Eugène Boullier

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Eugène Boullier
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Naissance
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Botaniste, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata

Eugène Boullier (né à Ernée en 1786) est un botaniste et militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Il est affilié à une famille ancienne dans la magistrature par son père[1], et par sa mère à la famille Duchemin, composé de plusieurs historiens locaux. Peu après sa naissance, sa famille rejoint Laval, où il a habité. Son oncle est l'abbé Touschard de Sainte-Plennes, qui s'occupe des prêtres non assermentés de la Mayenne regroupés à Laval en 1792. Sa famille sera aussi arrêtée et jetée en prison pendant la Révolution française pour avoir improvisé des oratoires clandestins.

Il est le fils de François-Jean-Baptiste Boullier (1755-1806) et Marie-Ambroise Duchemin, sœur de Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers, fille de Jacques Duchemin de Villiers et d'Arthémise-Catherine Touchard de Sainte-Plaine. Les lettres que son père écrivit à la famille de sa femme pour rendre compte des événements révolutionnaires à Ernée contiennent des détails curieux et des appréhensions qui se réalisèrent. La famille vint s'établir à Laval en 1792. Il est le frère d'Isidore Boullier.

Eugène Boullier, son fils fit, en 1853, le pèlerinage de Terre-Sainte au cours duquel il adressa à un correspondant réel, du 21 août au mois de décembre 1853, des lettres publiées d'abord en partie dans l'Indépendant, depuis le 8 janvier 1854, et réunies ensuite en un volume intitulé : Lettres d'un pèlerin de Jérusalem, Journal d'un voyage en Orient (Laval, Godbert, 1854, in-8). L'auteur se tua, cette même année 1854, en tombant de cheval.

Militaire[modifier | modifier le code]

Il s'enrôla à la fin des Cent-Jours sous les ordres de Louis d'Andigné et fit partie, avec le grade de capitaine, du détachement qui, le 10 juillet, vint sommer la ville de Sainte-Suzanne de se rendre. Ce fut lui qui eut le commandement de la place et qui désarma les habitants. Il entra depuis dans l'administration municipale de Laval dirigé par Jean-François de Hercé et donna sa démission d'adjoint le 24 novembre 1829.

Pendant quinze ans, la ville connaîtra un beau développement sous le mandat de Jean-François de Hercé[3].

Botanique et géologie[modifier | modifier le code]

Il a collaboré, avec MM. Sosthène Duclaux et Hippolyte Le Tissier (bibliothécaire de Laval), au Catalogue des plantes qui croissent spontanément dans le département de la Mayenne (Laval, 1838, in-12), réédité la même année en format in-8 ; et à la formation de l'herbier déposé au musée des Sciences de Laval.

Il se donna aussi à la géologie. Il écrit en 1826 l'une des premières espèces signalées dans la riche faune dévonienne de la région de Laval. E. Boullier, Mémoire sur une espèce de polypier fossile rapporté au genre Favosites punctata de Lamarck. Paris, impr. de Decourchant, 1826, in-8. (Extrait des Annales de la Société linnéenne), 1826. (t. V, p. 428-436, pl. 8, fig. 1 à 4) ; tirage à part, Paris, 1826.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Procureur fiscal à Ernée.
  2. Fille d'Ambroise Touschard, sieur de Sainte-Plaine. Licencié es lois. Echevin de Laval en 1754, 1757. Ambroise est le petit-fils d'Ambroise Touschard, conseiller du roi, juge royal de Laval.
  3. L'achèvement du Pont-neuf; la place de la Préfecture, l'hôtel de ville, le théâtre, place de Hercé, datent de son administration. Il prêta aussi un concours actif aux établissements des Frères des écoles chrétiennes, des Jésuites et des Sœurs de la Miséricorde.

Lien externe[modifier | modifier le code]