Eugène Ricklin

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Eugène Ricklin
Eugène Ricklin vers 1915
Eugène Ricklin vers 1915
Fonctions
Conseiller général du Haut-Rhin
Novembre/décembre 1928 –
Élection
Député
Avril/mai 1928 –
Élection
Président du Landtag d'Alsace-Lorraine
Député
Maire de Dammerkirch
1895/1896 –
Conseiller municipal de Dammerkirch
1889/1891 – 1895/1896
Biographie
Nom de naissance Georges Eugène Ricklin
Date de naissance
Lieu de naissance Dannemarie
Date de décès
Lieu de décès Dannemarie
Nationalité Française, allemande
et française
Parti politique Zentrum et UPR
Diplômé de Fribourg-en-Brisgau, Munich et Erlangen
Profession Médecin

Georges Eugène Ricklin (surnommé le Lion du Sundgau) né le à Dannemarie (Haut-Rhin) et décédé le à Dannemarie est un médecin et homme politique alsacien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Ricklin est le fils de Georges Ricklin, aubergiste et de Catherine Kayser.

Médecin, il se lance très tôt en politique, comme adjoint au maire (1889) puis maire de Dammerkich (1895). Il est révoqué de ses fonctions de maire en 1902 pour ses prises de positions répétées en faveur de l'autonomie de l'Alsace. Il est néanmoins élu député au Reichstag de 1903 à 1918 et devient président du Landtag d'Alsace-Lorraine en 1911. En 1913 et 1914, il participe aux conférences interparlementaires pour la paix à Berne et à Bâle en compagnie de l'abbé Xavier Haegy et il y rencontre des députés pacifistes français, comme Albert Thomas ou encore Jean Jaurès.

Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme médecin militaire dans l'armée allemande. Il n'a de cesse de défendre les Alsaciens-Lorrains contre les abus de pouvoirs des autorités militaires : il écrit une lettre de protestation à l'empereur en 1914, témoigne à décharge au procès de Médard Brogly en 1915, rend hommage au francophile Jacques Preiss, mort en détention, en 1917.

En novembre 1918, lors du retour de l'Alsace-Lorraine à la France, il tente de négocier un statut d'autonomie pour la région, notamment en formant un Conseil national d'Alsace-Lorraine avec quelques députés au Landtag et au Reichstag. Il est rapidement mis en minorité et le conseil proclame le retour quasi-inconditionnel de l'Alsace-Lorraine à la France en décembre 1918.

En mars 1919, il est convoqué devant une commission de triage, expulsé et interné en Allemagne, avant de revenir en Alsace en 1920. À cause de ses déclarations de fidélité à l'Allemagne au sein du Landtag en 1917[évasif], il n'est pas admis dans le Syndicat des médecins le .

Président du Heimatbund à sa création en 1926, il est très actif dans la presse locale et dans l'édition pour la défense de l'Alsace. Humilié et traîné dans les rues de Mulhouse alors qu'il est une personnalité politique alsacienne de premier plan et jeté en prison, il est élu député en avril 1928 alors qu'il est en détention dans l'attente de son procès le . Il est condamné en cour d'assises pour atteinte à la sûreté de l'État à une année de prison et cinq années d'interdiction de territoire, malgré l'insuffisance des preuves réunies contre lui. Cette condamnation provoque un tollé en Alsace. Il est amnistié le , mais la chambre des députés vote la déchéance de son mandat de député le , considérant que la grâce présidentielle ne lui a pas rendu la plénitude de ses droits civiques. Il est élu conseiller général du canton de Dannemarie en octobre 1928, mandat lui aussi invalidé par le Conseil d'Etat. De nouvelles élections cantonales sont organisées et Ricklin est à nouveau vainqueur, cette fois sans que son élection ne soit contestée. Malade, il se retire de la vie politique en octobre 1934 à la fin de son mandat.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]