Eugène Benoist

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Eugène Benoist

Biographie
Naissance
Nangis
Décès (à 55 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Thématique
Formation École normale supérieure et université de Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Professeur d'université (d), philologue classique (d) et latiniste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de Paris et Aix-Marseille UniversitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Intérêts Comiques latins, latin archaïque
Œuvres principales Œuvres de Virgile (3 vol., 1867-1872)
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d) et prix Jules-Janin ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie des inscriptions et belles-lettresVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Influencé par Henri Patin
Partisans
(A influencé)
Frédéric Plessis

Eugène Benoist, né le à Nangis et mort le à Paris[1], est l’un des plus influents latinistes français du XIXe siècle[2]. Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il a collaboré à la Revue des revues, au Journal des savants, à la Revue de philologie. Sa profonde connaissance de la littérature latine fait de ses traductions des références.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, études et vie privée[modifier | modifier le code]

Eugène Louis Benoist grandit dans une famille privilégiée. Son père, notaire à Thomery, est un gros propriétaire. Son grand-père avait été tambour des armées de la République.

Il effectue ses études secondaires au collège de Fontainebleau puis au lycée Charlemagne. Il est reçu 4e à l'École normale supérieure en 1852. Il obtient sa licence de lettres en 1854.

Il est reçu 10e à l'agrégation de lettres en 1859[3],[4]. Il étudie la philologie à l'université de Paris.

En 1862, Benoist soutient sa thèse, consacrée aux personnages féminins chez Plaute (De personis muliebribus apud Plautum) sous la direction d'Henri Patin.

En 1860, il épouse Elisa, fille de Louis Méry, professeur de littérature étrangère à l'université d'Aix. Ils ont cinq enfants[5].

Parcours académique[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière académique comme professeur adjoint de classe de Cinquième au lycée Thiers à Marseille[6]. Il monte rapidement les échelons en devenant chargé de suppléance en classe de Seconde, puis professeur en 1864[7].

Il quitte le lycée en 1867, lorsqu'il est nommé chargé de cours de littérature ancienne à l'université de Nancy[5]. Il redescend dans le sud de la France en 1871 pour devenir professeur de littérature étrangère à l'université d'Aix.

Il est suppléant d'Henri Patin à la Faculté des Lettres de Paris de 1873 à 1876 puis il occupe à partir de 1876 la chaire de littérature latine de l’Université de Paris[4]. Il est admis à la retraite en 1887[7].

Benoist, qui avait consacré sa thèse de doctorat à Plaute, édita deux comédies de cet auteur : La Cassette (1863), Le Cordage (1864). Puis il s'intéressa à Térence, autre grand représentant latin de la nouvelle comédie attique, et publia deux de ses pièces : L'Andrienne et Les Adelphes. Son édition en trois volumes de Virgile (1867-1872) connut à elle seule quatre éditions (la dernière en 1880) : elle passe pour son chef-d’œuvre. Il donna une traduction en vers (partielle) de Catulle en deux tomes (1878) (Prix Jules-Janin 1880 de l’Académie française), un commentaire du 5e livre du De natura rerum de Lucrèce, et un autre commentaire sur les livres 21 à 25 de l’Histoire romaine de Tite-Live. En collaboration avec Henri Goelzer, il publia un dictionnaire unilingue pour le thème latin, le Nouveau Lexique Français-Latin, réédité de multiples fois jusque tard dans le XXe siècle.

Benoist s'est également consacré à la littérature latine de la Renaissance et à l’Histoire ancienne.

Il meurt le en son domicile dans le 14e arrondissement de Paris[1], et, est inhumé au cimetière du Montparnasse (9e division)[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • E. Benoist. Œuvres de Virgile (3 vol.) - Paris, éd. Hachette (1867)
    • vol. I : Bucoliques et Géorgiques (295 p.)
    • vol. II et III : L'Enéide
  • E. Benoist. Plaute. Morceaux choisis, avec une notice sur la vie de Plaute, des remarques sur la prosodie et la métrique, etc. - Paris, éd. Hachette (1871), XXXVI+288 p.
  • (en coll. avec Henri Goelzer) Lexique latin-français, rédigé... d'après les dictionnaires les meilleurs et les plus récents, à l'usage des examens du baccalauréat ès lettres. - Paris : Garnier frères, (1884.) 2e éd., XVI-1066 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives de Paris 14e, acte de décès no 1760, année 1887 (page 30/31)
  2. D'après « Annonce du décès de M. Louis-Eugène Benoist, membre de l'Académie », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 31, no 2,‎ , p. 172.
  3. D'après André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », (consulté le )
  4. a et b Christophe Charle, « 7. Benoist (Louis, Eugène) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1,‎ , p. 26–27 (lire en ligne, consulté le )
  5. a et b Christophe Charle, « 6. Beljame (Alexandre) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1,‎ , p. 25–26 (lire en ligne, consulté le )
  6. Rollin, Paul, 1932-2003., 26 siècles d'éducation à Marseille : une chronique du temps passé, Marseille, Éd. européennes de Marseille-Provence, , 269 p. (ISBN 2-911988-16-7 et 9782911988165, OCLC 469443733, lire en ligne)
  7. a et b « Liste des Professeurs du XIXème siècle »
  8. Registre journalier d'inhumation du Cimetière du Montparnasse de 1887, en date du 25 mai (vue 30/31)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Charle, Les professeurs de la faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1809-1908, Paris, INRP / CNRS, , 179 p., p. 26-27
  • Cinquantenaire des facultés des sciences et des lettres, 1854-1904, Nancy, , p. 65
  • (de) Angelika Lozar, Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, Suppl. 6, Stuttgart/Weimar, Metzler, , 738 p. (ISBN 978-3-476-02033-8), « Benoist, Eugène », p. 74 et suiv.

Liens externes[modifier | modifier le code]