Eutonie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la médecine
Cet article est une ébauche concernant la médecine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou cette section relève du guide pratique, ce qui n'est pas de nature encyclopédique (juillet 2015).

Vous pouvez reformuler les passages concernés, ou remplacer ce bandeau soit par {{pour Wikibooks}}, {{pour Wikiversité}}, ou {{pour Wikivoyage}}, afin de demander le transfert vers un projet frère plus approprié.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Pour améliorer la vérifiabilité de l'article, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Le ton de cet article ou de cette section est trop promotionnel ou publicitaire. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre (aide quant au style) ou discutez-en.

L'eutonie est une pratique d'hygiène de vie corporelle inventée au Danemark par Gerda Alexander entre les années 1940 et 1980..

Méthode de prise de conscience du corps[modifier | modifier le code]

L'eutonie est une méthode de prise de conscience du corps, ou « d'éducation somatique »[1][réf. insuffisante] comme le sont la Technique Alexander, la Méthode Ehrenfried, la Méthode Feldenkrais et l'haptonomie. Dans un cours ou un stage d'eutonie l'élève apprend à se relaxer mentalement et physiquement[2][réf. insuffisante], à bouger avec économie et efficacité[3][réf. insuffisante] et à se libérer d'habitudes néfastes, de tensions ou de douleurs inscrites depuis plus ou moins longtemps dans son corps. Il transporte ensuite cette liberté retrouvée[4][réf. insuffisante] par des exercices variés dans la vie quotidienne.

Histoire et étymologie[modifier | modifier le code]

Gerda Alexander a cherché en tant que professeur de Rythmique Jaques-Dalcroze une préparation corporelle à la danse, au théâtre, à l'opéra qui permettrait à chacun de s'exprimer authentiquement. Hélas, très jeune, elle a été obligée personnellement de chercher comment bouger dans sa passion, dans son métier et dans sa vie quotidienne malgré le Rhumatisme articulaire aigu dont elle a été atteinte. Enseignant la rythmique aux maîtresses des jardins d'enfants, elle a aussi observé les petits enfants bouger avec la facilité de leur âge pour s'en inspirer[5]. De ce qu'elle a appris et de ce qu'elle a dû trouver, elle créa sa méthode, qu'un médecin intéressé par son travail, lui proposa d'appeler « eutonie ». Un mot composé des racines grecques : eu = juste et tonos = tonus[6]. Car l'eutonie se veut une pratique corporelle propre à libérer de beaucoup de tensions le tonus de quelqu'un pour qu'il puisse s'adapter continuellement au repos ou bien à l'activité, auxquels il veut se donner.

Les moyens de l'eutonie[modifier | modifier le code]

Pour parvenir à être détendu, à bouger avec facilité, à être plus à l'aise avec soi, avec les autres et avec ce qu'on fait, l'eutonie propose différents moyens.

Réveiller la perception de son corps est un premier moyen qui détend, facilite les mouvements et donne une meilleure sensation de soi. Le participant à une séance d'eutonie roule une balle de tennis sur son corps. S'il le fait légèrement, il est très attentif à sa peau qui le délimite. S'il le fait avec pression, il sent ses muscles. S'il tapote avec un bambou, il sent ses os qui le structurent. Ce travail, Gerda Alexander en parle en tant que travail sur le toucher[7]. Cela n'implique pas, comme on pourrait le comprendre, que ce travail soit toujours un travail à deux. Mais cela peut se faire. L'un roulerait la balle sur le dos de l'autre pour le lui faire sentir. Cela donne une multitude de situations dont chacun observe l'impact sur le développement de sa conscience corporelle. On peut sentir son corps toucher le sol quand on cherche à se relaxer immobile ou bien quand on roule sur le sol ou quand on change de position. S'étirer sert à sentir ses muscles et à améliorer leur souplesse. Bouger sert à sentir et à améliorer sa mobilité articulaire et à sentir son corps en mouvement.

Réveiller la perception du sol pour trouver à s'enraciner, la perception des objets pour faire de tout instrument un prolongement de soi, la perception de l'espace autour de soi et des autres, constitue un autre moyen de se détendre et un moyen de rester détendu dans n'importe quelle activité. Pour entraîner cela, les pratiquants de l'eutonie apprennent, par exemple, à s'allonger sur un bambou pour faire disparaître leur mal de dos. Il faut savoir obtenir une adaptation et une amélioration du rapport de son corps avec autre chose. Gerda Alexander appelle ce travail un travail sur le contact[8]. Il amène à étendre la perception de son corps à son entourage matériel, spatial et vivant. Celui qui fait de l'eutonie s'allonge, s'assoit, se tient debout sur un bambou ou bien tient un bambou en main. S'ils sont deux, ils bougent avec un bambou entre eux deux, s'adaptant l'un à l'autre. Là aussi, il existe une multitude d'exercices entraînant le contact ou l'utilisant comme moyen de détente irremplaçable. Après, le pratiquant en eutonie est plus ancré dans le sol. Il ne se crispe pas dans la prise d'un instrument. Il n'est pas ramassé sur lui mais plus ouvert aux autres.

