Eugen Doga

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Eugen Doga
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Eugen Doga représenté sur un timbre-poste de la République de Moldovie.
Informations générales
Naissance (80 ans)
Mocra, République socialiste soviétique autonome moldave
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale compositeur
Années actives 1957-

Eugen Doga, né le , dans le village de Mocra, dans la République socialiste soviétique autonome moldave, (devenue le district de Ribnita, République de Moldavie) est un compositeur roumain de la République de Moldavie, l'auteur de la valse écrite pour le film Ma douce et tendre Bête d'Emil Loteanu (1978) et qui, conformément à une décision spéciale de l'UNESCO, a été déclarée l'un des quatre chefs-d'œuvre musicaux du XXe siècle[1]. Il a été élu membre titulaire de l'Académie des sciences de Moldavie (1992)[2]. Il vit et travaille à Moscou.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Eugen Doga a étudié à l'École de musique Ștefan Neaga de Chișinău (1951-1955), puis au Conservatoire d'État de Chisinau (1955-1960), dans la classe de violoncelle de G. Hohlov et à l'Institut des arts Gavriil Muzicescu à Chișinău (1960-1965), la classe de composition du professeur Solomon Lobel. Il a été membre du PCUS depuis 1976.[réf. nécessaire]

Il a commencé sa carrière de musicien en tant que violoncelliste dans l'Orchestre du Comité d'État de la R. S. S. Moldave pour la Télévision et la Radio, dès la période estudiantine (1957-1962). Il a ensuite enseigné en tant que professeur à l'École de musique Ștefan Neaga de Chişinău (1962-1967) et a été membre du comité de rédaction et de répertoire du ministère de la Culture de la RSS moldave (1967-1972).[réf. nécessaire]

Le domaine dans lequel il s'est affirmé et qui lui apporte la renommée internationale est l'art de la composition. Il débute en 1963 avec un quatuor de cordes, pour s'imposer ensuite, au fur et à mesure qu'il atteint l'altitude professionnelle[Quoi ?], par le biais de multiples vocations et de la disponibilité. Il est l'auteur d'ouvrages de grande valeur dans le genre de musique d'estrade, de cinéma et pour la scène. En dehors de sa préoccupation pour le cinéma, il est l'auteur de plusieurs compositions originales (des chansons qui sont devenues des hits, musique de chambre et de ballet).[réf. nécessaire]

Il a à son actif plusieurs cantates, parmi lesquelles: Le Blanc Arc-en-ciel; Le Printemps de l'humanité; La Voix humaine; des poèmes symphoniques, tel Le Cœur du siècle. Il a composé une symphonie, des pièces instrumentales de chambre, des romances, le poème symphonique La Mère, le cycle pour l'orchestre du kiosque à musique Rythmes citadins, le cycle choral La Marche géante, 4 quatuors à cordes, des chansons d'estrade (Mes beaux vieux bois, Chanson sur ma ville, Je crois tes yeux, Fleur de l'amour, Aime, aime, J'ai rêvé de la pluie, etc.), chansons pour enfants (Hymne au soleil, Qu'il fasse toujours soleil, Père Noël.)[réf. nécessaire]

Eugen Doga travaille aussi dans le domaine de la musique de film et est devenu l'un des plus grands compositeurs pour le cinéma et la télévision dans l'espace post-soviétique. Il fait ses débuts au studio de cinéma Moldova-film en 1967, avec musique pour la comédie À la recherche d'un gardien de Gheorghe Vodă (en). Il a écrit la musique de plus de 200 films, parmi lesquels Mariage au palais (Vlad Ioviță (en), 1969), Seul devant l'amour (Gheorghe Vodă, 1969), Dix hivers pour un été (Valeriu Gagiu (en), 1969), Explosion à retardement (Valeriu Gagiu, 1970), Les Leoutars (Emil Loteanu, 1971), La Maison pour Séraphin (Iacob Burghiu (ro), 1973), Durée du jour (Valeriu Gagiu, 1974), Les Tsiganes montent au ciel (Emil Loteanu, 1976), Ma douce et tendre Bête (Emil Loteanu, 1978), Anna Pavlova (Emil Loteanu, 1983), Le Lit de Procust (Viorica Mesinã et Sergiu Prodan, 2000).[réf. nécessaire]

