Eugène Riguidel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Eugène Riguidel
Defaut 2.svg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Eugène Riguidel est un navigateur français né le à Arradon (Morbihan). Il est le vainqueur de la Transat en double en 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

  • 1971 : 1er Le Cap-Rio ;
  • 1974 : 1er de la Course de l'Aurore ;
  • 1972-1976 : Transat ;
  • 1979 : victoire obtenue sur la Transat en double. Avec Gilles Gahinet sur VSD, il bat le duo Éric Tabarly-Marc Pajot, sur Paul Ricard, de 5 minutes et 42 secondes à l'arrivée ;
  • 1981 : 1er de la troisième étape de la Whitbread, une des plus célèbres de toutes les courses à la voile, sur Mor Bihan, un bateau imaginé et construit par trois jeunes architectes. Mor Bihan se classera 7e à l’issue de cette régate de 50 000 km et 2e des moins de 40 pieds. 13e en temps réel sur 20 à l’arrivée. Il y avait 29 partants ;
  • 1983 : 2e de la Transat en double Lorient-Les Bermudes-Lorient sur William Saurin, trimaran de 27,10 équipier : Jean-François Le Menec.

Après-carrière[modifier | modifier le code]

En 1985, il arrête de participer à des compétitions[1], refusant d'une part les contraintes du sport de haut niveau, et d'autre part n'étant pas intéressé par le jeu des médias, préférant vivre pauvre mais libre. Il dit d'ailleurs : « La liberté ne se réclame pas. Elle existe, il faut la prendre et la vivre. »[2].

C'est ainsi qu'il se passe même de la propriété d'un anneau dans le port de sa ville natale, grâce au système du va-et-vient (sa plate est attachée par une corde à la terre, et il peut ainsi haler son embarcation quand il le veut). Il participe à des régates en amateur (les jangadas à Brest, la régate de l'île-aux-Moines).

Vie militante[modifier | modifier le code]

En 1968, il donne la conférence de Rostan comme citoyen du monde pour sortir du nucléaire. Ces choix de vie se retrouvent dans ses choix politiques, oscillant entre anarchisme et militantisme écologique (il est vice-président de l'association Menhirs libres). Il a été interpelé en 2006 lors des manifestations antinucléaires (Sortir du nucléaire, Greenpeace, etc) contre l'importation de plutonium américain à l'usine de retraitement de la Hague[3]. Il fut également poursuivi pour avoir bousculé un des gardiens du château de Josselin (occasionnant six jours d'ITT) lors d'une manifestation à l'occasion des Journées européennes du patrimoine en 2004, mais fut relaxé des poursuites par le tribunal de police[4].

En août 2014, il apporte son soutien à l'Association Sea Shepherd lors du Grindstop 2014 pour la protection des globicéphales aux îles Féroé. Lors des élections départementales de 2015, il fait partie du comité de soutien aux candidats de l'Union démocratique bretonne (UDB)[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Mais Tabarly, Pajot
Kersauson et Riguidel
naviguent pas sur des cageots
ni sur des poubelles !

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Ordre de l'Hermine, promotion 2015, collier de l'ordre remis le 19 septembre au Palais des arts de Vannes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Mainguet, « Le tour de Belle-ileen Multi 23, C'est du brutal », Voile Magazine, no 187,‎ , p. 108 (ISSN 1268-2888)
  2. Dans son récit de voyage au Chiapas, paru en 1997[réf. incomplète].
  3. Christian Bucher, « Le combat d’Eugène Riguidel, le marin rebelle et libre, citoyen du monde », sur le site Brest-ouVert,‎
  4. « Bousculade chez Rohan. Eugène Riguidel relaxé », sur Le Télégramme,‎
  5. « L'UDB, « une véritable alternative » », Le Télégramme,‎ (ISSN 0751-5928, lire en ligne)