Ouest France,‎ (lire en ligne).
  20. « Saison d'art 2013 : Eva Jospin », sur domaine-chaumont.fr (consulté le ).
  21. Présentation sur le site de la biennale 2017.
  22. « Accueil - Les Franciscaines », sur lesfranciscaines.fr (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]