Eugénie Sokolnicka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Eugénie Sokolnicka
Portrait de Eugénie Sokolnicka
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 49 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation SorbonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata

Eugénie Sokolnicka, née Eugénie Kutner le à Varsovie, et morte à Paris le , est psychanalyste. Elle est considérée comme celle qui a introduit cette discipline en France et a été l'une des fondatrices de la Société psychanalytique de Paris (SPP).

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est issue d'un milieu juif assimilé qui s'identifie aux souffrances des polonais réduits à l'esclavage. Elle est éduquée par une gouvernante française et passe un baccalauréat. Elle a eu, en tant que femme, de la difficulté à faire admettre à son entourage son droit d'aller à l'Université[1].

Elle rejoint Paris à 20 ans, où elle fera une licence en sciences et biologie[2] à la Sorbonne et suivra aussi les cours de Pierre Janet, de Théodule Ribot et de Jean-Martin Charcot. Elle fait la connaissance du professeur Georges Heuyer grâce à son ami, l'écrivain Paul Bourget.

En 1911, elle se forme en psychiatrie ; elle sera l'élève de Carl Gustav Jung. En 1913, elle choisit, pour sa cure psychanalytique, Sigmund Freud et s'installe à Munich.

En 1918, elle retourne en Pologne, désireuse d'y instaurer la pratique psychanalytique. Puis, elle rejoint Budapest et entame une nouvelle psychanalyse, cette fois avec Sándor Ferenczi. En 1921, elle rejoint de nouveau Paris, et coopère à La Nouvelle Revue française.

En 1926, elle fait partie des membres fondateurs de la Société psychanalytique de Paris (SPP).

Elle est pionnière de la psychanalyse des enfants. Elles se retrouva cependant isolée de la SPP, et se donna la mort en 1934. Voici ce qu'Édouard Pichon (un de ses analysants) dira en son hommage : « Avec Madame Sokolnicka nous arrive une psychologue ayant puisé ses connaissances psychanalytiques aux meilleures sources, et une technicienne capable d'appliquer effectivement la méthode à des cas concrets. Mais Madame Sokolnicka ne peut prendre contact tout de suite avec le monde médical. Ses relations (Paul Bourget) l'entraînèrent surtout vers le groupe littéraire de la Nouvelle Revue française. Jacques Rivière en particulier resta son ami jusqu'à ce qu'elle mourût. L'image déformée que André Gide a donné d'elle « Mme Sophronicka » dans son roman Les Faux monnayeurs est le dernier lais de son activité d'alors. »

Elle a aussi été la psychanalyste de Blanche Reverchon, et également de René Laforgue qui s'est ensuite rendu particulièrement désobligeant à son égard[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'analyse d'un cas de névrose obsessionnelle infantile, 1920

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudine et Pierre Geissmann (dir.), Histoire de la psychanalyse de l'enfant : mouvements, idées, perspectives, Paris, Bayard, Nouv. éd. 2004, coll. « Compact », (ISBN 2227473282)
  2. E. Pichon « Eugénie Sokolnicka » in Revue française de psychanalyse 1934, t. VII, no 4, p. 590-603.
  3. Alain de Mijolla : Freud et la France 1885- 1945, Éditions PUF, 2010, p. 898, (ISBN 9782130545156)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]