Réveiller la perception de la manière dont on s'engage dans le mouvement est un moyen pour être efficace et détendu dans les gestes de la vie quotidienne, professionnelle, ceux de l'exercice du sport, de la danse, de la musique ou ceux utilisés par une rééducation[9]. Les pratiquants en eutonie sont amenés à préciser pour leurs postures, leurs déplacements et leurs mouvements, comment ils trouvent leur force pour se redresser contre la pesanteur et comment ils dirigent leurs gestes vers un but. Les eutonistes nomment les exercices d'eutonie pour trouver leur force « Repousser » et les exercices pour préciser la direction et le meilleur endroit d'où faire partir leurs gestes « Dessiner ». Les pratiquants sont, par exemple, allongés les jambes fléchies et les pieds contre le sol ou contre le mur et "repoussant" contre le sol ou contre le mur quittent le sol des fesses ou bien glissent en arrière selon la direction de leur "Repousser". Ou bien ils choisissent une partie du corps comme, par exemple, le bout des doigts pour tracer dans l'air des dessins improvisés afin de délier le reste du bras puis du corps qui semble être entraîné sans autre action.

L'originalité de l'eutonie[modifier | modifier le code]

En eutonie, on recherche à sentir concrètement son corps alors que, dans d'autres pratiques, on peut évoquer ou imaginer son corps. En eutonie, on fait trouver les moyens pour parvenir à se détendre alors qu'ailleurs, on peut demander de trouver la détente directement ou bien de la trouver en se suggérant qu'on est détendu. En eutonie, pour parvenir à détendre ses gestes, l'eutoniste ne montre pas des gestes à imiter mais donne les moyens propres à les libérer[10]. La libération de la respiration s'obtient aussi sans exercice respiratoire direct mais par la libération des muscles qui l'entravent[11]. En fait, l'eutonie cherche à libérer toutes les grandes fonctions de l’organisme dont notamment le tonus et le réflexe de redressement.

Nulle part ailleurs, la notion de tonus n'a été mieux cernée que par Gerda Alexander. Elle estime que, chez un individu, la tension de l'ensemble de ses muscles doit être la même dans tout le corps et doit être libre de varier. Ainsi l'individu s'adapte mieux à ce qu'il fait. Tonique, il court ou bien il monte un escalier plus légèrement. Par contre, il doit faire baisser son tonus pour trouver le sommeil. Et en ressentant les variations de son tonus, il est plus à même de se laisser toucher émotionnellement, artistiquement ou humainement, par ce qu'il vit.

Le réflexe de redressement est ce qu'on décrit du bébé porté par le thorax quand on rapproche ses pieds de la surface d'une table. Quand ses pieds touchent la table, par réflexe le bébé prend appui de ses pieds contre la table et se redresse de tout son corps jusqu'au somment de la tête. Pour Gerda Alexander un réflexe de redressement de ce genre devrait être recherché par les adultes. Elle a nommé "transport" la transmission de ce réflexe à travers tout le corps[12]. C'est ce transport que l'eutonie cherche à libérer.

En eutonie, la prise de conscience du corps fait trouver aux participants leur peau, leurs muscles et leurs os. Dans une culture très « musculaire », cette prise de conscience des os peut surprendre. C'est original mais très accessible et cela apporte ce que rien d'autre ne peut apporter pour trouver de la détente, de l'économie et de la force dans les postures, les mouvements et l'affirmation de soi. Le travail en eutonie est aidé par des objets qui font vite reconnaître qu'il s'agit d'eutonie : des bambous, des balles de tennis, des sacs de marrons et des bûches[13]. L'eutonie offre un test de conscience corporelle. Tenter de dessiner la silhouette du corps humain renseigne sur l'investissement corporel de l'auteur. Les régions bien dessinées désignent les régions bien investies et les régions mal dessinées désignent les régions mal investies. Ou bien, on peut faire un modelage les yeux fermés puis examiner de la même manière la figurine obtenue[14]. Gerda Alexander a dégagé treize positions de contrôle[15] qui renseignent celui qui les prend sur ses raccourcissements.

