Airbus Helicopters

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Airbus Helicopters
Image illustrative de l'article Airbus Helicopters

Création 1989
Fondateurs Société nationale industrielle aérospatialeVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique SAS
Slogan Important to you. Essential to us[1].
Siège social Drapeau de la France Marignane Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Drapeau : France Guillaume Faury (DG)
Actionnaires Airbus (groupe)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Conception, fabrication et maintenance d'hélicoptères
Produits Liste non exhaustive[2]
Société mère Drapeau de l’Union européenne Airbus Group
Effectif 22 000
Site web airbushelicopters.com

Fonds propres 1,590 Mds € (2015)[3]
Chiffre d’affaires 6,786 Mds € (2015)[4]

Airbus Helicopters est le premier fabricant d'hélicoptères civils au monde et l'un des principaux constructeurs d'hélicoptères militaires. Il fut créé sous le nom d'Eurocopter en 1992 à partir de la fusion des divisions hélicoptères de l'entreprise française Aérospatiale (SNIAS) et de l'entreprise allemande Deutsche Aerospace (DASA).

Employant environ 22 000 personnes à travers le monde, Airbus Helicopters est le premier hélicoptériste mondial, avec un chiffre d'affaires de 6,3 milliards d'euros. Sa flotte compte actuellement 12 000 appareils opérés par plus de 3 000 clients dans environ 150 pays. Airbus Helicopters est fortement présent à l'international grâce à ses filiales et participations implantées dans 24 pays[5] et à un réseau mondial de centres de maintenance, de centres de formation, de distributeurs et d'agents agréés.

La gamme d'hélicoptères civils et militaires d'Airbus Helicopters est la plus large au monde et représente un tiers de la flotte d'hélicoptères civils et parapublics en service dans le monde. Pour l'année 2015, les prises de commandes de la division hélicoptères du groupe Airbus group sont de 6,168 Mds € (pour 5 469 Mds € en 2014) et le carnet de commande totalise 11 769 Mds € au 31 décembre[4]. La priorité du Groupe est « d'assurer le plus haut niveau de sécurité aux milliers de personnes qui, chaque année, accomplissent plus de 3 millions d'heures de vol à bord de ses hélicoptères »[6].

Le siège de la société est installé dans le sud de la France à Marignane, près de Marseille, où elle possède son principal site de production en France, l'autre se situant à La Courneuve, près de Paris. La société est également installée en Allemagne, à Donauwörth et en Espagne, à Albacete (Castilla-La Mancha). La société possède de nombreuses filiales à travers le monde, notamment aux États-Unis où American Eurocopter produit les modèles pour le marché américain, entre autres l'UH-72A Lakota , et en Australie où elles produisent les versions australiennes du Tigre et du NH90.

Airbus Helicopters est une filiale détenue à 100 % par Airbus Group. Le 1er mai 2013, Guillaume Faury a pris la tête de l'entreprise, succédant ainsi à l'Allemand Lutz Bertling nommé le 31 octobre 2006, lui-même successeur de Fabrice Brégier. Elle prend le nom d'Airbus Helicopters à partir du , dans le cadre d'une restructuration et d'une réorganisation plus large du groupe[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Usine Eurocopter dans le Parc Aéronautique et Logistique d'Albacete (Espagne).

Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux programmes d'étude français sont lancés afin de développer des modèles d'hélicoptères nationaux et de ne pas être dépendant des États-Unis. Cinq bureaux d'études sont alors actifs dans le domaine des hélicoptères parmi lesquels la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-est (SNCASE), qui met au point la série des SE 3000 et la première Alouette, et la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest (SNCASO), qui remporte un premier succès technique avec le Djinn, un hélicoptère à réaction qui utilisait une turbine fabriquée par l'entreprise Turbomeca. C'est cependant l'Alouette II qui, en 1956, concrétise cette innovation radicale et devient le premier hélicoptère à turbine mécanique industrialisé au monde. Dans la foulée de ce développement, la SNCASO et la SNCASE fusionnent, en 1957, pour former société nationale de constructions aéronautiques Sud-Aviation (plus connue sous le nom de Sud-Aviation).

