EuropaNova

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Europanova, organisation non gouvernementale de promotion du débat public et de l'intérêt général européen, est un think tank de réflexion européenne basé à Paris[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 2003 par Guillaume Klossa, EuropaNova met en œuvre un certain nombre de programmes opérationnels visant à renforcer l'identité européenne – comme le premier programme de jeunes leaders européens « 40under40 - European Young Leaders »[2] construit en partenariat avec Friends of Europe – et à contribuer au débat démocratique de proximité. Elle contribue également de manière proactive au débat d'idées en faisant des propositions opérationnelles concrète pour la promotion de l'intérêt général des citoyens européens.

EuropaNova contribue au débat d'idées européen en portant différentes propositions sur la scène publique européenne, comme :

  • Le passage du moteur franco-allemand à une dynamique franco-allemande ouverte et non exclusive (2003) ;
  • Les modalités d'un nouveau traité institutionnel permettant de sortir l'Europe de la crise – modalités présentées en conclusion de la Convention Europe de l'UMP, septembre 2005, et en ouverture de la Convention socialiste "Sauvons l'Europe", octobre 2005, reprises depuis sous la forme de projet de traité modificatif – en réponse au double non français et néerlandais à la constitution européenne ;
  • L'élargissement des programmes de mobilités au-delà du programme Erasmus avec l'objectif de créer un « Erasmus pour tous » ;
  • La nécessité d'une implication plus grande des ministres des affaires européennes des pays de l'Union Européenne dans les institutions communautaires (avril 2007) ;
  • Les modalités d'une gouvernance économique européenne (avril 2007 puis décembre 2009);
  • Un fonds monétaire européen visant à contenir les crises monétaires. (février 2009) ;
  • Faire du développement durable une priorité politique et industrielle ;
  • Inciter la Commission européenne à élaborer un document de stratégie industrielle globale pour trois ou cinq ans révisable chaque année et soumis pour approbation au Conseil de l’Union européenne et au Conseil européen ;
  • La création d’un programme d’éducation pour populariser l’Europe.

L´organisation compte de nombreux partenaires, parmi lesquels le Parlement européen, METRO, le Ministère des Affaires étrangères, Das Progressive Zentrum, l'Institut Jacques Delors, L'Union des fédéralistes européens, la Fondation Robert Schuman, la Maison de l'Europe, la fondation Gulbenkian...

EuropaNova est à l'initiative des premiers États généraux de l'Europe organisés en commun avec le Mouvement européen et Notre Europe, qui ont lancé à l'échelle continentale la semaine de célébration du 50e anniversaire du traité de Rome (première édition à Lille le 17 mars 2007) sur le thème « Fier d'être européen »[3].

Le 9 mai 2016, EuropaNova lance L'Appel du 9-Mai pour relancer l'initiative européenne[4]. Peu après, L'Appel du 9 Mai devient Civico Europa[5], un groupe informel de personnalités européennes se penchant sur le futur démocratique de l'Union.

Programmes[modifier | modifier le code]

Les Auditions Citoyennes[modifier | modifier le code]

Les Auditions Citoyennes sont une plate-forme importante et originale de débats et d’échanges autour des grands enjeux européens. Des personnalités européennes et internationales sont auditionnées par des acteurs de la société civile, à un moment fort de l’actualité par des responsables associatifs, professionnels ou syndicaux.

Ont participé aux Auditions Citoyennes :

Les Auditions Jeunes Leaders[modifier | modifier le code]

Ces rencontres, organisées en partenariat avec la Commission des Affaires européennes, visent à « européaniser » le débat public national en démontrant que de jeunes leaders incarnent également l’Europe. Bien que peu connus du grand public, ces jeunes leaders participent activement à la construction de l’Europe. Leurs idées, leurs points de vue reflètent souvent la position de leur pays face aux grands enjeux européens.

