Étienne Antoine Boulogne

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Étienne Antoine Boulogne
Image illustrative de l'article Étienne Antoine Boulogne
Étienne Antoine de Boulogne
Biographie
Naissance 26 décembre 1747
Avignon
Ordination sacerdotale 1771
Décès 13 mai 1825
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 2 février 1809 par le
cardinal Fesch
Dernier titre ou fonction Archevêque de Troyes
Fonctions épiscopales Évêque de Troyes (1808-1825)
Archevêque de Troyes(1825)
Rôles Pair de France

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Étienne Antoine Boulogne ou Étienne Antoine de Boulogne (26 décembre 1747 - Avignon13 mai 1825 - Paris), est un homme d'Église français des XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une famille modeste qui avait des prétentions nobiliaire, il fut destiné à l'état ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1771 à l'âge de 23 ans, il entame également une carrière littéraire.

Après avoir obtenu les suffrages de l'Académie de Besançon pour son discours : Il n'y a pas de meilleur garant de laque la religion, il vint à Paris.

Attaché au paroisses de Sainte-Marguerite et Saint-Germain-l'Auxerrois, il fut, sur de faux rapports, interdit par l'archevêque Christophe de Beaumont, qui refusa de donner les raisons de cette rigueur.

Il se fit connaître à travers la capitale dans un coucours pour L'Éloge du Dauphin, père de Louis XVI. L'archevêque prétendit enlever au prêtre censuré le prix qu'il méritait, mais la Société des amis de la religion et des lettres, qui avait institué le concours maintint le prix à l'abbé.

La vengeance réussit à faire enfermer trois mois le lauréat à Saint-Lazare.

La mort de Mgr de Beaumont mit un terme à ces persécutions et ouvrit la voie des honneurs à l'abbé de Boulogne qui devint successivement archidiacre, vicaire général de Châlons-sur-Marne, et prédicateur du roi.

À la suite de son discours d'ouverture à l'assemblée provinciale de Champagne, il reçut, de l'évêque d'Autun, l'abbaye de Tonnay-Charente, puis fut élu député du clergé pour la paroisse de Saint-Sulpice à l'assemblée baillagère de Paris en 1789.

Opposé aux décrets de l'Assemblée constituante sur le clergé, il refusa le serment à la constitution civile du clergé, fut arrêté trois fois sous la Terreur et condamné à la déportation, au 18 fructidor, pour avoir attaqué les doctrine théophilantropiques de La Révellière-Lépeaux, mais il réussit à se cacher.

Il adhéra au régime concordataire (Concordat de 1801) avec un empressement dont le premier Consul lui sut gré. Chanoine et grand vicaire de Versailles. Napoléon Ier en fait son chapelain en 1806.

Appelé à l'évêché d'Acqui Terme en 1807, il refusa ne sachant pas parler l'italien.

Il fut créé baron de l'Empire le .

Nommé à l'évêché de Troyes le 8 mars 1808) (ce que confirmera la curie romaine le 11 juillet, il fut sacré évêque de Troyes le 2 février 1809 par le Cardinal Fesch (les coconsécrateurs furent Messeigneurs Louis Charrier de La Roche, évêque de Versailles, Maurice Jean Madeleine de Broglie, évêque de Gand).

L'Empereur n'eut pas de plus enthousiaste panégyrique  : les mandements de l'évêque de Boulogne le représentait comme « un Cyrus condut par la main de Dieu, et appelé dès le commencement des siècles pour relever les ruines du temple et rendre au sacerdoce toute sa majesté ».

Cependant, pour avoir trop embrassé la cause du pape Pie VII captif au concile convoqué à Paris en , il fut suspendu par le nouveau Cyrus et mis au secret au donjon de Vincennes ; on exigea sa démission ; après quoi il fut exilé à Falaise (Calvados), et ne fut rétabli sur son siège qu'au retour des Bourbons.

Le , il prononça à la basilique de Saint-Denis l'oraison funèbre de Louis XVI, et paya sans retard à la Restauration cette dette de reconnaissance par l'Instruction pastorale sur l'amour et la fidélité que doivent les Français au roi.

Il se retira à Vaugirard pendant les Cent-Jours et repris définitivement possession du siège de Troyes en .

Le gouvernement de la Restauration le nomma en 1817 à l'archevêché de Vienne, mais les évènements rendirent nulle cette nomination ; on l'en dédommagea en l'élevant à la pairie le .

Autorisé, , à porter le titre d'archevêque à titre personnel, il mourut d'une attaque d'apoplexie le 13 mai 1825 à Paris et fut enterré au Mont-Valérien.

Lors de la construction des fortifications de Paris, son corps, réclamé par le clergé de Troyes, fut inhumé dans cette ville (11 mai 1842).

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Hommage, Honneurs, Mentions,...[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons évêques de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Boulogne et de l'Empire

D'azur, à l'étoile d'or, soutenue de deux branches d'olivier du mesme passées en sautoir, en forme de couronne ; au canton des Barons évêques de l'Empire, à la filière ou bordure diminuée d'or.[1],[2]

Ou

De gueules, chargé d'une étoile d'or en abîme entre deux branches d'olivier au naturel, en sautoir, liées par un ruban d'argent ; au canton des barons évêques de l'Empire, à la filière ou bordure diminuée .[3]

Publications[modifier | modifier le code]

Ses écrits, publiés en 1827, en huit volumes in-8° se composent de :

  • Sermons
  • Mandements
  • Panégyriques
  • Oraisons funèbres
  • Mélanges.

M. de Boulogne avait également collaboré à beaucoup de revues et de journaux religieux et politiques.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Étienne Antoine Boulogne », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]  ;
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  2. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org
  3. Nobiliaire de Provence : Armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange..., de René Borricand, Editions Borricand, Aix-en-Provence, 3 vol. : 1974-1976, (ISBN 2853970027) (ISBN 9782853970020) (ISBN 2-85397-002-7) (ASIN B0000E7KFZ).