L'entreprise va alors s'employer à élargir sa gamme, en cherchant à se doter d'hélicoptères militaires lourds et d'hélicoptères de transport civil. Les premiers sont destinés à remplacer les hélicoptères américains (Vertol) ou fabriqués sous licence (Sikorsky S-58) utilisés en Algérie. Les seconds ont vocation à investir un marché civil considéré, à l'époque, comme particulièrement prometteur. Cette période est marquée par les revers techniques sur le Frelon, que l'entreprise ne parvient pas à mettre au point, et l'échec commercial du Super Frelon, fruit d'un partenariat avec Sikorsky qui a accepté un transfert de technologie. L'entreprise continue toutefois à développer sa gamme des hélicoptères moyens, avec notamment l'Alouette III et le Lama.

Les années 1960 et 1970 connaissent une forte croissance des marchés militaires, avec notamment l'utilisation à grande échelle des hélicoptères par les Américains lors de la guerre du Viêt Nam ; Sud-Aviation met alors en place deux coopérations :

  • l'une avec la firme britannique Westland Aircraft, en vue de réaliser les programmes militaires Puma et Gazelle sous maîtrise d'œuvre de Sud-Aviation et le programme Lynx sous maîtrise d'œuvre de Westland ;
  • l'autre avec l'entreprise allemande Messerschmitt-Bölkow-Blohm, qui avait développé une innovation technologique portant sur la fabrication des pales en matériaux composites.

En 1970, Sud-Aviation fusionne avec Nord-Aviation et la Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques (SEREB) pour créer la Société Nationale Industrielle Aérospatiale (SNIAS). Son nom est réduit en Aérospatiale en mars 1978. Cette période marque une réorientation vers les marchés civils, en fort développement tout au long des années 1970, avec les hélicoptères Écureuil, Dauphin et Super Puma. Portée par la croissance du marché américain, la filiale américaine AHC est créée en 1974 et s'engage dans de lourds investissements commerciaux et technologiques. Elle obtient notamment un contrat avec l'United States Coast Guard concernant le AS365 Dauphin, qui entraîne des pertes très importantes pour l'entreprise. Ce développement des marchés civils conduit la division Hélicoptères de l'Aérospatiale à mettre en œuvre des restructurations pour faire baisser les coûts. Elles se poursuivent dans les années 1980 avec le retournement des marchés civils et les pertes sur le marché américain qui conduisent à une grave crise financière que la baisse des dépenses militaires à partir de la fin des années 1980 va encore aggraver.

L'entreprise va alors réagir en lançant une troisième génération de produits avec les hélicoptères AS350 Écureuil, Panther et Cougar, qui procèdent d'innovations incrémentales à partir des programmes civils.

De côté allemand, Messerschmitt-Bölkow-Blohm (MBB), qui est le principal acteur national dans la conception et la production d'hélicoptères depuis les années 60 développe différents modèles de petit et moyen gabarit destinés principalement à l'exportation. L'entreprise, elle même formée par fusion-acquisition est intégré au groupe Deutsche Aerospace AG (DASA) en 1989 et devient une division spécifique du groupe aéronautique.

Trois ans plus tard, la division Hélicoptère de l'Aérospatiale fusionne avec son partenaire allemand pour créer Eurocopter, filiale à 100 % d'EADS qui réalise différentes coopérations majeures telles que l'hélicoptère de combat Tigre, ou plus larges, avec les Allemands, les Français, les Italiens et les Hollandais, pour le programme européen d'hélicoptère de transport NH90.

Le site de Marignane est choisi pour être le siège social de la nouvelle entreprise. Ce site emploie environ 6 638 personnes ; c'est le plus gros employeur industriel de la région PACA, il génère environ 20 000 emplois indirects dans la région[8].

