Eugène Stoffel

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Eugène Stoffel
Buste d'Eugène Stoffel par Alphonse de Stuers.
Buste d'Eugène Stoffel par Alphonse de Stuers.

Naissance
Paris
Décès (à 86 ans)
Paris
Arme artillerie
Grade Colonel
Conflits Guerre franco-allemande
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Eugène Georges Henri Céleste Stoffel (né le à Paris - mort le à Paris) est un militaire, un archéologue et un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Augustin Stoffel, colonel au 4e régiment suisse, et neveu de Christoph Anton Jacob Stoffel également militaire, Eugène Stoffel entre à Polytechnique avant d'entamer une carrière militaire. Tour à tour chef d'escadron puis officier d'ordonnance de l'empereur Napoléon III, il est nommé lieutenant-colonel le 21 décembre 1866 puis attaché militaire à l'ambassade de France à Berlin. C'est à ce poste qu'il rédige ses observations sur la Prusse, se lançant dans un véritable espionnage[1] et mettant en avant la possibilité d'une guerre.

Promu colonel pendant le siège de Paris (1870-1871), il organise la défense du plateau d'Avron, sans succès. Mis à la retraite en 1872 pour avoir critiqué le gouvernement Thiers, Stoffel se lance dans la politique en se présentant sans succès aux élections législatives de 1873.

Stoffel est également connu pour son rôle dans les campagnes de fouille mises en place par Napoléon III, et en particulier dans les fouilles des sites de Gergovie et d'Alesia. Napoléon III lance des fouilles sur le site d'Alesia en 1861 et Stoffel en est très rapidement nommé le chef[2]. Il parvient à situer le camp de César.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Étude sur l'emplacement d'Alésia, Paris, 1862.
  • Rapports militaires écrits de Berlin 1866-1870, Paris, 1871.
  • Histoire de Jules César, 1887.
  • De la possibilité d'une future alliance franco-allemande, 1890.
  • Guerre de César et d'Arioviste et premières opérations de César en l'an 702, 1891.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain-Georges Ravel, Stoffel, un homme lige de Napoléon III, Theles, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Laurent, Politiques de l'ombre. L'Etat et le renseignement en France, Fayard, 2009.
  2. Catherine Granger, L'empereur et les arts: la liste civile de Napoléon III, Librairie Droz, 2005, p.355.