Eugen Suchoň

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Eugen Suchoň
Eugen Suchoň, pamätná tabuľa, Piešťany (2008).jpg
Plaque commémorative Eugen Suchoň à Piešťany, apposée en 2006.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
BratislavaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Autres informations
A travaillé pour
Genre artistique
Distinction
Artiste national (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Svätopluk, Krútňava (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Eugen Suchoň (PezinokBratislava) est l'un des principaux compositeurs slovaques du XXe siècle. Il contribue à fonder un style national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugen Suchoň est issu d'une famille de musiciens : son père est professeur, chef de chœur et organiste et sa mère chanteuse et pianiste. Enfant, il joue piano, orgue et violon[1]. Entre 1920 et 1928, il étudie le piano (Libuše Adamcová-Svobodová) et la composition avec Frico Kafenda et Ernest Križan, dès 1922, à l'École de musique de Bratislava, puis trois années de 1931 et 1933, la composition avec Vítězslav Novák au Conservatoire de Prague[2]. Il commence sa carrière en 1923 en tant que pianiste et improvisateur lors des projections de films muets[1].

À son retour à Bratislava, Eugen Suchoň enseigne le piano et la composition, d'abord à l'école de musique de Pezinok, puis à l'Académie de musique de Bratislava jusqu'en 1948[1]. À partir de 1949, il donne des cours en éducation musicale à l'université Comenius de Bratislava jusqu'en 1960. Il est professeur de théorie musicale (1959–1974). En 1971, il est nommé professeur au Collège de musique et d'art dramatique de Bratislava. En 1958, il est nommé artiste national de la République de Tchécoslovaquie[2].

Son opéra Le Tourbillon (1949) est le premier opéra national slovaque[1], il retrace la condition du peuple slovaque avant et après la révolution[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'évolution de Suchoň peut être divisée en cinq étapes. La première qui s'étend de 1923 à 1928 est sa période autodidacte où il produit environ une cinquantaine d'œuvres, dont le ballet Angelika, la Suite pour piano n° 1 et le poème symphonique La nuit des sorcières. L'influence est celle des traditions musicales européennes et de l’impressionnisme. Le compositeur a renié presque toutes ses première œuvres et n'a accepté leur publication qu'après 1976[1].

La seconde, de 1929 à 1933, correspond à la fin de ses études, notamment avec Frico Kafenda, donc l'enseignement était axé sur la fin du romantisme et la modernité européenne avec Hindemith, Bartók et Schönberg, dont sont marqués par exemple le second Quatuor à cordes ou sa Sonate pour violon et piano op. 1. Ses trois années à Prague avec Vítězslav Novák ajoutent d'autres inspirations avec l'école tchèque, outre Novák : Jaroslav Křička et Josef Suk. Font partie de cette inflexion, notamment, la Sérénade pour quintette à vent, op. 5, où Suchoň simplifie son langage musical. Bien qu'il connaisse la technique dodécaphonique, il fonde l'école slovaque sur la tonalité, la modalité et des spécificités du folklore slovaque[1].

Dans la troisième période, entre 1934 et 1955, domine une écriture modale et diatonique. C'est la période de Krútňava, un opéra de village, basé sur le conte folklorique tragique : Ondrej et Ján sont tous deux amoureux de la même fille. Celui-ci finit par tuer son rival et reste libre d'épouser Katrena…

La période suivante, entre 1955 et 1968, voit le retour du chromatisme et d'une harmonie complexe. Suchoň, dans une crise et les doutes concernant ses œuvres antérieures, essaie de combiner trois mondes d'expression harmonique différents : la modalité, la tonalité et le dodécaphonisme[1].

La cinquième et dernière, au début des années 1970, est marquée par une simplification du langage de composition. Le Concertino pour clarinette et orchestre (1977) en est un bon exemple[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Compositions[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Symphoniques[modifier | modifier le code]

  • The little Suite with Passacaglia (1967)
  • Overture to Stodola's drama King Svatopluk (1934)
  • Balladic Suite (1934–1936)
  • Psalm of the Carpathian land (1937–1938)
  • The fight will be finished tomorrow (1950)
  • Metamorphoses (1951–1953)
  • Symfonietta Rustica (1954–1955)
  • The Breakthrough (1977)
  • Three Songs for Bass (1984–1985)

Concertantes[modifier | modifier le code]

  • Burlesque (1933)
  • Fantasia (1948)
  • Rhapsodic Suite (1964)
  • Symphonic Fantasia on B-A-C-H (1971)
  • Concertino (1977)

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Sonata en la bémol majeur (1929–1930)
  • String Quartet (1930–1931, reworked 1939)
  • Little Suite with Passacaglia (1931–1932)
  • Serenade (1932–1933)
  • Piano Quartet (1932–1933)
  • Balladic Suite (1935)
  • Academic Fanfare of Comenius University (1937)
  • Sonatina (1937)
  • Wedding Dance from opera The Whirlpool (1971)
  • Metamorphoses (1951–1953)
  • Poeme Macabre (1963)
  • Six Pieces for Strings (1955–1964)
  • Kaleidoscope (1967)
  • Toccata (1973)

Vocales[modifier | modifier le code]

  • Nox et Solitudo (1932)
  • Ad astra (1961)
  • Contemplations (1964)
  • Glimpse into the unknown (1977)

Chorales[modifier | modifier le code]

  • How Beautiful You Are (1932–1933)
  • From the Mountain (1934–1942)

Pour les enfants[modifier | modifier le code]

  • Pictures from Slovakia (1954–1955)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Grove 2001.
  2. a et b Baker 1995, p. 4091.
  3. Encyclopédie de la musique (trad. de l'italien), Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche/Pochothèque. Encyclopédies d'aujourd'hui », 1995, 1 142 p. (ISBN 2253053023, OCLC 491213341), p. 758

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]