En 2011, la société annonce le déménagement du site de La Courneuve, ouvert en 1917, vers les terrains de l'ancienne BA 104 à Dugny en bordure des pistes de l'aéroport du Bourget. Le nouveau site ouvre fin 2014 sur 60 000 m2 en rapprochant la recherche, les entreprises et la formation ; une partie des employés du centre de Suresnes travaillant sur les activités liées aux matériaux composites rejoindra Dugny pour créer un centre d'excellence dédié aux pales nouvelle génération[9].

En 2012, l'Union européenne a approuvé un prêt de 143 millions d'euros de l'État français à Airbus Helicopters, la nouvelle division du groupe Airbus pour développer le X4. La recherche industrielle est de 14,5 % du total, et le développement expérimental est de 85,5 %. Le prêt doit être remboursé lorsqu'une certaine cible de vente est atteinte, et des ventes supplémentaires signifient des redevances supplémentaires à l'État[10].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Modèles d'hélicoptères[modifier | modifier le code]

EC135 dans les montagnes du Vorarlberg (Autriche).
EC145 de la Sécurité civile travaillant dans les Gorges du Gardon (France).

Airbus Helicopters et ses sociétés fondatrices fabriquent ou ont fabriqué de nombreux modèles d'hélicoptères ; le tableau suivant, non-exhaustif, intègre des modèles non conçus par Eurocopter/Airbus Helicopters mais dont la production, la maintenance et la réparation lui incombent à la suite des fusions et absorptions qui ont jalonné son histoire.

Nomenclature

Les modèles dont la nomenclature est EC possèdent une grille de lecture simple de leurs caractéristiques techniques, lisible via leur numérotation :

  • 100 pour le modèle civil, 600 pour la version militaire
  • + 10 fois le tonnage de l'appareil
  • + 5 s'il est bi-turbine

Par exemple :

  • EC130 → engin civil (100), classe de trois tonnes (+30), mono-turbine (+0).
  • EC225 → engin civil (100), classe de douze tonnes (+120), bi-turbine (+5).
  • EC725 → version militaire du EC225, etc.
Affichage de l'ensemble

La légende constructeur est accolée sans espace à la légende des classes de tonnage + motorisation (par exemple : EC135). Le nom d'appareil et la version sont séparés par un espace (par exemple : AS350 B2).

Légende des constructeurs dans les nomenclatures :

Légende des classes de tonnage :

  • H : lourd
  • M : moyen
  • L : léger

Légende des motorisations :

  • T : turbine
EC 120 de la Patrulla ASPA Barcelonaise en 2009.
EC665 Tigre de l'aviation légère de l'armée de terre.
Désignation initiale 1er vol Classe / Poids charge max. Nombre de

Turbines

Nomenclature civile Nom civil Nomenclatures militaires Noms militaires Nouvelles nomenclatures Airbus

civile / militaire [11]

H160 ( X4 ) 13/06/2015 M / 6 tonnes 2 T H160 - version militaire prévue en 2024 / H160
EC175 * 04/12/2009 M / 7,8 tonnes 2 T EC175 - sans version militaire / H175
EC130 21/06/1999 L / 2,4 tonnes 1 T EC130 - sans version militaire / H130
EC145 12/06/1999 L / 3,6 tonnes 2 T EC145 - EC645, H145M
UH-72
-
Lakota
H145/ H145M
NH90 TTH / NFH 18/12/1995 M / 10,6 tonnes 2 T sans version civile / NH90 * / MRH90 Taipan, Caïman,

Sea Lion

-
EC120 09/06/1995 L / 1,7 tonne 1 T EC120 Colibri EC120 Colibri H120
EC135 ( X2 ) 15/12/1994 L / 2,9 tonnes 2 T EC135 - EC635, H135M - H135 / H135M

Tigre / Tiger

27/04/1991 M / 6 tonnes 2 T sans version civile / EC665

UHT / HAP

ARH / HAD

Tigre / Tiger -
BK117 13/06/1979 L / 3,3 tonnes 2 T BK117 - sans version militaire / -
SA330 * 15/04/1965 M / 7 tonnes 2 T SA330 Puma SA330 Puma -
13/09/1978 M / 9,1 tonnes 2 T AS332 Super Puma AS532 Cougar H215 / H215M
27/11/2000 M / 11,2 tonnes 2 T EC225 Super