Citations de Gerda Alexander sur sa découverte : l'eutonie[modifier | modifier le code]

« La création de l'eutonie a trouvé sa source dans deux de mes besoins profonds. L'un était de me guérir de maux chroniques que la médecine était incapable de soigner. Ce livre est pour l'essentiel un exposé de ces principes qui, je le pense, ont prolongé et amélioré la qualité de ma vie. Mon autre souhait était de développer une nouvelle approche de l'expression par le movement pour l'opéra, le théatre et la danse. »

— (dans son livre Le corps retrouvé par l'eutonie page 97)

« L'eutonie propose une recherche, adaptée au monde occidental, pour aider l'homme de notre temps à atteindre une conscience approfondie de sa propre réalité corporelle et spirituelle dans une véritable unité. Elle l'invite à approfondir cette découverte de lui-même, non en se retirant du monde, mais par un élargissement de sa conscience quotidienne par lequel il libérera ses forces créatrices dans un meilleur ajustement à toutes les situations de la vie et un enrichissement de sa personnalité et de sa réalité sociale. »

— (dans son livre page 25)

« Ce qu'il faut c'est apprendre, un peu plus chaque jour, qu'on est ce corps sur lequel on peut prendre appui. »

— (stage d'eutonie au Québec en 1984)

Les eutonistes[modifier | modifier le code]

Pour faire connaître sa méthode Gerda Alexander créa un "Groupe International" d'élèves qui venaient suivre ses enseignements et ses stages. Cette initiative entrainait un effort à la fois personnel et financier important et elle s'orienta sur la solution plus classique de lieux de formation.

Il existe plusieurs écoles de formation professionnelle.

Les eutonistes sortis des écoles agréées ont déposé la marque "Eutonie Gerda Alexander" qu'il se réservent pour faire valoir leur formation, le code de déontologie qu'ils respectent et intituler leurs cours, weekends et stages par l'appellation complète "Eutonie Gerda Alexander"[16].

On trouve les adresses des formations et des eutonistes grâce à une recherche sur internet. L'eutonie existe principalement en Allemagne, en Belgique, au Danemark, en France et en Suisse pour l'Europe et en Argentine, au Brésil et au Québec pour l'Amérique. (voir la rubrique 8 liens externes).

Controverses[modifier | modifier le code]

La thérapie par l'eutonie n'est encadrée par aucune autorité, et n'importe qui peut se proclamer « eutonicien » sans la moindre formation - même si certains instituts privés proposent des formation, dont le diplôme n'a aucune valeur institutionnelle. Aucune preuve de son efficacité thérapeutique n'a jamais été apportée à ce jour.

L'eutonie thérapeutique n'a pas de définition consensuelle, et un grand nombre de pratiques sans lien entre elles peuvent être proposées par des individus sous cette bannière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir le site www.education-somatique.fr
  2. Brieghel-Muller, Eutonie et Relaxation, Delachaux et Niestlé, coll. « Medec Douc Diet », , 136 p. (ISBN 2603006061)
  3. voir l'article l'Eutonie Gerda Alexander pour améliorer la qualité et le niveau de ses performances sur www.mieux-etre.org
  4. cf. le titre le corps retrouvé par l'eutonie du livre de Gerda Alexander
  5. voir les pages 13 à 18 Gerda Alexander et les sources de son travail dans le livre l'eutonie de Gerda Alexander
  6. voir page 223 l'historique du mot eutonie dans le livre Le corps retrouvé par l'eutonie
  7. Le corps retrouvé par l'eutonie, p. 35 et 46.
  8. Le corps retrouvé par l'eutonie p. 35, 68, 108, et 115
  9. « La tenue. La marche. Mouvements quotidiens. Gestes de travail » in: Eutonie et Relaxation p. 94
  10. « Le corps en tant qu'unité » in : Gerda Alexander, L'eutonie p. 19
  11. « La respiration » in : Le corps retrouvé par l'eutonie p. 32
  12. « Transport » in: Le corps retrouvé par l'eutonie p. 61
  13. voir page 52 « Bambous, balles, bûches et marrons » in: Gerda Alexander, L'eutonie p. 52
  14. voir les pages 181 à 201 « Modelages et dessins » dans le livre Le corps retrouvé par l'eutonie
  15. voir page 217, 218 et 219 « Les positions de contrôle » dans le livre Le corps retrouvé par l'eutonie
  16. voir le site www.eutonie.com