Eugène Marsan

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Eugène Marsan
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Eugène Marsan.

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Eugène Marsan, (né Antonio Eugenio Marsan[1] également connu sous les pseudonymes de Sandricourt et Orion, est un écrivain, journaliste et critique littéraire français né le 23 juin 1882[1] à Bari et mort le 18 septembre 1936 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'ascendance semi-italienne par sa mère Anna Romano, marié à Blanche Kinkels, d'origine luxembourgeoise (1882-1973) et père d'Anna Marsan (1906-1960), fondatrice des Éditions du Dimanche, Eugène Marsan contribue très jeune à la nouvelle génération de revues littéraires qui apparaissent au début du XXe siècle. Il donne régulièrement des poèmes, des critiques et des nouvelles à La Plume, à La Phalange, aux Essais et aux Marges. Il devient vite un familier des milieux littéraires qui se constituent en réaction au symbolisme et au naturalisme, autour de Jean Moréas, de Maurice Barrès et de Charles Maurras.

En 1908, il fonde avec l'éditeur Jean Rivain la Revue critique des idées et des livres, d'inspiration maurrassienne, puis, en janvier 1909, avec son ami Henri Martineau, grand spécialiste de Stendhal, la revue littéraire Le Divan.

Il fait également partie du club des Longues moustaches qui réunit chaque soir au caffè Florian, de 1908 à 1911, une pléiade de talents soucieux du bien-vivre et du bien-écrire, parmi lesquels Abel Bonnard, Edmond Jaloux, Charles Du Bos, Émile Henriot, Francis de Miomandre, Jean-Louis Vaudoyer, Henri de Régnier et Auguste Gilbert de Voisins.

Auteur original, d'un grand raffinement, Marsan laisse des romans, des nouvelles, des essais et des recueils de critiques écrits d'une plume souple et sûre. Il tient pendant plusieurs années la critique littéraire de L'Action française, sous le pseudonyme d'Orion.

Ses romans et nouvelles (Passantes (1922), Les Chambres du Plaisir (1926), La Nouvelle Armande (1929), Les Femmes de Casanova (1925)...) renouent avec l'esprit libertin du XVIIIe siècle, en l'accommodant aux temps actuels.

Ses recueils mondains et de savoir-vivre (Les Cannes de Monsieur Paul Bourget (1924), Savoir Vivre en France (1926), Éloge de la paresse (1926), Notre Costume (1926), Pour habiller Eliante (1927), Le Cigare (1929)) sont pleins de charme et apportent plaisir et consolation à ceux pour qui la vulgarité et l'inélégance de notre ère démocratique sont de moins en moins supportables.

Ses essais littéraires et politiques sont dominés par une doctrine qui, comme le souligne Henri Clouard, est "souvent du Maurras en dentelle". Chronique de la Paix (1933) conserve toutefois un précieux témoignage sur la vie quotidienne de France de l'entre-deux-guerres. Marsan laisse également l'une des premières biographies de Mussolini en langue française, tout en gardant ses distances avec l'initiateur du fascisme.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles
  • Amazones, Champion (1921)
  • Passantes, Le Divan (1923)
  • Celles d'Alger, NRF (1923)
  • Les Femmes de Casanova, Le Pigeonnier (1925)
  • Le Nouvel Amour, Chez Madame Lesage (1925)
  • Briséis, NRF (1926)
  • Les Chambres du plaisir, NRF (1926)
  • Trois Filles, Champion (1926)
  • La nouvelle Armande - Aurore, Le Divan (1929)
Essais
  • Au pays des Firmans (1906), sous le pseudonyme de Sandricourt
  • Chronique de la paix, NRF (1923)
  • Les cannes de Monsieur Paul Bourget ou le bon choix de Philinte, ouvrage enrichi de dessins de Henri Farge gravés par Georges Aubert, Le Divan (1924)
  • Stendhal célébré à Civitavecchia, Champion (1925)
  • Savoir-vivre en France et savoir s'habiller, Les Editions de France (1926)
  • Notre Costume, A la Lampe d'Aladin (1926)
  • Souvenirs de l'exposition, A l'Enseigne de la Porte Etroite (1926)
  • Éloge de la paresse, Hachette (1926)
  • Pour habiller Eliante A la Lampe d'Aladin (1927)
  • Où en est la science ? (1927)
  • Le Visage de l'Italie, Les Horizons de France (1928)
  • Le Cigare, La Nouvelle Société d'Edition (1929)
  • La découverte de l'Amérique et du Cigare (1931)
  • Mussolini, Denoël (1935)
  • Pâques 1934, la Réalité de Dieu, Approximations du divin, Le Divan (1937)
  • Quelques portraits de dandys, l'éditeur singulier (2009)
Ouvrages critiques
  • Signes de notre temps, Librairie de France - Cahiers d'Occident (1928)
  • Instances, Editions Prométhée (1930)
  • Paul Huet, les secrets d'un précurseur (1930)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) Acte de naissance no 1148 de Antonio Eugenio Marsan du registre des naissances de l'année 1882 de la commune de Bari L'acte a été rédigé le 25 juin 1882 et il est né le 23 juin 1882, en ligne sur le site des archives d'état civil de l'Italie.

Références[modifier | modifier le code]

  • Michel Bulteau, Le Club des Longues moustaches, Éditions du Rocher, 2004
  • François Huguenin, À l'école de l'Action française, Éditions Jean-Claude Lattès, 1999
  • Hommage à Eugène Marsan, Revue Le Divan, Octobre-Décembre 1956
  • Henri Clouard, Histoire de la littérature française, du symbolisme à nos jours, Éditions Albin Michel, 1949
  • Henri Martineau, Hommage à Eugène Marsan, Revue Le Divan, 1936 (consultable sur le site Gallica)
  • Hommage à Eugène Marsan, La Revue Fédéraliste, n°78, Janvier 1925

Liens externes[modifier | modifier le code]