Puma

EC725 Caracal H225 / H225M
SA360 02/06/1972 M / 3,9 tonnes 1 T AS360 Dauphin sans version militaire / -
24/01/1975 M / 4,2 tonnes 2 T SA365 Dauphin 2 AS365

HH65

Dauphin2, Dolphin -
17/06/1997 M / 4,9 tonnes 2 T EC155 AS565 Panther H155 / AS565 MBe
AS350 27/06/1974 L / 2,2 tonnes 1 T AS350 Écureuil AS550 Fennec -
28/09/1979 L / 2,5 tonnes 2 T AS355 Écureuil AS555 Fennec H125M
SA340 * 07/04/1967 L / 1,8 tonne 1 T SA341 Gazelle SA341 Gazelle -
07/04/1967 L / 1,9 tonne 1 T SA342 Gazelle SA342 Gazelle -
BO105 16/02/1967 L / 2,5 tonnes 2 T BO105 - BO105 VBH/PAH-1 -
SA321 07/12/1962 H / 13 tonnes 3 T SA321 Super Frelon SA321 Super Frelon -
SA316 28/02/1959 L / 2,2 tonnes 1 T SE3160 Alouette III, Chetak SE3160 Alouette III,
Chetak
-
28/02/1959 L / 2,2 tonnes 1 T SA319 Alouette III SA319 Alouette III -
SA315 11/03/1958 L / 1,6 tonne 1 T SE3150 Lama SE3150 Lama -
SA318 12/03/1955 L / 1,6 tonne 1 T SA3130 Alouette II SA330 Alouette II -
31/01/1961 L / 1,6 tonne 1 T SA3180 Alouette II SA3380 Alouette II -

*. En collaboration avec Westland Helicopters, Agusta ou AgustaWestland.

Particularités et innovations des hélicoptères[modifier | modifier le code]

Fenestron sur un Colibri EC120 B.
Pales Blue Edge recourbées du H160.

Le rotor principal des hélicoptères d'origine française, fabriqués initialement par Sud-Aviation et motorisés par Turbomeca, tourne dans le sens horaire (vu du dessus). Cela entraîne un mouvement de correction du pied droit par le pilote[12], à l'opposé des appareils dont le rotor principal tourne dans le sens antihoraire (voir pilotage). Ce qui est le cas pour les modèles d'origine allemande, comme les EC135 et les EC145 (ou BK117), dont le rotor principal tourne dans le sens antihoraire (vu du dessus). Le NH90, hélicoptère d'origine multinational, produit par la coentreprise NHIndustries et motorisé par un moteur coproduit par Rolls-Royce et Turbomeca, possède un rotor principal tournant dans le sens antihoraire.

Le fenestron, un rotor de queue intégré dans la carène verticale de la queue de l'appareil, développé dans les années 1960 par Sud-Aviation (pour l'historique des fusions, voir : Aérospatiale), est une autre caractéristique spécifique à nombre d'hélicoptères légers de ce constructeur. Il permet :

  • d'avoir une meilleure sécurité pour le personnel au sol, les pales du rotor, encastrées dans un carénage ne représentant plus un danger direct ;
  • de réduire la consommation, car l'air s'écoule mieux en vitesse de croisière, la dérive assurant en partie le rôle du dispositif anticouple ;
  • de réduire le bruit grâce à une répartition asymétrique des pales, comme c'est le cas des générations actuelles, comme sur l'EC120 ou l'EC130.

Au cours des années 1970, Sud-Aviation introduit les rotors rigides en matériaux composites (technologie de moyeu STARFLEX et SPHERIFLEX) permettant l’articulation des pales grâce à la flexibilité naturelle des matériaux. Ce type de rotor est plus léger, moins cher à produire et à maintenir[13].

