Eugène De Robertis

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Eugène De Robertis
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Eugène De Robertis (en russe : Евгений Валентинович Де Роберти, de son nom complet De Robertis de Castro de la Cerda), né le 13 (25) décembre 1843 et mort le 24 avril (8 mai) 1915, est un philosophe, représentant du positivisme, sociologue et économiste russe d'origine espagnole[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé du lycée impérial Alexandre (Saint-Pétersbourg) il étudie ensuite à l'université de Giessen, de Heidelberg, de l'Iéna et de Paris. Il soutient sa thèse sur l'organisation sociopolitique de la république de Novgorod à l'Université d'Iéna en novembre 1864[1].

Il devient professeur à l’université de Bruxelles de 1894 à 1907, professeur de sociologie de 1908 à 1915 à l'Institut psycho-neurologiques Vladimir Bekhterev (ru) de Saint-Pétersbourg. Il devient le représentant du positivisme[1].

Ses ouvrages Sociologie (1880) et La philosophie passée (1886) sont sévèrement critiqués par Constantin Pobiedonostsev, suite à quoi leur mise en vente sera interdite et les exemplaires retirés des collections des bibliothèques nationales en 1887[1].

À plusieurs reprises, il a publié dans la Revue philosophique sous la direction de l'académicien Théodule Ribot et dans La Philosophie positive de Grégoire Wyrouboff et Émile Littré[2].

Il est membre-fondateur de la loge maçonnique La Renaissance (Возрождение, 1906) à l'obédience du Grand Orient de France[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, De Robertis est tué par des cambrioleurs dans sa maison à Valentinovka dans le Gouvernement de Tver. Il est enterré dans le carré surnommé la Passerelle des écrivains au cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (ru) Голосенко Игорь Анатольевич - доктор философских наук, главный научный сотрудник Социологического института РАН (Санкт-Петербург), « Евгений Де Роберти: интеллектуальный профиль », sur hse.ru,‎ (consulté le 17 mai 2017)
  2. (en) Johan Heilbron, « Sociology and positivism in 19th-century France: the vicissitudes of the Société de Sociologie (1872–4) », History of the Human Sciences, vol. 22, no 4,‎ , p. 30-62 (lire en ligne)