Ont notamment participé aux Auditions Jeunes Leaders :

Jeunes Leaders d'Opinion pour l'Europe[modifier | modifier le code]

Contexte : la mise en œuvre des nouvelles institutions du traité de Lisbonne, la nécessité interne de l’Union européenne d’accélérer la formation de leaders d’opinion véritablement porteurs d’une identité collective européenne au sein même de l’Union européenne.

Projet : EuropaNova, en association avec quelques partenaires fondateurs, propose à la Commission européenne et aux États membres de mettre en œuvre dès 2011 le programme pilote « 40under40 - European Young Leaders ». Les jeunes sélectionnés devront refléter une grande diversité professionnelle et pourront aussi bien venir du monde politique, médiatique, syndical, entrepreneurial, que du monde associatif ou artistique, ou encore de la recherche.

Objectif : promouvoir une identité européenne collective en générant parmi les futurs leaders d’opinion des États membres le désir de devenir des promoteurs de valeurs, donner priorité à la dimension européenne dans leur domaine professionnel respectif aussi bien dans leur pays, que plus largement au sein de l’Union européenne et au-delà.

Principes :

  • Une promotion par an : 25 à 30 profils à haut potentiel âgés de 30 à 40 ans, d'origines variées.
  • 2 séminaires de 3 jours à Bruxelles, Strasbourg (ou dans une capitale européenne) et enfin dans un lieu exceptionnel faisant partie du paysage culturel et historique européen.
  • Un Forum « États Généraux des Jeunes Leaders d’opinion européens » une fois tous les deux ans.
  • Un parrain de promotion : une personnalité européenne reconnue.

Conventions l'Europe d'Après[modifier | modifier le code]

À la suite de la crise économique et financière, EuropaNova a considéré qu’il était nécessaire de remettre en question la manière d’approcher certains sujets fondamentaux et la manière dont l’Europe les traitait : régulation financière, développement durable, économique, social, alimentaire ou démocratique, croissance... Amorcé en 2009, ce cycle, appelé « l’Europe d’après », vise à impulser une large réflexion sur le principe de responsabilité des Européens.

Fil rouge des États Généraux de l’Europe et de l’ensemble des auditions citoyennes, le débat sur « l’Europe d’après » a pour objectif de soulever les questions politiques qui travaillent le terrain européen, de susciter des propositions qui puissent servir de base à des solutions politiques tout en faisant émerger de nouveaux responsables européens pour les années à venir, issus de la « génération Erasmus ».

Ainsi la première Convention de mars 2009 à Sciences Po Paris a-t-elle réuni plus de 600 personnes, autour de dix jeunes leaders parmi lesquels Matthieu Pigasse, Sandro Gozi, Gaétane Ricard-Nihoul, Ivan Stefunko, Guillaume Borie ou encore Cynthia Fleury.

Partant de la chute du Mur de Berlin, le débat a interrogé l’avenir de l’Europe en 2029 et a fait émerger des propositions, telles que la fusion des dettes franco-allemandes, la mise en place d’un Fonds monétaire européen ou une convergence des politiques économiques et une véritable solidarité européenne. Ou encore faire entrer la livre sterling dans la zone euro, doubler le budget européen avec des politiques de redistribution pour créer un fédéralisme budgétaire, mettre en place de vrais partis européens avec des listes transnationales.

Le 30 novembre 2009, en pleine crise économique, la deuxième Convention a réuni une centaine de spécialistes de la finance et de l’économie à l’ambassade de Grande-Bretagne, autour de Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers et de Lord Turner, son homologue britannique. Y ont participé : Christian de Boissieu, Matthieu Pigasse, Jean-Luc Allavena, Gérard Rameix, Laurent Cohen-Tanugi, Chris Giles, Odile Renaud-Basso, Ben Hall, Denis Simonneau, Jean Guéguinou et Sir Peter Westmacott. Des propositions telles que l’établissement d’une « taxe Turner » ou d’une autorité des autorités au-delà de l’Europe ont été formulées.