En 2010, Airbus Helicopters, voulant rendre ses hélicoptères les plus silencieux possible, a dévoilé de nouvelles générations de pales faisant entre deux et trois fois moins de bruit que la génération précédente. La technologie, appelée Blue Pulse, combinée à une autre, appelée Blue Edge, qui consiste à rajouter des battants en bouts de pales, permettrait de considérablement réduire l'effet vortex responsable du bruit habituel engendré par les hélicoptères[14].

En 2011, lors du salon aéronautique du Bourget, Airbus Helicopters a présenté son dernier démonstrateur aérien, le X3, qui combine la capacité de décollage vertical avec charge de l'hélicoptère et la vitesse d'un aéronef avec ailes.

Airbus Helicopters possède un portefeuille d'environ 2 500 brevets[15], ainsi qu'une longue tradition d'innovations qui permet à ses hélicoptères de détenir de nombreux records mondiaux :

  • Record d'altitude en vol, le 21 juin 1972, par Jean Boulet, avec un Lama : 12 442 m[16]
  • Record d'altitude posé, le 14 mai 2005, par Didier Delsalle, deux minutes au sommet de l'Everest.
  • Record de vitesse, 2013, avec le prototype X3 : 472 km/h[17]
  • Records de vitesse ascensionnelle, 2013, avec un EC175[18].

Données marketing et financières[modifier | modifier le code]

En 2016, Airbus Helicopters domine le marché des hélicoptères civils avec 47 % des livraisons sur le marché mondial des hélicoptères civils et parapublics (police et services d'urgence), en hausse de 2 % par rapport à l'année précédente, soit 255 des 540 hélicoptères livré en 2016 (contre 627 hélicoptères en 2015) ; Airbus devance ainsi ses principaux rivaux : l'Italien Leonardo avec 20 % de parts de marché et l'Américain Bell passé à 18 % de PDM[19]. En 2012, la filiale hélicoptériste d'Airbus Group avait augmenté son chiffre d'affaires de 15 % par rapport à 2011, atteignant un record de ventes à 6,3 milliards d'euros. Une réussite qui s'expliquait par la stratégie mise en place dans les services, dont la part dans le chiffre d'affaires global s'était élevée l'année d'avant à 42 % (38 % un an plus tôt), s'affirmant comme un fournisseur de solutions globales pour les missions héliportées[20].

Sur le marché militaire, l'hélicoptériste européen arrive en 3e position avec 9 % de parts de marché (pour un marché de 698 appareils en 2015), derrière les Américains Sikorsky et Boeing. Les prises de commandes totales (civil et militaire) en 2016 portent sur 353 appareils et Airbus dispose d'un carnet de commandes totalisant 766 appareils contre 832 un an plus tôt. 2016 marque également un tournant avec la part du militaire dans le chiffre d’affaires qui dépasse pour la première fois celle du civil (57% en 2016 contre 50% en 2015) ; cela s'explique par une stabilité du marché des hélicoptères destinés aux entreprise pétrolières (notamment suite à l'accident du vol 241 CHC Helikopter Service) et une année 2016 jugée comme la « la plus difficile de la décennie pour l'industrie de l'hélicoptère dans son ensemble » selon Guillaume Faury[19].

En 2013, les nouvelles commandes représentent 5,8 Mds €, pour un carnet de commandes total de 995 appareils, soit 12,4 Mds €[21]. En 2014, la valeur des appareils à livrer reste stable à 12,3 Mds € mais elle diminue en 2015 à 11,7 Mds[4], avec 402 commandes prises dans l'année dont une majorité de petits appareils H 120, 125 et 130[22].

