Eva Fastag

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Eva Fastag
Naissance
Varsovie, Pologne
Nationalité juive
Pays de résidence Belgique
Autres activités
Résistante
Formation
Conjoint
Abraham Dobruszkes

Eva Fastag, née à Varsovie, le est une résistante juive qui s'est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale au camp de rassemblement de la Caserne Dossin à Malines[1].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Eva Fastag est née à Varsovie le . En 1919, sa famille émigre vers Anvers. Elle sera inscrite en primaire dans une école néerlandophone et fera ses humanités en français. Elle travaillera tout d'abord comme secrétaire pour une compagnie maritime, puis pour une compagnie d'assurance belge. Seule employée juive, son patron acceptera néanmoins qu'elle continue à travailler pour l'entreprise pour peu qu'elle n'y portât pas l'étoile juive. En 1940, elle rencontre Abraham Dobruszkes. Tentant de s'enfuir avec sa première femme vers l'Angleterre, leur bateau fut bombardé et sa femme fut tuée. Arrêté en octobre 1942, il doit son salut à ses compétences d'électricien. En remerciement des services rendus à la caserne Dossin, il est nommé opérateur radio et échappe ainsi à la déportation. Ayant accès à l'extérieur, il fait entrer à la caserne cisailles et tenailles qui serviront à bien des évasions des convois de déportation dont le Convoi n° 20 du 19 avril 1943 dont l'assaut fut mené par Youra Livchitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau. Eva Fastag avait été raflée le , à Anvers tandis qu'elle descendait du train en provenance de Bruxelles. Elle fut transférée à Breendonk où elle fut sélectionnée, avec une dizaine d'autres, en sa qualité de secrétaire polyglotte maîtrisant parfaitement l'allemand. Les autres Juifs seront déportés avec le premier convoi de déportation à quitter la Belgique (Convoi n° 1 du 4 août 1942). Elle travaillera deux années à la Caserne Dossin où elle rédigera les listes de déportés. Résistante, elle réunira dans un même wagon les personnes les plus susceptibles de s'en évader. Eva Fastag fut libérée le , trois jours après le débarquement allié dans le cadre d'un échange avec des prisonniers allemands détenus en Palestine[2],[3],[4].

En 2008, elle adresse une lettre à Simone Veil pour revenir sur un épisode qu'elle décrit dans son dernier ouvrage [5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maxime Steinberg, La Persécution Des Juifs en Belgique (1940-1945), Éditions Complexe, 2004 - 316 pages
  2. Le fort de Breendonk: le camp de la terreur nazie en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale, Lannoo Uitgeverij, 2006 - 63 pages
  3. Boortmeerbeek
  4. Eva Fastag
  5. courrier adressé à Simone Veil