C'est une contribution importante à l'élaboration du film d'animation dans la république moldave, la réalisation de la bande originale des films La Chèvre et ses trois chevrons (Anton Mater, 1968), Maria Mirabela (ro) (Ion Popescu-Gopo, 1981), la série télévisée Guguță, etc. Il a écrit de la musique pour les spectacles: Radu Ștefan, Le Premier et le Dernier, Miorița, Quelle est belle la vie!, Les Oiseaux de notre jeunesse, La Sainte des Saintes, les ballets Lucifère et Venancia.[réf. nécessaire]

Sur le plan politique, Eugen Doga a été membre du PCUS, depuis 1976. Il a été élu député du peuple au Soviet Suprême de la RSS de Moldavie, puis député au premier Parlement de la République de Moldavie.[réf. nécessaire]

Il a été aussi membre du Comité de direction de l'Union des compositeurs soviétiques et de l'Union des compositeurs de Moldavie, vice-président de l'UCM. À la fin de l'année 2015, la rue piétonne Alexandru Diordita de Chisinau a été renommée rue Eugen Doga.

Le compositeur moldave Eugen Doga.

Médailles et décorations[modifier | modifier le code]

En reconnaissance de ses mérites dans le domaine de la componistique, Eugen Doga s'est vu attribuer de hautes distinctions d'État de la République de Moldavie, ainsi que de l'URSS, y compris les titres d'honneur : lauréat du Prix de Komsomol "Boris Glăvan" de Moldavie (1973), Maître ès arts de la RSS moldave (1974), lauréat du Prix d'État de la RSS moldave (1980), le Prix d'État de l'URSS (1984), Artiste du peuple de la RSS moldave (1984) et Artiste du peuple de l'URSS (1987).[réf. nécessaire]

En 1972, il a obtenu la Coquille d'argent au Festival international du film de San Sebastian pour la musique du film Les Leoutars (Lăutarii), et en 1976, la Coquille d'or, pour la colonne sonore du film Les Tsiganes montent au ciel.[réf. nécessaire]

En 1997 a reçu l'Ordre de la République (ru) et, en 2000, l'Ordre de l'Étoile de Roumanie en grade d'officier[3]. En 2008, il a reçu l'Ordre du Mérite pour la Patrie de IVe classe décerné par la Fédération de Russie, la Médaille Mihai Eminescu et la Médaille d'or de "l'Homme du XXe siècle" (États-Unis, 1998).

Le , le compositeur Eugen Doga a été élu membre titulaire de l'Académie des sciences de Moldavie. L'Institut national de la cinématographie de Moscou lui a accordé le titre de Docteur honoris causa. L'année 2007 a été déclarée par les autorités de la République de Moldavie comme l'Année Eugen Doga.[réf. nécessaire]

Le , le président de la République de Moldavie, Vladimir Voronin, lui a accordé le Prix d'État pour l'année 2008 et le titre de "Lauréat du Prix d'État" pour l'année 2008, pour sa contribution exceptionnelle au développement de l'art musical national et universel.[réf. nécessaire]

Le , le président roumain, Traian Băsescu, a décerné à Eugen Doga l'Ordre Serviciul Credincios (en) en grade de Grand Officier. En 2014, conformément à une décision spéciale de l'UNESCO, la valse d'Eugen Doga a été déclarée l'un des quatre chefs-d'œuvre musicaux du XXe siècle; Ronald Reagan la considérait la meilleure valse du siècle”, est écrit dans une circulaire du Centre de promotion et communication de FIE Iaşi[4],[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Chisinau-Chisinau ("Telefilm-Chisinau", 1971)

