Esther Granek

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Esther Granek
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Biographie
Naissance
Décès
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Tel AvivVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Esther Granek (née le à Bruxelles et morte le à Tel Aviv) est une poétesse belgo-israélienne francophone, survivante de la Shoah.

Biographie[modifier | modifier le code]

Esther Granek est née à Bruxelles le de Miriam Gelernter-Cwi et Gershon Cwi (Zvi).

Elle est autodidacte[pas clair] du fait des lois anti-juives durant l’Occupation.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, elle déménage avec sa famille de Bruxelles à Bagnères-de-Luchon en France, puis fut déportée dans un camp de concentration à Brens (Tarn) près de Gaillac. Avec sa famille, elle a pu s'échapper du camp en 1941, quelques jours avant que tout le camp ne fût envoyé à l'extermination, et elle est retournée à Bruxelles. Jusqu'en 1943, elle resta cachée chez son oncle et sa tante Jean Gorren et Henriette Gelernter Gorren sans sortir, cette dernière se fit arrêter et enfermer à la Caserne Dossin pour la protéger en refusant de donner son adresse [1]. De 1943 jusqu'à la fin de l'occupation nazie, Esther Granek fut cachée par une famille chrétienne à Bruxelles avec de faux papiers, prétendant être leur enfant, et travailla dans leur magasin.

Elle vécut en Israël à partir de 1956. Elle a travaillé à l’ambassade de Belgique à Tel Aviv en tant que secrétaire-comptable pendant 35 années.

La Médaille civique de première classe lui a été décernée le 8 avril 1981 en récompense des bons et loyaux services qu'elle a rendus à la Belgique.[réf. nécessaire]

Elle est morte à Tel Aviv le 9 mai 2016, à l'âge de 89 ans.

Jugements[modifier | modifier le code]

  • Flora Groult : « L’ombre et la lumière donnent à ces chants et contre-chants une grâce très personnelle » (préface à Portraits et chansons sans retouches)
  • Jean-Louis Curtis : « Avec une superbe indifférence pour les modes et les mots d’ordre... » - « Enfin, de nouveau, des poèmes qui séduisent à première lecture, qui chantent à l’oreille et au cœur ! » (préface à Je cours après mon ombre)
  • Christian Godin, philosophe : « Esther Granek n'accorde aucune confiance au non-sens ni à l'arbitraire des mots mis en chaos... » (préface à Synthèses)

Œuvres[modifier | modifier le code]

En revue[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Gorren-Gelernter family. Collection », sur Kazernedossin - MediaHaven (consulté le 26 mai 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Poèmes d'Esther Granek
  • Emission radiophonique sur la poesie d'Esther Granek avec la soprano occitane Muriel Batbie Castell.[1]
  • Poème "Désarroi" ("Sans finir"), Je cours après mon ombre – 1981, chanté par Loumèn, [2] et par Laurent Reverte. [3]
  • Poème "Évasion", De la pensée aux mots – 1997, chanté par Alexis Roche. [4]
  • Chanson "J'ai attrapé un chant d'oiseau", Portraits et chansons sans retouches –1976, chanté par Muriel Batbie Castell (voix, piano), CD Ars Intima, 2013. [5]
  • Poème "Après l’Homme", De la pensée aux mots – 1997, chanté par Muriel Batbie Castell (vocals & guitar).[6]
  • Cinq poèmes lus sur la radio française RCF[7][8][9][10].
  • Poème "Muet" ("Ouvre-moi tes bras"), Je cours après mon ombre – 1981, chanté par Loumèn (Jazz). [11]
  • Poème Muet (Ouvre-moi tes bras), dans « 30 poèmes pour célébrer le monde extrait », éditions Belin (2016), (ISBN 978-2-7011-9750-0).
  • Poème "Contradictions", Ballades et réflexions à ma façon – 1978, chanté par Laurent Reverte. [12]
  • Critique sur "Je cours après mon ombre – 1981" par Sandy Wozniak.[13]
  • Pearson ERPI à Montréal utilisera le poème «Le jour qui vient» (Portraits et chansons sans retouches, 1976) dans un manuel pédagogique.
  • Éditions Hazan (France) vas reproduire dans une future publication le poème «Désarroi» (Je cours après mon ombre – 1981). Il figurera dans un beau-livre sur la représentation des femmes dans la peinture et la poésie.
  • Vista Higher Learning (Boston) inclura le poème «L'orateur» (Ballades et réflexions à ma façon, 1978) dans un programme éducatif en français.
  • Le département d'éducation de la province d'Alberta (Canada), a utilisé le poème «La soupe familiale» (Portraits et chansons sans retouches, 1976) dans les examens de français pour le diplôme de 12e année, et continuera de l'utiliser dans son futur programme éducatif, voir (à partir de Septembre 2020)[14].