Données financières (Mds €)[23]
Années 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chiffre d'affaires 4,830 5,415 6,264 6,297 6,524 6,786
EBIT 0,183 0,259 0,309 0,397 0,413 0,427
Capitaux propres - - - - 1,387 1,590
Commandes (dans l'année) 4,316 4,679 5,392 5,775 5,469 6,168
Carnet de commande (au 31/12) 14,550 13,814 12,942 12,420 12,227 11,769
Les données financières ajustées étant issues des rapports annuels, la comparaison entre les années est difficile. Notamment, les chiffres sont en euros courants et les périmètres de consolidation varient.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Liste des présidents
Nom Années
Jean-François Bigay 1992 à 1998
Patrick Gavin 1998 à 2000
Jean-François Bigay 2000 à 2003
Fabrice Brégier 2003 à 2006
Lutz Bertling 2006 à 2013
Guillaume Faury Depuis 2013

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Airbus Helicopters dévoile sa vision du futur en révélant son nouveau X4, nommé H160 », sur le site d'Airbus Group (consulté le 29 juillet 2016).
  2. L'ensemble des appareils civils et militaires commercialisés par Airbus Helicopters et ses filiales sont disponibles sur leur site internet.
  3. « Fiche d'Airbus Helicopters », sur Société.com (consulté le 20 novembre 2016).
  4. a, b et c « Résultats de l'exercice 2015 », sur le site d'Airbus Group (consulté le 20 novembre 2016).
  5. « Careers - Airbus Helicopters », sur www.airbushelicopters.com (consulté le 20 février 2016)
  6. « Airbus Helicopters dévoile sa vision du futur en révélant son nouveau X4, nommé H160 », sur le site d'Airbus Helicopters (consulté le 20 novembre 2016).
  7. « Changement de noms et de structure au sein d'EADS qui devient le groupe Airbus », sur le site d'Airbus Group, (consulté le 2 janvier 2014).
  8. « Eurocopter prévoit 1000 embauches en 2013 », lexpansion.com, (consulté le 2 janvier 2014).
  9. « Eurocopter précise son projet d'usine en Seine-Saint-Denis », L'Usine nouvelle, (consulté le 3 mai 2011).
  10. State aid: Commission authorises France and Italy to grant aid to Eurocopter and Agusta Westland for the development of a new generation of civil helicopters, site de l'Union européenne, 7 mars 2012.
  11. (en) « Meet the H Generation », sur le site d'Airbus Helicopters (consulté le 7 mai 2016).
  12. Rapport d'enquête aéronautique A01W0190 sur le site du Bureau de la sécurité des transports du Canada.
  13. [1] - Principe de fonctionnement de l'hélicoptère
  14. Nouvelles pales silencieuses grâce au partenariat Onera-Eurocopter - Communiqué de presse Onera
  15. « Airbus Helicopters innovation », sur Airbus Helicopters, (consulté le 17 mars 2014)
  16. « helis records », sur www.helis.com, (consulté le 17 mars 2014)
  17. « L'hélicoptère X3 d'Eurocopter bat un record de vitesse », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 17 mars 2014)
  18. « L'EC175 d'Eurocopter enchaîne les records avant sa certification », sur www.usinenouvelle.com, (consulté le 17 mars 2014)
  19. a et b « Airbus Helicopters vole à vue », sur le site Aerobuzz, (consulté le 9 février 2017).
  20. « Comment Eurocopter a réussi une croissance spectaculaire en 2012 », sur La Tribune (consulté le 20 novembre 2016).
  21. « Résultats financiers stables pour Airbus Helicopters », sur Aerobuzz (consulté le 20 novembre 2016).
  22. (en) « Key Figures », sur le site d'Airbus Group (consulté le 20 novembre 2016).
  23. « Rapports annuels et documents de référence », sur le site d'Airbus Group (consulté le 20 novembre 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc-Daniel Seiffert, Apprentissages, stratégies et compétitivité sur la longue durée : L'étonnante histoire d'Eurocopter, Éditions L’Harmattan, Collection Recherches en Gestion, 2008 (ISBN 978-2-2960-4712-9).
  • Patrice Gaubert, Luc Jérôme, Philippe Poulet, et Remy Michelin, Hélicoptères, la grande épopée des voilures tournantes françaises, Éd. Mission Spéciale Productions, 2008 (ISBN 978-2-9163-5728-7).

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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