Eugène Chavette

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Eugène Chavette
Image dans Infobox.
Portrait photograhique de Chavette par Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
MontfermeilVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Division 23 du cimetière du Père Lachaise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Eugène Charlemagne VachetteVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Eugène ChavetteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Rédacteur à
Autres informations
Genres artistiques
Père-Lachaise - Division 23 - Brézillon 06.jpg
Sépulture au Père-Lachaise.

Eugène Chavette, de son vrai nom Eugène Charlemagne Vachette, né le à Paris et mort le à Montfermeil, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du restaurateur parisien Joseph Vachette, propriétaire des cafés littéraires le Brébant-Vachette et le café Vachette, il commence à écrire à l'âge de trente-huit ans. Il collabore au Figaro, au Tintamarre, au Soleil, aux Pensées d'un emballeur et à L'Événement. Écrivain humoriste, il présente sur un mode léger et burlesque de petites histoires dont la moralité s'accommode de macabre et de scabreux. Certains de ses romans sont des romans policiers, tels que Le Procès Pictompin, La Bande de la belle Aliette (relation romancée d'un célèbre fait-divers des années 1840), La Chambre du crime (parodie du thème de la chambre close) ou même Aimé de son concierge. Il est l'inventeur du roman policier humoristique ou de la « comédie policière »[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mayonnaise d'éphémérides et de dictionnaire, assaisonnée par Joseph Citrouillard et retournée par les deux hommes d'État du Tintamarre, avec Jean-Louis-Auguste Commerson (1852)
  • Allons-y gaiment ! aux petites affiches du Tintamarre : ouvrage dédié aux gens sans place et sans aveu, avec Jean-Louis-Auguste Commerson (1853)
  • Le Procès Pictompin et ses dix-huit audiences, recueillies et mises en ordre par E. Chavette qui passait là par hasard en 1853 (1854 dans le Tintamarre)
  • Physionomies parisiennes. Restaurateurs et Restaurés (1867)
  • Défunt Bichet : Le Drame du carrefour / L'Idée de M. de Vivonne (2 volumes)
  • Le Rémouleur : tome 1 La Maison Surcot ; tome 2 Le Trésor de la Dubarry, Paris, Édouard Dentu, 1873, 2 vol.
  • L'Héritage d'un pique-assiette : Le Premier Mari / Deux histoires du passé / La Fortune des Faustol (3 volumes, 1874)
  • La Chiffarde (2 volumes, 1874)
  • Les Petites Comédies du vice (ill. Émile Benassit), Paris, A. Lacroix, , 323 p., in-18 (OCLC 458478467, lire en ligne sur Gallica).
  • La Chambre du crime (1875)
  • La Chasse à l'Oncle : La dot d'Angèle / Le capitaine la douceur (2 volumes, 1876)
  • La Recherche d'un pourquoi (1878)
  • Aimé de son concierge (1878)
  • Nous marions Virginie (1879)
  • Le Roi des limiers (1879)
  • L'Oncle de Monsieur de Madame (1880)
  • Le Comte Omnibus : Les Filles de l'épicier/ Les Filles du millionnaire (2 volumes, 1880)
  • Un notaire en fuite : Amoureux par télescope. La Crème des beaux pères (2 volumes, 1881)
  • Réveillez Sophie : La Cléopâtre. La Veuve Rossignol (2 volumes, 1882)
  • Notre Oscar (1882)
  • Les Petits Drames de la vertu (1882)
  • L'Oreille du cocher (1880)
  • Le Saucisson à pattes (Fil à beurre / Le Plan de Cardeuc (2 volumes, 1884)
  • La Conquête d'une cuisinière : Seul contre trois belles-mères. Le Tombeur des crânes (2 volumes, 1884)
  • Si j'étais riche : L'Héritage mystérieux. Au fond d'une cave (2 volumes, 1886)
  • Lili, Tutu, Bébeth, bouffonnerie parisienne (1886)
  • Les Petites Comédies du vice, nouvelles (1890)
  • La Bande de la belle Alliette, souvenir judiciaire (1882)
  • Les Bêtises vraies, pour faire suite aux Petites Comédies du vice et aux Petits Drames de la vertu (s.d.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Chavette, La Chambre du crime, postface et bibliographie par Jean-Luc Buard, nouvelle édition revue et corrigée, Éd. Archives et documents presse et feuilletons (ADPF)/Mi Li Re Mi, 2019, 288 p. (ISBN 978-1-326-23404-1). Postface : "Un livre mythique, La Chambre du crime (1874) ou du "roman judiciaire" à la "comédie policière". Avec en annexe un document révélateur : "Le Verrou d'Armand Silvestre ? Ou un mystère en "chambre" close enfin élucidé !" [Autre texte parodique basé sur le mystère de la mort du prince de Condé en 1830 trouvé mort dans une pièce verrouillée de l'intérieur]

Liens externes[modifier | modifier le code]