Eva Doumbia

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Eva Doumbia
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Biographie
Naissance
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Formation
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Metteuse en scène, scénariste, directrice artistiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Eva Doumbia, née en 1968[1], est une metteure en scène et autrice française d'origine malienne et ivoirienne[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Eva Doumbia commence par des études de lettres et de théâtre à l’université de Provence Aix-Marseille I. Elle intègre en 2001 l’Unité nomade de formation à la mise en scène. Elle y étudie auprès de Jacques Lassalle, Krystian Lupa, André Engel et Dominique Müller.

En 1999, elle crée à Marseille la compagnie La Part du pauvre[3]. Trois ans plus tard, Doumbia crée un second groupe à Abidjan, Nana Triban, du nom de la sœur héroïque de l’empereur Soundiata Keïta, figure mythique de l’Afrique précoloniale[4]. En 2013, elle fusionne les deux compagnies qui deviennent La Part du pauvre/Nana Triban.

Démarche artistique et prises de position[modifier | modifier le code]

L’artiste a été associée dix ans du Théâtre des Bernadines. Après avoir créé des performances à partir de ses propres textes, ou de ceux d'auteurs tels que Bertolt Brecht, Edward Bond, Alfred de Musset, s'être attachée à la découvertes d'écritures contemporaines d'Afrique (Dieudonné Niangouna, Aristide Tarnagda...), elle se consacre aux textes écrits par des femmes noires, dramaturges comme romancières (Marie Louise Bibish Mumbu, Léonora Miano, Maryse Condé, Fabienne Kanor, Jamaica Kincaid, Yanick Lahens, etc.). À partir de leurs textes, elle interroge la double histoire dont elle est l’héritière, celle de l’Afrique et celle de l’Europe. Elle met en scène cette histoire commune avec notamment Moi et Mon Cheveu, Le Cabaret capillaire (textes de Marie Louise Bibish Mumbu)[5], Afropéennes (d'après les Écrits pour la parole de Léonora Miano) ou La Traversée (Maryse Condé, Fabienne Kanor, Yanick Lahaica, Jamaica Kincaid).

À partir de son histoire familiale et de sa position de femme qui serait, selon elle, perçue avant tout comme noire dans la société française, elle interroge les « rapports raciaux » qui, toujours selon elle, seraient nés de la colonisation française et de l'histoire de l'esclavage[6].

En 2016 paraît son premier livre Anges Fêlées, chez Vents d'Ailleurs[7].

Son texte Le Iench (chien en verlan) est sélectionné en 2017 par le comité de lecture du Rond Point et lui lors des Pistes d'envols organisés par ce même théâtre.

En 2018, elle est artiste associée aux Ateliers Médicis[8].

Elle initie des événements de valorisations des artistes et créateurs selon ses termes « afropéens » : Africa Paris au Carreau du Temple, en 2015, puis Massila Afropea à Marseille en collaboration avec la Friche Belle de Mai, en 2016 et 2018[9].

Elle est membre fondatrice du collectif d'artistes Décoloniser les arts, une association présidé par Françoise Vergès qui invite à repenser les narrations dans le spectacle vivant et les arts en général. Selon l'universitaire Isabelle Barbéris, DLA serait proche des thèses du parti des Indigènes de la République, ce que réfutent les intéressés. En mai 2018, Eva Doumbia est signataire d’une pétition en collaboration avec des personnalités issues du monde de la culture appelant à boycotter la saison culturelle France-Israël, qui, selon l'objet de la pétition, servirait de « vitrine » à l'État d'Israël au détriment du peuple palestinien[10]. Elle participe également au Parlement des Ecrivaines Francophones, initiée par l'écrivaines féministe tunisienne Fawzia Zaouari, et soutenu par Leila Slimani et la Mairie d'Orléan qui se réunit pour la première fois dans cette ville les 26, 27 et 28 septembre.[11]

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Elle intente un procès au directeur du théâtre de la Cité à Marseille, Michel André, qu'elle accuse de propos racistes[12].

Le tribunal relaxe Michel André, concluant à une querelle entre « anti-raciste universaliste » et une anti-raciste « plus essentialiste et plus communautariste » « sur fond de conflits préexistants, de rancunes et d’aigreurs partagées ».,[13].

Mises en scène[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Combat d’Afropéennes : Léonora Miano et Eva Doumbia », sur africultures.com, .
  2. « Eva Doumbia, metteur en scène afropéenne », France Culture, 20 avril 2016.
  3. « Eva Doumbia : tigresse de papier », RFI, 5 octobre 2012.
  4. Eva Doumbia - Portrait, Africultures.
  5. « "Moi et mon cheveu", le cabaret capillaire féministe d'Eva Doumbia », Les Inrocks, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  6. Séverine Kodjo-Grandvaux, « Eva Doumbia, vigie afropéenne », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. Aminata Aidara, « La colère des anges | Africultures », Africultures,‎ (lire en ligne)
  8. « Le Iench, par Eva Doumbia | Ateliers Médicis », sur Ateliers Médicis (consulté le 30 octobre 2018)
  9. « Massilia Afropéa : l'autre rencontre des cultures africaine et européenne », Le Point Afrique, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  10. « Contre la saison France-Israël », sur mediapart.fr, (consulté le 18 juin 2018).
  11. « Manifeste du Parlement des écrivaines francophones : « Liberté, égalité, féminité » », Le Monde.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  12. « Décoloniser les Arts soutient Eva Doumbia dans son procès contre un directeur de théâtre à Marseille », sur sceneweb.fr, .
  13. David Coquille, « [Correctionnelle] La soirée était arrosée au blanc », La Marseilaise,‎ (lire en ligne).
  14. « "Moi et mon cheveu", le cabaret capillaire féministe d'Eva Doumbia », Les Inrocks, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  15. Sylvie Chalaye, « Eva Doumbia sur Afropéennes de Léonora Miano : Corps diasporique, corps inouï | Africultures », Africultures,‎ (lire en ligne)
  16. « Théâtre : et Eva Doumbia créa l'épopée afropéenne ! », Le Point Afrique, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  17. « Arts : La Colonie fait "salon du livre d'art des Afriques" », Le Point Afrique, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  18. « Deux fois Badine », Zibeline,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]