Euthanasia Coaster

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Euthanasia Coaster
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de profil de l'Euthanasia Coaster.
Concepteur Julijonas Urbonas
Données techniques
Type Montagnes russes en métal (hypothétique)
Hauteur maximale 510[1] m
Longueur 7 544[1] m
Vitesse maximale 360[1] km/h
Hauteur de chute 500[1] m
Durée du tour 3 minutes 20[1]
Nombre d’inversion(s) 7[2]

L'Euthanasia Coaster est un hypothétique parcours de montagnes russes en métal conçu pour tuer ses passagers[3],[4]. Il a été conçu et maquetté en 2010 par Julijonas Urbonas, un doctorant du Royal College of Art à Londres. Urbonas, qui a travaillé dans un parc d'attractions, a défini ces montagnes russes comme « une hypothétique machine d’euthanasie [...] créée pour prendre la vie de façon humaine dans l’élégance et l’euphorie »[5],[4]. Il est cependant plus probable que cette attraction entraînerait des nausées et un inconfort selon António Damásio[2]. Urbonas mentionne l'euthanasie et la peine de mort comme applications pratiques de l'Euthanasia Coaster[1].

Design[modifier | modifier le code]

La conception commence par une montée raide de 510 mètres de haut, montée qui devrait durer 2 minutes pour un train de 24 passagers. Tout passager souhaitant descendre pourrait donc en profiter[6]. À partir de là, la chute de 500 mètres devrait amener le train à 360 km/h, proche de sa vitesse terminale pour entamer sa course dans les 7 inversions clothoïdes. Chaque boucle possédant un diamètre inférieur à la précédente afin de maintenir les 10 g létaux aux passagers tandis que le train perd de sa vitesse. Après un virage serré à droite, le train devrait rentrer à l'endroit où les corps sont déchargés et où les nouveaux passagers peuvent prendre place.

Pathophysiologie[modifier | modifier le code]

L'Euthanasia Coaster devrait tuer ses passagers en prolongeant l'hypoxie cérébrale, ou l'insuffisance d'oxygène amené au cerveau. Les sept boucles devraient infliger aux passagers 10 g pendant 60 secondes, causant ainsi un voile gris suivi de vision tunnelisée puis du voile noir et enfin de la syncope (perte de connaissance à cause des g). Le reste des inversions devrait servir d'assurance contre la survie involontaire des passagers particulièrement robustes[7].

Exposition[modifier | modifier le code]

Le concept d'Urbonas a amené l'attention des médias lorsqu'elle fit part de l'exposition HUMAN+ à la Science Gallery de Dublin d'avril à juin 2011. Le concept a été désigné en tant « qu'œuvre phare » par la Science Gallery[8], visant à montrer le futur de l'être humain et de la technologie[9]. Dans ce thème, l'Euthanasia Coaster montre les problèmes que pourrait causer la prolongation de la durée de vie humaine[10]. Le concept a aussi été exposé à l'exposition HUMAN+ au Centre de Cultura Contemporània de Barcelona en 2015[11].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

En 2013, le groupe de rock norvégien Major Parkinson a sorti le single « Euthanasia Roller Coaster », comportant des paroles faisant allusion à l'invention d'Urbonas[12].

Le court-métrage de Lavie Tidhar, Vladimir Chong Chooses to Die, inclut le circuit de montagnes russes à la fin[13].

Le court-métrage de Glenn Paton, H Positive, explore les motivations d'un homme en bonne santé, qui, lorsqu'il découvre qu'il va mourir, engage un architecte pour lui construire l'Euthanasia Coaster identique au design d'Urbonas. Bien qu'Urbonas ne soit pas mentionné durant le film, les crédits de fin affirment que le film a été basé sur le projet d'Urbonas[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Selon son concepteur : (en) « Euthanasia Coaster », sur julijonasurbonas.It.
  2. a et b (en) « The white-knuckle ride to your death: 'Euthanasia rollercoaster' will be the last thrill you ever get – although experts warn you may spend your final moments feeling SICK », sur dailymail.co.uk, .
  3. (en) Olivia Solon, « The Future of the Human Species Explored », sur WIRED Science, Condé Nast Publications, (consulté le ).
  4. a et b « Ce Roller Coaster veut vous tuer », sur 20minutes.fr, .
  5. (en) Cyriage Lamar, « The Euthanasia Coaster, the Last Roller Coaster You'll Ever Ride », Gawker Media, (consulté le ).
  6. Olivia Solon, « The future of the human species explored », Wired UK,‎ (ISSN 1357-0978, lire en ligne, consulté le )
  7. (lt) « Euthanasia Coaster », sur Julijonas (consulté le )
  8. « HUMAN + Human + », sur SCIENCE GALLERY (consulté le )
  9. « CultureLab: Human+: forecasting our future », sur web.archive.org, (version du 18 avril 2011 sur l'Internet Archive)
  10. (en-GB) Michael John Gorman, « HUMAN+ explores the technologically enhanced future of our species », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  11. « +HUMANS | Exposicions », sur CCCB (consulté le )
  12. (no) « Major Parkinson er tilbake », sur www.ba.no, (consulté le )
  13. [http://www.sfrevu.com/Review-id?id=15551 « Analog Science Fiction and Fact �September 2014 � Vol. CXXXIV No. 9 »], sur www.sfrevu.com (consulté le )
  14. « Dark Short Film Shows Off Theoretical Suicide Roller Coaster | Nerdist », sur web.archive.org, (version du 16 avril 2016 sur l'Internet Archive)