Films de fiction[modifier | modifier le code]

  • À la recherche d'un gardien (1967)
  • Mariage au palais (1968)
  • Seul devant l'amour (1969)
  • Dix hivers pour un été (1969)
  • La Pente (1970)
  • Le Corps à corps (1970)
  • Explosion à retardement (1971)
  • Lautarii (1971)
  • La Tourmente rouge (1971)
  • L'Été du soldat Dedov (1971)
  • Soleil levant (1972)
  • Maison pour Séraphin (1972)
  • Encoches pour la mémoire (1972)
  • L'Onde verte (1974)
  • La Colère (1974)
  • La Durée de la journée (1974)
  • Les Tsiganes montent au ciel ("Mosfilm", 1975)
  • L'Histoire de prince charmant (1977)
  • C'est à qui mieux mieux (1977)
  • La Voiture à cheval (s/m, 1978)
  • Ma douce et tendre Bête ("Mosfilm", 1978)
  • Je veux chanter (1979)
  • Anna Pavlova ("Mosfilm", 1983)
  • Vent sauvage (1985)
  • Lucifère (1986)
  • La Reine Margo (1996), le Feuilleton télé, Russie
  • Le Lit de Procust (2001)

Musique de ballet[modifier | modifier le code]

  • Lucifère -  ballet en 8 tableaux, le livret d'Emil Loteanu d'après le poème homonyme de Mihai Eminescu (1983)
  • Venancia - composé en 1989, ce ballet est commandée par le ministère de la Culture de l'URSS, le livret écrit par le journaliste et écrivain Lev Novikov. Il n'a jamais été adapté sur scène.

Musique vocale de chambre[modifier | modifier le code]

  • Tes yeux adorés - Cycle vocal de six romances, paroles de Mihai Eminescu (en roumain)
  • Les Mystères de la nuit
  • Le Désir
  • Si je voulais une fleur
  • Pardessus les sommets
  • Tes yeux adorés
  • Ô, reste encore (1984)
  • Prière
  • Que les étoiles éclairent - romance pour voix et piano (en roumain) (2001)

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie soviétique, De la Moldavie, Ch., Ed. Encyclopédie
  2. Encyclopédie "De la littérature et de l'art de la Moldavie", vol.1, Chisinau. Ed. Encyclopédie
  3. DEI Noms propres, Ed. Cartier, Chisinau-Bucarest, 2004
  4. Bol'choi Agence Entsikpediceskii Slovar, M., Ed. "Outarde", 2009
  5. Encyclopédie universelle Britannica, B. Ch., Ed. Lettre, vol.5, p. 136-137
  6. Apelul Virtuozilor - Pe 16 septembrie la Marșul Unirii!
  7. ADEVĂRATELE ELITE SUSȚIN MARȘUL UNIRII, ACȚIUNEA 2012 
  8. Maestrul roman basarabean Eugen Doga, omagiat la Ateneul Român, 27 noiembrie 2012, rgnpress.ro 
  9. Două străzi din Chișinău vor purta numele compozitorului Eugen Doga și a jurnalistului Constantin Tănase, Chisinau.md
  10. Președintele rus l-a decorat pe compozitorul moldovean Eugeniu Doga 
  11. Comunicat de presă al Președinției Republicii Moldova din 26 august 2008 
  12. „Decorați de Băsescu! Președintele României premiază personalitățile din Moldova”. Unimedia.info. http://unimedia.info/stiri/Decorai-de-Basescu-Preedintele-Romaniei-premiaza-personalitaile-din-Moldova-74159.html.Accesat la 8 august 2014. 
  13. Cotidianul, 18 iunie 2008 - Compozitorul Eugen Doga: “Degeaba râvnești să atingi înălțimile dacă nu ai scris nici o piesă miniaturală”

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]