États Généraux de l'Europe[modifier | modifier le code]

À la suite de son rapport intitulé « Peut-on faire l’Europe sans Européens ? » remis au Conseil européen en juin 2006, EuropaNova lance en septembre 2006 l’idée d’États Généraux, près de 60 ans après le Congrès de la Haye. L’enjeu : remobiliser la société civile européenne après l’échec du traité constitutionnel et créer un lieu de débat, de rencontre et de dialogue entre les citoyens et les dirigeants de l’Union.

La première édition des États Généraux de l’Europe a pour thème le retour de la fierté européenne. Elle se tient à Lille le 17 mars 2007, est coorganisée avec Notre Europe et le Mouvement Européen-France, rassemble 50 organisations partenaires et près de 4000 participants. Les propositions des États Généraux sont remises au Conseil européen et aux principaux dirigeants de l’Union européenne. Suivent Lyon le 21 juin 2008, Strasbourg le 17 avril 2010 et Paris en avril 2012 en partenariat avec le journal Le Monde.

Les États Généraux de l’Europe répondent à deux objectifs :

  • Sensibiliser la population et stimuler les débats au sein de la société civile française sur les grands enjeux qui se posent aux européens.
  • Décloisonner les questions européennes pour en faire l’affaire de chaque citoyen.

Les États Généraux de l’Europe sont conçus avant tout comme un lieu de débats, ouverts et accessibles au grand public, sur les enjeux européens. Ils sont organisés par la société civile, en toute indépendance, dans une approche pluraliste, en coopération avec les autorités publiques nationales et locales. Organisés sur une journée, les États Généraux de l’Europe alternent séances plénières et ateliers interactifs avec le public. Présidents, Premiers ministres, commissaires européens, syndicalistes, journalistes, enseignants, chercheurs, associatifs, travailleurs de tous horizons, citoyens de toutes générations se croisent et échangent aux États Généraux de l’Europe[6].

Prix d'Innovation Politique en Europe[modifier | modifier le code]

Depuis 2017, le Innovation in Politics Institute[7] présente annuellement le Prix d'Innovation Politique afin de récompenser des projets ‍politiques innovants en Europe. En France, c'est EuropaNova qui appuie l'action du Innovation in Politics Institute et représente le Prix d'Innovation Politique[8].

Composition[modifier | modifier le code]

  • Bureau exécutif : Denis Simonneau, président ; Cédric Villani, vice-président ; Cédric Denis-Rémis, vice-président, Cynthia Fleury, vice-présidente ; Alexandre Heully, secrétaire général ; Stéphane Cossé, trésorier.
  • Conseil d'administration : Guillaume Klossa, Sandro Gozzi, Sylvain Bonnet, Thomas Houdaille, Aurélie Motta-Rivey, Gaëlle Le Goff, Sophie Javary, Alain Bernard, Leendert de Voogd, Nicolas Petit, Aymeric Bourdin, Rapahella Kiston Pantano.
  • Comité d'orientation : Maria-Joao Rodrigues, Enrico Letta, Nicolas Véron, Fabrice Dubreuil, Guillaume Borie, Marc Mossé, Christophe Schramm, Sandrine Louit, Sébastien de Gasquet, David Fajolles, Nora Hamadie, Lindsey Nefesh-Clarke, Christian Mandl, Franck Lirzin, Thomas Philippon, Bernard Ramananstoa, François-Xavier Priollaud, Baudouin Bollaert, Mathilde Bouyé, Shahin Vallée, Edouard Gaudot, Thierry Chopin, Laetitia Veriter, Emilie Tack, Pierrick Bouffaron, Raphaël-Homayoun Boroumand.
  • Direction : Lena Morozova-Friha, déléguée générale ; Elise Bernard, directrice des études.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Source diverse[modifier | modifier le code]

  • rapport EuropaNova 2006 au Conseil européen