Eugène Piron

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Eugène Piron
Dijon - Eugene Piron.JPG

Paul Gasq, Monument à Eugène Piron (1938, détail),
Dijon, jardin Darcy[1].

Naissance
Décès
Nom de naissance
Eugène-Désiré Piron
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Distinctions

Eugène-Désiré Piron, né le à Dijon et mort le à Salon-de-Provence, est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1903.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Péroy-les-Gombries.

Eugène-Désiré Piron est fils du sculpteur Désiré Piron. Il est élevé parmi les plâtres et les statues et c’est tout naturellement qu’il souhaite embrasser la même carrière que son père. Il est le petit-neveu du poète Alexis Piron, à la mémoire duquel il réalisera un monument.

Il débute par la peinture. Le musée des beaux-arts de Dijon conserve de lui une toile intitulée Le Château des Gendarmes à Dijon (1890)[2].

En 1894, il entre à l’école des beaux-arts de Dijon où il devient l’élève de François Dameron puis d’Ernest Bouteiller. En 1898, il obtient une médaille d’honneur et une bourse départementale qui lui permet de se présenter à l’École des beaux-arts de Paris où il est admis la même année.

Élève de Louis-Ernest Barrias et de Jules Coutan, après avoir reçu plusieurs récompenses, il concourt pour le prix de Rome en 1902 et obtient le premier grand prix de sculpture en 1903 pour son bas-relief Dalila livre Samson aux Philistins.

Il réside de 1903 à 1907 à la villa Médicis alors dirigée par le sculpteur Eugène Guillaume puis, au décès de ce dernier, en 1904, par le peintre Carolus-Duran. Il profite de son séjour pour parcourir l’Italie de Naples à Padoue, de Venise à Florence mais également pour se rendre à Athènes.

Membre de la Société des artistes français, il est classé « hors-concours » au Salon de Paris en 1907 pour le bronze du Petit faune dansant, exécuté à Rome.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En 1923, Piron quitte Paris pour s’installer définitivement à Salon-de-Provence, où il se suicide dans son atelier le . Il est inhumé dans le cimetière Saint-Roch.

Des rues de Salon-de-Provence et de Dijon portent son nom.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Monuments et œuvres décoratives[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts d’Auroux : 1923, monument commémoratif de la Première Guerre mondiale. Socle mouluré pyramidal en granit à emmarchement de plan carré supportant une statue en fonte de fer[3].
  • Monument aux morts de Salon de Provence, ou Le Sublime Réveil : 1924, taillé directement dans la falaise de safre[4] au fond du cimetière Saint-Roch, ce qui le rend unique en son genre et c'est un monument atypique.
  • Monument aux morts de Trouville-sur-Mer : 1922, monument commémoratif de la Première Guerre mondiale. Devant l'hôtel de ville. Il représente une femme au sommet d'un obélisque[5].
  • Monument à Alexis Piron : cette œuvre, endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, se trouve aujourd'hui au jardin de l'Arquebuse à Dijon.
  • Monument aux morts de Péroy-les-Gombries : 1919, il représente un soldat de la Première Guerre mondiale en uniforme bleu horizon et déclarant « On ne passe pas ». La polychromie n'est pas d'origine[6].
  • Monument aux morts de Saint-Pardoux-la-Rivière. Il représente un soldat de la Première Guerre mondiale en uniforme déclarant : « On ne passe pas ».
  • Quatre bas-reliefs ornant la façade de la villa Messner : cette villa est construite à Dijon, 5 bis rue Parmentier, entre 1912 et 1913 par l'entreprise Fournier-Faucher, sur les plans de l'architecte parisien R.-J. Jardel. Elle était destinée à Ernest Messner (1851-1914), viticulteur et brasseur, élu député en 1906, puis sénateur en 1910. L'ensemble est conçu dans un style néo-Louis XVI.
  • Monument de la Victoire à Dijon, réalisé par l'architecte Drouhot et les sculpteurs Paul Gasq, Eugène Piron, Jean Dampt et Henri Bouchard. Inauguré le 9 novembre 1925[7].
  • Monument aux médaillés militaires, Paris, Hôtel national des Invalides, cour du Dôme (1925)[8].
La villa Messner à Dijon.
Monument de la Victoire, Dijon.

Statues[modifier | modifier le code]

Bustes[modifier | modifier le code]

Objets d'art[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, 1903 à 1928[réf. incomplète].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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